God Save The Queen

Précisions quant à "Poudre aux yeux".

D'où ce ficclet m'est venu, je l'ai déjà expliqué dans la note de l'auteur. Ce que je vais chercher à expliquer ici, c'est pourquoi cette chanson en particulier m'a inspiré pour un Matt/Mello (Comment je fais les liens entre eux deux, etc.), puis le choix de chacune des paroles (Parce qu'elles ont toutes beaucoup de sens) et quelques autres détails.

I - Mello et Matt, deux pauvres gars auxquels on a jeté la "poudre aux yeux".

Rappel essentiel tout d'abord. L'expression "(jeter la) poudre aux yeux" désigne ce qui tient du faux, du mensonge, de l'illusion.

Plus précisément, c'est le sens que prend l'expression dans la chanson et donc dans mon ficclet, il s'agit de rêves, d'ambitions qui tiennent de l'impossible, de l'irréalisable. Et je les vois comme ça, Mello et Matt (le premier surtout) : ils cherchent à arriver au "sommet de la Justice", à être le nouveau L mais au final, rien du tout. Ils n'y arriveront jamais et se détruisent doucement mais sûrement dans cette volonté acharnée de monter ; dans de rares moments de lucidité (comme par exemple dans mon texte) ils voient que tout cela ne les mène à rien mais ils continuent quand même.

C'est exactement ce que j'aime dans ce couple. Cette espèce de tragédie (au sens littéraire du terme, c'est-à-dire au sens de la fatalité du destin, je pense que vous voyez à peu près, vous l'avez tous étudié) : le chemin qu'ils prennent, qui est censé les mener au sommet, les mène en fait à la mort ; ils le savent mais ne peuvent que le suivre, ça échappe à leur volonté.

A la vérité, Matt surtout en a conscience puisque ce n'est pas son chemin mais le chemin de Mello. Chemin qu'il prend finalement lui aussi puisque le chemin de Mello est son chemin - il est impossible de détacher son existence de celle de Mello. Ce dernier, quant à lui, s'en rend beaucoup moins compte, il est bien trop emporté par ses ambitions pour voir qu'elles sont destructrices. Il a la "poudre aux yeux".

II - Le choix des paroles citées, tout sauf annodin.

Vous vous en doutez sûrement, les paroles citées/chantées par Mello et Matt en même temps que la chanson ont un sens (à quelques exceptions près, que je détaillerai plus bas). Vous avez sans doute même deviné leur sens mais je tiens tout de même à expliquer la signification de mes choix car il ne me paraît pas toujours évident. Je me propose donc de reprendre chacune des paroles.

Mais avant cela, précision inutile mais peut-être pas : par la reprise des paroles, c'est un dialogue qui se noue entre Mello et Matt, un dialogue qu'eux seuls peuvent comprendre puisqu'au-delà des mots des rappeurs, ils parlent un langage que seuls eux deux comprennent, un langage de désillusion, de souffrance et d'obstination.

« Aussi vrai que tout ce qu’on t’explique dans le titre, rappelle-toi, mieux vaut l’avoir aux yeux que dans l’pif. » => Ca par exemple, c'est pas forcément évident. Donc, Matt s'adresse à Mello. Grosso modo, ces vers disent que la poudre, il vaut mieux l'avoir aux yeux que dans le nez. Pour ceux qui ont lu quelques autres de mes textes, vous savez que Mello selon la manière dont je le conçois consomme de la cocaïne. C'est une drogue qui lui convient parfaitement puisqu'elle excite, exalte, qu'elle donne le sentiment d'être infatigable, invincible... Et c'est donc cette consommation que Matt lui reproche.

