Utilisateur:Liam788/Brouillon
Historique
modifierGenèse et débuts (1898-1945)
modifierLes équipes préalables et les sélections régionales
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Avant la création de la Fédération allemande de football (en allemand : Deutscher Fußball-Bund) (DFB) en 1900 et la tenue du premier match officiel de l'Allemagne en 1908, le football allemand s'organise autour de sélections régionales, parmi lesquelles les équipes prussiennes (surtout berlinoises) occupent une place dominante. Dès 1898, Walther Bensemann[1], l'un des principaux pionniers du football en Allemagne, organise plusieurs rencontres non officielles appelées « Ur-Länderspiele »[2],[3]. Entre 1898 et 1901, sept matchs sont disputés, notamment deux contre des équipes parisiennes en décembre 1898 (victoires 7-0 et 2-1) et cinq contre des formations anglaises[2]. Ces rencontres, souvent composées majoritairement de joueurs prussiens, ne sont pas reconnues comme des matchs internationaux officiels par la DFB, mais elles constituent les véritables prémices du football international allemand. L'équipe de Prusse, bien qu'elle n'ait jamais existé en tant que sélection nationale formelle et permanente, sert donc de base principale à ces premières expérimentations internationales[4].
« Nous soumettons humblement au nom des clubs les plus importants du football berlinois que pour la première fois une équipe allemande composée de toutes les régions d’Allemagne a remporté aujourd’hui à Paris une victoire 7-0 contre un excellent club français ! Vos joueurs de football, qui s’entraînent sur le Tempelhofer Feld, jurent à Votre Majesté de se tenir prêts, où que ce soit, avec leurs biens et leur sang pour l’Empereur et l’Empire[5]. »
— Georg Demmler
Création de la DFB et premières années (1900-1914)
modifierLa Deutscher Fußball-Bund (DFB) est officiellement fondée le à Leipzig[6],[7]. Dès sa création, la fédération affiche l'objectif de mettre en place une « équipe nationale permanente », mais des problèmes de financement, d'organisation et de coordination entre les associations régionales retardent fortement sa concrétisation. Il faut ainsi attendre le pour que l'Allemagne dispute son premier match international officiel, contre la Suisse à Bâle (défaite 3-5)[8],[9]. Durant cette période de transition, les sélections régionales — et tout particulièrement ceux de Prusse[note 1] — continuent de jouer un rôle prépondérant, servant souvent de base à la sélection naissante. De nombreux joueurs prussiens deviennent les premiers internationaux allemands[7].
Ces premières années sont marquées par de grandes difficultés organisationnelles. Les joueurs sont parfois informés de leur sélection par les journaux avant de recevoir une convocation officielle, les déplacements sont chaotiques et le système de nomination repose sur des quotas par associations régionales, ce qui empêche souvent de sélectionner les meilleurs joueurs. Malgré ces obstacles, l'Allemagne obtient sa première victoire officielle le contre la Suisse (1-0 à Karlsruhe)[10]. La sélection participe aux Jeux olympiques de 1912 à Stockholm, où elle signe le plus large succès de son histoire en battant la Russie 16-0 (dont dix buts inscrits par Gottfried Fuchs)[11], avant d'être éliminée par l'Autriche (1-5)[12] et la Hongrie (1-3)[13]. Ces années de tâtonnement permettent néanmoins au football allemand de structurer ses compétitions régionales, notamment le championnat d'Allemagne du Sud (Süddeutsche Fußball-Union), et de développer progressivement une identité footballistique encore très influencée par le style britannique.
- Walther Bensemann (1896)
- L'équipe nationale allemande à Paris en décembre 1898.
- Une sélection prussienne en 1910
- La première équipe allemande officielle lors de son match contre la Suisse en 1908
- L'équipe allemande, vainqueur 16-0 face à la Russie aux Jeux olympiques de 1912
- Gottfried Fuchs, auteur de dix buts lors du match contre la Russie
L'entre-deux-guerres (1919-1939)
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Après la défaite allemande lors de la Première Guerre mondiale, les relations politiques tendues en Europe se répercutent sur le football[14]. La DFB reste exclue des compétitions internationales pendant plusieurs années. La Suisse est la première nation à accepter de jouer contre l’Allemagne en 1920, malgré les menaces de boycott de la part du Royaume-Uni, de la France et de la Belgique[14]. Lorsque la Suisse maintient sa position, l’Angleterre demande l’exclusion de l’Allemagne à la FIFA[14]. Devant le refus de cette dernière, l’Angleterre quitte temporairement la FIFA. Les premiers matchs contre d’anciens adversaires de guerre restent rares : l’Italie est le premier ancien ennemi à affronter l’Allemagne en 1923, suivie par l’Écosse en 1929. Jusqu’alors, l’équipe allemande ne joue principalement que contre des nations neutres (Pays-Bas, Suède, Norvège)[14],[15].
Dans les années 1930, sous la direction d'Otto Nerz puis de Sepp Herberger à partir de 1936, l'Allemagne progresse nettement. Elle atteint la troisième place de la Coupe du monde 1934 en Italie, éliminée en demi-finale par la Tchécoslovaquie (3-1)[16] avant de battre l'Autriche (2-3) pour la troisième place[17]. Le régime nazi instrumentalise de plus en plus le football à des fins de propagande, notamment après les Jeux olympiques de Berlin en 1936. La sélection adopte un style de jeu plus physique et direct. En 1938, à la suite de l'Anschluss, plusieurs joueurs autrichiens intègrent l'équipe allemande malgré l"avis contraire de Sepp Herberger[18]. Malgré ces renforts, la « Grande Allemagne » est éliminée dès le premier tour de la Coupe du monde 1938 en France par la Suisse (après un match d'appui)[19]. La Seconde Guerre mondiale met fin à cette période.
La période nazie et la Seconde Guerre mondiale
modifierDès l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en 1933, le football est mis au service de la propagande du régime nazi. La DFB perd progressivement son autonomie au profit des organisations sportives nationales-socialistes. Les joueurs et dirigeants juifs sont exclus des clubs et de la sélection conformément aux lois raciales du régime[20].
Sous la direction d'Otto Nerz puis de Sepp Herberger, la Mannschaft obtient quelques résultats notables, dont une victoire historique 8-0 contre le Danemark le 16 mai 1937 à Breslau. Cette équipe, restée célèbre sous le nom de « Breslau XI », devient un symbole de la puissance sportive allemande de l'époque[21],[22]. Après l'Anschluss de mars 1938, plusieurs internationaux autrichiens sont intégrés à la sélection pour former une « Grande Allemagne ». Malgré cet apport, l'équipe est éliminée dès le premier tour de la Coupe du monde 1938 face à la Suisse[23].
Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, les matchs internationaux se raréfient. L'Allemagne continue néanmoins de jouer quelques rencontres contre des nations alliées ou neutres jusqu'en 1942. Le dernier match de la période nazie a lieu le contre la Slovaquie (victoire 5-2)[24]. Après la capitulation du Reich en 1945, la DFB est dissoute par les Alliés et la sélection nationale cesse toute activité jusqu'à sa réactivation progressive à partir de 1949-1950.
