« Il » est revenu

mini-série américaine de Tommy Lee Wallace, diffusée en 1990

« Il » est revenu, Ça ou encore Ça - Il est revenu au Québec (Stephen King's It), est une mini-série américaine réalisée par Tommy Lee Wallace, diffusée les et sur ABC. En France, les deux parties ont été diffusées le sur M6. Il s'agit d'une adaptation du roman Ça de Stephen King[1].

« Il » est revenu
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo original du téléfilm.
Type de série Série télévisée
Titre original It
Autres titres
francophones
Ça (DVD)
Ça - Il est revenu (Drapeau du Québec Québec)
Genre Fantastique
Épouvante-horreur
Drame
Création Tommy Lee Wallace
Production Allen S. Epstein
Jim Green
Mark Bacino
Acteurs principaux Harry Anderson
Dennis Christopher
Richard Masur
Annette O'Toole
Tim Reid
John Ritter
Richard Thomas
Tim Curry
Musique Richard Bellis
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
Chaîne d'origine ABC
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 2
Durée 94 minutes (Partie 1) / 93 minutes (Partie 2)
Diff. originale

Synopsis

modifier

Première partie : 1960

modifier

En 1990, dans la petite ville de Derry, dans le Maine, la tranquillité de ses habitants est perturbée par une série de disparitions et de meurtres atroces : une petite fille, Laurie Ann Winterbarger, est sauvagement assassinée dans la cour-arrière de sa maison. Le bibliothécaire, Mike Hanlon, entend parler du drame et se rend sur les lieux. Lorsqu'il découvre une photo d'un garçon, Georgie, près des lieux du crime, il comprend que « Ça », une créature maléfique vivant dans les égouts et prenant la forme qui lui plait, notamment celle d'un clown nommé Grippe-Sou (Pennywise dans la version originale) en attirant les enfants avec des ballons de couleur, est de retour et est derrière la tragédie.

Trente ans auparavant, le jeune Georgie Denbrough, âgé de six ans, joue avec un bateau en papier et le fait naviguer dans le caniveau, mais le bateau tombe dans les égouts. Le garçonnet rencontre Grippe-Sou, qui se trouve dans les égouts et tente amicalement, en apparence, de convaincre Georgie de le suivre, avant de montrer sa véritable nature en l'attrapant par le bras et en le tuant. Bill, le frère aîné de Georgie, est submergé par la culpabilité. Lorsqu'une photographie de Georgie prend vie, il prend peur, provoquant une aggravation de son bégaiement. Bill devient alors le leader d'un groupe d'adolescents, club nommé le « Club des Ratés » (ou « les Sept Veinards »), groupe où les enfants ont tous plus ou moins rencontré Grippe-Sou : Ben Hanscom, récemment installé à Derry et orphelin de père, est un garçon en surpoids, mais est déterminé et ingénieux, le fragile et timide Eddie Kaspbrak, qui est asthmatique. Ben est terrorisé par les visions de son père, tué durant la Guerre de Corée, qui tente de l'attirer dans les égouts, tandis qu'Eddie est harcelé par Grippe-Sou, en raison de son caractère chétif. Les trois garçons sont rejoints par Beverly Marsh, la seule fille du groupe. Garçon manqué vivant avec un père violent, elle est attaquée par « Ça » lorsqu'il déverse du sang dans sa salle de bains, Richie Tozier (le comique de la bande et cinéphile), qui n'a pas peur d'affronter Henry Bowers, la brute de l'école, est agressé par le monstre en se faisant passer pour un loup-garou et Stanley Uris (observateur d'oiseaux et scout d'origine juive), l'a aperçu sous forme de momie dans une maison abandonnée. Mike est le dernier à débarquer dans la bande : récemment installé et scolarisé à Derry, il est dans le collimateur de Bowers parce qu'il est noir. Il découvre « Ça » lorsque son livre de photographies prend vie sous les yeux de ses autres amis, notamment une où l'on aperçoit Grippe-Sou, qui les menace.

Chacun d'entre eux fait face à ses propres peurs ainsi qu'au harcèlement d'Henry Bowers et décide d'affronter « Ça » afin de venger la mort de Georgie et les autres enfants tués par le monstre. Ils raisonnent que Grippe-Sou se nourrit de l'imagination de ses victimes et qu'il peut également être vulnérable aux faiblesses des formes qu'il revêt. Le groupe se rend dans les égouts, suivi de près par Henry et deux de ses amis, Victor et Belch, qui veulent se venger d'eux après une altercation. Le « Club des Ratés » entre dans la salle principale des égouts et remarque que Stan est manquant, ce dernier s'est fait attraper par Henry et Belch. Victor, chargé de créer une embuscade au reste du groupe, est tué par « Ça ». Au moment où Henry s'apprête à tuer Stan, une mystérieuse lumière blanche apparaît à travers un tuyau d'égout, qui emporte Belch, avant de revenir. Stan parvient à fuir, tandis que le regard d'Henry se fixe sur la lumière, qui s'avère être « Ça » qui l'épargne mais blanchit ses cheveux. Stan parvient à retrouver ses amis et leur dit que les « Lueurs Mortes » sont bien pires que Grippe-Sou et le « Club des Ratés » décide de ne pas regarder la lumière. Toutefois, Grippe-Sou attrape Stan, mais Eddie parvient à le blesser avec son inhalateur tandis que Beverly tire sur la tête de Grippe-Sou avec un lance-pierres et une boucle d'oreilles en argent massif en le blessant, dégageant la lumière. Mais le clown parvient à disparaître dans un drain. Sortis des égouts, les « Paumés » font la promesse de revenir un jour si le monstre est encore vivant. Henry, quant à lui, est arrêté et placé en hôpital psychiatrique après avoir avoué les meurtres des enfants.

