Le socialisme en Belgique (1885-2024) Origines, acteurs, développements
Editions de l'Université de Bruxelles, 2024
En avril 2025, le Parti socialiste et Vooruit célébreront le cent quarantième anniversaire de leu... more En avril 2025, le Parti socialiste et Vooruit célébreront le cent quarantième anniversaire de leur genèse. L'acte de naissance du socialisme belge rapporte en effet au congrès fondateur du Parti ouvrier belge-Belgische Werkliedenpartij qui tient ses travaux les 5 et 6 avril 1885.
La jeune formation qui est portée sur les fonts baptismaux fait face à une montagne de problèmes et à un environnement extrêmement hostile. Ses revendications initiales sont pourtant modestes : le droit à chacun d'avoir son mot à dire dans les orientations politiques du pays et le droit d'avoir une protection sociale minimale assortie d'une régulation dans l’environnement socioprofessionnel.
Dans une adversité forte, le Parti ouvrier – puis le Parti socialiste belge – atteint les uns après les autres ses premiers objectifs et s’impose peu à peu comme un acteur majeur de la vie politique et sociale belge et de l’édification de la sécurité sociale moderne.
Mais à l’image de la social-démocratie européenne, les socialistes belges sont à la peine depuis la fin du XXe siècle. En juin 2024, le PS se fixe à l’étiage le plus bas de son histoire électorale depuis l’instauration du suffrage universel masculin et si Vooruit s'est redressé, son score est le deuxième plus mauvais de l'histoire électorale du socialisme en Flandre.
Ce livre explore cette trajectoire politique, électorale et sociale au long cours. L’auteur pointe les moments clés et analyse, pour chacun d’eux, les dimensions internes et externes du socialisme belge de même que les défis contemporains du PS et de Vooruit.
Un voyage essentiel pour comprendre non seulement l'histoire du socialisme en Belgique, mais aussi les perspectives d'un mouvement à la croisée des chemins.
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Books by Pascal Delwit
La jeune formation qui est portée sur les fonts baptismaux fait face à une montagne de problèmes et à un environnement extrêmement hostile. Ses revendications initiales sont pourtant modestes : le droit à chacun d'avoir son mot à dire dans les orientations politiques du pays et le droit d'avoir une protection sociale minimale assortie d'une régulation dans l’environnement socioprofessionnel.
Dans une adversité forte, le Parti ouvrier – puis le Parti socialiste belge – atteint les uns après les autres ses premiers objectifs et s’impose peu à peu comme un acteur majeur de la vie politique et sociale belge et de l’édification de la sécurité sociale moderne.
Mais à l’image de la social-démocratie européenne, les socialistes belges sont à la peine depuis la fin du XXe siècle. En juin 2024, le PS se fixe à l’étiage le plus bas de son histoire électorale depuis l’instauration du suffrage universel masculin et si Vooruit s'est redressé, son score est le deuxième plus mauvais de l'histoire électorale du socialisme en Flandre.
Ce livre explore cette trajectoire politique, électorale et sociale au long cours. L’auteur pointe les moments clés et analyse, pour chacun d’eux, les dimensions internes et externes du socialisme belge de même que les défis contemporains du PS et de Vooruit.
Un voyage essentiel pour comprendre non seulement l'histoire du socialisme en Belgique, mais aussi les perspectives d'un mouvement à la croisée des chemins.
Longueur exceptionnelle dans la formation des exécutifs, volatilité électorale accrue, fragmentation du système politique, augmentation de la défiance envers le politique dans plusieurs parties de la société... L'ambition de cet ouvrage est néanmoins d’analyser les événements et les changements contemporains dans une perspective plus profonde que le temps court. La configuration actuelle du système politique belge et de ses acteurs a beaucoup évolué, mais des constantes peuvent aussi être mises en évidence.
Dans une analyse des transformations de la vie politique et du système politique depuis l’indépendance de la Belgique et en mobilisant les clivages qui ont structuré les débats et les choix politiques, l’auteur isole six grandes phases : 1830-1893, 1894-1918, 1919-1945, 1946-1965, 1965-1999 et l’entrée dans le XXIe siècle.