L'après-guerre et l'ère Sepp Herberger (1949-1964)
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Reconstruction et premiers pas
modifierAprès la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne est en ruines et la DFB est dissoute par les Alliés. La fédération ouest-allemande est refondée en 1949 à Stuttgart. En raison des restrictions imposées par les Alliés, l'équipe d'Allemagne de l'Ouest ne dispute son premier match officiel qu'en 1950, une victoire 1-0 contre la Suisse à Stuttgart[25].
Sous la direction de Sepp Herberger, qui reprend les rênes de la sélection en 1950, l'Allemagne renoue progressivement avec le haut niveau malgré les conditions matérielles et morales difficiles. Herberger, déjà sélectionneur avant-guerre, reconstruit patiemment une équipe en s'appuyant sur une nouvelle génération de joueurs issus des clubs de l'Ouest. Un premier signe encourageant arrive aux Jeux olympiques de 1952 à Helsinki : l'Allemagne de l'Ouest se qualifie pour le tournoi et atteint les demi-finales, terminant finalement à la quatrième place après une défaite contre la Suède. Ce parcours olympique marque le retour officiel de l'Allemagne sur la scène internationale et permet à Herberger de tester et de consolider son groupe. Les résultats continuent de s'améliorer au fil des matchs amicaux, passant progressivement des oppositions contre des nations voisines à des rencontres plus prestigieuses. Cette période de reconstruction culmine en 1954 avec la qualification pour la Coupe du monde en Suisse, où l'équipe va créer l'une des plus grandes surprises de l'histoire du football.
1954 : Le Miracle de Berne
modifierLa Coupe du monde 1954, organisée en Suisse, marque le véritable retour de l'Allemagne sur la scène internationale[13]. Dirigée par Sepp Herberger, l'équipe ouest-allemande se présente avec un statut d'outsider. Elle est placée dans un groupe difficile comprenant la Turquie, la Hongrie et la Corée du Sud. Après une défaite inaugurale face à la Hongrie (3-8)[26], considérée comme l'une des meilleures équipes du monde à l'époque (les « Magyars d'or »), l'Allemagne se relève en battant la Turquie (4-1)[27] puis à nouveau la Turquie lors d'un match d'appui (7-2)[27], se qualifiant pour les quarts de finale.
En quart de finale, elle élimine la Yougoslavie (2-0)[28], puis bat l'Autriche (6-1) en demi-finale. , à Berne, se déroule la finale tant attendue contre la Hongrie. Menés 0-2 après seulement huit minutes de jeu, les Allemands, menés par le capitaine Fritz Walter et portés par des joueurs comme Helmut Rahn, Max Morlock et Toni Turek, parviennent à revenir au score (2-2) avant que Helmut Rahn ne marque le but de la victoire à la 84e minute (3-2)[29]. Cette victoire, obtenue sous une pluie torrentielle, entre immédiatement dans la légende sous le nom de « Miracle de Berne » (en allemand : Das Wunder von Bern)[29],[30].
Au-delà de l'exploit sportif, cette victoire a une portée symbolique immense pour l'Allemagne de l'Ouest. Moins de dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle devient un moment fondateur de l'identité nationale ouest-allemande, symbolisant le redressement et le retour au premier plan du pays. Sepp Herberger et ses joueurs sont accueillis en héros à leur retour. Cette première étoile reste aujourd'hui encore l'un des moments les plus emblématiques de l'histoire du football allemand.
- 11 Allemands en final de 1954
- Fritz Walter avec Puskas
- But victorieux allemand de Helmut Rahn
- Fritz Walter recevant le trophée
- Le Weltmeisterzug (en français : train des Champions du monde).
- Monument célébrant le titre de champion du monde 1954.
1958-1966 : Confirmation et finale de 1966
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Après son titre mondial surprise de 1954, l'Allemagne confirme son statut de grande nation du football lors des années suivantes, même si elle ne parvient pas immédiatement à réitérer son exploit. À la Coupe du monde 1958 en Suède, les Allemands, toujours entraînés par Sepp Herberger, terminent à la quatrième place. Ils sont éliminés en demi-finale par la Suède (1-3)[31], puis perdent le match pour la troisième place contre la France de Just Fontaine[32]. Cette édition marque la fin progressive de la génération de 1954 et le début d'une transition[33].
Les années 1960 voient l'émergence d'une nouvelle génération talentueuse, emmenée par des joueurs comme Uwe Seeler, Karl-Heinz Schnellinger, Helmut Haller et le jeune Franz Beckenbauer. Sous la direction de Herberger puis de Helmut Schön à partir de 1964, l'Allemagne continue de progresser. Elle atteint les quarts de finale de la Coupe du monde 1962 au Chili (éliminée par la Yougoslavie)[34].
Le point culminant de cette période intervient lors de la Coupe du monde 1966 en Angleterre. L'Allemagne réalise un excellent parcours et atteint la finale au Wembley Stadium face à l'équipe hôte. Le match, resté célèbre, voit l'Angleterre l'emporter 4-2 après prolongation, notamment grâce au but controversé de Geoff Hurst (le fameux « but fantôme (But de Wembley) » à la 101e minute)[35]. Malgré cette défaite en finale, cette édition marque la confirmation définitive de l'Allemagne de l'Ouest comme une puissance majeure du football mondial. Franz Beckenbauer, alors âgé de 20 ans, s'impose comme l'une des stars du tournoi, tandis qu'Uwe Seeler termine parmi les meilleurs buteurs. Cette finale de 1966 reste l'une des plus disputées de l'histoire et annonce l'entrée dans l'ère dorée des années 1970[36].
L'âge d'or : l'ère Helmut Schön (1964-1978)
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1970 : La génération dorée émerge
modifierL'arrivée d'Helmut Schön comme sélectionneur en 1964 marque le début de l'âge d'or du football ouest-allemand. Ancien adjoint de Sepp Herberger, Schön construit patiemment une équipe autour d'une génération exceptionnelle de joueurs. Cette équipe atteint son premier pic lors de la Coupe du monde 1970 au Mexique, souvent considérée comme l'une des plus belles éditions de l'histoire.
L'Allemagne de l'Ouest y présente une équipe spectaculaire et offensive, emmenée par Franz Beckenbauer, Gerd Müller (surnommé « der Bomber »), Günter Netzer, Uwe Seeler et Wolfgang Overath. Après un parcours impressionnant en phase de groupes, elle livre en quart de finale l'un des matchs les plus mémorable de l'histoire du football contre l'Angleterre. Menée 0-2, l'Allemagne remonte au score et l'emporte 3-2 après prolongation grâce à un but de Gerd Müller. En demi-finale, elle est battue au terme d'un nouveau match épique par l'Italie (3-4 après prolongation), lors de ce qui restera connu comme le « Match du siècle ». L'Allemagne termine finalement troisième après une victoire contre l'Uruguay (1-0).
Ce Mondial 1970 révèle au grand public une génération dorée ultra-talenteuse, capable de produire un football à la fois technique, offensif et combatif. Bien qu'elle ne remporte pas le titre, cette équipe pose les bases des immenses succès qui vont suivre au cours des années 1970. Franz Beckenbauer, avec son élégance et son intelligence de jeu, et Gerd Müller, avec son redoutable instinct de buteur, deviennent les symboles de cette équipe qui va bientôt dominer le football européen et mondial.
