Informations générales
- Date de fondation : 1969.
- Date de fermeture : 2012.
- Site internet : https://u-paris.fr/etudes-anglophones/
- Adresses : UER, puis UFR de l’université Paris 7–Denis-Diderot, 10, rue Charles-V, 75004 Paris. Depuis 2013, université Paris 7–Denis-Diderot, devenue en 2019 l’université Paris–Cité, campus des Grands Moulins, 8, place Paul Ricœur, bâtiment Olympe-de-Gouges, 75013 Paris.
Fondation
Au lendemain des « événements » de mai–juin 1968, la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur d’Edgar Faure (12 novembre 1968) conduit à la reconfiguration du paysage universitaire parisien, avec la division de l’unique université de Paris (composée de six facultés) en treize universités pluridisciplinaires, constituées d’Unités d’enseignement et de recherche (UER). Les anglicistes de l’institut d’anglais de la Sorbonne sont amenés à se « redistribuer » entre les UER de ces nouvelles universités : le centre universitaire expérimental de Vincennes (Paris 8), l’UER École de médecine (Paris 3–Sorbonne Nouvelle, l’UER Danton (Paris 4, la « vieille Sorbonne ») et l’université Paris 7–Denis-Diderot (plus connue, jusqu’aux années 2000, sous le nom de son site, Jussieu).
Leurs choix s’effectuent largement en fonction de positions pédagogiques et politiques, reflétant à la fois les tensions, les engagements et les désirs de transformation de cette fin des années 1960. Co-fondateur de l’université pluridisciplinaire Paris 7, le linguiste Antoine Culioli (1924–2018) est, avec l’américaniste Michel Oriano, à l’origine de l’institut d’anglais Charles-V, dont il devient le premier directeur en 1970, tout en créant au sein de Paris 7 le département de recherches linguistiques (DRL), qui ouvre en 1972. Ces deux disciplines – linguistique et études nord-américaines – peu reconnues dans l’université française à l’époque, sont dès le départ au cœur de ce qui va faire l’originalité de l’institut Charles-V.
Reste à trouver un lieu où implanter cette nouvelle UER, car l’une des raisons de la scission de la Sorbonne était l’explosion des effectifs d’étudiants et le manque criant de place. Divers locaux sont proposés, dans le 6e arrondissement et dans le quartier du Marais qui commençait tout juste à être rénové et ne s’était pas encore embourgeoisé : c’est là que se porte le choix final, sur un hôtel particulier (une ancienne usine de trayeuses électriques suédoises Alfa Laval) au 10, rue Charles-V, locaux « repérés par des maîtres-assistants américanistes » (Gaubert et Pouly 2012, p. 87) et achetés par l’État pour la somme de 800 000 francs. À propos de ce choix, Michel Oriano se souvient, dans le film d’Ariane Hudelet, L’expérience Charles-V (voir sources) : « Culioli a voulu traverser la Seine pour ne pas rester à côté de la Sorbonne » – choix qui conduira des générations d’étudiants, de doctorants et d’enseignants-chercheurs à faire des allers-retours sur le pont Sully entre « Charles-V » et « Jussieu », où sont basés les services administratifs de Paris 7.

Ce sont quatre-vingts enseignants qui optent pour la nouvelle UER de Paris 7 à Charles-V, attirés par la perspective de pouvoir travailler autrement, par l’esprit résolument pluridisciplinaire du projet, par la possibilité de tenter des expériences qui allient la théorie, la pratique et la transmission de leurs disciplines ; c’est aussi un choix politique, contre la hiérarchie mandarinale de la « vieille Sorbonne », qui conduit quelques jeunes professeurs, mais surtout des maîtres-assistants et des assistants (appelés à devenir plus tard des professeurs reconnus) à se lancer dans l’aventure, et qui reflète le bouillonnement intellectuel de cette fin des années 1960 et du début des années 1970. Quatre-vingts enseignants, pour seulement huit cents étudiants inscrits à Charles-V en 1969 (Gaubert et Pouly 2014, p. 141) : des conditions humaines idéales pour mettre en place cette nouvelle communauté universitaire d’anglicistes. Ce taux d’encadrement favorable se maintiendra longtemps dans l’institut d’anglais Charles-V.