Seconde partie : 1990

modifier

En 1990, seul membre du « Club des Ratés » à être resté à Derry et dont les souvenirs sont encore intacts, Mike décide de contacter les autres, qui ont fait leur vie chacun de leur côté : Bill est devenu un auteur de romans d'horreurs à succès installé en Angleterre auprès de son épouse Audra, comédienne ; Ben, qui a perdu du poids (grâce à des prouesses en athlétisme), est devenu architecte à New York ; Beverly est styliste à Chicago, vivant une relation avec un homme présentant des similitudes avec son père abusif ; Eddie possède un service de limousine et habite toujours avec sa mère à Great Neck (New York) ; Richie est un comique à succès et vit à Beverly Hills ; enfin Stan est courtier immobilier à Atlanta. Les six personnes sont traumatisées par l'éveil de souvenirs des événements. Alors qu'ils ont tous accepté de revenir comme promis, Stan préfère se suicider dans sa salle de bains, en inscrivant « ÇA » sur le mur, incapable de faire face à sa peur.

Le « Club des Ratés » se retrouve à Derry, mais Grippe-Sou tente de les convaincre de fuir. Ils se retrouvent dans un restaurant chinois, gâché par « Ça » qui tente de les attaquer. Incapable de les tuer car son influence envers les adultes est limitée, Grippe-Sou prend la forme de Belch et rend visite à Henry à l'asile afin de le faire évader pour les tuer. Après une autre attaque de « Ça » à la bibliothèque, le « Club des Paumés », qui a appris la mort de Stan, se rend à l'hôtel, où Mike est grièvement blessé au couteau par Henry, qui est tué peu après au cours de la lutte par Eddie et Ben. L'agression de Mike, qui a survécu à ses blessures, force Bill et les autres à affronter à nouveau la créature. Parallèlement, Audra suit Bill à Derry mais tombe sous l'influence du monstre grâce à ses « Lueurs Mortes » et devient catatonique. Les cinq membres restants du « Club des Paumés » retournent dans les égouts et trouvent un chemin dans une grotte où ils découvrent la véritable forme de la créature ressemblant à une araignée géante qui dégage une lumière blanche, hypnotisant ainsi Bill, Ben et Richie. Eddie tente à nouveau de le blesser avec son inhalateur, mais est mortellement blessé. Beverly l'attaque avec le lance-pierres et les boucles d'oreilles récupérées par Mike dix ans auparavant et le blesse mortellement, libérant ses amis de l'emprise de « Ça ». Bill, Beverly, Ben et Richie démembrent le monstre agonisant et sortent des égouts avec les corps d'Eddie et Audra, toujours catatonique.

Mike, en convalescence à l'hôpital, marque ses propres souvenirs évanescents du passé dans des carnets. Chacun des membres du Club est retourné à sa vie respective : Richie tourne un film avec un partenaire ressemblant à Eddie, Ben et Beverly, qui sont tombés amoureux lors de leurs retrouvailles, se sont mis en couple et attendent un enfant. Audra, toujours catatonique de sa rencontre, est consolée par Bill qui se bat pour la faire revenir à elle à bord de Silver, la vieille bicyclette de Bill, comme il avait fait pour Stan lors de sa rencontre avec « Ça ». Alors que le couple est sur la route à vélo, Audra revient à elle, à la plus grande joie de Bill, qui s'arrête pour l'embrasser.

Sur le fondu au noir, le rire de Grippe-Sou le clown se fait entendre et est suivi par le générique de fin.

Fiche technique

modifier

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

  • Titre original : Stephen King's It
  • Titre français : « Il » est revenu (VHS) / Ça de Stephen King (lors de sa diffusion à la télévision) / Ça (DVD)
  • Titre québécois : Ça - Il est revenu
  • Réalisation : Tommy Lee Wallace
  • Scénario : Lawrence D. Cohen et Tommy Lee Wallace, d'après le roman Ça de Stephen King
  • Musique : Richard Bellis
  • Direction artistique : Eric Fraser
  • Décors : Douglas Higgins et Sandy Arthur
  • Costumes : Monique Prudhomme
  • Photographie : Richard Leiterman
  • Son : Richard Patton, Clancy T. Troutman
  • Montage : David Blangsted et Robert F. Shugrue
  • Producteurs délégués : Allen S. Epstein et Jim Green
Producteur superviseur : Matthew O'Connor
Producteur associé : Mark Bacino

Distribution

modifier
Cosplay du personnage de Ça.