Ce sont ces six temps de l’histoire politique belge qui sont décortiqués dans cette toute nouvelle édition. Bien sûr, comme dans tout découpage chronologique, les frontières entre les différentes étapes temporelles sont poreuses. Il importe d’approcher les évolutions dans une optique dynamique où, sans être légion, les ruptures n’en sont pas moins essentielles.
Paradoxalement pourtant, la trajectoire et les mutations du libéralisme politique belge n’ont pas bénéficié à ce jour de toute l’attention voulue.
L’ambition de cet ouvrage est de répondre à cette carence en privilégiant cinq thématiques : l’histoire du parti, l’évolution de son modèle organisationnel, les transformations idéologiques et programmatiques, sa géographie et sa sociologie électorales, ses perspectives d’avenir.
L’intérêt du sujet est d’autant plus évident que l’Open vld et, plus encore, le mr sont engagés depuis octobre 2014 dans une expérience gouvernementale inédite et qui pose nombre de questions : le Mouvement réformateur est en effet le seul parti francophone de la majorité fédérale. Qui plus est, être l’un des plus anciens partis européens mérite à l’évidence le respect et une analyse approfondie.
Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s’incarne pour l’essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d’octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l’homogénéité politique est forte jusqu’au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre « rapport Khrouchtchev » (1956). Peu à peu, une certaine diversité s’installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n’entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur.
Mais, alors qu’en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste.
Pour saisir l’ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l’histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l’industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd’hui en trois courants principaux.
Bij de recentste verkiezingen stemde meer dan veertig procent van de kiezers anders dan vier jaar eerder. Maar wat betekent die vaststelling? Wat leert ze ons verder over de denkwijze van kiezers, of over de staat van onze politiek?
De kiezer ontcijferd biedt een volledig overzicht van de verschuivingen binnen het Belgische electorale landschap. Daarbij komen alle belangrijke feiten en cijfers aan bod, maar worden ook de achterliggende houding van de kiezers, de communautaire discussie, de opkomstplicht en de voorkeurstem aangekaart.
Van de verschillen tussen Wallonië en Vlaanderen tot het vertrouwen van de kiezer in politiek en democratie: de top van de Belgische politieke wetenschappen schetst in dit boek het meest gedetailleerde beeld van de kiezer dat ooit in ons land verscheen.
C’est à la suite d’une grave crise interne, après les élections de mai 2003, que le PTB décide d’adopter une toute nouvelle stratégie de communication. Il s’agit désormais d’occulter les éléments qui « fâchent » – son identité marxiste-léniniste, sa proximité avec certains régimes, son projet révolutionnaire, sa piètre considération envers la démocratie représentative – et de ne présenter aux citoyens et aux médias que la « face lumineuse » du parti.
Fruit d’un long travail de recherche enrichi par les interviews de nouveaux et d’anciens militants, cet ouvrage présente l’histoire du PTB et de son réseau d’organisations, le contexte qui a présidé à sa naissance, et propose une analyse spécifique de ce parti dans la période contemporaine.
Longtemps dominée par un agencement autour du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Union pour la démocratie française (UDF) à droite, et du parti socialiste (PS) et du parti communiste français (PCF) à gauche, le système de partis a lui-même considérablement évolué sous l’effet de la recomposition de la droite parlementaire, de l’effondrement du parti communiste ou de la percée de nouveaux venus, tels le Front national ou Les Verts.
Après la séquence des élections présidentielles et législatives de 2012, cet ouvrage analyse en profondeur l’état de chacun des partis actifs dans le système politique. Comment chacun d’entre eux se positionne-t-il au regard des transformations du fait partisan ? Comment les partis interprètent-ils les mutations auxquelles ils font face ? Comment agissent-ils face à la désaffection qu’ils subissent ? Quelles évolutions idéologiques et organisationnelles connaissent-ils ?
Ces questions sont examinées dans ce livre de référence. Les auteurs présentent un tableau d’ensemble original, offrant de manière systématique une analyse des partis à l’œuvre dans le système politique français ; laquelle est complétée par une réflexion sur les grandes transformations de la géographie électorale.