1972 : Premier titre européen
modifierEn 1972, sous la direction d'Helmut Schön, l'équipe d'Allemagne de l'Ouest remporte son premier titre international majeur en s'adjugeant le Championnat d'Europe des nations, organisé en Belgique.
Après une qualification sans difficulté, la sélection ouest-allemande se montre particulièrement dominante lors de la phase finale. En demi-finale, elle bat l'Union soviétique sur le score de 4-1. Le 18 juin 1972, elle dispute la finale contre l'URSS au stade Heysel de Bruxelles et l'emporte 3-0, avec des buts de Gerd Müller (deux fois) et Herbert Wimmer.
Cette victoire constitue le premier trophée officiel de l'histoire de la sélection ouest-allemande. L'équipe de 1972 est considérée comme l'une des plus accomplies de l'histoire du football allemand, grâce à un milieu de terrain créatif (Günter Netzer, Wolfgang Overath), une attaque efficace (Gerd Müller) et une défense solide organisée autour de Franz Beckenbauer, qui évolue en libéro. Ce titre marque le début d'une période de domination du football européen et international pour l'Allemagne de l'Ouest.
1974 : Championne du monde à domicile
modifierOrganisée en Allemagne de l'Ouest, la Coupe du monde 1974 permet à la sélection ouest-allemande d'atteindre son apogée. Après un premier tour difficile où elle termine deuxième de son groupe derrière la République démocratique allemande (à la suite d'une défaite historique 1-0 dans le seul match officiel entre les deux Allemagnes), l'équipe se reprend en phase finale. Dirigée par Helmut Schön et emmenée par Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Günter Netzer et Paul Breitner, elle élimine successivement la Yougoslavie en quart de finale (2-0) et la Pologne en demi-finale (1-0). En finale, le 7 juillet 1974 à Munich, l'Allemagne affronte les Pays-Bas de Johan Cruyff, favoris du tournoi et inventeurs du « football total ». Après un début de match difficile (penalty concédé dès la 2e minute), l'équipe ouest-allemande égalise rapidement par Paul Breitner puis prend l'avantage grâce à Gerd Müller. Elle s'impose finalement 2-1 et remporte sa deuxième Coupe du monde.
Cette victoire à domicile revêt une importance historique majeure. Moins de trente ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle symbolise le redressement complet de l'Allemagne de l'Ouest sur la scène internationale. Le triomphe de 1974 confirme la suprématie d'une génération exceptionnelle qui combine qualités techniques, physiques et tactiques. Franz Beckenbauer, capitaine et libéro, reçoit le Ballon d'or cette année-là, tandis que Gerd Müller termine meilleur buteur de la compétition. Ce titre consacre définitivement l'ère Helmut Schön et fait de l'Allemagne de l'Ouest l'une des toutes premières puissances du football mondial pour les années à venir.
- Match RDA-RFA avec Martin Hoffmann en duel avec Berti Vogts, à gauche Franz Beckenbauer
- Ouverture du score de la Suède contre la RFA par Ralf Edström.
- Finale 1974
- Gerd Muller et Wolfgang Overath avec le trophee
- 11 Allemand champion du monde.
- Muller, Beckenbaeur et Helmut Scholz
1976 : Finaliste de l'Euro
modifierDeux ans après son titre mondial, l'équipe ouest-allemande participe au Championnat d'Europe 1976 en Yougoslavie, dans le but de confirmer sa domination. Malgré l'absence de certains cadres, elle se qualifie pour la phase finale et y présente une équipe encore très compétitive. En demi-finale, elle bat la Yougoslavie 4-2 après prolongation au terme d'un match spectaculaire.
Le 20 juin 1976, l'Allemagne dispute la finale contre la Tchécoslovaquie au stade Crvena Zvezda de Belgrade. Après un match très disputé qui se termine sur le score de 2-2 après prolongation, la rencontre se décide aux tirs au but. L'Allemagne est battue 5 tirs au but à 3, notamment à la suite du tir raté de Uli Hoeneß et du célèbre penalty lobé d'Antonin Panenka pour les Tchécoslovaques. Cette finale reste l'une des plus dramatiques de l'histoire de l'Euro. Bien qu'elle échoue à conserver un titre majeur, cette deuxième place confirme la régularité et la qualité de la génération emmenée par Franz Beckenbauer, Gerd Müller et Sepp Maier. Ce résultat marque cependant la fin progressive de l'âge d'or de cette équipe, plusieurs cadres prenant leur retraite internationale dans les mois qui suivent.
La Coupe du monde 1978 en Argentine marque la fin de l'ère Helmut Schön. Tenant du titre, l'Allemagne de l'Ouest arrive en favorite mais connaît un tournoi décevant. Placée dans un groupe difficile, elle termine deuxième derrière les Pays-Bas et se qualifie pour la phase finale. Elle est cependant éliminée dès le second tour (équivalent des quarts de finale) après une défaite contre l'Autriche (2-3), lors d'un match resté célèbre sous le nom de « Miracle de Cordoba ».
Ce mauvais parcours conduit à la démission d'Helmut Schön, sélectionneur depuis 1964. Avec lui s'achève l'une des périodes les plus glorieuses de l'histoire du football allemand (un titre mondial, un titre européen et une finale de Coupe du monde). Schön reste à ce jour l'un des sélectionneurs les plus titrés et les plus importants de l'histoire de la Mannschaft.
Continuité du succès : l'ère Jupp Derwall (1978-1984)
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1980 : Deuxième titre européen
modifierAprès la déception de la Coupe du monde 1978 et le départ d'Helmut Schön, l'équipe ouest-allemande est désormais entraînée par Jupp Derwall. Elle participe au Championnat d'Europe 1980 organisé en Italie, avec une génération en pleine transition entre les anciens cadres des années 1970 et de nouveaux joueurs tels que Karl-Heinz Rummenigge, Bernd Schuster et Horst Hrubesch.
L'Allemagne remporte facilement son groupe lors du premier tour, puis bat la Belgique en finale sur le score de 2-1 grâce à des buts de Horst Hrubesch (deuxième but à la 88e minute). Cette victoire permet à la sélection ouest-allemande de remporter son deuxième titre européen, huit ans après celui de 1972. Ce succès marque le retour rapide de l'Allemagne au plus haut niveau après la fin de l'ère Schön et confirme la profondeur de son vivier de talents. Karl-Heinz Rummenigge, élu meilleur joueur du tournoi, symbolise cette nouvelle équipe plus offensive et pragmatique.
1982 : Défaite surprise contre l'Algérie et demi-finale face à la France
modifierLors de la Coupe du monde 1982 en Espagne, l'équipe ouest-allemande dirigée par Jupp Derwall connaît un début de tournoi très difficile. Placée dans un groupe comportant l'Algérie, le Chili et l'Autriche, elle subit une défaite historique dès le premier match contre l'Algérie (1-2), le 25 juin 1982 à Gijón. Cette défaite face à une équipe largement sous-estimée constitue l'une des plus grandes surprises de l'histoire des Coupes du monde et reste considérée comme l'un des plus grands exploits du football africain. L'Allemagne se qualifie finalement pour le second tour grâce à une victoire contre le Chili et une victoire controversée contre l'Autriche (1-0), lors du célèbre « match de la honte » où les deux équipes se contentent de gérer le résultat pour éliminer l'Algérie.