Légende : 1er doublage de 1993 ; 2e doublage de 2003

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[8] et Allodoublage[9]

Pré-production

modifier

« On prend quelques risques avec ça, mais les chaînes pourraient apprendre qu’il y a un public pour les soirées à la porte. Les gens sont branchés et avisés, ils ont tout vu. Ce que David Letterman a fait avec l’émission de talk-show, Twin Peaks l’a fait avec le drame. C’est un autre domaine maintenant, avec le câble et tout, et ils doivent rivaliser. » »

 John Ritter dans une interview de juillet 1990 prédisant le rôle de la mini-série sur le marché télévisuel

Hollywood a considérablement accru son intérêt pour les adaptations à l'écran des œuvres de King après le succès au box-office de Simetierre, et plusieurs adaptations sont entrées en développement[10]; à cette époque, ABC avait acquis les droits d'une mini-série télévisée de Ça et avait donné son feu vert pour en faire une mini-série de huit à dix heures. L’une des raisons, selon Lawrence D. Cohen, était que c’était « l’âge d’or des chaînes de télévision adaptant de longs romans pour la télévision »[11]. Allen Sabinson, directeur des films d'ABC, a expliqué qu'ils avaient choisi de produire Ça parce qu'un précédent film basé sur une histoire de King sur des enfants, Stand by Me, avait été un succès[12]. Les producteurs se sont également concentrés sur les aspects dramatiques de l'histoire[12], car la plupart des téléspectateurs étaient attirés par les productions dramatiques durant les années 1990[13].

« Il » est revenu a été réalisé à une époque où le paysage télévisuel évoluait légèrement vers des styles inhabituels, comme en témoigne la popularité d'émissions telles que Twin Peaks et Les contes de la crypte de David Lynch[14]. Twin Peaks était constamment mentionné dans les discussions entre les acteurs et l'équipe de tournage durant la productian[14]. Tommy Lee Wallace a affirmé, « Cela a attiré l’attention de tous sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de ressembler à tout le reste pour réussir. On peut innover – pas forcément avec de la violence extrême ou de la nudité – mais simplement en étant différent et étrange, ce que j’essaie certainement d’apporter à Ça. »[14] Dans le même temps, CBS prenait des risques similaires avec le film d'horreur Psychose 4, diffusé le même mois que « Il » est revenu et mettant également en vedette Olivia Hussey, qui jouait Audra dans la mini-série[14].

Développement

modifier
George A. Romero devait initialement réaliser « Il » est revenu, mais des conflits d'emploi du temps et la réduction de la durée de la mini-série l'ont incité à se retirer du projet.

George A. Romero avait initialement été engagé pour réaliser le projet, qui à l'époque prévoyait une série de huit à dix heures diffusée sur quatre blocs de deux heures[11]. Le , ABC annonça que la mini-série durerait six heures et serait réalisée par Romero, sans distribution prévue[15]. Une annonce de publiée dans le Houston Chronicle indique que la minisérie devait initialement se dérouler dans une « petite ville du Massachusetts » au lieu de Derry[16].

Dans une interview publiée en janvier 1990, Dan Doran d'ABC a décrit le projet comme un « projet de développement à long terme, et il ne s'agit même pas encore d'un engagement ferme à 100 % »[10]. Il a également révélé que l’implication de Romero était « provisoire »[10]. Cependant, Romero s'est décrit comme étant incroyablement impliqué dans le projet : « J'ai travaillé avec les spécialistes des effets spéciaux. J'ai fait des storyboards. Je dois avoir des milliers de pages de scripts et de notes. » Cependant, un conflit d'horaire avec son remake de 1990 de La Nuit des morts-vivants[17] l'a contraint à quitter le projet juste après qu'ABC ait réduit la durée de la mini-série à quatre heures[18]. Son départ l’a d’abord contrarié car cela lui a rappelé son éviction de Simetierre[17]. Cependant, il a déclaré en 1993 qu'il appréciait son congé, estimant que la réduction de la durée diminuait l'« impact » probable du produit final de la mini-série[18]. Les producteurs craignaient également que Romero ne rende la mini-série trop violente pour la télévision[19].

Les producteurs ont « perdu leur courage » face à la quantité de travail que représenterait la réalisation d'une mini-série de huit à dix heures[11]. Ainsi, ABC l'a condensé en une série en trois parties, avant de la transformer peu après en une mini-série en deux parties une fois que Tommy Lee Wallace a été engagé pour la réaliser après avoir lu une ébauche de la première partie du scénario de Cohen[11].