« Tout comme cette chienne d’amour, ouais qui fait fondre mon cœur. » => Mello qui "répond" (Pas tout à fait, je vais reprendre ça à la fin) à Matt. Comparaison de Matt à un chien, c'est un classique, c'était inévitable. On pourrait dire que ce vers est OOC pour Mello, mais comprenez bien qu'il est dans une situation d'abandon de lui-même (Le fait qu'il se positionne en dessous de Matt malgré sa fierté, malgré l'emprise qu'il a sur lui, le montre) et qu'il est donc plus enclin à dire ses sentiments. A sa manière cependant, c'est-à-dire de façon vulgaire et en rappelant le rapport de dominance établi entre lui et Matt.

« J’me sens comme un clebs qu’on laisse sur le bord de la route. » => Réponse de Matt. Matt qui reconnaît et accepte l'amour de Mello mais Matt qui accepte la domination de Mello sans jamais se soumettre. C'est un chien qui aboit mais qui finalement exécute les ordres de son maître. La métaphore du chien est ici filée mais surtout, Matt formule de nouveau un reproche à Mello : celui de l'avoir abandonné, d'être parti sans lui ; celui de l'abandonner encore aujourd'hui, d'une certaine manière, puisque sa présence a un intérêt surtout pratique pour Mello qui se sert de lui dans sa poursuite de Kira sans jamais - ou presque - donner le droit à un amour réciproque, jugé encombrant et futile, d'exister. Une autre forme d'abandon, donc.

« Ils ont dit oui mais non, c’était d’la poudre aux yeux. » => Première phrase du refrain, idée phare de cet OS et en même temps idée un peu plus subtile. L'idée de la "poudre aux yeux" largement développée dans la première partie. Aussi l'idée que, du point de vue de Mello, Matt savait à quoi s'attendre en le rejoignant (A la nouvelle forme d'abandon mentionné au-dessus), ce qui est de mauvaise foi (Comme le souligne ce vers) puisqu'à aucun moment il n'a détrompé les espoirs de Matt. Il lui a en quelque sorte jeté de la poudre aux yeux plus ou moins volontairement.

« Si demain t’as l’idée du siècle, j’te dirai tape ta chance, moi j’en ai marre d’l’attendre, j’veux faire bien mais nada change. » => Ce passage a un sens très important car il est très dur pour Mello. Matt lui fait ici remarquer que tout ce qu'il fait dans le cadre de l'affaire Kira n'avance pas à grand'chose, que sa manière de procéder ne les mène pas au sommet visé ; il lui avoue aussi son ras-le-bol, il a accepté de contribuer à cette poursuite mais se lasse de ne pas en voir l'issue. C'est presque cruel de mettre Mello devant le fait qu'il ne fait que brasser de l'air.

« Oui ça va vite la vie, putain c’est quand qu’on meurt. » => Conclusion prophétique puisque Matt dévoile ici, en réponse à la question désemparée de Mello, leur mort prochaine. La rapidité de leur vie qu'ils n'auront même pas le temps de vivre.

Comme vous l'aviez peut-être déjà remarqué à la lecture du ficclet, ou comme vous le remarquerez en tout cas ici, les répliques de Matt et Mello ne se répondent pas forcément (D'un point de vue logique en tout cas), on pourrait presque croire qu'ils se donnent la réplique dans une narration à deux voix de leur histoire, de ce qu'ils sont. Encore une fois, c'est un langage qu'eux seuls comprennent, un dialogue qui ne suit que leurs propres règles.

III - Les exceptions qui ont elles aussi un sens, l'étude du français qui a une raison d'être.

Deux paroles n'ont pas été "expliquées".

« J’écris des lignes et non j’rigole
Ma vie c’est drogue, flotte, picole »

et

« Suspect le doute s’élève mais debout, frère
Un talent qui dort c’est comme embrasser l’succès du bout d’ses lèvres »

Tout simplement parce que, contrairement aux autres citations, leur sens n'est pas dans le message délivré mais dans leur positionnement - aussi bien dans mon texte que dans celui de la chanson.