L’ambition de l’auteur est de faire découvrir au lecteur ce que recouvre la science politique, les débats qui l’animent, les objets dont elle traite et les méthodes mobilisées pour tenter d’analyser les faits politiques.
A des fins didactiques, l’ouvrage se décompose en sept chapitres. Le premier porte sur l’histoire de la discipline, sur la définition de son champ d’investigation et sur les règles de base à respecter. Le deuxième présente ce qui est le cœur de la science politique, le pouvoir politique et son évolution. Le troisième se fixe sur l’étude des régimes politiques : les régimes autoritaires, totalitaires et démocratiques. Les chapitres suivants sont une plongée dans le fonctionnement de la démocratie représentative. Le chapitre IV traite des règles qui entourent le vote et l’élection, en particulier les modes de scrutin. Le chapitre V porte sur l’acte principal qui légitime la démocratie représentative, l’élection au suffrage universel. Qui vote et pourquoi ? Mais aussi, qui ne vote pas et pour quelles raisons ? Le chapitre VI a trait à un des acteurs majeurs de la démocratie représentative, les partis politiques. Enfin, hors la participation électorale, le dernier chapitre aborde toutes les formes de participation politique et sociale dans les sociétés – de l’adhésion partisane à la participation aux nouveaux mouvements sociaux en passant par l’action dans les mouvements sociaux dits classiques.
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A la veille des élections présidentielles et législatives de 2012, la présentation et le regard sont pourtant tout autres. En janvier 2011, Marine Le Pen a « hérité » de la présidence du parti ; trente-neuf ans après l’accession de son père à cette même présidence. Le Front national a opéré une percée aux élections cantonales du printemps 2011 et les enquêtes d’opinion créditent Marine Le Pen de scores oscillant entre 15 et 20% des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle.
Après le pain noir, le pain blanc ? Les choses sont indubitablement plus nuancées. Dans un environnement européen où l’extrême droite a (re)trouvé des couleurs dans certains Etats, une nouvelle analyse approfondie du phénomène frontiste s’imposait, tant il est vrai que le déclin politico-électoral de la deuxième moitié des années 2000 avait asséché les recherches consacrées au Front national.
L’ouvrage, qui rassemble des contributions de spécialistes réputés de l’extrême droite française, retrace et analyse tour à tour l’histoire du Front national, les rapports du FN à l’extrême droite européenne, le modèle organisationnel et militant du parti, ses axes idéologiques et programmatiques, de même que son implantation électorale et la question des alliances politico-électorales. Enfin, trois zones de force du Front national, dissemblables dans leur profil, sont très finement observées : le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Ces crispations et ces secousses successives ne sont pas inédites mais leur nature a évolué au fil du temps. Depuis l’indépendance, en 1830, la vie politique belge a été jalonnée de polarisations régulières sur les clivages traversant la société. Qu’il s’agisse du conflit philosophique, prégnant jusqu’à la signature du pacte scolaire en 1958, du clivage socio-économique ou de la querelle communautaire et linguistique, les tensions entre les segments de l’opinion et les acteurs politiques et sociaux ont parfois été âpres et brutales. Elles ont généré à intervalles réguliers des blocages politiques difficiles à dénouer.
L’ouvrage examine donc les événements contemporains dans une perspective plus large que le temps court. La configuration actuelle du système politique belge et de ses acteurs a beaucoup changé, tout en dévoilant un certain nombre de continuités. Ce livre présente une histoire de la vie politique de 1830 à nos jours, à l’aune des mutations qui ont affecté le système politique belge, le cadre institutionnel et les partis politiques. Il met en évidence les tournants, les moments clés ou les événements majeurs de l’histoire politique belge et isole quatre périodes articulées sur les configurations que révèle successivement le système politique belge : le bipartisme entre 1830-1893, le multipartisme modéré entre 1894 et 1945, le bipartisme imparfait entre 1946 et 1965 et le multipartisme extrême de 1965 à nos jours
Les partis sont en effet soumis à de multiples tensions qui les affectent, les interpellent, les appellent à se transformer profondément : importance accrue de l’Union européenne dans l’exercice des politiques publiques, difficultés des partis politiques à l’échelle européenne, déclin du nombre de membres, demandes participatives accrues...