Scénario

modifier

Cohen, qui avait précédemment écrit l'adaptation cinématographique de Carrie en 1976, a été engagé pour écrire « Il » est revenu, recevant un manuscrit du roman qui a été envoyé à son appartement new-yorkais en 1986 avant que le livre ne soit publié[11]. Bien que King ait reçu plusieurs versions du scénario envoyées par Cohen, il n'a eu que peu ou pas d'implication dans l'écriture de la mini-série[11]. Dans ses premières versions, Cohen rejetait le format de flashback du livre, où la première nuit montrerait les Losers enfants et la seconde partie adultes[20]. Il avait initialement prévu d'évoquer la forme d'araignée dans la première partie lorsque Ça était frappé par la pierre, mais l'idée a été abandonnée[11]. Cohen a également initialement écrit le deuxième épisode comme, selon Wallace, « un mélodrame très intérieur » qui différait fortement du roman et dans lequel Tom Rogan jouait un rôle beaucoup plus important dans l'intrigue[11].

Lors de la lecture du brouillon de Cohen, Wallace a d'abord évité de lire le livre afin d'en avoir un avis objectif : « Je savais que j'avais affaire à des personnes qui avaient été intimement impliquées dans le livre pendant des années. »[21] Après avoir remarqué de nombreux problèmes dans le scénario, notamment dans la deuxième partie[11], Wallace a proposé à Cohen de réécrire ses brouillons ; cependant, cela aurait nécessité que Cohen fasse un voyage de trois semaines sur le lieu de production de la mini-série à Vancouver, ce que son emploi du temps ne lui permettait pas[21] car il était impliqué dans d'autres projets[11]. Cela a conduit Wallace à devoir réécrire lui-même le scénario et à utiliser le livre comme référence, ce qui a permis de corriger tous les problèmes des brouillons originaux[21]. Comme l'a expliqué Wallace, « l'une des choses que j'ai apportées à ma réécriture, je crois, a été de condenser autant que possible ce qui était mémorable dans le livre. » Il a ajouté la structure de flashback du livre au scénario et s'est assuré que le scénario de la deuxième partie « conserve une partie du rythme » de la première[21].

Choix des acteurs

modifier

« Au début, j’étais un peu intimidé par mon casting de stars, mais mes craintes étaient infondées – ils se sont tous révélés être des joueurs d’équipe généreux et solidaires. Les enfants acteurs ont été bien plus difficiles [...] Je suis particulièrement fière des duos adulte/enfant, car je pense que nous avons vraiment fait Des choix astucieux et j’ai eu beaucoup de chance en rendant crédible que ce groupe de sept enfants soit devenu ce groupe de sept adultes, ce qui n’est pas une mince affaire. »

 Tommy Lee Wallace

L'ensemble principal de la mini-série comprend des acteurs qui n'étaient pas très connus dans le genre de l'horreur, tels que John Ritter, Tim Reid, Harry Anderson et Tim Curry[14]. La seule expérience précédente de Curry dans le domaine de l'horreur était dans la série télévisée Les Contes de la crypte ; et celle d'Anderson dans le genre comprenait un épisode de la série[14] ainsi que ses spectacles de magie, où il mangeait des animaux vivants, se mettait un clou dans le nez et attrapait une balle avec ses dents[22]. Ce casting était considéré comme inhabituel pour une production d'horreur de l'époque, mais le producteur Jim Green a estimé que c'était afin d'attirer un public plus facilement effrayé parmi les spectateurs occasionnels[14]. La majorité des acteurs adultes du film, dont Ritter, Dennis Christopher, Reid et Anderson, ont été choisis personnellement par Tommy Lee Wallace et Lawrence D. Cohen pour leurs rôles[11]. Emily Perkins et Marlon Taylor, qui jouaient les jeunes Beverly Marsh et Mike Hanlon, ont été choisis à Vancouver, tandis que Seth Green et Jonathan Brandis ont été choisis à Los Angeles pour les rôles des jeunes Richie Tozier et Bill Denbrough[11].

Changements par rapport au roman

modifier

Étant donné la longueur du roman de King, qui compte 1 138 pages[23], une grande partie du contenu a été omise du scénario de 215 pages de Cohen[22], y compris des intrigues secondaires concernant la vie personnelle des personnages adultes et une scène dans laquelle les jeunes membres masculins du Club des Ratés perdent chacun leur virginité avec Beverly[11]. Les thèmes de l'amitié et de la loyauté ont été déformés dans la mini-série afin de plaire aux téléspectateurs non amateurs de séries d'horreur[14].

