Pernand-vergelesses (AOC)
Un pernand-vergelesses[n 2] est un vin français d'appellation d'origine contrôlée, produit sur une partie de la commune de Pernand-Vergelesses, en Côte-d'Or.
| Pernand-vergelesses | |
Vue de Pernand-Vergelesses et de son vignoble. | |
| Désignation(s) | Pernand-vergelesses |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
| Reconnue depuis | 1936 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Bourgogne |
| Sous-région(s) | vignoble de la côte de Beaune |
| Localisation | Côte-d'Or |
| Climat | océanique à tendance continentale |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 266 heures[1] |
| Sol | argilo-calcaire |
| Superficie totale | 205 hectares, dont 68 ha en premier cru[2] |
| Superficie plantée | 144 ha, dont 61,7 en 1er cru (en 2023)[3] |
| Cépages dominants | pinot noir N[n 1] et chardonnay B |
| Vins produits | 50,5 % rouges et 49,5 % blancs |
| Production | 8 271 hl, dont 3 320 de 1ers crus (en 2023)[3] |
| Pieds à l'hectare | minimum 9 000 pieds/ha[4] |
| Rendement moyen à l'hectare | 57 hl/ha en rouge et 62 en blanc (en 2023)[3] |
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|
Il s'agit d'une des appellations communales du vignoble de la côte de Beaune, située dans une petite vallée, entre l'aire de production de l'aloxe-corton à l'est et du savigny-lès-beaune au sud.
Histoire
modifierDébut du vignoble
modifierOn attribue à la période romaine l'implantation de la viticulture dans l'actuelle Bourgogne ; plusieurs fouilles archéologiques la prouvent pour la fin du Ier siècle, notamment celle à Gevrey-Chambertin en 2008-2009 (au lieu-dit « Au-dessus de Bergis », interprétée comme étant les restes d'une vigne en pergolette sur plaine argileuse)[5]. Ce vignoble de plaine se serait implanté sur le coteau seulement à partir du haut Moyen Âge, avec aménagement progressif d'un parcellaire délimité par des haies, des murs, des murgers et des chemins[6].

À partir du VIIe siècle, l'extension de la viticulture est favorisée par la création de domaines viticoles par les institutions ecclésiastiques[7]. En l'an 1395, Philippe le Hardi décida d'améliorer la qualité des vins et interdit la culture du gamay au profit du pinot noir sur ses terres[8]. Cet ordre, renouvelé plusieurs fois ce qui fait douter de son efficacité, n'empêche pas le gamay et d'autres cépages d'être massivement cultivés, notamment en-dehors des meilleures parcelles du coteau, produisant des vins de consommation courante. À la mort de Charles le Téméraire, le vignoble de Bourgogne fut rattaché au royaume de France, sous le règne de Louis XI.
Période moderne
modifierEn 1700, l'intendant Ferrand[n 3] rédigea un Mémoire de la Bourgogne pour l'instruction du dauphin Louis (qui avait le titre de duc de Bourgogne ; c'est le petit-fils de Louis XIV et le père de Louis XV), indiquant que dans le duché les vins les meilleurs provenaient des « vignobles [qui] approchent de Nuits et de Beaune »[9].
En 1728, Claude Arnoux décrit le pernand comme un vin de primeur, cas de tous les vins de la côte de Beaune d'alors : « Pernand qui est entre ce dernier vignoble & le grand vignoble de Savigny est plus étendû, mais d'un si petit raport que ses Vins en sont plus friands ; ils sont de la qualité du vignoble précedent a cela près qu'ils ont plus de Dur & de Ferme ; parce qu'ils sont produis sur une colline plus élevée & fort rapide ; il y a quelques cuvées delicieuses, & ces Vins vont dans les païs étrangers, mais sons le nom de Vin de Beaune[10]. »
En 1778, Claude Courtépée et Edme Beguillet mentionnent dans leur ouvrage que « Le Clos de Charlemagne, donné par ce prince à l'Abb. de Saulieu en 775, est en gr. partie sur le finage. Les meilleurs climats sont Vergelesse & Boutiere du côté de Savigni »[11].