Ces paroles sont respectivement le début et la fin de la chanson. Et tout comme elles ouvrent et ferment le texte de la chanson, elles ouvrent et ferment, pas exactement mon texte, mais ce bref moment d'isolement de Matt et Mello par rapport au reste du monde, par rapport à la réalité de leur suicide à rebours. Le moment débute avec le début de la chanson, et ils reviennent à la dure réalité à la fin de la chanson.

La fin de la chanson a néanmoins un sens quant à son message. Le doute, bien sûr le doute de Mello quant au chemin qu'ils empruntent, mais étrangement c'est Matt qui l'encourage à suivre cette voie - "mais debout, frère" - parce que malgré la funeste fin à laquelle mène cette voie, il sait que c'est dans cette voie et aucune autre qui révèlera le talent de Mello, qui ne serait qu'un "talent qui dort", c'est-à-dire un talent inexploité, dans n'importe quelles autres circonstances.

Tout autre sujet, il est mentionné dans mon ficclet que Mello et Matt ont appris le français. Détail ajouté pour des raisons pratiques tout d'abord puisque La Smala est un groupe belge qui chante en français, et que donc ils doivent connaître le français pour comprendre les paroles (Ils sont à la base anglophones, je le rappelle). Détail ajouté comme partie infime d'une manière de concevoir Mello ensuite. En effet, je pense que Mello est le genre à aimer les langues : c'est un intellectuel, c'est un curieux, donc je pense qu'il aime découvrir les différentes cultures, et il n'y a pas de meilleure manière de s'ouvrir à une culture qui n'est pas la nôtre que d'en apprendre la langue.


Voilà donc pour les quelques points que je voulais préciser par rapport à "Poudre aux yeux". C'est long. Je me suis surpassée. Je suis contente de moi, cependant, parce que j'ai dit ce que j'avais à dire.
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Quelques précisions par rapport à "Chaque nuit, je te retrouve".

Je veux développper - plus ou moins, ne vous attendez pas à un commentaire de texte (Surtout que j'en ai justement fini un hier, que je dois rendre pour le coup, alors c'est bon, j'ai déjà donné) - deux points concernant mon OS le plus récent, c'est-à-dire "Chaque nuit, je te retrouve".

I - L'exergue.

Hm déjà, je rappelle à ceux qui ont depuis bien longtemps oublié leurs cours de français, ou à ceux qui ne l'ont tout simplement pas appris, qu'on appelle exergue une citation mise au début d'une oeuvre (Par exemple la fameuse exergue en grec en début de Zazie dans le métro, pour ceux qui ont passé leur bac l'année dernière comme moi, quelque chose du genre de "Celui qui l'a fait l'a fait disparaître", je crois). Elle n'est bien sûr pas placée juste pour faire joli mais pour illustrer le propos du texte.

Comprenons-nous, ce n'est pas parce que je vous prends pour des débiles que je vous fais ce petit cours mais pour m'assurer que tout le monde comprend bien de quoi je parle.

Bref. "Nous sommes le rêve d'un dormeur qui dort si profondément qu'il ne sait pas qu'il nous rêve."

Il y a bien évidemment la dimension un peu mystique, un peu "Une force supérieure qui nous a tous créé, qui a créé notre univers, sans même le savoir ; tout ce que nous connaissons n'est en fait que l'illusion d'un esprit qui n'en est même pas conscient". Et cette dimension de création illusoire de l'esprit, je l'ai rendue par les divers endroits dans lesquels Aomine et Kise se retrouvent - par cette idée que le temps d'une nuit, ils s'approprient un espace (C'est surtout visible dans le passage où ils se retrouvent en haut de la Tour Eiffel).