En phase finale, l'Allemagne se reprend et réalise un parcours remarquable. Elle bat l'Angleterre en quart de finale (3-1 après prolongation) puis dispute une demi-finale mémorable contre la France au stade Ramón Sánchez Pizjuán de Séville. Menée 1-3, l'équipe ouest-allemande égalise à 3-3 dans les dernières minutes du temps réglementaire grâce notamment à un doublé de Karl-Heinz Rummenigge. Elle finit par l'emporter 5-4 aux tirs au but après une prolongation dramatique. Ce match, souvent considéré comme l'un des plus grands de l'histoire de la Coupe du monde, révèle cependant la fragilité physique et mentale de l'équipe allemande, qui sera battue en finale par l'Italie (1-3).
- Algérie-Allemagne
- Autriche-Allemagne (match de la honte)
- Allemagne-Angleterre
- Allemagne-Espagne
- France-Allemagne
- Italie-Allemagne, finale 1982
Lors du Championnat d'Europe 1984 organisé en France, l'équipe ouest-allemande, toujours entraînée par Jupp Derwall, connaît un parcours mitigé. Après une phase de groupes correcte (deux victoires et une défaite), elle est éliminée en demi-finale par l'Espagne aux tirs au but (0-0, 5-4 tab). Cette élimination précoce, conjuguée à un jeu jugé peu convaincant, conduit au départ de Jupp Derwall à l'issue de la compétition. Après six années à la tête de la sélection (1978-1984), durant lesquelles il avait remporté l'Euro 1980, Derwall quitte ses fonctions, marquant la fin d'une période de transition entre l'âge d'or des années 1970 et l'arrivée d'une nouvelle ère.
L'ère Franz Beckenbauer (1984-1990)
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1986 : Finale de la Coupe du monde
modifierFranz Beckenbauer, nommé sélectionneur en 1984, prend en charge une équipe ouest-allemande en pleine transition. Pour sa première grande compétition à la tête de la Mannschaft, il conduit l'Allemagne à la finale de la Coupe du monde 1986 organisée au Mexique. Après une phase de groupes satisfaisante, l'équipe élimine successivement le Maroc en huitièmes de finale (1-0), le Mexique en quart de finale (aux tirs au but) et la France en demi-finale (2-0).
En finale, le 29 juin 1986 au stade Azteca de Mexico, l'Allemagne affronte l'Argentine de Diego Maradona. Menée 0-2, elle parvient à égaliser grâce à des buts de Karl-Heinz Rummenigge et Rudi Völler, mais Jorge Burruchaga offre la victoire à l'Argentine à la 84e minute (défaite 2-3). Malgré cette défaite en finale, ce parcours est considéré comme une réussite pour Beckenbauer. Il permet à une nouvelle génération de joueurs (Lothar Matthäus, Jürgen Klinsmann, Andreas Brehme) de gagner en expérience au plus haut niveau et pose les fondations de l'équipe qui remportera le titre mondial quatre ans plus tard en 1990.
1988 : Demi-finale de l'Euro
modifierEn 1988, l'Allemagne de l'Ouest organise le Championnat d'Europe des nations. Franz Beckenbauer, toujours à la tête de la sélection, dispose d'une équipe compétitive composée d'une bonne mixité entre expérience et jeunesse (Lothar Matthäus, Jürgen Klinsmann, Andreas Brehme, Rudi Völler).
L'Allemagne réalise une bonne phase de groupes et se qualifie pour les demi-finales après une victoire contre le Danemark et un match nul contre l'Espagne. Elle est cependant éliminée en demi-finale par les Pays-Bas (1-2), futurs vainqueurs du tournoi, au terme d'un match marqué par le but de Marco van Basten. Cette élimination à domicile, même si elle est relativement honorable, est vécue comme une déception par le public et la presse allemande. Elle pousse néanmoins Beckenbauer à continuer son travail de reconstruction en vue de la Coupe du monde 1990.
1990 : Troisième titre mondial
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La Coupe du monde 1990 en Italie représente l'aboutissement du travail entrepris par Franz Beckenbauer depuis 1984. L'équipe ouest-allemande arrive en grande favorite et présente un effectif très équilibré, mêlant l'expérience de joueurs comme Lothar Matthäus, Andreas Brehme, Jürgen Klinsmann et Rudi Völler à une solide organisation défensive. Après une phase de groupes maîtrisée, l'Allemagne élimine successivement la Yougoslavie en huitièmes de finale (4-1), la Tchécoslovaquie en quart de finale (1-0) et l'Angleterre en demi-finale aux tirs au but (1-1, 4-3 tab), dans un match très tendu marqué par l'expulsion de Paul Gascoigne chez les Anglais.
En finale, le 8 juillet 1990 au Stadio Olimpico de Rome, l'Allemagne affronte l'Argentine de Diego Maradona, tenant du titre. La rencontre est verrouillée et tactique. À la 85e minute, Andreas Brehme transforme un penalty accordé pour une faute sur Rudi Völler, offrant la victoire 1-0 à l'Allemagne. Ce succès permet à la sélection ouest-allemande de remporter sa troisième Coupe du monde, seulement quelques mois avant la réunification allemande du 3 octobre 1990.
Cette victoire possède une forte dimension symbolique. Elle intervient à la veille de la réunification du pays et est souvent interprétée comme un moment de communion nationale. Franz Beckenbauer devient le premier homme à remporter la Coupe du monde en tant que joueur (1974) et sélectionneur (1990). Lothar Matthäus est élu Ballon d'or à la fin de l'année. Ce titre marque la fin de l'ère Beckenbauer à la tête de la sélection et le début d'une nouvelle période pour le football allemand unifié.
« Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne. »
— Gary Lineker
L'ère Berti Vogts et l'après-réunification (1990-1998)
modifier1992 : Finaliste de l'Euro
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Après le titre mondial de 1990 et le départ de Franz Beckenbauer, Berti Vogts prend la direction de la sélection allemande en 1990. Pour son premier grand tournoi, il conduit l'équipe à l'Euro 1992 en Suède. L'Allemagne, privée de plusieurs cadres (dont Lothar Matthäus, blessé), présente une équipe en transition mais reste l'une des favorites.
Après une phase de groupes solide, elle élimine la Suède en demi-finale (3-2) et se qualifie pour la finale. Le 26 juin 1992 à Göteborg, elle affronte le Danemark, qualifié in extremis en remplacement de la Yougoslavie. Contre toute attente, l'Allemagne est battue 0-2. Cette défaite en finale constitue une surprise, le Danemark remportant là son premier et unique titre majeur. Malgré cette déception, ce parcours en finale confirme la régularité de l'Allemagne au plus haut niveau et permet à une nouvelle génération (Thomas Häßler, Stefan Effenberg, Jürgen Klinsmann) de s'affirmer sur la scène internationale.
Lors de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis, l'Allemagne, tenante du titre, connaît un parcours mitigé. Après une phase de groupes correcte, elle se qualifie pour les huitièmes de finale où elle bat la Belgique (3-2). Elle est cependant éliminée en quart de finale par la Bulgarie (1-2), un résultat inattendu. Ce match marque la fin de l'ère dorée des années 1970-1990 et le début d'une période plus difficile pour la sélection allemande au mondial jusqu'a 2002.

