Le Théâtre Royal de la Monnaie accueille la création de 𝑀𝑒𝑑𝑢𝑠𝑎, opéra du compositeur Iain Bell et de la librettiste Lydia Steier qui s’emparent du mythe de Méduse – victime de Poséidon, puis changée en monstre par Athéna, avant d’être tuée par Persée, et que l’ouvrage présente finalement comme une créature sacrificielle.
Si l’expérience laisse un gout d’inachevé (peut-être faute de « parvenir tout à fait à son objectif d’actualisation du regard »), la musique de Iain Bell offre des pages « sidérantes d’intensité ». Dans le rôle-titre, l’« irréalité de la soprano colorature s’éclaire avec Claudia Boyle, qui trouve un son direct et lisible dans n’importe quel volume d’émission, que la virtuosité discrète et sereine embellit d’autant plus qu’elle s’ancre plutôt dans l’expressivité que dans l’ostentation ».
À noter que pour se forger son propre avis, la production sera retransmise en livestream sur OperaVision ce vendredi 15 mai.
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Chrysoline Dupont dévoile sa première saison à la tête de l’Opéra national du Rhin, placée sous le signe « de l’émotion et du sensible » : elle programme de grands opéras, des œuvres rares ou des curiosités, défendus par une jeune génération d'artistes, avec plusieurs prises de rôle notables.
Présentation des temps forts de cette saison 26/27 de l’OnR. 👇
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L’Opéra Comique donne actuellement 𝐿𝑢𝑐𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝐿𝑎𝑚𝑚𝑒𝑟𝑚𝑜𝑜𝑟, la version française de la 𝐿𝑢𝑐𝑖𝑎 𝑑𝑖 𝐿𝑎𝑚𝑚𝑒𝑟𝑚𝑜𝑜𝑟 italienne de Donizetti. Est-ce là une bonne idée ? On s’interroge car l’œuvre semble perdre « le puissant élan dramatique » qui caractérise la version originale, comme « édulcorée par le livret français », pour se faire plus romantique que dramatique. « Tout est de bon goût (...), mais rien ne bouleverse, rien ne déchire ».
D’autant que la mise en scène d’Evgeny Titov « n’aide pas à entrer dans l’œuvre » et que Speranza Scappucci « semble trop italienne pour cet opéra français ». Quant à Sabine Devieilhe dans le rôle-titre, « elle est bien là, concentrée comme toujours, fragile, frémissante, avec cet art du chant très contrôlé », mais « est-elle vraiment à l’aise ici ? ».
« L’opéra français du XIXe siècle ne recèle-t-il pas assez de chefs-d’œuvre qu’il faille remonter un succédané dont l’intérêt est limité à une curiosité musicologique ? »
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L’Opéra de Lausanne donne 𝐿𝑒 𝑁𝑎𝑖𝑛, court opéra d’Alexander von Zemlinsky, à la fois cruel et tragique – d’autant plus qu’il s’inspire des sentiments personnels du compositeur.
La production souffre de la performance d’Adrian Dwyer dans le rôle-titre, annoncé souffrant, mais vaut néanmoins le déplacement pour la jeune Tamara Bounazou : dans le rôle de l’Infante, à la fois « solaire et pêchue », elle « suscite un immense enthousiasme, dans des phrases lancées d’une seule traite comme autant de convictions tombant en flèches enflammées ».
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