Spécificités
L’originalité de Charles-V, c’est d’abord le lieu lui-même : les escaliers et les couloirs étroits, tortueux, un peu labyrinthiques, le parquet des salles de cours qui craque, la cafétéria en sous-sol, sans fenêtres, peu accueillante a priori, mais lieu de rencontres, de rassemblements, de concerts, de spectacles ; l’ascension laborieuse (à moins de se hasarder à prendre l’ascenseur hors d’âge) jusqu’à la grande salle du cinquième étage, avec sa vue splendide sur les toits de Paris ; la cour surtout, le véritable centre de la vie de Charles-V, où tout le monde se rencontre, discute ou débat, sans distinctions hiérarchiques – enseignants, étudiants, membres du personnel administratif, technique et d’entretien ; la « salle des casiers », enfin, siège des commissions et conseils, sur laquelle ouvraient les bureaux de la coordination des enseignements et de la scolarité.
Les enseignants chargés de la coordination jouent un rôle décisif dans un institut qui, de manière exceptionnelle pour sa taille, n’avait pas de responsable administratif. La coordination est d’abord assurée par Georges Groussier (1934–2011), qui déjà en 1968, comme en témoignent Gaubert et Pouly, est « celui qui prenait des notes ». Responsable de la licence (3e année) avec à ses côtés pour le DEUG Anne-Marie Fraisse puis Sarah Fredj, il établit les emplois du temps, gère les salles (heureusement assez nombreuses), organise l’inscription aux groupes de TD, est à l’écoute des étudiants avec des permanences de réception et à l’écoute des enseignants pour de multiples requêtes, gère les modalités de contrôle des connaissances où la part du contrôle continu est exceptionnellement élevée, agit comme force de proposition pour le conseil et sait résoudre avec équité, diplomatie et humour les problèmes les plus délicats. L’esprit de ce lieu très ouvert reflète les convictions de la collectivité qui l’occupe : par principe, pas de cours magistraux, donc pas d’amphi, afin d’introduire un nouveau mode d’enseignement et de relation aux étudiants, sans le formalisme qui caractérisait l’ancien ; volonté d’accueillir et de mener à la réussite des étudiants venant de milieux qui n’auraient, à l’époque, pas fait d’études à la Sorbonne, comme le souligne Michel Oriano dans L’Expérience Charles-V. Ce nouveau regard sur la formation des étudiants est illustré par la remise en question du concours de l’agrégation et la tentative d’instaurer un « mode unique de recrutement » (le MUR) des enseignants du secondaire, qui n’aboutira pas, jugé trop « révolutionnaire » dans le contexte politique des années 1970 (la préparation à l’agrégation sera malgré tout assurée à partir de 1974).
La formation des enseignants du second degré est l’un des nombreux aspects pionniers de Charles-V dès ses débuts avec la création par des linguistes, André Gauthier (1928–2009) et Danielle Bailly, du DIREL (département interdisciplinaire de recherche sur l’enseignement des langues), dont les séminaires étaient ouverts aussi bien aux étudiants de maîtrise et de DEA qu’aux professeurs de collège et de lycée, dans une démarche inédite de formation permanente. Nombreux sont les enseignants du secondaire qui en ont bénéficié, qui ont utilisé dans leurs classes les ouvrages didactiques réalisés par les chercheurs de Charles-V, souvent collectivement (par exemple la méthode Charlirelle, voir références bibliographiques), et qui s’y sont initiés à la recherche en linguistique dans les séminaires de Janine Bouscaren (1926-2023), de Jacqueline Guillemin-Flescher (1930-2024) et d’autres. Cette même équipe, alliée à des collègues d’autres disciplines, met sur pied dès 1984 une filière de licence spécifique « FIMA » (formation initiale des maîtres d’anglais), création précoce d’un parcours spécifique à orientation préprofessionnelle pour les étudiants se destinant à l’enseignement. Un même esprit d’innovation pédagogique a inspiré André Gauthier avec l’enseignement expérimental de « l’anglais zéro », visant les étudiants qui n’avaient pas étudié l’anglais dans le secondaire et qu’il s’agissait d’amener au niveau licence par une formation intensive et raisonnée.