1996 : Troisième sacre européen
modifierL'Euro 1996, organisé en Angleterre, voit l'Allemagne remporter son troisième titre européen sous la direction de Berti Vogts. Après une phase de groupes correcte (deux victoires et une défaite), la sélection allemande se qualifie pour les quarts de finale où elle bat la Croatie (2-1). En demi-finale, elle affronte l'Angleterre au stade de Wembley dans un match très disputé qui se termine par une victoire aux tirs au but (6-5), après un score de 1-1 à l'issue de la prolongation (but de Stefan Kuntz pour l'Allemagne).
Le 30 juin 1996, en finale à Wembley, l'Allemagne affronte la République tchèque. Menée 0-1 sur un but de Pavel Nedvěd, elle égalise grâce à Oliver Bierhoff et l'emporte finalement 2-1 après prolongation, grâce à un deuxième but de Bierhoff, inscrit sur « golden goal » (la première réalisation de ce type dans l'histoire des grandes compétitions). Cette victoire permet à l'Allemagne de remporter son troisième titre européen. Oliver Bierhoff termine meilleur buteur du tournoi. Ce sacre, le dernier remporté par l'Allemagne en compétition majeure au XXe siècle, marque la fin d'une période de succès réguliers et le début d'une ère plus irrégulière pour la sélection allemande, notamment lors des championnats d'Europe.
Lors de la Coupe du monde 1998 en France, l'Allemagne, toujours dirigée par Berti Vogts, connaît un tournoi décevant. Après une phase de groupes laborieuse, elle se qualifie pour les huitièmes de finale où elle bat le Mexique (2-1). Elle est ensuite éliminée en quart de finale par la Croatie (0-3), lors d'une défaite lourde et inattendue. Ce résultat précipite le départ de Berti Vogts quelques mois plus tard.
Années de transition et de déclin relatif (1998-2005)
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Finale de la Coupe du monde 2002
modifierAprès l'échec de l'Euro 2000, Erich Ribbeck démissionne de son poste de sélectionneur. Rudi Völler lui succède en 2000. Sous sa direction, l'Allemagne connaît une campagne de qualifications pour la Coupe du monde 2002 laborieuse. Elle termine deuxième de son groupe derrière l'Angleterre et doit passer par les barrages contre l'Ukraine, qu'elle franchit sans difficulté (1-1 à l'extérieur et 4-1 à domicile). Les résultats en matchs amicaux restent irréguliers, mais l'équipe bénéficie d'un tirage au sort favorable lors du premier tour de la compétition organisée conjointement par le Japon et la Corée du Sud.
L'Allemagne domine son groupe en s'imposant largement face à l'Arabie saoudite (8-0, avec un triplé de Miroslav Klose), en faisant match nul contre la République d'Irlande (1-1) et en battant le Cameroun (2-0). En phase finale, elle poursuit sur sa lancée en éliminant le Paraguay en huitièmes de finale (1-0 grâce à Oliver Neuville), les États-Unis en quart de finale (1-0) et la Corée du Sud, pays co-organisateur, en demi-finale (1-0). Portée par les arrêts décisifs de son gardien Oliver Kahn et les performances de Michael Ballack au milieu de terrain, l'Allemagne se qualifie pour sa septième finale de Coupe du monde. Suspendu pour la finale après avoir reçu un carton jaune en demi-finale, Ballack manque cependant le dernier match.
Le 30 juin 2002 à Yokohama, l'Allemagne affronte le Brésil en finale. Malgré une belle résistance et une occasion franche d'Oliver Neuville sur coup franc, elle est battue 0-2 par un doublé de Ronaldo (67e et 78e minute), ce dernier profitant notamment d'une rare erreur d'Oliver Kahn. Battue en finale pour la quatrième fois de son histoire, l'Allemagne termine néanmoins deuxième de la compétition. Oliver Kahn est élu meilleur joueur du tournoi pour ses nombreuses parades décisives tout au long de la compétition.
Échecs répétés en Euro (2000 et 2004)
modifierAprès le titre européen de 1996, l'équipe allemande traverse une période de résultats décevants lors des championnats d'Europe. À l'Euro 2000 organisé en Belgique et aux Pays-Bas, sous la direction d'Erich Ribbeck, l'Allemagne connaît un tournoi catastrophique. Elle est éliminée dès le premier tour après un match nul contre la Roumanie (1-1), une défaite face à l'Angleterre (0-1) et une lourde défaite contre le Portugal (0-3). Cette élimination précoce, considérée comme l'une des plus grandes humiliations de l'histoire récente de la Mannschaft, entraîne le départ de Ribbeck.
Rudi Völler lui succède, mais les résultats ne s'améliorent pas immédiatement. À l'Euro 2004 au Portugal, l'Allemagne, bien que renforcée par une nouvelle génération, est à nouveau éliminée au premier tour. Elle termine troisième de son groupe après une victoire contre la République tchèque (2-1) mais des défaites contre la Lettonie et les Pays-Bas. Ces deux échecs consécutifs en phase de groupes lors des championnats d'Europe (2000 et 2004) marquent une période de déclin relatif pour la sélection allemande, qui contraste fortement avec ses performances en Coupe du monde 94 et 98 sauf 2002 qui est une petite parenthèse de cette période.
Le renouveau sous Joachim Löw (2006-2017)
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2006 : Le conte de fées estival
modifierLa période qui précède la Coupe du monde 2006 est marquée par des résultats contrastés. En 2005, l'Allemagne, pays organisateur de la Coupe du monde, participe à la Coupe des Confédérations à domicile. Sous la direction de Jürgen Löw, qui seconde alors Jürgen Klinsmann, elle atteint la finale après avoir battu notamment l'Argentine en demi-finale. Elle est battue en finale par le Brésil (2-3), mais ce tournoi permet à une nouvelle génération de joueurs (notamment Lukas Podolski, Bastian Schweinsteiger et Michael Ballack) de gagner en maturité et en confiance. Cette compétition est souvent vue comme le point de départ du renouveau allemand.
Lors de la Coupe du monde 2006 organisée à domicile, l'Allemagne réalise un parcours remarquable et enchante le public. L'équipe, emmenée par un Michael Ballack en grande forme et portée par un excellent état d'esprit collectif, séduit par son jeu offensif et spectaculaire. Elle termine première de son groupe, puis bat la Suède en huitièmes de finale (2-0), l'Argentine en quart de finale aux tirs au but (1-1, 4-2 tab) après un match très intense, et le Portugal en demi-finale (3-1). L'Allemagne atteint ainsi la demi-finale de sa Coupe du monde à domicile, où elle est battue par l'Italie (0-2 après prolongation) dans un match resté célèbre pour les deux buts tardifs des Italiens.
Malgré l'élimination en demi-finale, l'édition 2006 est perçue comme un immense succès populaire et sportif pour l'Allemagne. Le parcours de l'équipe, combiné à une excellente organisation et une atmosphère festive dans les stades, est souvent qualifié de « Sommer-märchen » (conte de fées estival). Cette compétition marque le véritable début de l'ère moderne du football allemand et le retour de l'Allemagne parmi les toutes meilleures nations mondiales, après une décennie de résultats mitigés.