Mais c'est dans un sens plus simple que j'ai pris cette citation, un sens assez évident il me semble dans l'OS. Tout le long, Kise pense rêver mais en fait, c'est en quelque sorte Aomine qui rêve de lui. Enfin pas tout à fait. Disons plutôt qu'Aomine rêve, comme toute personne normale, et que Kise s'incruste dans son rêve sans en être conscient (Enfin c'est surtout un appel à l'aide inconscient mais je pense que vous l'aviez compris). Et évidemment, Aomine ne se souvient pas de lui, il ne sait pas qu'il le rêve.

Ah et si on me demande pourquoi cette citation, en dehors de ces explications, je dirais tout simplement parce que j'aime justement cette idée d'une vaste illusion créée par une entité qui ne s'en rend même pas compte. Et aussi parce que Cocteau. Je ne l'ai pas mentionné dans mon profil mais lui aussi fait partie de mes auteurs favoris.

II - Kise, étudiant perdu et désoeuvré.

Oui, je reprends la formule de mon résumé, parce qu'elle me semble parfaite pour l'idée que je m'apprête à développer.

A la vérité, ça tient, dans une certaine mesure, d'un ressenti personnel. Je ne vais pas entrer dans les détails parce que ça relève de ma vie privée mais depuis que mes amis et moi sommes rentrés dans le supérieur, j'ai comme l'impression qu'on est tous un perdus, un peu incertains de ce qui nous attend. Peut-être parce que le supérieur, c'est la préparation concrète de notre avenir ; peut-être parce qu'on ne sentait pas cette importance de la construction de notre futur quand on était au lycée (Malgré ce maudit bac).

Néanmoins, je pense que c'est un sentiment général à notre génération : l'avenir ne s'annonce pas radieux (Non je ne vais pas faire de politique, ce n'est pas mon but) et, c'est normal, c'est humain, tout ce qu'on demande, nous, c'est d'être heureux.

Par rapport à Kise plus particulièrement, je pense que c'est d'autant plus vrai que jusqu'ici, il a eu une vie facile, trop facile. C'est rapidement évoqué dans l'oeuvre originale : Kise s'ennuie quand les choses deviennent faciles pour lui. Et s'ennuyer de sa vie, être comme déconnecté de son quotidien, ce qu'on appelle dans le domaine médical anhédonie, c'est un symptôme de dépression. Je ne dis pas que Kise est dépressif, je souligne ce point pour qu'on se rende compte de la gravité de la chose.

De ce fait, ce sentiment d'être perdu, de ne pas savoir comment trouver le bonheur, s'accentue chez Kise étant donné qu'il vit avec la peur constante de tomber dans ce cercle vicieux de l'ennui. C'est pour ça qu'il a abandonné le mannequinat, c'est pour ça qu'il fait des études de commerce sans grande conviction, et c'est pour ça qu'à la fin de l'OS, il est sous-entendu assez clairement qu'il est toujours au chômage. Trouver Aomine équivaut pour lui à trouver une attache constante au quotidien, mais n'est pas la garantie d'une vie passionnante - l'amour ne suffit pas à rendre le quotidien tout foufou.

Kise est perdu et désoeuvré au début, et il l'est toujours à la fin, il n'est juste plus seul face à ça.


Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire. Sachez que je compte développer plus amplement cette idée dans d'autres écrits parce que, même si la fin de "Chaque nuit, je te retrouve" paraît relativement heureuse, dans mon esprit, elle ne l'est pas tant que ça. 'Fin, je la trouve juste ce qu'il faut pour l'OS (Puisque ce dernier n'a pas la prétention de raconter leur vie commune) mais si on s'intéresse au post-OS, c'est pas si facile que ça. Non, on ne décroche pas de la cocaïne juste ; non, il ne suffit pas de savoir que l'on est pas seul face à la vie pour se dire que tout va bien.
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Semblant d'explications quant à "Le ciel a perdu tous ses feux".

Comme je n’ai rien de mieux à faire et que si je ne fais pas ça maintenant, me connaissant, je ne le ferais jamais, je me lance sur l’article ‘‘explicatif’’ de mon one-shot sur Pologne et Russie, ‘‘Le ciel a perdu tous ses feux’’.


