Abstract
Après avoir circonscript son sujet, l'auteur, en s'inspirant des travaux de Erwin Strauss, affronte les doctrines psychanalytiques concernant les états obsessionnelles. Il se livre en particulier à une critique du concept de libido orale et anale. Indépendemment des conceptions freudiennes il entreprend ensuite un examen de la relation entre liberté et obsession dans la réalisation de l'existence. Plus particulièrement il examine l'image de l'attirance de l'abîme comme obsession absolue. Et il s'efforce de délimiter ensuite les limites de la liberté par rapport à la disposition à l'obsession vécue. L'étude se concentre ensuite sur le sujet de l'obsession et de la quasi-obsession dans la vie normale. A ce propos il examine successivement les expériences obsessionnelles qui peuvent être vécues d'une manière plus ou moins quotidienne et qui sont les suivantes : Représentations et pensées obsédantes en état d'insomnie ; l'étrangeté vécue comme obsédente ; l'état de trouble caractéristique à la situation du seuil comme obsession vécue ; 'je dois faire ce que je ne veux pas faire' ; à propos de certains gestes superstitieux comme manifestation d'une angoisse passagère ; 'quelque chose m'agace' ; 'ce que j'ai fait me tourmente'