2008-2012 : Régularité au plus haut niveau
modifierLors du Championnat d'Europe 2008 en Autriche et en Suisse, l'Allemagne dirigée par Joachim Löw confirme son statut de grande nation du football. Après une phase de groupes bien maîtrisée, elle élimine le Portugal en quart de finale sur le score de 3-2. En demi-finale, elle bat la Turquie dans un match très spectaculaire (3-2). En finale à Vienne, elle est battue par l'Espagne (0-1) sur un but de Fernando Torres. Cette finale perdue marque cependant le début d’une nouvelle ère de régularité pour la sélection allemande, qui retrouve enfin le dernier carré des grandes compétitions après plusieurs années difficiles. Cette édition permet aussi à des jeunes joueurs comme Philipp Lahm, Bastian Schweinsteiger et Lukas Podolski de s’affirmer durablement au plus haut niveau.
À la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, l’Allemagne livre l’un de ses tournois les plus aboutis des dernières décennies. Elle séduit par un football offensif, rapide et collectif, porté par une génération dorée composée notamment de Mesut Özil, Thomas Müller, Sami Khedira et Bastian Schweinsteiger. Après une victoire éclatante contre l’Angleterre en huitièmes de finale (4-1), elle domine l’Argentine en quart de finale (4-0). Elle est éliminée en demi-finale par l’Espagne (0-1) mais termine à la troisième place après une victoire contre l’Uruguay (3-2). Ce Mondial 2010 est perçu comme le moment où le nouveau style de jeu allemand, moderne et attractif, s’impose sur la scène internationale et redore l’image de la Mannschaft.
Lors de l’Euro 2012 en Pologne et en Ukraine, l’Allemagne reste l’une des équipes les plus dominantes du continent. Elle termine première de son groupe puis bat la Grèce en quart de finale (4-2). Elle est cependant éliminée en demi-finale par l’Italie (1-2) dans un match où elle a pourtant largement dominé les débats. Ce tournoi confirme une nouvelle fois la grande régularité de l’équipe allemande, qui atteint pour la troisième compétition majeure consécutive le dernier carré. Entre 2008 et 2012, la sélection dirigée par Joachim Löw s’installe durablement parmi les meilleures nations mondiales, même si elle ne parvient pas encore à remporter un nouveau titre majeur.
- Finale Euro 2008
- Argentine-Allemagne 2010
- Allemagne-Espagne 2010
- Allemagne-Portugal Euro 2012
- Pays-Bas-Allemagne Euro 2012
- Italie-Allemagne Euro 2012
2014 : Quatrième titre mondial au Brésil
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À la suite de cette élimination survenue en demi-finale, les critiques pleuvent sur la Nationalmannschaft et sur son sélectionneur Joachim Löw notamment sur ses choix stratégiques et sur son coaching pendant le match[37]. Ces reproches faits au Bundestrainer sont plus importants après une nouvelle défaite de l'équipe allemande face aux argentins sur le score de trois buts à un en août à Francfort-sur-le-Main, le match est également marqué par l'exclusion du gardien Ron-Robert Zieler à la 30e minute. À la suite de cette partie, Oliver Kahn ancien gardien emblématique du Bayern Munich et de la sélection allemande aux 86 sélections reconverti alors comme consultant pour la chaîne ZDF désapprouve les méthodes du sélectionneur et l'attitude des joueurs sur le terrain[38].
En lice pour participer à la Coupe du monde 2014 au Brésil, l'Allemagne réussit ses débuts en étant leader de son groupe après trois journées et autant de victoires. Elle rencontre à Berlin son principal adversaire — la Suède — dans cette poule. Cette dernière pourtant menée quatre buts à zéro à l'heure de jeu parvient à remonter au score pour terminer sur un match nul spectaculaire quatre buts partout[39]. La piètre performance défensive de la Mannschaft ne passe pas inaperçue aux yeux de la presse allemande qui n'hésite pas à remettre en cause la totalité de l'équipe aussi bien la défense que l'attaque[40]. Néanmoins l'Allemagne finit par se qualifier, à une journée de la fin des éliminatoires, à la suite de sa victoire contre l'Irlande 3-0 à Cologne, le .
En participant à la Coupe du monde 2014, l'Allemagne dispute sa 18e Coupe du monde, la 16e d'affilée. Placée dans un groupe de la mort en compagnie du Portugal, des États-Unis et du Ghana, l'équipe allemande débute par une victoire (4-0) face à la Seleção portugaise grâce notamment à un triplé de Thomas Müller. La seconde opposition est plus difficile face aux Ghanéens. Menée au score, la sélection allemande finit par égaliser profitant du quinzième but en Coupe du monde de Miroslav Klose qui rejoint le Brésilien Ronaldo, jusque-là seul meilleur buteur de la compétition. Le dernier match de poule face à l'équipe américaine est remporté avec un nouveau but de Thomas Müller (1-0).
En huitième de finale, la Mannschaft rencontre de remuants Algériens qui manquent à plusieurs reprises d'ouvrir le score en première période. Le score est vierge à l'issue du temps réglementaire. Finalement les Allemands s'imposent 2-1 à l'issue des prolongations. L'Allemagne retrouve en quart de finale l'équipe de France. Menant rapidement au score, les Allemands gèrent par la suite le match en faisant preuve de rigueur défensive (1-0). L'Allemagne atteint donc sa 4e demi-finale consécutive en Coupe du monde, elle affronte le pays hôte, le Brésil, pour une revanche de la finale 2002. Le , à Belo Horizonte, la Nationalmannschaft humilie la Seleçao par une victoire 7 buts à 1, dont 5 buts marqués en première période. À cette occasion, Miroslav Klose bat le record de buts en Coupe du monde avec seize réalisations en quatre participations mondiales, éclipsant celui de Ronaldo datant de 2006[41].
Le , l'Allemagne remporte la finale sur le score de 1-0 contre l'Argentine grâce à un but de Mario Götze à la 113e minute de jeu, pendant la prolongation. La Nationalmannschaft est sacrée championne du monde pour la première fois depuis la réunification de l'Allemagne et quatrième fois de son histoire. Elle devient par la même occasion la première équipe européenne à s'imposer sur le continent américain et la deuxième, après l'Espagne quatre ans plus tôt, à avoir remporté le titre suprême en dehors de son propre continent[42]. Après le titre mondial, Miroslav Klose, Per Mertesacker, et Philipp Lahm décident d'arrêter leur carrière en sélection[43], permettant l'arrivée d'une nouvelle génération de joueurs.
- Le portier allemand Manuel Neuer à l'échauffement la veille de la rencontre.
- Bresil 1-7 Allemagne
- Allemlagne-Argentine, Finale 2014
- But victorieux de Mario Götze
- Joueurs allemand soulevant le trophée
- Les Allemands célébrant leur victoire à Berlin.