Annette O'Toole a admis ne pas apprécier la suppression de la scène d'orgie des Ratés et a affirmé : « C'était leur plus grand lien les uns avec les autres – elle pensait qu'ils allaient tous mourir, et c'était un cadeau qu'elle faisait à chacun d'eux, et je trouvais que c'était le plus beau, le plus généreux des cadeaux remplis d'amour, et cela les liait tous d'une manière si extraordinaire. »[24] Cohen a admis rétrospectivement qu'il aurait souhaité pouvoir écrire une fin différente de celle du roman : « Si je devais recommencer, mon instinct serait de trouver un moyen de faire affronter les adultes à Ça d'une autre manière, dans toute sa gloire métamorphique. »[11]

Un changement majeur que King n'appréciait pas mais avec lequel il devait composer était la diminution de la profondeur des personnages principaux, en particulier Richie Tozier, qui est passé d'un disc-jockey de Los Angeles à un comédien de télévision[25]. Il a trouvé que la version de Richie dans la minisérie n'avait que deux dimensions : « salaud » et « une sorte de Buddy Hackett au grand cœur »[25]. Cependant, Wallace et Cohen ont conservé la centralité de Ça dans le roman source ; comme le note le spécialiste du cinéma Tony Magistrale dans Hollywood's Stephen King affirme : « le téléfilm conserve l'association entre le monde adulte de Derry et Ça [qui] est encore renforcée par le choix magistral d'un clown de carnaval comme symbole unificateur des différentes créatures représentant le monstre »[26].

Production

modifier

Tournage

modifier

 

« Nous avions vraiment l’impression d’être à Derry. Toutes les activités extérieures ont été faites à Stanley Park et je me souviens avoir été étonné que ce soit si boisé et si éloigné. »

 Brandon Crane[27]

Le Lagon Perdu a servi de lieu de tournage pour la scène du capitaine Hanscom dans la mini-série.

Le tournage de la mini-série a eu lieu sur une période de trois mois durant l'été à Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada[22],[28]. Jim Green a fixé un budget à 12 000 000 $, le double du budget habituel d'un téléfilm[29], pour donner à « Il » est revenu l'allure d'un grand film[12]. Les lieux de tournage à Vancouver comprenaient le Parc Stanley, le Lac Beaver et le couvent de l'école secondaire Saint Thomas Aquinas au nord de Vancouver[30]. La centrale hydroélectrique du lac Buntzen, en particulier, a été utilisée comme station d'épuration dans la mini-série[31].

Pour la scène d'ouverture où Laurie Winterbarger est dévorée par Ça, les plans de Simmons ont été réalisés en l'absence de Curry sur le plateau ; Wallace se tenait dans la buanderie du jardin et lui donnait des instructions simples sur les émotions à exprimer[32]. Cependant, elle a tout de même rencontré Curry lors de lectures et dans sa loge après le tournage : « alors que je marchais sur le trottoir, Tim est passé devant moi dans son costume de clown complet — maquillage compris. Il s'est tourné vers moi et m'a dit "Salut !" d'une voix très amicale, mais ça m'a quand même fait une peur bleue ! »[32] De même, la scène où Patti Uris découvre son mari mort dans la baignoire (tournée le premier jour de tournage) impliquait qu'Uris ne soit pas sur le plateau pour les prises de vue de la réaction de Caitlin Hicks[33]. La séquence du capitaine Hanscom dans la première partie a été tournée au Lagon Perdu, ce qui impliquait Steve Makaj sur une plateforme juste sous la surface de l'eau pour donner l'illusion que le personnage se tenait sur l'eau[34]. Les plans du cadavre du capitaine ont été réalisés en l'absence de Brandon Crane sur le plateau[35].

Plusieurs scène du tournage furent dites comme difficile à tourner. La scène où le ballon rempli de sang explose dans la salle de bain de Beverly a nécessité plusieurs prises en raison de la difficulté à obtenir le bon timing de l'explosion[11]. La scène du théâtre a nécessité de nombreuses prises et beaucoup d'attente, alors Curry est monté sur scène et a diverti les jeunes figurants avec des chansons, tous ignorant qu'il jouait un personnage de monstre dans la mini-série[31]. Le tournage de la dernière scène dans les égouts a été difficile pour les acteurs adultes, car ils ont dû faire face à une zone remplie de rouille probablement infectée par le tétanos[31]. La scène finale avec Bill et Audra Denbrough a nécessité des jours de répétition, une scène de bibliothèque avec tous les acteurs adultes a entraîné quelques blessures légères en raison du nombre d'objets qui volaient au hasard dans les lieux, tandis que la scène de l'album photo où Ça prend vie a été la scène la plus difficile à tourner pour Wallace[31].

Réalisation

modifier
Tommy Lee Wallace avait déjà travaillé avec John Carpenter (photo ci-contre), et une grande partie de la mise en scène de Wallace pour « Il » est revenu a été inspirée par le travail de Carpenter.