Le « secteur » linguistique réunit autour d’Antoine Culioli des linguistes qui, travaillant pour la plupart dans le cadre de la théorie des opérations énonciatives qu’il avait fondée, ont constitué un pôle important et ont permis, grâce à leurs publications et aux thèses qu’ils ont inspirées, de la diffuser dans de nombreuses universités en France et à l’étranger. Les liens forts avec le département de recherches linguistiques (DRL) de Paris 7, sur le site de Jussieu, favorisent les échanges et les collaborations avec ce pôle important de linguistique générale. Bientôt, d’autres linguistes venus des horizons de la diachronie (Marie-Line Groussier), de la sociolinguistique (Marina Yaguello), de la syntaxe (Alain Deschamps), rejoignent l’équipe de Charles-V. Une autre caractéristique de Charles-V est l’accent mis sur la langue orale, considérée comme une composante essentielle de la formation, autour d’André Gauthier, Claude Charreyre, Ruth Huart, Wendy Halff, de lecteurs et lectrices anglophones et de techniciens. Sous l’impulsion de Lionel Guierre (1921–2001) se développe un centre reconnu d’enseignement et de recherche en phonétique et phonologie de l’anglais, qui va lui aussi inspirer les départements d’anglais d’autres universités. C’est également à partir de Charles-V, des enseignements et de la recherche de Jacqueline Guillemin-Flescher, que s’est développée ce que l’on peut appeler l’école de linguistique contrastive énonciative, inspirée par son ouvrage fondateur, Syntaxe comparée du français et de l’anglais. Problèmes de traduction (Ophrys, 1981).
Dès la fondation de Charles-V est créé un secteur de civilisation, qui n’avait pas encore, à l’époque, le statut de discipline « à part entière ». C’est la civilisation nord-américaine qui, dans le sillage du cofondateur Michel Oriano, spécialiste de culture populaire et traducteur, confère dès le départ à l’institut son statut de pionnier des études nord-américaines. La grande ouverture de Charles-V est reflétée par la présence parmi les américanistes non seulement d’anglicistes, comme Rachel Ertel ou Geneviève Fabre, mais aussi d’historiennes, comme Élise Marienstras ou Barbara Karski, ou encore du critique de cinéma Michel Ciment et, plus tard, de l’historien de la photographie François Brunet (1960–2018). D’autre part, les « frontières » entre civilisation, littérature et arts tendent à s’effacer, ainsi qu’en témoignent certains ouvrages importants des années 1970, par leur titre (Françoise Basch, Les Femmes victoriennes. Roman et société) ou co-écrits par des autrices représentant plusieurs disciplines (Rachel Ertel, Geneviève Fabre et Élise Marienstras, En marge : sur les minorités aux États-Unis).
C’est encore le décloisonnement des disciplines qui frappe dans le domaine de la littérature, britannique ou américaine que l’on trouve dans l’approche philosophique et politique de Richard Marienstras (1928–2011) des œuvres de William Shakespeare dans le cadre de la société élisabéthaine, ou encore dans les liens que tissent entre poésie et traduction Paul Volsik et, plus tard, Antoine Cazé. À partir des années 1980 et surtout 1990 s’est développé un pôle important de littérature et arts, témoignant de la continuité de cette forte pluridisciplinarité : littérature (britannique et américaine), théâtre et arts visuels, représentations culturelles et histoire de la photographie, cinéma et culture populaire, croisant aussi le chemin des linguistes et des traducteurs, comme dans plusieurs numéros des Cahiers Charles-V (n° 16, 33, 44).
Les rapports entre littérature, histoire des idées et arts visuels, tant dans le domaine américain que dans le domaine britannique, prendront au fil des années 1990–2000 une importance accrue, reflétant la place essentielle et originale qu’a toujours occupée le dialogue entre les disciplines dans cette UFR, dans la formation des étudiants comme dans la recherche. C’est aussi à Charles-V qu’au début des années 1990, Michel Gresset (1936–2005), traducteur et spécialiste de William Faulkner, crée le premier DESS de traduction littéraire dans une université française ; y interviennent à la fois des traducteurs professionnels, des littéraires, des linguistes, des représentants du monde de l’édition, et ce diplôme, « pionnier du genre », demeurait encore récemment « la référence en matière de formation des traducteurs, notamment auprès des éditeurs » (Translittérature 36).

Unités de recherche
Dès la création de l’institut Charles-V se sont formés des groupes et centres de recherche, bien avant le processus de structuration de la recherche dans les universités à partir de la fin des années 1980. En 1975 est formé à Paris 7 le GEF, un des tout premiers groupes en France d’études féministes, sur l’initiative de l’angliciste Françoise Basch (1930–2023) et de l’historienne Michelle Perrot, qui, avec celui fondé par Hélène Cixous à Paris 8–Vincennes, introduit dans l’université française le concept de women’s studies et réunit des universitaires et militantes de tous les horizons disciplinaires (littéraires, historiennes, linguistes, didacticiennes…).