XIXe siècle
modifierEn 1831, le vignoble de la commune de Pernand comprenait 200 hectares de gamay, complétés par 87 ha de noiriens (l'ancien nom du pinot noir)[12]. Dans les décennies 1830 et 1840, la pyrale se multiplie et ses chenilles dévorent les feuilles de la vigne. Elle est suivie à partir de 1850 d'une maladie cryptogamique, l'oïdium[13], un champignon qui se développe sur les feuilles : les viticulteurs luttent contre lui depuis 1854 en aspergeant les vignes de soufre utilisé contre fongicide (soufrage).
En 1855, l'ouvrage de Jean Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier décrit la commune de Pernant comme suit :
« Située au fond d'une petite vallée, dont la direction peut être considérée comme allant exactement du nord au sud, cette commune n'a qu'un étroit vignoble resserré entre ceux de Savigny et d'Aloxe, et ses deux meilleurs climats, le Charlemagne et les Vergelesses, appartiennent en partie aux deux communes précédentes. L'exposition de ce vignoble est tout-à-fait exceptionnelle pour les climats situés du côté d'Aloxe. Ces vignes, en effet, sont à peu près opposées à celles du climat de Corton, et le Charlemagne regarde presque directement le sud-ouest.
Pour cette commune, comme pour celles d'Aloxe et de Savigny, la culture du pinot noir a presque partout chassé le pinot blanc, et le gamet couvre seule les climats inférieurs. »
— Lavalle, Delarue et Garnier 1855, p. 131[14].
Ils classent comme « première cuvée » en blanc le Charlemagne (19 ha) et en rouge les Vergelesses (27 ha) ; comme « deuxième cuvée » le Caradeux et les Boutières ; en « troisième cuvée » une partie du Charlemagne en rouge[15].

En 1861, le Comité d'agriculture de l'arrondissement de Beaune, préparant l'Exposition universelle de 1862, hiérarchise 79 hectares de « vignes en vins fins » de la commune de Pernand, dont 25 ha en 1re classe (Ile-des-Vergelesses en entier ; En Caradeux, Creux-de-la-Net, les Basses-Vergelesses, les Fichots en partie), 32 ha en 2e classe (En Caradeux, Creux-de-la-Net, les Basses-Vergelesses, les Fichots, En Charlemagne et Sous-le-Bois-de-Noël en partie) et 39 ha en 3e classe (les Boutières en entier ; En Caradeux, Creux-de-la-Net, En Charlemagne et Sous-le-Bois-de-Noël en partie)[16]. Le millésime 1865 a donné des vins aux teneurs naturelles en sucres très élevées et des vendanges assez précoces[17].
Puis arrive le phylloxéra, un puceron venu d'Amérique du Nord, qui touche la Côte-d'Or à partir de 1878 (à Meursault), se répandant ensuite, entraînant à terme la mort de la totalité des vignes. La seule parade trouvée fut de replanter avec greffage sur des pieds américains, autorisé en Bourgogne à partir de 1887[18]. En 1878, une nouvelle maladie cryptogamique, le mildiou, est identifiée dans le Bordelais, venant elle-aussi d'Amérique du Nord et contaminant rapidement tous les vignobles européens ; le traitement avec du sulfate de cuivre (la bouillie bordelaise) est proposé en 1885. Enfin, en 1886, c'est au tour du black rot (la pourriture noire) d'arriver[19], traité au fongicide. La crise phylloxérique transforme le vignoble : le provignage est abandonné, les plantations sont faites en rangs avec désormais un palissage sur fils de fer, et non plus en foule sur piquets[20], d'où une densité plus faible, et la possibilité d'y faire passer un cheval (pour traiter et labourer).