Lors des éliminatoires de l'Euro 2016 en France, l'Allemagne connaît un début de qualification difficile. Remportant deux victoires très difficiles face à l'Écosse (2-1 ; 3-2), l'Allemagne concède une défaite contre la Pologne à Varsovie (2-0), nation contre laquelle elle n'avait jamais perdu[44]. Une seconde défaite face à l'Irlande à Dublin (0-1) après avoir concédé le nul à domicile au match aller (1-1) ajourne la qualification allemande à l'Euro 2016 à la dernière journée, le , face à la Géorgie. La Mannschaft valide son ticket pour l'Euro avec plus de difficultés que prévu (victoire étriquée 2-1)[45]. L'année 2015 finit par une défaite en amical face à la France, match assombri par les attentats terroristes du 13 novembre 2015 avec en particulier des explosions ayant eu lieu aux abords du Stade de France où se déroulait la rencontre. À la suite de ces événements, la délégation allemande décide de passer la nuit dans les vestiaires afin d'« éviter tout risque », selon les propos du manager de la sélection, Oliver Bierhoff[46]. Quatre jours plus tard, la rencontre amicale contre les Pays-Bas est annulée à cause d'un risque d'attentat à la bombe[47].
Lors de l'Euro 2016 en France, l'Allemagne hérite dans sa poule de la Pologne (déjà adversaire lors de la phase éliminatoire), de l'Ukraine et de l'Irlande du Nord. Après une victoire laborieuse face à l'Ukraine (2-0 avec notamment un sauvetage de Boateng sur sa ligne), l'Allemagne est tenue en échec par la Pologne (0-0). Malgré ce début d'Euro compliqué, la Mannschaft parvient à finir première de sa poule en s'imposant face à l'Irlande du Nord sur un but de Mario Gómez, titularisé pour la première fois dans cet Euro. L'Allemagne fait ensuite forte impression en dominant facilement la Slovaquie de Marek Hamšík (3-0) grâce à des buts de Boateng, Gómez et Draxler. En quarts-de-finale, elle affronte l'Italie, sa bête noire, qu'elle n'a jamais pu battre en match de compétition officielle. Après une première mi-temps vierge de buts, Mesut Özil ouvre le score à la 65e minute, puis Leonardo Bonucci répond sur pénalty à la 78e minute à la suite d'une main dans la surface de Boateng. Le score ne varie plus en prolongations et la séance de tirs au but voit l'Allemagne s'imposer sur l'Italie 6 tab 5. En neuf tentatives, c'est la première fois dans l'histoire que la Mannschaft bat la Squadra azzurra dans un grand tournoi[48]. Le , elle affronte l'équipe dont elle est la bête noire, la France, en demi-finale de l'Euro 2016 au Stade Vélodrome de Marseille. Ce match se résume par un doublé d'Antoine Griezmann (45e sur pénalty et 72e) qui donne la victoire aux Bleus sur l'Allemagne, une première en match officiel depuis le Mondial 1958[49]. Quelques jours après la fin de la compétition, le milieu de terrain et capitaine Bastian Schweinsteiger annonce sa retraite internationale[50], suivie quinze jours plus tard de celle de l'attaquant Lukas Podolski avec 129 sélections[51].
2017 : Sacre en Coupe des Confédérations
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En 2017, l'Allemagne participe à la Coupe des Confédérations en Russie, qui sera la dernière édition de l'histoire de cette compétition (la FIFA décide ensuite de la supprimer). Joachim Löw fait alors un choix audacieux et surprenant en se passant de la plupart de ses cadres habituels (Neuer, Müller, Kroos, Özil, etc.). Il compose une équipe largement remaniée, souvent qualifiée d'« équipe B », composée principalement de jeunes joueurs peu expérimentés au plus haut niveau international, tels que Julian Draxler, Leon Goretzka, Timo Werner, Joshua Kimmich, Marc-André ter Stegen et Benjamin Henrichs.
Malgré ce pari risqué, l'Allemagne domine la compétition. Elle termine première de son groupe puis bat le Mexique en demi-finale (4-1). En finale, le 2 juillet 2017 à Saint-Pétersbourg, elle s'impose contre le Chili (1-0) grâce à un but de Lars Stindl. Cette victoire permet à l'Allemagne de remporter sa première Coupe des Confédérations. Ce sacre est d'autant plus remarquable qu'il est obtenu avec une sélection très largement rajeunie. Ce choix de Löw est souvent interprété comme une réussite de la stratégie de rotation et de renouvellement de l'effectif mise en place par le sélectionneur, tout en permettant à de nombreux jeunes talents de gagner en expérience au plus haut niveau.
Crise et reconstruction (depuis 2018)
modifier2018-2022 : Éliminations précoces et crise de résultats
modifierLors de la Coupe du monde 2018 en Russie, l’Allemagne aborde la compétition en position de grande favorite après avoir réalisé un parcours de qualifications parfait avec dix victoires en dix matchs, battant même le record de buts marqués lors d’une campagne qualificative. Malgré ce bilan impressionnant, les résultats en matchs amicaux de préparation sont inquiétants et soulèvent déjà des doutes. Dès le premier match, l’équipe dirigée par Joachim Löw est surprise par le Mexique (0-1). Elle parvient ensuite à arracher une victoire dans le temps additionnel contre la Suède grâce à un coup franc magistral de Toni Kroos (2-1), mais s’incline lourdement face à la Corée du Sud (0-2) lors du dernier match de groupe. Cette défaite inattendue entraîne l’élimination historique de l’Allemagne dès la phase de groupes, une première pour un tenant du titre depuis le passage à 32 équipes. Ce fiasco provoque une immense déception en Allemagne et marque le début d’une longue période de crise pour la sélection, avec de nombreuses interrogations sur le style de jeu et les choix tactiques de Joachim Löw.
À l’Euro 2020 disputé en 2021, l’Allemagne est placée dans un groupe très difficile comprenant la France, championne du monde, le Portugal, champion d’Europe en titre, et la Hongrie. Elle perd son match d’ouverture contre la France (0-1) sur un but contre son camp de Mats Hummels, puis s’impose face au Portugal dans un match spectaculaire (4-2). Lors du dernier match de poule contre la Hongrie, elle est menée mais parvient à égaliser en fin de match (2-2) pour se qualifier in extremis. En huitièmes de finale à Wembley, elle est éliminée par l’Angleterre (0-2 après prolongation) malgré une bonne première mi-temps. Cette élimination précoce conduit au départ de Joachim Löw après 15 années à la tête de la Mannschaft. Toni Kroos annonce également sa retraite internationale à l’issue de la compétition. Ce tournoi confirme les difficultés persistantes de l’équipe allemande à performer dans les phases finales des grandes compétitions et met en évidence le besoin urgent d’un renouvellement de génération.
Lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, l’Allemagne, désormais entraînée par Hansi Flick, espère mettre fin à la série d’échecs. Elle commence pourtant par une défaite surprenante contre le Japon (1-2) malgré avoir ouvert le score. Elle arrache ensuite un match nul face à l’Espagne (1-1) grâce à un but tardif de Niclas Füllkrug, puis s’impose contre le Costa Rica (4-2) lors du dernier match de groupe. Malgré cette victoire, elle est éliminée dès la phase de groupes pour la deuxième Coupe du monde consécutive, terminant troisième de son groupe derrière l’Espagne et le Japon. Cette nouvelle désillusion accentue la crise de résultats de la sélection allemande et soulève de nouvelles questions sur la capacité de l’équipe à performer sous pression dans les tournois majeurs. Entre 2018 et 2022, l’Allemagne enchaîne ainsi les éliminations précoces, contrastant fortement avec sa domination et sa régularité de la décennie précédente.
