TRUMPF SE + Co. KG (stylisé en TRUMPF) est une entreprise familiale allemande dont le siège social est situé à Ditzingen, près de Stuttgart, dans le Land de Bade-Wurtemberg. L'entreprise est issue de l'atelier de mécanique de Julius Geiger, transformé en groupe industriel de renommée mondiale par les familles Trumpf et Leibinger[2]. Aujourd'hui, Trumpf est l'un des plus grands fournisseurs de machines-outils au monde et un leader dans la technologie laser[3]. Elle est l'un des représentants les plus emblématiques du Mittelstand allemand[4].

TRUMPF SE + Co. KG
logo de Trumpf
illustration de Trumpf

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Christian Trumpf
Forme juridique GmbH & Co. KGVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social DitzingenVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs Nicola Leibinger-Kammüller (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Famille Leibinger (90 %)
Berthold Leibinger Stiftung (10 %)
Activité Génie mécaniqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Machines-outils, technologie laser
Filiales TRUMPF (Poland) (d)
TRUMPF (Austria) (d)
EHT Werkzeugmaschinen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 19 018 (2023/24)[1]
Site web www.trumpf.com/en
www.trumpf.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Histoire

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Fondation et premières années

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En 1923, Christian Trumpf acquiert l'atelier de mécanique de Julius Geiger à Stuttgart[5]. L'entreprise fabrique initialement des arbres flexibles pour l'entraînement d'outils. En 1934, Trumpf introduit la première cisaille à main motorisée pour la découpe de tôle[6]. En 1933, le siège administratif et la production sont transférés à Weilimdorf, en périphérie de Stuttgart[7]. La raison sociale devient « Trumpf & Co. » en 1937.

Sous le Troisième Reich

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Pendant les années 1930 et 1940, Trumpf produit principalement des arbres flexibles et des cisailles électriques. L'entreprise est également un fournisseur de la société Elektron Co. de Bad Cannstatt. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise emploie environ 100 personnes, dont un tiers de travailleurs forcés français, originaires pour la plupart de Vierzon[6]. Les usines ayant été épargnées par les bombardements, la production reprend rapidement après 1945.

Expansion internationale et ère Leibinger

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En 1950, le chiffre d'affaires dépasse le million de Deutsche Mark[6]. Trumpf fonde sa première filiale étrangère en Suisse en 1963, avant de s'implanter aux États-Unis (1969) et au Japon (1977)[8]. En 1972, le siège social est transféré à Ditzingen[9]. Christian Trumpf nomme Berthold Leibinger, son filleul, au poste de directeur technique en 1966. Leibinger prend la direction générale en 1978. Sous son impulsion, Trumpf lance en 1985 son premier laser à CO2 propre[10].

Transformation moderne

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En 2005, Nicola Leibinger-Kammüller succède à son père à la tête du groupe[11]. Elle diversifie les activités en investissant dans l'Industrie 4.0, la technologie quantique, les logiciels und les services financiers via sa propre banque[1].

Activités

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L'activité opérationnelle est structurée en deux divisions majeures[1] :

Implantations

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Trumpf est présent sur tous les marchés importants en Europe, en Amérique et en Asie-Pacifique avec 86 filiales opérationnelles. En France, la filiale TRUMPF SAS, fondée en 1980, est basée à Villepinte. Environ la moitié de l'effectif total travaille sur les 14 sites allemands de l'entreprise[1].

Chiffres clés

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Indicateurs financiers (en millions d'euros)
Exercice 2020/21 2021/22 2022/23 2023/24[1]
Chiffre d'affaires 3 504,7 4 222,8 5 364,5 5 172,4
Résultat (EBIT) 369,5 468,4 615,4 501,1
Effectif 14 767 16 554 18 352 19 018

Distinctions

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  • Deutscher Zukunftspreis : En 2013 pour le laser à impulsions ultracourtes[13] et en 2020 pour la lithographie EUV (en partenariat avec ASML et Zeiss)[14].
  • Hermes Award : En 2020 pour le standard de localisation industrielle « Omlox »[15].
  • Forbes : Classé parmi les « World’s Best Employers » en 2022[16].

Notes et références

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  1. a b c d et e (en) « Annual Report 2023/24 », Trumpf (consulté le )
  2. (en) « 2022/23 Annual Report », Trumpf (consulté le )
  3. (de) Martin-Werner Buchenau, « Die Lichtgestalt », Handelsblatt,‎ , p. 20
  4. (de) Bernd Kramer, « Die Lust, Grenzen zu verschieben », Badische Zeitung,‎ , p. 6
  5. (de) Sigrun Lutz, « Von der Mechanik zur Hochtechnologie », Stuttgarter Nachrichten,‎ , p. 43
  6. a b et c (de) « Die Trumpfs und die Leibingers », Spiegel Geschichte, no 4,‎ (lire en ligne)
  7. (de) Ulrich Schreyer, « Trumpf strahlt im Licht des Lasers », Schwarzwälder Bote,‎ , p. 8
  8. (de) Jörg Raupach, Japan ist offen, Springer, , « Erfahrungen eines mittelständischen Unternehmens in Japan: Trumpf », p. 159–165
  9. (de) Falk Jaeger, « Der Trumpf-Triumpf », Süddeutsche Zeitung,‎ , p. 17
  10. (de) Ulrich Schreyer, « Das Licht des Lasers wies den Weg in die Zukunft », Stuttgarter Nachrichten,‎ , p. 11
  11. (de) Andrea Labode, « Wenn Töchter den Vater ablösen », Welt,‎ , p. 4
  12. (de) Thomas Veitinger, « Chip-Produktion: Komplizierteste Maschine der Welt kommt von Zeiss and Trumpf », Südwest Presse,‎
  13. (de) Fabian Schmidt, « Deutscher Zukunftspreis 2013 », sur Deutsche Welle,
  14. (de) « Deutscher Zukunftspreis 2020 », sur ZDF,
  15. (de) Reinhold Schäfer, « Trumpf Werkzeugmaschinen gewinnt den Hermes Award 2020 », sur Maschinenmarkt,
  16. (en) « World's Best Employers 2022 », Forbes (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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  • (de) Jochen Streb, Trumpf – Geschichte eines Familienunternehmens, Munich, Carl Hanser Verlag, (ISBN 978-3-446-26092-4)

Articles connexes

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Liens externes

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