En littérature et civilisation, les groupes de recherche tels que le CIRNA (centre interdisciplinaire de recherches nord-américaines) et le CRIB (centre de recherches sur les îles britanniques) se regroupent au milieu des années 1980 en équipe de recherche, dirigée successivement par Richard Marienstras, John Atherton et Rachel Ertel : le LICIBA (littérature, civilisation britannique et américaine) va également accueillir le CRHEU (lentre de recherche sur l’histoire des États-Unis), le CEJA (centre d’études judéo-américaines), le CRIB, ou encore le GRIP (groupe de recherche interuniversitaire sur la poésie anglophone), fondé par Paul Volsik, qui restait encore unique en France au milieu des années 2000. En 1998, le LICIBA se scinde en deux équipes d’accueil (EA), le CIRNA, sous la direction de Marie-Jeanne Rossignol, puis de Catherine Collomp et François Brunet, et le SIECLE (secteur interdisciplinaire d’études sur la civilisation et la littérature anglaises), codirigé par Françoise Barret-Ducrocq et Catherine Bernard, à côté d’une équipe sur les African-American studies animée par Geneviève Fabre. Celles-ci fusionnent en 2006 sous le nom de LARCA (laboratoire de recherche sur les cultures anglophones) ; dirigé successivement par Frédéric Ogée, Robert Mankin (1952–2017) et François Brunet, il obtient la reconnaissance du CNRS en 2013.
Du côté de la linguistique, l’évolution a été similaire : du DIREL évoqué plus haut, du groupe de recherche « linguistique et didactique de l’anglais » et des liens avec le département de recherches llnguistiques fondé par Antoine Culioli à Jussieu naît d’abord le LILA (linguistique interlangues et linguistique anglaise), dirigé par Alain Deschamps ; puis, au moment des regroupements du début des années 2000, en particulier avec l’équipe CIEL (centre interlangues d’études lexicologiques) rattachée à l’UFR EILA (études interculturelles de langues appliquées) de Paris 7, le CLILLAC–ARP (centre de linguistique interlangues, de lexicologie, de linguistique anglaise et de corpus–atelier de recherche sur la parole), réunissant les linguistes de l’UFR d’anglais Charles-V et de l’UFR EILA de Paris 7 en une unité de recherche codirigée par Agnès Celle et Natalie Kübler, couvrant l’ensemble des domaines de la linguistique anglaise faisant l’objet de recherches à Paris 7. Le rattachement de cette équipe à une troisième UFR de Paris 7, celle de linguistique, issue du DRL, permet aussi les échanges et collaborations avec le laboratoire de linguistique formelle (LLF), fondé par Antoine Culioli en 1972.
Dans tous les secteurs de Charles-V, la tradition de pluridisciplinarité a été maintenue à travers les diverses évolutions au fil des années, avec toujours le souci d’ouverture du travail universitaire sur des actions et des événements culturels ou festifs (théâtre, drama workshop, « semaines thématiques », concerts, partenariats avec des musées…) ayant pour objectif « d’incarner la langue et la littérature » et de « désinstitutionnaliser » la culture. Nous n’avons pas pu, dans les limites de ce texte, évoquer toutes les figures qui ont fait partie de la communauté de l’institut Charles-V au fil des années d’occupation du lieu et ont marqué le monde des études anglophones. Lors de la fête des quarante ans de Charles-V, le 6 juin 2012, qui a réuni au moins trois générations d’enseignants-chercheurs, d’étudiants (anciens et nouveaux) et de personnels non-enseignants, fut projeté le film d’Ariane Hudelet, L’Expérience Charles-V, dans lequel on trouvera de nombreux témoignages de ce qu’a représenté l’institut.


Revues et collections
- Cahiers Charles-V (1979-2010), une des premières revues dédiées aux études anglophones en France, dans laquelle sont parus des volumes consacrés à chacune des trois grandes « disciplines » de Charles-V, https://www.persee.fr/collection/cchav.
- Interfaces, revue semestrielle bilingue créée en 1991, qui accueille des recherches en littérature, linguistique, arts, médias, civilisation, épistémologie, https://journals.openedition.org/interfaces/.
- TV/Series, revue lancée en 2012, première revue française scientifique à accueillir des articles, en français et en anglais, sur les fictions sérielles audiovisuelles de tous les pays, https://journals.openedition.org/tvseries/.