Pour expliquer pourquoi la réalisation d'une adaptation cinématographique d'une histoire de King était difficile, Wallace a résumé : « Stephen King maîtrise tellement bien le langage qu'il peut rendre presque n'importe quoi incroyablement effrayant. Certaines images de King se transposent au cinéma. D'autres sont simplement éthérées, comme de la fumée. »[22]

Une grande partie de la réalisation de Wallace a été influencée par les films sur lesquels il a travaillé avec John Carpenter, tels que Halloween : La Nuit des masques et The Fog[31]. Il a pris plusieurs décisions techniques et de mise en scène juste pour rendre chaque scène plus effrayante ou plus étrange[31]. Ces techniques incluaient des astuces de caméra comme la scène du restaurant chinois filmée avec une caméra à main et des plans où Ça traverse des tuyaux filmés comme s'ils étaient de son point de vue, une décision inspirée par les expériences passées de Wallace travaillant avec Carpenter[31].

La séquence du restaurant chinois a été tournée en une seule prise et les acteurs ne savaient pas ce qui allait se passer afin que « nos expressions soient toutes réelles », a expliqué Reid[11]. Comme l’expliquait Wallace, « la scène du biscuit de fortune est un exemple de la façon d’obtenir un pouvoir d’épouvante considérable à partir d’effets spéciaux relativement modestes et à petit budget. Une table truquée, des marionnettistes en dessous, une poignée de petits biscuits effrayants, un groupe de personnages pris par surprise. Tout reposait sur les détails. »[11]

En ce qui concerne la scène de Mme Kersh, Wallace a placé plusieurs détails anecdotiques, comme les dents pourries de Mme Kersh, semblables à celles de Ça, pour donner au public un indice sur ce qui se tramait ; la scène se termine également avec Beverly Marsh au milieu de la rue, sans figurants intentionnels aux alentours, afin d'accentuer l'atmosphère angoissante[31]. Wallace a également choisi de rendre le mobilier de la maison de Stanley Uris étrange pour signifier que quelque chose n'allait pas chez ce personnage[31].

Effets spéciaux

modifier

La société d'effets spéciaux Fantasy II de Gene Warren était en plein travail sur Predator 2 lorsqu'ABC a confié à la société la tâche de travailler sur « Il » est revenu avec un délai de 12 semaines[36]. L'équipe des effets spéciaux de la mini-série comprenait Warren, qui s'occupait des effets visuels[37], Bart Mixon, qui coordonnait les effets de maquillage[37] et les lumières mortes animées de Pennywise[38], Jo-Anne Smith, qui avait précédemment travaillé sur le maquillage de Curry pour son rôle dans Legend[39], Salty Ray, J.C. Matalon, et l'équipe des effets spéciaux de Fantasy II dirigée par le fils de Warren, Gene Warren Jr., et comprenant Jim McLoughlin, Aaron Sim, Brent Baker, Norman Cabrera et Joey Orosco[37]. Fantasy II avait auparavant travaillé sur un long métrage également réalisé par Wallace : Vampire, vous avez dit vampire ? 2 et sur une autre adaptation de King nommée Pet Sematary[37].

La majorité des effets spéciaux ont été réalisés pratiquement sans modification numérique[11], comme pour l'utilisation de marionnettistes pour animer les biscuits de fortune dans la scène du restaurant chinois[31]. Certaines scènes ont été réalisées avec l'animation par remplacement, une technique d'animation similaire à l'animation image par image[11]. Une animation de remplacement a été utilisée pour le moment où Ça est sorti de la canalisation, a tué Belch dans les égouts et a fait un saut périlleux en l'air[31]. De nombreux effets que Wallace avait prévu d'utiliser lors du storyboard n'ont pas été retenus dans la version finale pour des raisons budgétaires, comme les racines qui s'enroulent autour de Pennywise lors de sa rencontre fantomatique avec les Losers adultes dans les égouts[31]. Lindsay Craig, une artiste qui gagnait sa vie en réalisant des accessoires pour le cinéma et la télévision, a créé une partie du sang pour Ça en utilisant du colorant alimentaire, de l'eau et du méthacyle[22].

Bien que son repaire abrite de nombreux humains en cocon, Sally Ray et JC Matalon n'en ont sculpté que six, quatre enfants et deux adultes, pour les gros plans[40].

Pour respecter les délais, Mixon a divisé l'équipe de conception de chaque créature de Ça en quatre artistes : « Chaque artiste bénéficiait d'une grande liberté dans ses créations, avec des interventions occasionnelles de Warren ou de moi-même pour nous assurer que nous respections la vision de Wallace. »[34]

Accueil et critiques ultérieures

modifier

Aux États-Unis, « Il » est revenu est diffusé sur la chaîne ABC comme un téléfilm en deux parties le 18 et le [41],[42]. La première partie a été vue par 17,5 millions de téléspectateurs (soit 18,5 % de parts d'audience)[41], tandis que la seconde partie par 19,2 millions de téléspectateurs (soit 20,6 % de parts d'audience)[42].

Il est considéré rétrospectivement comme un grand succès voire un téléfilm culte[43] qualifié parfois d'une des meilleures adaptations de Stephen King[44]. La prestation de Tim Curry est particulièrement saluée[45],[46]. Le téléfilm est néanmoins parfois considéré comme ayant mal vieilli, une adaptation trop édulcorée avec trop de libertés prises avec le livre[47]. Suite à la sortie des films Ça d'Andrés Muschietti en 2017 des comparaisons[48] sont souvent faites entre ces deux œuvres, qui préfèrent généralement à la version de Tommy Lee Wallace cette adaptation cinématographique des mêmes livres[49],[50],[51].