XXe siècle
modifierLe mildiou provoqua un désastre considérable en 1910. En 1922, La commune de Pernand obtient le droit de rajouter à son nom celui de son principal cru, deveant Pernand-Vergelesses[21]. L'appellation d'origine contrôlée (AOC) est reconnue par le décret du [22]. Apparition de l'enjambeur dans les années 1960-1970, qui remplace le cheval. Les techniques en viticulture et œnologie ont bien évolué depuis 50 ans (vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique, etc.). Le décret de prévoit une révision des délimitations de l'appellation et de ses premiers crus[23].
XXIe siècle
modifierAvec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives[17]. Le cahier des charges de l'appellation a été modifié en [4].
Étymologie
modifierLe nom de l'appellation est celui du village éponyme. Il a varié au cours du Moyen Âge : en 1023 comitatu Belnensi in villa que dicitur Pernando, en 1154 « Pernant », en 1214 « Pernanth », en 1234 « Parsant », en 1276 « Pornant », en 1312 Parnantum, en 1574 « Pernan », en 1622 « Parnan », en 1632 « Pernain », pour se fixer au XVIIIe siècle sous la forme « Pernand » (sur la carte de Cassini)[24]. Ce nom dériverait du celte nanto, « val, ruisseau », en référence aux sources présentes dans le vallon, tandis que le « per » viendrait du latin petra, pour « roche, roc », allusion à la butte rocheuse de Frétille sur le flanc de laquelle le village se situe[25].
Par le décret du , la commune a reçu le droit de rajouter le nom de son cru le plus réputé, devenant ainsi « Pernand-Vergelesses »[21]. Le climat « Vergelesses », classé parmi les premiers crus de l'appellation, correspond au lieu-dit « Les Basses Vergelesses », ce qui le différencie du climat voisin « Île des Vergelesses » (lieu-dit « Île des Hautes Vergelesses ») sur la même commune et dans la même appellation, ainsi que « Les Vergelesses » (lieu-dit « Aux Vergelesses », encore plus à l'ouest) sur Savigny-lès-Beaune (et en appellation savigny-lès-beaune). Ce nom serait dérivé du latin virga, « verge, baguette », évocation de la forme des parcelles, longues et étroites[26].
Vignoble
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Aire d'appellation
modifierLe vignoble produisant le pernand-vergelesses se situe dans le département de la Côte-d'Or, dans le vignoble de la côte de Beaune, sur une partie de la commune de Pernand-Vergelesses au nord de Beaune.
La surface totale classée dans l'aire d'appellation est de 205 hectares et 73,55 ares, dont 68 ha et 96,25 ares en premier cru[2]. Selon le service des Douanes, la superficie déclarée en production[n 4] en 2023 sous l'appellation est d'un total de 144,457 ha (dont 61,764 en 1er cru), comprenant 76,006 ha en rouge (dont 41,026 en 1er cru) et 68,451 ha en blanc (dont 20,737 en 1er cru)[3]. En 2008, ce vignoble couvrait une superficie de 158,52 ha, à raison de 80,10 ha pour du rouge (dont 43,1 en premier cru) et 78,42 ha pour du blanc (dont 40,17 en premier cru)[31].
Lieux-dits
modifierLe nom de l'appellation sur les déclarations comme sur l'étiquette peut être suivi du nom du climat (lieux-dits)[n 5] sur lequel le vin a été produit. Plusieurs de ces climats sont classés comme premiers crus, à condition de respecter les critères spécifiques fixés par le cahier des charges pour l'ensemble de ces climats. Pour eux, l'étiquette peut porter juste après le nom de l'appellation la mention soit « premier cru », soit premier cru suivi du nom d'un de ces huit climats (onze lieux-dits, quatre étant fédérés sous le même nom[32] ; trois climats sont uniquement en blanc, à proximité du village de Pernand-Vergelesses), en caractères de la même taille que ceux du nom de l'appellation :
- uniquement en blanc :
- « Clos Berthet » ;
- « Sous Frétille » (comprenant « Les Plantes des Champs et Combotte », « Les Quartiers » et « La Morand ») ;
- « Village de Pernand » ;
- en blanc comme en rouge :
- « Creux de la Net » ;
- « En Caradeux » ;
- « Île des Vergelesses » ;
- « Les Fichots » ;
- « Les Vergelesses »[4].