- Cahiers de recherche en linguistique anglaise (1982-2008), collection dirigée par Janine Bouscaren aux éditions Ophrys, dans laquelle sont parus dix volumes d’articles (dont certains issus de mémoires de maîtrise des étudiants) et six monographies issues de thèses de doctorat, https://www.ophrys.fr/categorie-produit/cahiers-de-recherche/.
- Linguistique contrastive et traduction (1992-2009), collection dirigée par Jacqueline Guillemin-Flescher aux éditions Ophrys, dans laquelle sont parus six volumes d’articles et douze monographies issues de thèses de doctorat, portant pour la plupart sur l’anglais et le français, mais aussi sur d’autres paires de langues (grec/polonais/arabe et français), https://www.ophrys.fr/categorie-produit/linguistique-contrastive/.
Unités de recherche de l’université Paris–Cité
- Linguistique :
- CLILLAC-ARP (UR 3967) Centre de linguistique interlangues, de lexicologie, de linguistique anglaise et de corpus–Atelier de recherche sur la parole, https://www.clillac-arp.univ-paris-diderot.fr/.
- LLF (UMR 7110) Laboratoire de linguistique formelle, fondé par Antoine Culioli en 1972 à Paris 7–Jussieu, http://www.llf.cnrs.fr/presentation.
- Littérature, civilisation et arts :
- LARCA (UMR 8225) Laboratoire de recherche sur les cultures anglophones, https://larca.u-paris.fr/.
Quelques ouvrages emblématiques des fondateurs et fondatrices
- Civilisation et littérature :
- Basch, Françoise, Les Femmes victoriennes. Roman et société, Paris, Payot, 1979.
- Ertel, Rachel, Fabre, Geneviève et Marienstras, Élise, En marge : sur les minorités aux États-Unis, Paris, Éditions Maspero, 1971.
- Ertel, Rachel, Le Roman juif américain, une écriture minoritaire, Paris, Payot, 1980.
- Fabre, Geneviève, Le Théâtre noir aux États-Unis, Paris, Éditions du CNRS, 1982.
- Gresset, Michel, Faulkner ou la fascination, poétique du regard, Paris, Klincksieck, 1982.
- Jaworski, Philippe, Melville : le Désert et l’Empire, Paris, Presses de l’ENS, 1986.
- Marienstras, Élise, Les Mythes fondateurs de la nation américaine : essai sur le discours idéologique aux États-Unis à l’époque de l’indépendance, 1763–1800, Paris, Éditions Maspero, 1976.
- Marienstras, Élise, La Résistance indienne aux États-Unis du xvie au xxe siècle, Paris, Gallimard, 1980.
- Marienstras, Élise, Nous, le peuple : les origines du nationalisme américain, Paris, Gallimard, 1988.
- Marienstras, Richard, Le Proche et le Lointain. Sur Shakespeare, le drame élisabethain et l’idéologie aux xvie xviie siècles, Paris, Éditions de Minuit, 1981.
- Oriano, Michel, Initiation à la civilisation américaine, Paris, Masson, 1969.
- Oriano, Michel, Les Travailleurs de la frontière. Bûcherons, cowboys, cheminots américains au xixe siècle, Paris, Payot, 1981.
- Rozenberg, Paul, Le Romantisme anglais, le défi des vulnérables, Paris, Larousse, 1973, réédition Presses universitaires du Midi, 2011.
- Linguistique et didactique
- Bouscaren, Christian (avec J. Rey et A. Mounoulou), Le Mot et l’idée 2, anglais : vocabulaire thématique, Gap, Ophrys, 1976, 5e édition 2021.
- Culioli, Antoine, Pour une linguistique de l’énonciation, collection « L’homme dans la langue », Gap/Paris, Ophrys, T. 1, 1990, T. 2 et 3, 1999 ; articles publiés dans diverses revues entre 1968 et 1998, réunis sous la direction de Janine Bouscaren.
- Culioli, Antoine, Pour une linguistique de l’énonciation, T. 4, Limoges, Lambert-Lucas, 2018 ; articles, conférences et entretiens, parus entre 1995 et 2015, réunis sous la direction de Rémi Camus.
- Charlirelle, Behind the Words, Méthode d’enseignement de l’anglais en classe de 6e et 5e (manuels et « fiches conceptuelles »), Paris, OCDL/Hatier, 1975 et 1976.
- Deschamps, Alain, De l’écrit à l’oral et de l’oral à l’écrit : phonétique et orthographe de l’anglais, Gap/Paris, Ophrys, 1994.
- Gauthier, André, Food for Thought : exercices d’initiation à une réflexion linguistique, Paris, Didier, 1972.