Distinctions

modifier

Entre 1991 et 2006, « Il » est revenu a été sélectionné cinq fois dans diverses catégories et a remporté trois récompenses[52].

Récompenses

modifier
  • Primetime Emmy Awards 1991 : Primetime Emmy de la réalisation exceptionnelle en composition musicale d'une mini-série pour Richard Bellis
  • American Cinema Editors 1991 : Eddie Award du meilleur épisode édité d'une mini-série télévisée pour Robert F. Shugrue et David Blangsted
  • Online Film & Television Association 2006 : OFTA Film Hall of Fame pour les programmes de télévision

Nominations

modifier
  • Primetime Emmy Awards 1991 : montage exceptionnel pour une mini-série - Production d'une seule caméra pour Robert F. Shugrue et David Blangsted
  • Young Artist Awards 1991 : meilleur jeune acteur dans un téléfilm, un pilote ou un spécial pour Brandon Crane

Autour de la mini-série

modifier

Editions en vidéo

modifier
  • VHS : sortie en France en 1991 en location puis en 1992 en vente jusqu'en 2000 sur une bande de 3 heures
  • DVD : sortie en France chez Warner Home Vidéo le avec un nouveau doublage, il n'y a que les comédiens Jacques Ciron, Jean-François Vlérick, Hervé Rey et Céline Monsarrat qui ont refait la version française, les autres acteurs n'ont pas la même voix que sur le doublage VHS (en raison notamment du décès de Sady Rebbot en 1994). Denis Boileau, lui, change de rôle pour ce redoublage. Le DVD est recto/verso : 1re partie face A, et 2e partie face B et au format 1.85:1 panoramique 16/9[53].
  • Blu-Ray : sortie en France le en Édition limitée Steelbook avec le redoublage de 2003 et ressortie en France le avec un nouveau visuel, mais toujours avec le redoublage de 2003. Le format vidéo des Blu-ray est le format original de la VHS du téléfilm, le 4/3.

Autre adaptation

modifier

Une adaptation cinématographique, en préparation entre 2011 et 2015, devait être réalisée par Cary Joji Fukunaga. Cependant, début 2015, Fukunaga préfère jeter l'éponge après des restrictions budgétaires[54]. Le projet est finalement repris par Andrés Muschietti et Ça sort en 2017, suivi d'un Chapitre 2 deux ans plus tard[55].

En 2025, Andrés Muschietti réalisera Welcome to Derry, une série télévisée qui se veut être une préquelle aux films Ça et Ça : Chapitre 2.

Notes et références

modifier
  1. La signalétique TV-G signifie que la plupart des parents peuvent considérer ce programme comme approprié pour les enfants.
  2. La signalétique TV-14 signifie que le programme contient des éléments que les parents peuvent considérer inappropriés pour les enfants âgés de moins de 14 ans.
  3. Classification notée sur le verso de la jaquette du DVD Zone 2.