D'autres lieux-dits cadastrés peuvent figurer sur l'étiquette, mais en caractères de taille moitié moindre que ceux du nom de l'appellation :
- Au Village ;
- Clos de Bully ;
- Derrière Frétille ;
- Es Larret et Vignes Blanches ;
- Le Devant des Cloux ;
- Les Boutières ;
- Les Noirets ;
- Les Pins ;
- Les Plantes des Champs et Combottes ;
- Sous le Bois de Noël et Belles Filles ;
- Sous les Cloux ;
- Sur Frétille ;
- Sur Herbeux[31].
Géologie et orographie
modifierEn haut de coteaux ce sont des sols marneux, bruns et jaunâtres. A mi-coteaux ce sont des sols calcaires, caillouteux. En bas de coteaux ce sont des sols argilo-calcaires. Situé entre 250 et 300 mètres.
Climatologie
modifierLe climat bourguignon est un climat tempéré océanique à légère tendance continentale. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle plutôt élevée, se caractérisant par des hivers plus froids avec quelques chutes de neige, et des étés plus chauds que sur les littoraux, avec à l'occasion de violents orages. Les données climatiques de la station météo de Savigny-lès-Beaune (à 237 puis à 246 mètres d'altitude : 47° 02′ 40″ N, 4° 50′ 36″ E jusqu'en 2011, puis 47° 03′ 23″ N, 4° 50′ 12″ E )[33] ci-dessous en rendent compte.
En raison de l'actuel changement climatique, les vendanges sont souvent plus précoces de quelques jours (le débourrement, la floraison et la véraison de la vigne se faisant plus tôt)[34].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 5,8 | 8 | 12,7 | 17,7 | 20,6 | 24,7 | 27 | 26 | 22,7 | 16,4 | 10,2 | 7,1 | 16,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 2,8 | 4 | 7,7 | 11,6 | 14,9 | 18,3 | 20,5 | 19,5 | 16,8 | 11,4 | 6,5 | 4 | 11,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −1 | 0 | 2,6 | 5,5 | 9,2 | 13 | 14,7 | 13,9 | 11 | 7 | 3,4 | 0,9 | 6,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 13,6 | 11 | 7,5 | 2,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | 6 | 10,6 | 52,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 32,5 | 27,1 | 35,8 | 41,2 | 37,8 | 43,3 | 24,3 | 29,5 | 30,4 | 38,8 | 27 | 38 | 405,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 24,3 | 60,3 | 112,5 | 139,1 | 155 | 162,3 | 164,5 | 182,4 | 144,9 | 73,4 | 29,9 | 17,4 | 1 266 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Encépagement
modifierLe pinot noir N[n 1] compose exclusivement les vins rouges de l'AOC (même si le chardonnay B, le pinot blanc B et le pinot gris G sont autorisés comme cépages accessoires[4]). Il est constitué de petites grappes denses, en forme de cône de pin[35] composées de grains ovoïdes, de couleur bleu sombre[35]. C'est un cépage délicat, qui est sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et au cicadelles[36]. Ce cépage, qui nécessite des ébourgeonnages soignés, a tendance à produire un nombre important de grapillons[36]. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Le potentiel d'accumulation des sucres est élevé pour une acidité juste moyenne et parfois insuffisante à maturité. Les vins sont assez puissants, riches, colorés, de garde[37]. Ils sont moyennement tanniques en général.