I – Le côté historique sans doute quelque peu bâclé de ce texte.

Je n’ai sans doute pas besoin de préciser que ça se base sur l’insurrection de Varsovie. L’occupation allemande, la fin de la guerre proche, l’avancée de l’armée soviétique… je ne vais pas faire un cours d’histoire, Wikipédia est l’ami de toute personne désireuse de se renseigner.

Je tiens juste à préciser que l’une des raisons pour laquelle cette insurrection a eu lieu est que les Polonais, constatant l’avancée de l’armée soviétique, souhaitaient ‘‘accueillir’’ cette dernière en position de force, afin que le communisme ne leur soit pas imposé – ils ont visiblement raté leur coup. Quoi qu’il en soit, je le précise parce que c’est quelque chose que je n’ai pas ‘‘exprimé’’ – à défaut de mot plus correct – dans cet one-shot. Tout simplement parce que j’ai oublié.

Cet oubli s’explique.

Comme je l’ai précisé dans la longue note d’auteur, j’ai commencé à écrire ce texte en automne, l’ai abandonné et soudainement repris récemment. Si en automne, j’étais très renseignée sur le personnage et l’événement concernés (Comme je l’ai dit dans la note, une fois de plus), j’ai malheureusement depuis tout oublié des détails de l’insurrection de Varsovie et, n’ayant plus mes livres ni mes liens, j’ai dû faire avec Wikipédia et mes souvenirs.

Pour conclure cette partie, je m’excuse du potentiel manque de travail sur le côté historique ainsi que des éventuelles erreurs que j’ai pu faire – et que je vous demande de me faire remarquer si vous en voyez.

II – Le point de vue controversé de Pologne quant aux juifs.

Controversé, peut-être un chouïa politiquement incorrect, mais historiquement justifiable. Le seul souci, c’est qu’ayant – comme dit ci-dessus – oublié les détails, je risque d’être assez imprécise et je m’en excuse.

Pendant l’occupation allemande, certains Polonais en sont venus à considérer qu’ils devaient aux juifs le malheur qui s’abattait sur eux, et donc à les haïr. Si je me souviens bien, il y a même eu des attaques organisées par certains groupes contre – brièvement mentionnées dans le texte. Cette ‘‘haine’’ a d’ailleurs été renforcée par, si je me souviens bien toujours, les privilèges que certains juifs réussissaient sournoisement à obtenir.

Au-delà de cela, mon but était surtout de montrer que Pologne représentant tous les Polonais, son point de vue quant aux juifs est assez imprécis, qu’il souffre de leur sort autant qu’il les hait. Je ne sais pas si j’ai réussi à montrer cela, j’ai peur d’avoir trop mis l’accent sur son côté antisémite.

III – Le travail au niveau du style.

A l’époque où j’ai commencé à écrire cet one-shot, j’avais un style très fourni que j’oserai presque qualifier de proustien, et je m’essayais à quelque chose de tout à fait nouveau pour moi. Plus précisément, je m’essayais à quelque chose de plus incisif, de plus saccadé.

Le problème, c’est que presqu’un an est passé entre le moment où j’ai commencé à écrire ‘‘Le ciel a perdu tous ses feux’’ et le moment où j’en ai terminé l’écriture. L’avantage pour moi, si je puis dire les choses ainsi, c’est qu’entretemps, ce style auquel je m’essayais par curiosité est devenu mon nouveau style. Enfin, en tous les cas, je me dirige maintenant vers quelque chose qui ressemble plus à ça qu’à ce que je faisais il y a un an.

Malgré tout, j’ai fait attention autant que possible à écrire pareillement cet one-shot du début à la fin et j’espère que la pause de presqu’un an ne se fait pas sentir dans le style.

IV – Le sentimentalisme peut-être inattendu dont Pologne fait preuve à la fin du texte.