- Gauthier, André, Opérations énonciatives et apprentissage d’une langue étrangère en milieu scolaire : l’anglais à des francophones, Les Langues Modernes, numéro spécial, 1981.
- Groussier, Marie-Line et Georges, Pierre Chantefort, Grammaire anglaise, thèmes construits, Paris, Hachette, 1973.
- Guierre, Lionel, Drills in English stress-patterns, Harlow, Longmans, 1965.
- Guierre, Lionel, Règles et exercices de prononciation anglaise, Paris, Armand Colin, 1987.
- Guillemin-Flescher, Jacqueline, Syntaxe comparée du français et de l’anglais. Problèmes de traduction, Gap, Ophrys, 1981.
- Yaguello, Marina, Les mots et les femmes : essai d’approche socio-linguistique de la condition féminine, Paris, Payot, 1978.
- Yaguello, Marina, Alice au pays du langage. Pour comprendre la linguistique, Paris, Seuil, 1981.
Sources
- Gaubert, Christophe et Pouly, Marie-Pierre, « Transformations morphologiques et mobilisations disciplinaires. Les enseignants et étudiants de l’Institut d’anglais de la Sorbonne en 1968 », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 194, 2012, p. 78–97, [En ligne] consulté le 27/01/2025, https://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2012-4-page-78.htm.
- Gaubert, Christophe et Pouly, Marie-Pierre, « La reconfiguration institutionnelle après 1968 de l’ancien Institut d’anglais de la Sorbonne » in Luc, Jean-Noël et al. (dir.), Les archives universitaires. De nouvelles sources pour l’histoire de l’enseignement supérieur et de la recherche, Paris, Éditions du Centre d’histoire du xixe siècle, 2014, p. 133–142.
- Historique du LARCA, document communiqué par Marie-Jeanne Rossignol, [en ligne] consulté le 27/12/2022, http://www.larcaold.univ-paris-diderot.fr/IMG/pdf/historique_larca_14_07_2017-3.pdf.
- Huart, Ruth, « In memoriam André Gauthier », Les Langues Modernes n°4, 2009 [en ligne].
- Hudelet, Ariane, L’Expérience Charles-V, film documentaire sur « le passé, le présent et l’avenir d’un département d’anglais pas comme les autres », 2012, 72 min [en ligne], consulté le 27/01/2025, https://vimeo.com/45015349.
- Picq, Françoise, Histoire du Groupe d’études féministes de l’université Paris 7 : GEF (1975–1991) [en ligne], consulté le 23/01/2025, http://francoisepicq.fr/histoire-du-groupe-detudes-feministes-de-luniversite-paris-7-gef-1975-1991/.
- Samarkand, Vera, « Le master et après ? », Translittérature 36, revue éditée à Paris par l’ATLF et ATLAS, 2009.
- Témoignages personnels d’Élise Marienstras, de Janine Bouscaren, Sarah Fredj et Marie-Jeanne Rossignol, que nous remercions.
Crédits illustrations
- La cour de l’institut, 6 juin 2012, 40e anniversaire, photographie personnelle de Jean Chuquet.
- La salle des casiers, plan tiré du film d’Ariane Hudelet, L’Expérience Charles V, 2012.
- Antoine Culioli, Séminaire de l’AFLA, Marseille-Luminy, 1971, photographie reproduite dans Gaubert et Pouly 2012, https://www.cairn.info/revue-actes-de-la-recherche-en-sciences-sociales-2012-4-page-78.htm.
- Antoine Culioli, 2012, plan tiré du film d’Ariane Hudelet, L’Expérience Charles V, 2012.
- Antoine Culioli et Michel Oriano accueillent la présidente de Paris VII, Nadine Forest, 20e anniversaire de Charles V, 1992, archives Jean-Louis Duchet.
- Michel Oriano, 2012, plan tiré du film d’Ariane Hudelet, L’Expérience Charles V, 2012.
- Danielle Bailly, 2012, plan tiré du film d’Ariane Hudelet, L’Expérience Charles V, 2012.
- Janine Bouscaren, 2014, photographie personnelle de Jean Chuquet, juin 2014, plan tiré du film d’Ariane Hudelet, L’Expérience Charles V, 2012.
- Jacqueline Guillemin-Flescher, 2014, photographie personnelle de Jean Chuquet, juin 2014.
- Marina Yaguello, 2012, plan tiré du film d’Ariane Hudelet, L’Expérience Charles V, 2012.


