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Pokémon Champions : pourquoi le jeu suscite déjà une vague de critiques ?

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pokemon champions

© The Pokémon Company

Pokémon Champions est sorti le 8 avril 2026 sur Nintendo Switch et Nintendo Switch 2, avec une disponibilité dès 5h du matin en France métropolitaine. Annoncé comme un titre free-to-start et pensé comme une plateforme dédiée aux combats compétitifs au tour par tour, le jeu avait tout pour séduire vite et fort, surtout auprès de celles et ceux qui vivent pour les match-ups, les mind games et les calculs de dégâts au pixel près.

Sauf qu’à peine installé, Pokémon Champions s’est retrouvé au centre d’un agacement très audible dans la communauté. Pas une petite moue du genre bon, on va attendre le patch, mais une vraie exaspération, nourrie par deux points qui reviennent en boucle: l’absence du 6v6, et un roster jugé trop limité pour une plateforme qui vise justement le long terme.

Ce qui rend la situation particulièrement sensible, c’est l’ambition affichée autour de l’e-sport officiel. Pokémon Champions devient la plateforme principale pour les compétitions Play! Pokémon, y compris le Video Game Championship et le Championnat du Monde Pokémon 2026. Quand un jeu prend ce statut, l’attente n’est plus seulement celle d’un bon spin-off, mais celle d’un standard.

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Un format 6v6 absent ?

Dans l’écosystème Pokémon, le format de combat n’est jamais un détail. Or, l’un des reproches les plus immédiats concerne l’absence du 6v6, un format ultra attendu par une partie des joueurs qui espéraient retrouver, dans une plateforme centrée sur le combat, une liberté maximale de construction d’équipe et de lecture stratégique.

Le 6v6 ne représente pas seulement une envie de matchs plus longs: c’est aussi la promesse d’une méta plus large, de davantage de pivots, de plans B, et d’un sentiment de profondeur qui colle à l’imaginaire Pokémon depuis des années. Quand on a vendu l’idée d’un Pokémon façon arène dédiée au compétitif, l’absence d’un format emblématique peut donner l’impression que la porte est entrouverte, mais pas totalement ouverte.

Ce manque est d’autant plus commenté que Pokémon Champions a été présenté dès le 27 février 2025, lors d’un Pokémon Presents, avec un positionnement rappelant Pokémon Stadium sur le fond: combats, recrutement, entraînement. Pour beaucoup, ce type de promesse implique naturellement plusieurs formats et une certaine “complétude” dès le départ, surtout pour un titre qui ambitionne de centraliser la scène organisée.

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Trop peu de Pokémons jouables…

La seconde raison, encore plus facile à résumer mais pas moins explosive, concerne le nombre de Pokémon disponibles au lancement. Pokémon Champions propose 186 Pokémon jouables, sur un total potentiel de 1025. Même en acceptant l’idée d’un lancement progressif, l’écart est si grand qu’il devient impossible à ignorer, surtout pour les joueurs qui aiment bâtir une équipe autour d’une espèce précise, parfois pour des raisons très personnelles.

Dans les faits, le jeu annonce une logique d’enrichissement via rotations saisonnières et mises à jour destinées à compléter le roster. Sur le papier, c’est cohérent avec une plateforme qui vit dans la durée. Dans l’expérience immédiate, ces rotations peuvent aussi être vécues comme une restriction: on vient avec son identité de dresseur, et on découvre que seuls certains choix sont possibles. Oui, la sélection couvre les générations 1 à 9, avec une orientation vers des Pokémon emblématiques et compétitifs, mais cela ne remplace pas l’impression de “manque” quand son favori n’est tout simplement pas jouable.

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Quelques exemples confirmés avant le lancement suffisent à montrer le ton: Florizarre, Lucario, Garchomp ou encore Pomdorochi figuraient parmi les Pokémon mis en avant. Ce sont des têtes d’affiche solides, avec un parfum de sérieux compétitif. Le problème, c’est moins qui est là que tout ce qui n’y est pas, et la frustration devient mécanique: moins de diversité, moins de surprises, moins de place pour les stratégies de niche qui font le sel des communautés.

Monétisation et construction d’équipe

Un autre point nourrit l’irritation, surtout chez les joueurs qui veulent construire plusieurs équipes rapidement: le système de coûts internes. Le recrutement d’un Pokémon est indiqué à 1132 VP (ou 2132 VP avec recrutement), et il faut environ 13000 VP pour constituer une équipe entière. Dans un jeu gratuit au téléchargement, ce type de barème est souvent scruté à la loupe, parce qu’il touche au nerf de la guerre: la capacité à expérimenter sans avoir l’impression de “payer” chaque idée.

Évidemment, Pokémon Champions est aussi pensé comme une plateforme durable, et donc comme un produit qui doit tenir dans le temps. Mais combiné à un roster de 186 Pokémon, ce système peut donner une impression paradoxale: on dispose d’un choix déjà restreint, et la construction d’équipe n’a pas toujours la légèreté qu’on associe à un bac à sable compétitif. Certains y voient un cadre; d’autres, une friction de trop, surtout dans les premiers jours où l’on a envie de tester vite, beaucoup, et parfois juste pour le plaisir.

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À cela s’ajoute un point plus neutre mais très discuté: la compatibilité avec Pokémon HOME et Pokémon GO pour importer des Pokémon. Sur le principe, c’est une bonne nouvelle, presque une promesse de continuité. Dans la pratique, le transfert n’est possible que si l’espèce fait partie du roster disponible, ce qui ramène immédiatement au sujet qui fâche.

On espère des patchs rapidement

Pokémon Champions devrait évoluer durant cette année 2026, avec une version mobile annoncée sur iOS et Android, sans date précise, et avec un enrichissement du roster prévu au fil des saisons. Pour l’instant, le lancement montre surtout une chose: quand on se présente comme la maison officielle du combat compétitif Pokémon, le public n’accorde pas beaucoup de temps d’adaptation.

Il attend une plateforme déjà large, déjà souple, et capable d’accueillir autant la rigueur du circuit que les lubies délicieusement irrationnelles des équipes conçues à minuit, juste parce qu’un Pokémon mérite enfin sa revanche.

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Photo de Augustin Pointillart
Rédacteur / Pro Gamer
Salut les Geeks, je m'appelle Augustin et je suis un rédacteur passionné de WoG. L'univers des jeux vidéos et des mangas à bercer toute ma vie, et aujourd'hui j'essaye de vous faire partager ma passion à travers mes articles.
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