Là-dessus je n’ai pas grand’chose à dire. Russie prend Pologne dans ses bras parce que c’est l’image – le sketch, plus précisément – qui m’a inspirée le texte tout entier.

J’attribue la réaction de Pologne – que l’on peut considérer totalement OOC dans ce contexte – à la partie humaine qui réside en chaque nation. Je me suis dit que, ennemis ou pas, Pologne pouvait considérer, ne serait-ce que pendant un instant, Russie comme une sorte de sauveur. Parce que malgré sa condition de nation, il est humain et que dans le désespoir, un humain accepte n’importe quelle aide et/ou n’importe quel réconfort.

En tous les cas, si cette manière de voir les choses vous dérange, n’hésitez pas à me le dire.

Voilà donc tout ce que j’ai à dire sur ‘‘Le ciel a perdu tous ses feux’’. Je crois. Si jamais vous avez des questions, comme toujours, n’hésitez pas, je serais ravie d’y répondre. Aussi, je tiens à dire que cet article sera possiblement sujet à rectifications – si je ne suis pas trop flemmarde, une fois revenue en France, je retrouverai mes livres et mes liens afin de donner à tout cela un semblant de précision historique.

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Explications plus ou moins approfondies quant à "La Vietnamienne".

Si vous êtes ici, c'est que vous avez lu La Vietnamienne et que vous voulez, pour je ne sais trop quelle raison, des explications supplémentaires. Ce que je peux comprendre, je suis tout sauf claire dans ma note d'auteur.
Parce que ça m'aide à organiser mon train de pensées, je vais faire ça sous forme de question/réponse.

I - Quel était mon but en m'inspirant de la fable d'Anouilh (Elle-même inspirée de celle de La Fontaine, si je puis me permettre) ?

Eh bien, j'ai toujours trouvé le personnage de la cigale fascinant. Celui du renard est intéressant aussi mais moins surprenant. On reconnaît dans le renard d'Anouilh celui de La Fontaine. Ce n'est pas tout à fait le cas pour la cigale. Et cette cigale, Anouilh la décrit fort peu, il ne la définit qu'avec des détails tel que le regard d'acier sous le rimmel. Je me suis toujours amusée à imaginer la cigale et mon but en écrivant ce ficclet était de donner ma vision de la cigale. Et aussi, cette réécriture est une sorte de... d'hommage, d'honneur, de clin d'oeil, je ne sais pas vraiment... En tous les cas, je ne souhaitais AUCUNEMENT plagier Anouilh et si quelqu'un pense que mon ficclet se rapproche davantage du plagiat que de la réécriture, je le supprimerais.

II - Pourquoi avoir choisi Amérique et Vietnam pour le renard et la cigale ?

Commençons par Amérique, c'est le plus évident. A première vue, on pourrait penser qu'il ne correspond absolument pas au renard. Et pourtant. Au-delà de l'abruti heureux, je suis sûre qu'il existe un Amérique plus cupide, plus malin, plus hypocrite...Un banquier qui devient tout sucre tout miel à l'idée de voir de l'argent rentrer dans les caisses.
Quant à Vietnam... Tout premièrement, je l'avoue, je me suis prise d'affection pour le personnage et risque bien de l'exploiter à nouveau. Il y a aussi le fait qu'elle me semblait être la plus à même d'avoir ce genre d'interractions avec Amérique au vu de leurs relations de base (Guerre du Vietnam, yadda yadda). Et enfin, il me semble qu'on insiste beaucoup sur le fait que ce soit une femme forte (En référence au nombre de femmes fortes qu'on trouve dans l'histoire vietnamienne, je crois). Et la cigale est visiblement une femme forte. Je me suis donc dit qu'elle ferait parfaitement l'affaire.

III - Pourquoi avoir repris certaines expressions de la fable et pas les dialogues ? Concernant les dialogues, pourquoi avoir cependant repris exactement les dernières paroles de la cigale ?