Le chardonnay B compose les vins blancs de l'AOC (le pinot blanc B étant également accepté comme cépage principal et le pinot gris G comme cépage accessoire[4]) . Ses grappes sont relativement petites, cylindriques, moins denses que celles du pinot noir[38], constituées de grains irréguliers, assez petits, de couleur jaune doré[38]. De maturation de première époque comme le pinot noir, il s'accommode mieux d'une humidité de fin de saison avec une meilleure résistance à la pourriture s'il n'est pas en situation de forte vigueur. Il est sensible à l'oïdium et à la flavescence dorée. Il débourre un peu avant le pinot noir, ce qui le rend également sensible aux gelées printanières. Les teneurs en sucre des baies peuvent atteindre des niveaux élevés tout en conservant une acidité importante, ce qui permet d'obtenir des vins particulièrement bien équilibrés, puissants et amples, avec beaucoup de gras et de volume[36].
Méthodes culturales
modifierTravail manuel
modifierCe travail commence par la taille, en « Guyot simple », avec une baguette (un sarment taillé long) de cinq à huit yeux (bourgeons) et un courson (un sarment taillé court) de un à trois yeux[39]. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Puis vient le pliage des baguettes. Éventuellement, après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[39]. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. La vendange en vert est pratiquée de plus en plus dans cette appellation. Cette opération est faite dans le but de réguler les rendements et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants[39]. Pour finir avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.
Travail mécanique
modifierL'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments, réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang. De trou fait à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants, en vue de planter des greffes au printemps. De labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes. De désherbage fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes. De plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.) et certains insectes (eudémis et cochylis)[39]. De plusieurs rognages consistant à recéper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.
Rendements
modifierLes rendements maximums sont de 50 à 58 hl/ha pour les rouges (48 à 56 pour les premiers crus) et 57 à 64 pour les blancs (55 à 62 pour les premiers crus)[4].
Vins
modifierLes vins produits sur l'aire d'appellation du pernand-vergelesses peuvent être repliés[n 6] en appellations côte-de-beaune-villages (en rouge seulement), bourgogne côte-d'or, bourgogne ou coteaux-bourguignons.
Volumes
modifierLa production annuelle de vin sous l'appellation pernand-vergelesses était en moyenne sur la période 2017-2021 de 6 094 hectolitres (un hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 75 cl), comprenant 3 054 hl de rouge (dont 1 578 hl en premier cru) et 3 040 hl de blanc (dont 854 hl en 1er cru)[31]. La récolte annuelle moyenne sur la période 2004-2008 était de 3 321 hl de rouge (dont 1 830 hl de 1er cru) et 2 763 hl de blanc (dont 891 hl de 1er cru). Les données de production des années récentes, telles que publiées par les Douanes[3], sont les suivantes :
| Année | pernand-vergelesses rouge | pernand-vergelesses 1er cru rouge | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | 35,33 | 1 863 | 53 | 41,28 | 1 917 | 46 |
| 2023 | 34,97 | 1 987 | 57 | 41,02 | 2 102 | 51 |
| 2024 | 34,73 | 844 | 24 | 39,40 | 854 | 22 |
| Année | pernand-vergelesses blanc | pernand-vergelesses 1er cru blanc | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | 48,72 | 2 865 | 59 | pas disponible[n 7] | ||
| 2023 | 47,71 | 2 962 | 62 | 20,73 | 1 218 | 59 |
| 2024 | 48,56 | 1 889 | 39 | 19,56 | 668 | 34 |
Titre alcoométrique volumique
modifierVinification et élevage
modifierVoici les méthodes générales de vinification de cette appellation. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différents viticulteurs et négociants.
Vinification en rouge
modifierLa récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est le plus souvent triée, soit à la vigne soit à la cave avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres[39]. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments qualitatifs du raisin (polysaccharides etc.)[39]. L'extraction se faisait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation à l'aide d'un outil en bois ou aujourd'hui d'un robot pigeur hydraulique. Plus couramment, l'extraction est conduite par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées suivant les pratiques de chaque vinificateur avec une moyenne générale de 28 à 35 degrés au maximum de la fermentation[39]. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée[39]. À l'issue de la fermentation alcoolique suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. La fermentation malolactique se déroule après mais est dépendante de la température. Le vin est soutiré et mis en fût ou cuve pour son élevage. L'élevage se poursuit pendant plusieurs mois (12 à 24 mois)[39] puis le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.