- Equipe allemande 2016.
- Equipe allemande 2018.
- Equipe allemande 2022.
- Hansi Flick
2023 - 2025 : Redressement sous Julian Nagelsmann
modifierL'Allemagne ne dispute pas les éliminatoires de l'Euro 2024, elle est qualifiée d'office en tant que pays-hôte. Lors de la Ligue des Nations, l'Allemagne réalise une compétition anecdotique, ne gagnant qu'un match (sur six) et en réalisant quatre matchs nuls. La campagne de préparation est décrite comme « inquiétante » par les journalistes, sur les onze matchs en 2023, l'Allemagne n'en gagne que trois pour six défaites. En raison de ces résultats, Hansi Flick est remplacé par Julian Nagelsmann, à seulement sept mois du tournoi[52],[53].
Nagelsmann a pour mission de régénérer l’équipe en s’appuyant sur un mélange de cadres expérimentés (Gündogan, Neuer ou encore Kimmich) et de jeunes talents explosifs (Jamal Musiala, Florian Wirtz), et surtout avec le retour de Toni Kroos en sélection en février 2024 (ce dernier réalise alors la dernière saison de sa carrière). Après un reste de l'année 2023 difficile, ne remportant qu'un match sur quatre, l'Allemagne a retrouvé sa forme au début de l'année 2024 avec une victoire contre la France (0-2), où Florian Wirtz a marqué le but le plus rapide de l'histoire de la sélection allemande en seulement sept secondes[54]. Cette victoire a été suivie d'une victoire (2-1) contre les rivaux traditionnels, les Pays-Bas, renforçant encore les espoirs d'une campagne réussie de l'UEFA Euro 2024 à domicile[55]. Le contexte médiatique et populaire était très favorable, ce qui a rallumé l’enthousiasme national envers la Mannschaft.
Lors de la compétition, l'Allemagne retrouve la Hongrie, adversaire de 2021, la Suisse et l’Écosse. Elle le match d'ouverture du tournoi contre l'Écosse sur le score de 5-1, ne concédant aucun tir au but pendant tout le match ; le seul but encaissé par l'équipe a été un but contre son camp marqué par inadvertance par Antonio Rüdiger[56]. L'Allemagne a ensuite battu la Hongrie sur le score de 2-0 lors de son deuxième match, devenant ainsi la première équipe à s'assurer une place en huitièmes de finale du tournoi[57]. Elle assure la première place du groupe en arrachant le match nul contre la Suisse grâce à un but de Niclas Füllkrug à la 92e minute. En huitièmes de finale, l’Allemagne a confirmé son statut de favorite en écartant le Danemark (2-0) dans un match marqué par la maîtrise collective et l’efficacité offensive. Mais en quarts, face à l’Espagne, la marche s’est révélée trop haute. Menée après un but de Dani Olmo, la Mannschaft arrache l’égalisation grâce à Florian Wirtz à la 89e minute, envoyant la rencontre en prolongation. La rencontre est tendue, l'arbitre distribue seize cartons jaune et un rouge (pour Dani Carvajal à la 120e), mais elle bascule sur deux épisodes : une main litigieuse de Marc Cucurella non sanctionnée et, à la 119e minute, un but de Mikel Merino qui crucifie l'Allemagne et scelle l’élimination (2-1). La Mannschaft est éliminée dès les quarts de finale par la Roja, une équipe qu'elle n'avait pas battue en compétition depuis la réunification allemande[58], et qui est le vainqueur final du tournoi[59]. Si la déception était immense, l’Euro 2024 a laissé une impression bien différente des tournois précédents : un jeu retrouvé, une identité affirmée et une génération montante qui laisse entrevoir un avenir prometteur. Ce quart de finale, perdu dans la douleur face au futur champion, a surtout donné le sentiment d’une renaissance chez les supporters allemands. A l'issue de l'Euro, Toni Kroos, Manuel Neuer et Thomas Müller prennent leur retraite internationale. Cela marque la fin de la génération ayant remporté la Coupe du monde 2014, dix ans après le mondial au Brésil.
Lors de la Ligue des Nations 2024-2025, l’Allemagne réalise une campagne contrastée. En phase de groupes, la Mannschaft brille par son jeu offensif et sa régularité, terminant invaincue et affichant un impressionnant bilan de buts marqués (18 en six matchs), ce qui lui permet de se qualifier pour les quarts de finale. Face à l’Italie, elle confirme sa puissance offensive en s’imposant au terme d’un duel spectaculaire (5-4 cumulé), décrochant ainsi le droit d’accueillir la phase finale à domicile[60]. Les hommes de Nagelsmann débutent le Final Four à Munich contre le Portugal en demi-finale, prenant l’avantage grâce à Wirtz avant de s’incliner 1-2 après une remontée lusitanienne[61]. Trois jours plus tard, dans le match pour la troisième place contre la France, l’Allemagne domine dans le jeu mais manque cruellement de réalisme, s’inclinant 0-2[62], et finissant quatrième de la Ligue des nations, son meilleur résultat jusqu'à présent.
Coupe du monde 2026 : élimination et fin de Nagelsmann
modifierPlacée dans un groupe éliminatoire très abordable, avec la Slovaquie, l'Irlande du Nord et le Luxembourg, la Mannschaft termine en tête et se qualifie pour la Coupe du monde en Amérique du Nord malgré une mauvaise entame avec une défaite d'entrée face à la Slovaquie[63].
L'Allemagne commence le tournoi par une véritable démonstration de force face au modeste Curaçao, qui participe à son premier mondial, lui infligeant une sévère défaite (7-1)[64]. Menée au score pendant près de 40 minutes face à la Côte d'Ivoire lors de la deuxième journée, la Mannschaft égalise grâce à un but de Deniz Undav avant que ce dernier ne signe le doublé et n'arrache la victoire dans les arrêts de jeux (2-1), garantissant non seulement la qualification de son équipe pour la suite de la compétition, mais aussi la première place du groupe avant même de jouer le troisième match[65]. Malgré une ouverture du score dès la deuxième minute par Leroy Sané, les Allemands perdent un match sans enjeu pour eux face à l'Équateur (1-2)[66].
Opposés en seizième de finale à un troisième de groupe, le Paraguay, les Allemands concèdent l'ouverture du score mais parviennent à égaliser au cours de temps réglementaire. Jonathan Tah pense libérer les siens en prolongations mais le but est refusé pour une faute sur le gardien Orlondo Grill[67]. La rencontre se termine aux tirs au but et voit la victoire des Paraguayens , la Mannschaft étant pour la première fois eliminée aux tirs au but lors d'un match de Coupe du monde[68]. L'Allemagne subit ainsi une nouvelle déconvenue, échouant pour la troisième fois consécutive à atteindre les huitièmes de finale[69]. À l'issue de la compétition, Julian Nagelsmann présente sa démission à la Fédération allemande de football[70].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ La Prusse est alors l'entité politique la plus vaste et la plus influente d'Allemagne.
Références
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