J'ai repris certaines expressions de la fable (Je vous laisse trouver lesquelles) parce que ce sont celles qui m'ont le plus marquée. Et je ne les ai pas mises entre guillemets, comme j'aurais sans doute dû le faire, parce que je pensais que ça casserait la mise en page de voir des guillemets de partout. Si vous me comprenez...
Je n'ai par contre pas repris les dialogues parce que, même pour une réécriture, cela me semblait faire trop. J'étais partie du principe que je reprendrai les dialogues aussi mais, outre le fait que le langage châtié du renard n'allait absolument pas à Amérique, je me suis rendue compte que c'était vraiment borderline avec le plagiat. Donc j'ai réécrit les dialogues tout en gardant l'idée.
Et pourtant, j'ai repris les derniers mots de la cigale... parce qu'il me semblait tout simplement que ça ne pourrait pas être mieux dit. Et c'était un dernier clin d'oeil à l'oeuvre dont je me suis inspirée, aussi, j'imagine.

IV - Pourquoi ne les avoir à aucun moment nommés ?

Parce que je voulais rester un minimum dans la fable en ne leur donnant pas de noms. Mais je ne pouvais les appeler sans cesse "La Vietnamienne" et "L'Américain", ç'aurait été répétitif. Donc j'ai varié. Et j'ai tout de même nommé Alfred à la fin pour... J'imagine que c'était pour assurer les lecteurs un peu perdus du fait qu'il s'agissait bien de lui.
D'ailleurs, vous remarquerez que tout comme Anouilh a appelé sa fable "La cigale", j'ai appelé mon ficclet La Vietnamienne.

V - Au final, qu'est-ce que je pense du résultat ?

Je suis horriblement déçue. Mon principal but était de donner ma vision de la cigale et j'ai l'impression d'avoir échoué, complètement échoué. La description me paraît superficielle. Mais je publie tout de même parce que pour le moment, je ne vois vraiment pas quoi faire d'autre, et que je me dis qu'avec le temps et/ou l'avis des gens, je saurais davantage quoi faire pour perfectionner. Ce texte sera donc possiblement sujet à modifications dans un futur plus ou moins lointain.
De plus, j'ai l'impression, quand bien même je suis restée dans une démarche de réécriture et d'inspiration, d'avoir plagiée Anouilh. Ce qui n'était, je le répète, nullement mon intention. J'attends donc l'avis des lecteurs pour déterminer si je suis dans la réécriture ou dans le plagiat. Il est évident que si je me trouve dans le second cas, je supprimerais le ficclet.

Voilà tout. S'il y a d'autres questions que vous vous posez, n'hésitez pas à les poster en commentaire ou autre, je serais ravie d'y répondre. Et aussi, c'est dans cet article que je répondrais aux éventuelles reviews anonymes.

A bientôt j'espère~ !
God Save The Queen

Tableaux récapitulatifs des différents défis (Edité au fur et à mesure).

30 Baisers, avec roz432, sur le couple Amérique/Angleterre d'Axis Power Hetalia.

1. Regarde-moi.2. Nouvelle ; lettre.3. Scandale.4. Toi et moi.5. « J’ai quelque chose à te dire… ».
6. Entre le rêve et la réalité.7. Superstar.8. Jardin secret.9. Course folle.10. #10.
11. Fleur.12. De bonne humeur.13. Liens.14. Musique.15. Le bleu le plus pur.
16. Invincible, sans égal.17. kHz ( kilohertz ; unité de mesure de fréquence).18. « Dites ahhh… ».19. Rouge.20. Retour à la maison.
21. Violence ; pillage ; extorsion.22. Bercer.23. Bonbon.24. Bonne nuit.25. Obstacle.
26. Si seulement tu étais à moi.27. Débordement.28. Médicament.29. Le bruit des vagues.30. Baiser.
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