Comment les partis agissent-il en regard de ces mutations ? Comment les interprètent-ils ? Comment appréhendent-ils la sécularisation avancée de la société belge et l’augmentation du capital scolaire ?
Ces questions sont analysées dans cet ouvrage. Quinze ans après avoir mené une première grande étude comparative, les auteurs présentent un nouveau travail de synthèse original, offrant, de manière systématique et sur la base d’une grille commune, une analyse de chaque parti à l’œuvre dans le système politique belge : CD&V, CDH, SP.a, PS, Open-VLD, MR, Ecolo, Groen!, Volksunie-N-VA, Vlaams Belang, FN, LDD, PP, PC et PTB.
En parallèle, les auteurs présentent une réflexion sur les origines et les transformations du système de partis en Belgique et une analyse sur la formation des accords de gouvernements, de même qu’un tableau d’ensemble des élections et des compositions des exécutifs depuis 1945.
Ces questions peuvent être traitées sur la base d’une enquête, où un échantillon représentatif de la population électorale se voit soumettre un jeu complet de questions. Cet ouvrage présente les résultats d’une enquête de ce type menée à l’occasion des scrutins régionaux de juin 2009, en Flandre et en Wallonie. Réalisée dans le cadre du réseau scientifique PARTIREP, associant l’Université libre de Bruxelles (ULB), la Vrije Universiteit Brussel (VUB), l’Université d’Anvers et la KU Leuven, soutenu par la Politique scientifique fédérale, il décrit et explique la voix et le choix du peuple. Ces voix s’expriment parfois nettement en faveur du changement. Pour autant, les électeurs ne sont pas vraiment capricieux. Le contexte socio-économique et un certain nombre d’opinions sur l’homme et la société anticipent dans une large mesure les votes des citoyens en faveur des partis qui se disputent leurs suffrages. Les résultats de l’enquête révèlent la faiblesse du thème communautaire dans le choix des électeurs flamands et wallons, et les partis fixés sur ces thématiques engrangent des voix bien au-delà des segments électoraux qui lui portent une forte attention : en particulier, les électeurs méfiants envers le système politique. Paradoxalement pourtant, la méfiance est plus grande en Wallonie qu’en Flandre, mais les électeurs y trouvent beaucoup moins qu’en Flandre des partis porteurs de cette méfiance et surfant sur le populisme.
Ce livre examine en détail l’impact possible de la suppression du vote obligatoire, la façon dont les citoyens discutent de la politique, les raisons qui mènent au vote de préférence, l’expression des attentes des électeurs envers leurs représentants de même que l’attitude envers les services rendus par les responsable politiques. A partir d’une enquête de grande envergure menée en trois temps, ce livre offre des réponses exceptionnellement précises sur l’essence et les ressorts du comportement électoral en Wallonie et en Flandre.
Est-on au point bas de ce cycle d’alternance entre "action publique" et "bonheur privé" que voyait Albert Hirschman ? Ou bien s’agit-il d’une mutation des comportements militants, qui, dans une société profondément transformée par la mondialisation et les technologies, ne se laisseraient plus lire aussi facilement dans cette logique binaire ?
Marc Jacquemain est sociologue, professeur à l'Université de Liège où il enseigne notamment la méthodologie et l'épistémologie des sciences sociales. Il a publié entre autres "La raison névrotique, individualisme et société" (Labor, 2002), "Science politique en Belgique francophone" avec Nathalie Perrin (Academia-Bruylant, 2008) et "Épistémologie de la sociologie" avec Bruno Frère (De Boeck, 2008). Ses recherches portent sur la sociologie des valeurs politiques et des identités.
Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Il y mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique – Cevipol. Il est l'auteur de nombreux travaux sur la vie politique belge et européenne. Il a récemment publié "La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours" aux Éditions de l'Université de Bruxelles.
On ne peut éclairer cette question qu’à travers une diversité d’angles d’approche. C’est ainsi qu’est conçu ce livre, qui explore simultanément les formes classiques de l’engagement politique (en déclin mais toujours dominantes) et l’émergence de nouvelles formes de participation à la vie publique (novatrices et sans doute prometteuse mais encore peu structurées).