Vinification en blanc
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Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. À ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut être recherchée pour favoriser l'extraction des arômes[39]. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter[39]. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés)[39]. La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation malolactique est réalisée en Fûts ou en cuves. Les vins sont élevés « sur lies », en fûts, dans lesquels le vinificateur réalise régulièrement un « bâtonnage », c'est-à-dire une remise en suspension des lies[39]. Cette opération dure pendant plusieurs mois au cours de l'élevage des blancs. À la fin, la filtration du vin est pratiquée pour rendre les vins plus limpides[39]. La mise en bouteille clôture l'opération.
Gastronomie
modifierVin rouge : robe de couleur rubis foncé ; nez évoquant la fraise, la framboise, ou la violette ; bouche avec des tanins fondus, corsé, charnu. S'accorde bien avec du veau (rôti, braisé ou en sauce), du gigot d'agneau, du gibier à plumes, du porc grillé, du fromage (Mont d'Or, reblochon)… Se sert entre 14 et 16 °C. Durée de garde de cinq à dix ans.
Vin blanc : couleur dorée ; arômes de fleurs blanches (aubépine, acacia), de miel, d'épices ; en bouche il est vif et sec. S'accorde bien avec des sushis, du poisson d'eau douce en sauce blanche, du fromage (gruyère, chèvre)... Se sert entre 10 et 12 degrés. Durée de garde de trois à huit ans.
Économie
modifierStructure des exploitations
modifierIl existe des domaines de tailles différentes. Ces domaines mettent tout ou une partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce.
Les maisons de négoce achètent leurs vins, en général, en vin fait (vin fini) mais parfois en raisin ou en moût[40]. Elles achètent aux domaines et passent par un courtier en vin qui sert d'intermédiaire moyennant une commission de l'ordre de 2 % à la charge de l'acheteur.
Commercialisation
modifierLa commercialisation de cette appellation se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux du viticulteur, dans les salons des vins (vignerons indépendants, etc.), dans les foires gastronomiques, par exportation, dans les cafés-hôtels-restaurants (C.H.R), dans les grandes et moyennes surfaces (G.M.S).
Producteurs de l'appellation
modifierListe de producteurs sur la commune de Pernand-Vergelesses[41] :
- Domaine Ludovic Belin & fils
- Domaine Aurélie Berthod
- Domaine Bonneau Du Martray
- Domaine Jonathan Bonvalot
- Domaine Pascal Boudier
- Domaine Marius Delarche
- Domaine Denis Père et fils
- Domaine Dubreuil-Fontaine
- Domaine Françoise Jeanniard
- Domaine Pavelot Père et fils
- Domaine Rapet Père et fils
- Domaine Rollin Père et fils
Notes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin étant un nom commun (créé par antonomase), il ne porte donc pas systématiquement une majuscule ; cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- ↑ François-Antoine Ferrand (1657-1731), fut l'intendant de la généralité de Bourgogne de janvier 1694 à juin 1705.
- ↑ Pour une même appellation, lieu-dit ou parcelle, les sources peuvent indiquer plusieurs superficies différentes, en fonction de l'année ou de la définition prise en compte. La surface totale est ici celle classée par l'INAO comme aire d'appellation ; elle comprend des parcelles cadastrées qui peuvent être plantées de vignes, mais qui peuvent être aussi en jachère, boisées, bâties ou en activité autre que viticole, ainsi que des jardins, des vignes à l'abandon ou trop jeunes pour produire le vin considéré. La surface plantée, appelée aussi « surface en vigne » ou « superficie viticole cultivée »[27], ne concerne que des vignes, en culture pure ou associée (tel que l'agroforesterie)[28], y compris les jeunes ceps pas encore en production et les manquants ; plantations, arrachages, achats et ventes de parcelles doivent être déclarés au casier viticole informatisé (CVI). La surface déclarée en production (par parcelle auprès des Douanes) concerne une appellation précise et comprend les tournières, bandes tampons, fossés, talus, haies ou arbres (isolés ou alignés)[29]. Enfin, il y a la surface couverte « à ras des souches », concernant que les pieds de vignes, utilisée pour les demandes d'aide[30].
