Ce ne sont pas tous les boxeurs qui réagissent de la même manière à la suite d’une défaite dans un combat significatif. Pour un Erik Bazinyan qui semble avoir perdu tous ses repères, il y a une Leïla Beaudoin qui ne lésine pas sur les efforts pour avoir la chance de se racheter.
Malgré une défaite honorable, mais néanmoins décisive, contre la championne unifiée des poids super-plumes Alycia Baumgardner à sa dernière sortie en décembre dernier à Miami, elle s’est retroussé les manches avec pour objectif de retourner en championnat du monde.
Les efforts de Beaudoin (14-2, 2 K.-O.) ont été récompensés, car sa victoire face à Victoria Noelia Bustos a confirmé la présentation d’un combat de championnat qui aura lieu le 11 juin prochain au Théâtre Capitole de Québec. La boxeuse de Témiscouata-sur-le-Lac ne se souvenait plus du nom de son adversaire, étant donné qu’elle était « concentrée » sur son duel contre Bustos, mais a toutefois avoué qu’elle combattra pour une ceinture de la WBA.
Beaudoin a expliqué que la déception vécue après son revers face à Baumgardner a vite été remplacée par un sentiment de fierté à cause de la manière dont elle s’est comportée à la fin du combat. La droitière juge qu’elle n’aurait pas été en mesure d’offrir un meilleur effort.
« Quand je suis arrivée au combat, je savais que je n’étais pas en pleine forme. Je n’avais pas ma vitesse, ma précision, mes déplacements, etc. Mais dans les circonstances, j’ai tout laissé dans le ring. Je n’en suis pas sortie en me disant que j’aurais pu faire mieux, a dit Beaudoin après son triomphe jeudi soir. J’ai vraiment laissé mon âme dans le ring ce soir-là.
« À la fin du 12e round, quand la cloche a sonné, je pensais tomber par terre tellement j’étais brûlée. Je suis tellement fière d’avoir fini fort et d’avoir gagné les rounds de championnat. C’est un rêve que j’ai vécu. Je n’aurais jamais pensé vivre cette expérience-là.
« Je viens de Témiscouata, un petit village dans le fin fond du Bas-du-Fleuve. C’est juste incroyable tout ce j’ai vécu. Je suis vraiment reconnaissante. Ça m’a donné encore plus de courage et de force. Je peux affronter n’importe quoi. Ça me rend inébranlable et invincible. »
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En défendant sa ceinture des super-légers de la NABF pour la 5e fois grâce à sa victoire par arrêt de l’arbitre sur Jimerr Espinosa au 7e round, Arthur Biyarslanov a établi un record dans les 50 ans de l’histoire du titre, qui a été détendu dans le passé par Hermann Ngoudjo, Dierry Jean, Yves Ulysse fils et Steve Claggett pour citer des exemples sur la scène locale.
Un exploit qui a permis à celui qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques de Rio en 2016 de se hisser au 4e rang du classement du WBC, mais qui témoigne en même temps de l’incapacité à lui offrir un combat significatif contre un adversaire de renommée mondiale.
En entrevue après sa victoire, Biyarslanov (21-0, 17 K.-O.) a exprimé le désir d’en découdre avec le champion du WBC Dalton Smith ou encore celui de l’IBF Richardson Hitchins. À noter qu’il avait fait bonne figure contre l’ex-détenteur de cette dernière ceinture, Sergey Lipinets, à son précédent duel en octobre 2025, le battant par décision unanime des juges.
« Nous avions accepté un combat contre [l’ancien champion des légers] Keyshawn Davis, mais il a décidé d’aller dans une autre direction, a déploré le promoteur Camille Estephan. Nous sommes proches de quelque chose, mais il faut le garder actif pendant ce temps-là. »
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Le nom de Mary Spencer est revenu dans l’actualité cette semaine, alors que Most Valuable Promotions a annoncé que l’ancienne championne des super-mi-moyennes affrontera la championne unifiée des moyennes Desley Robinson le 30 mai prochain à El Paso, au Texas.
Une annonce qui n’a pas été publicisée par Eye of the Tiger pour la simple et bonne raison que l’Ontarienne n’est plus associée à l’entreprise québécoise, une autre information qui n’avait pas été communiquée jusqu’à présent, mais qui a été confirmée par Estephan jeudi.
Spencer (10-3, 6 K.-O.) a disputé son dernier combat sous les couleurs d’Eye of the Tiger le 30 octobre dernier au Cabaret du Casino de Montréal. Elle s’était alors inclinée par décision unanime des juges contre Mikael Mayer dans un duel d’unification des super-mi-moyennes.
Spencer s’était emparée du titre de la WBA dans la foulée de sa victoire sur Naomi Mannes en septembre 2024, puis l’avait défendu en battant Ogleidis Suarez en mai 2025. L’ancienne Olympienne n’a toutefois pas fait le poids face à Mayer, une excellente boxeuse qui évoluait encore chez les super-plumes trois ans auparavant. Spencer avait clairement démontré ses limites au cours de cette confrontation et son incapacité à rivaliser avec l’élite de son sport.
« Nous lui avons souhaité bonne chance. Elle a tellement accompli dans la boxe, mais pour moi, c’était peut-être le moment de faire autre chose, a expliqué Estephan. Cela dit, elle a toujours la motivation de continuer... je suis heureux pour elle et j’espère qu’elle va gagner. »