Références

modifier
  1. Fiche sur le site Allociné.
  2. 1 2 « Société de Production / Sociétés de distribution » ((en) sociétés de production et de distribution), sur l'Internet Movie Database (consulté le 28 juin 2020).
  3. « Casting du film Ça - Il est revenu », sur Allociné (consulté le ).
  4. « « Il » est revenu » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database (consulté le 28 juin 2020).
  5. « « Il » est revenu » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database (consulté le 28 juin 2020).
  6. « Parents Guide » ((en) guide parental), sur l'Internet Movie Database (consulté le 28 juin 2020).
  7. « Ça (mini-série télévisée 1990) », sur www.imdb.com (consulté le )
  8. « Fiche du doublage français du téléfilm », sur RS Doublage.
  9. « Fiche du doublage français du téléfilm », sur AlloDoublage (consulté le ).
  10. 1 2 3 Wood 1990a, p. 4.
  11. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 Alter, « Back to Derry: An Oral History of 'Stephen King's It' » [archive du ], Yahoo!, (consulté le )
  12. 1 2 3 Mike Hughes, « From 'The Waltons' to Horror », USA Today,
  13. Diane Holloway, « 1990 not a banner TV year », Austin American-Statesman, , p. 7
  14. 1 2 3 4 5 6 7 8 Matt Roush, « Hair-raising television;Scaring the small screen from its shell », USA Today, , p. 1D
  15. Diane Holloway, « 'Final Days' and 'Challenger' lead ABC's movie list », Austin American-Statesman, , F11
  16. Ann Hodges, « 'ABC jumps back into TV movie miniseries game », Houston Chronicle, , p. 6
  17. 1 2 Wood 1990, p. 9.
  18. 1 2 Kuehls, « George Romero's Half of the Story », Fangoria, no 123, , p. 29
  19. « 11 Creepy Facts About Stephen King's 'It' » [archive du ], Diply (consulté le )
  20. Wood 1990, p. 9–10.
  21. 1 2 3 4 Wood 1990, p. 10.
  22. 1 2 3 4 5 Kit Boss, « Life on the 'It' Set: Bogus Blood and Sanguine Stars », The Seattle Times, , F5
  23. Graham-Dixon, « Why Stephen King's IT scares off film-makers », The Guardian, (consulté le )
  24. SciFiNow Annual 2015, p. 162.
  25. 1 2 « At Last! King Speaks », Fangoria, no 99, , p. 22
  26. Tony Magistrale, Hollywood's Stephen King, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-0-312-29321-5, lire en ligne Accès limité), 185
  27. SciFiNowl 2015, p. 162.
  28. Broeske, Pat H., « Producers scare up 5 more King films », Los Angeles Times, , p. D6 (lire en ligne [archive du ], consulté le ) Accès libre
  29. Mal Vincent, « This is 'It': Stars Develop Camaraderie Central to Stephen King's Plot », The Roanoke Times, , E1, E3 (lire en ligne, consulté le )
  30. Newton, Steve, « Horror in Vancouver: Stephen King's evil clown stalks Stanley Park in 1990 », The Georgia Straight, (consulté le )
  31. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 « It (1990) – Trivia », IMDb (consulté le )
  32. 1 2 Campopiano, « Get With IT, Part 1: Catching Up with Pennywise's First Victim Actress Chelan Simmons », Dread Central, (consulté le )
  33. Campopiano, « Get With IT, Part IV: The Widow of Stanley Uris Speaks », Dread Central, (consulté le )
  34. 1 2 Campopiano, « Get With IT, Part 3: The Return of the Ghost of Mr. Hanscom », Dread Central, (consulté le )
  35. SciFiNow Annual 2015, p. 163.
  36. Mixon 1991, p. 27.
  37. 1 2 3 4 Newton 1990, p. 55.
  38. Bruce Westbrook, « He's not scary, he's my brother: Twins find Hollywood frightful fun », Houston Chronicle, , p. 10
  39. « It Pays to be Pennywise », Fangoria, no 99, , p. 28
  40. Mixon 1991, p. 28.
  41. 1 2 Deborah Hastings, « TV movies score big in Nielsen ratings », The Times-News, , p. 12 (lire en ligne, consulté le ).
  42. 1 2 Deborah Hastings, « ABC posts first ratings win of the season », The Times-News, , p. 10 (lire en ligne, consulté le ).
  43. « Décryptage: « Ça » : retour sur un phénomène culte - TroisCouleurs », (consulté le )
  44. « Ca : 'Il' est Revenu | La critique sur Horreur.net », sur Horreur.net, (consulté le )
  45. « ÇA : IL EST REVENU – Regard critique », sur regard-critique.fr (consulté le )
  46. « Faut-il revoir "Ça" à la télévision ? », sur France Inter, (consulté le )
  47. Antoine Mournes, « Rétro Stephen King : Ça - "Il" est revenu, un téléfilm de Tommy Lee Wallace », sur LeMagduCiné, (consulté le )
  48. « IT VS ÇA (1990/2017), Tommy Lee Wallace VS Andrés Buscietti », (consulté le )
  49. Rick, « [Film] Ça, de Andy Muschietti (2017) », sur Dark Side Reviews, (consulté le )
  50. « Ça (2017-2019) vs Il est revenu (1990) : quelle adaptation de Stephen King est la meilleure ? • L'Antre de Bloodwitch », (consulté le )
  51. Lypémanie, « Les deux versions de IT », sur LifeByGirls, (consulté le )
  52. « Distinctions » ((en) récompenses), sur l'Internet Movie Database (consulté le 28 juin 2020).
  53. « Le projet de remake de Ça a du plomb dans l'aile ! », sur Le Nouveau Cinéphile.
  54. Remi Lou, « Ça 2 : chapitre 2 - L'angoisse, c'est Ça », sur le Journal du Geek, (consulté le ).

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • (en) SciFiNow, vol. 2 « Stephen King's It: 25th Anniversary »,  
  • (en) George Beahm, Stephen King from A to Z: An Encyclopedia of His Life and Work, Andrews McMeel Publishing, (ISBN 978-0-836-26914-7, lire en ligne)
  • (en) Bart Mixon, Fangoria Horror Spectacular, vol. 3 « IT" TV FX? OK! »,  
  • Steve Newton, Fangoria, no 98 « Will It Be Bloody »,  
  • (en) Gary Wood, Cinefantastique, vol. 20, no 3 « Stephen King Strikes Back! »,  
  • (en) Gary Wood, Cinefantastique, vol. 21, no 3 « Stephen King's "IT" »,  
  • (en) Gary Wood, Cinefantastique, vol. 21, no 4 « Visualizing Stephen King »,  

Liens externes

modifier