- ↑ Une carte détaillée des différents climats du vignoble de Bourgogne est disponible sur le site https://bourgogne-maps.fr/ ; une carte moins complète (sans les climats des appellations régionales) est consultable à l'adresse https://www.climats-bourgogne.com/fr/carte_14.html
- ↑ Repli : commercialisation d'un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée sous une appellation plus générale à laquelle il peut prétendre ; cf. « directive INAO-DIR-2019-02 » [PDF], sur inao.gouv.fr, .
- ↑ Jusqu'à 2022, les Douanes fournissent le détail pour chaque premier cru, sans publier les données pour les très petites surfaces (indiquées comme « données confidentialisées »)[3] : on ne peut donc pas en faire l'addition.
Références
modifier- 1 2 « Normales et records 1991-2020 de la station de Savigny-lès-Beaune », sur infoclimat.fr.
- 1 2 Jean-François Bazin, Le vin de Bourgogne, Paris, Dunod, , 263 p. (ISBN 978-2-10-058518-2), p. 248.
- 1 2 3 4 5 6 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « PERNAND-VERGELESSES » » [PDF], homologué par le décret no 2011-1790 du publié au JORF du .
- ↑ Jean-Pierre Garcia, Sébastien Chevrier, Alexa Dufraisse, Marion Foucher et Ronan Steinmann, « Le vignoble gallo-romain de Gevrey-Chambertin « Au-dessus-de Bergis », Côte-d’Or (Ier-IIe s. ap. J.-C.) : modes de plantation et de conduite de vignes antiques en Bourgogne », Revue archéologique de l'Est, t. 59, no 2, , p. 505-537 (lire en ligne).
- ↑ Jean-Pierre Garcia, « La construction des climats viticoles en Bourgogne, la relation du vin au lieu au Moyen Âge », L'Atelier du Centre de recherches historiques, no 12, (lire en ligne).
- ↑ Jean-François Bazin, Histoire du vin de Bourgogne, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Gisserot-Bourgogne », , 124 p. (ISBN 2-87747-669-3, lire en ligne), p. 10-13.
- ↑ Bazin 2002, p. 21-22.
- ↑ François-Antoine Ferrand, Mémoire sur le duché de Bourgogne, 1697 et 1700, 633 et 573 p., vol. I sur Gallica et vol. II sur Gallica. Six exemplaires sont conservés à la bibliothèque municipale de Dijon, sous les cotes ms 724, 725, 726, 792, 1051 et 1064 ; il a été réédité et analysé : Antoine François Ferrand et Daniel Ligou, L'Intendance de Bourgogne à la fin du XVIIe siècle : mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne, Paris, CTHS, , 646 p. (ISBN 2-7355-0127-2).
- ↑ Claude Arnoux, Dissertation sur la situation de la Bourgogne et sur les vins quelle produit, Londres, P. du Noyer, , 64 p. (BNF 30031234), p. 39, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Claude Courtépée et Edme Beguillet, Description historique et topographique du duché de Bourgogne : précédée de l'abrégé historique de cette province, t. III, Dijon, chez Causse, , p. 79, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Denis Morelot, Statistique de la vigne dans le département de la Côte-d'Or, Dijon, Victor Lagier, , 286 p. (BNF 30979367), p. 41, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Bourgogne : Côte de Beaune, Paris, La Revue du vin de France et Le Figaro, coll. « vins de France et du monde », , 96 p. (ISBN 978-2-8105-0065-9), « L'histoire », p. 26.
- ↑ Jules Lavalle, Émile Delarue et Joseph Garnier, Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte-d'Or, Paris, Dusacq, , 244 p. (BNF 30753866, lire en ligne).
- ↑ Lavalle, Delarue et Garnier 1855, p. 131-132.
- ↑ A. Casper et E. Marc (ill. Lucien Bonnamas), Plan statistique des vignobles produisant les grands vins de Bourgogne : classés séparément pour chaque commune de l'arrondissement de Beaune suivant le mérite des produits par les soins du comité d'agriculture de cet arrondissement, Beaune, Ed. Batault-Morot, , 50 p. (BNF 33540009), p. 30, lire en ligne sur Gallica.
- 1 2 « Le millésime 2003 en Bourgogne », La Revue du vin de France, no 482, , p. 109.
- ↑ Alain Huetz de Lemps, « La vigne américaine au secours de l'Europe », Les Cahiers d'Outre-Mer, nos 179-180, , p. 469 (lire en ligne).
- ↑ François Delmotte et Olivier Jacquet, « Histoire des maladies de la vigne et de leur impact sur la filière viticole, ses normes et ses pratiques : regards croisés d'un biologiste et d'un historien » [PDF] (12e colloque de la Société française de phytopathologie, « Les Vendanges du Savoir » le 20 mai 2025 à Talence).
- ↑ « Culture de la vigne – Frise chronologique », sur archeologie-vin.inrap.fr (consulté le ).
- 1 2 Décret du , publié au JORF du p. 1045, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ « Décret du 8 décembre 1936 définissant l'appellation contrôlée « Pernand-Vergelesses » », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 21 mai 1970 relatif à la délimitation des appellations contrôlées « Auxey-Duresses », « Blagny », « Chassagne-Montrachet », « Cheilly-lès-Maranges », « Chorey-lès-Beaune », « Dezize-lès-Maranges », « Ladoix », « Meursault », « Monthelie », « Pernand-Vergelesses », « Puligny-Montrachet », « Saint-Aubin », « Saint-Romain », « Sampigny-lès-Maranges », « Santenay », « Savigny-lès-Beaune », « Côte de Beaune-Villages » », publié au JORF du p. 4859-4860.
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France, t. 8 : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 516 p. (BNF 37326793), p. 296, lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Marie-Hélène Landrieu-Lussigny et Sylvain Pitiot, Climats et lieux-dits des grands vignobles de Bourgogne : Atlas et Histoire des Noms de Lieux, Paris, Éditions de Monza & Éditions du Meurger, , 4e éd. (1re éd. 2012), 418 p. (ISBN 978-2-916231-58-7), p. 378-379.
- ↑ Landrieu-Lussigny et Pitiot 2025, p. 411.
- ↑ Règlement (CEE) no 649/87 de la Commission du portant modalités d'application relatives à l'établissement du casier viticole communautaire.
- ↑ « Circulaire du 28 juin 2024 relative à la prise en compte de certains éléments environnementaux pour le calcul de la superficie plantée au CVI » [PDF], sur douane.gouv.fr.
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- ↑ « 21590001 – SAVIGNY LES BEAUNE – ROUTE DE BEAUNE » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
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- 1 2 Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Pinot noir », p. 12
- 1 2 3 Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France ENTAV, Éditeur
- ↑ Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Pinot noir », p. 13
- 1 2 Christian Pessey, Vins de Bourgogne, La vigne et le vin « Chardonnay », p. 13
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Conduite et gestion de l'exploitation agricole, cours de viticulture du lycée viticole de Beaune pour le baccalauréat professionnel option viticulture-œnologie, 1999-2001.
- ↑ Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde, Bourgogne : Côte de Beaune, (Le négoce), p. 24.
- ↑ « Les viticulteurs de Pernand-Vergelesses: », sur Site de pernandvergelesses ! (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- « BOURGOGNE MAPS – Atlas interactif des vins de Bourgogne », sur bourgogne-maps.fr, .
- « Localisation des climats de l'AOC pernand-vergelesses » [PDF], sur burgundy-report.com, .
