Takahé du Sud
Porphyrio hochstetteri
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Gruiformes |
| Famille | Rallidae |
| Genre | Porphyrio |
Répartition géographique
- Présence permanente.
![]()
![]()
EN D : En danger
Le Takahé du Sud (Porphyrio hochstetteri) ou Talève takahé, est une espèce d'oiseaux de la famille des Rallidae, endémique de l'Île du Sud de la Nouvelle-Zélande[1]. Cette espèce a longtemps été regroupée avec celle de l'Île du Nord, qui elle est éteinte, la Talève mohoau (Porphyrio mantelli), sous le nom de talève takahē, talève takahé du Sud, takahé de l'Île Sud ou simplement takahē. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).
Description
modifierCet oiseau est incapable de voler. Il peut mesurer jusqu'à 50 cm et peser jusqu'à 3 kg[3], et possède un bec massif, des ailes réduites et des pattes puissantes. Son bec est particulièrement bien adapté pour arracher la base de la tige des pousses d'herbes dont il se nourrit. L'apparence du mâle et de la femelle est identique, seuls les poussins sont de couleur brune.
Redécouverte
modifierAvant une expédition menée par Geoffrey Orbell en 1948, le Takahē du Sud était considéré comme une espèce éteinte par la communauté scientifique internationale. La découverte de spécimens dans le Fiordland, une zone difficile d'accès au Sud-Ouest de la Nouvelle-Zélande, a engendré la création d'un parc naturel de 500 km2 sur le lieu de la découverte.
En 1981, la population était de 120 individus. En 2006, elle était de 313[4] et en 2019 de 418[3].
Le « Takahē Recovery Programme », dirigé par le ministère de la Conservation néo-zélandais, tente de protéger, réintroduire et faire grandir la population de Takahē en Nouvelle-Zélande. La priorité du programme est d'établir 125 couples d'oiseaux dans différents sites protégés des prédateurs.
Régime alimentaire
modifierC'est un oiseau herbivore se nourrissant de diverses plantes que l'on rencontre dans les zones de prairies alpines. Il mange un grand choix de plantes et son régime est semblable à celui du pükeko (Talève sultane), le parent le plus proche du Takahé du Sud. On peut souvent voir que le Takahé du Sud pince une tige d'herbe neigeuse en la prenant dans une griffe et mange seulement les parties douces inférieures[pas clair] qui sont son alimentation préférée, le reste étant délaissé.
Comportement
modifierCet oiseau est territorial. La femelle pond généralement deux œufs dans un nid qu'elle confectionne sous un tronc ou dans les herbes. C'est une espèce bruyante au cri fort. Le taux de survie des poussins est d'environ 75 %.
Reproduction
modifierLa saison de reproduction du Takahé du Sud s'étend de début octobre jusqu'à fin décembre. Les couples de Takahés témoignent d'une fidélité inébranlable et défendent farouchement leur nid en pourchassant tout intrus. La parade nuptiale consiste en des frottements de bec et des lissages de plumes[5].
Menaces
modifierLa quasi-extinction du Takahē du Sud est due à une chasse massive par les Māori (avant l'arrivée des colons européens du fait de la facilité à le capturer), à la réduction de son habitat et à l'introduction de prédateurs tels que les rats, furets, hermines et les chats. Afin de le préserver, il a été introduit dans des îles néo-zélandaises où il n'y a pas de prédateurs, telles que Tiritiri Matangi, Kapiti, Maud, Mana et Rotoroa (en)[3]. Il y existe également des projets de sauvegarde de l'espèce en captivité à Te Anau et au Mt Bruce Wildlife Centre, près de Masterton.
En , au cours d'une opération d'abattage de pukekos, une sous-espèce de Talèves sultanes jugées trop nombreuses, quatre spécimens ont été accidentellement tués sur l'île Motutapu au large d'Auckland[6].
Étymologie
modifierCet oiseau a d'abord été nommé Notornis — d'après les mots grecs anciens νότος (nótos) « sud » et ὄρνις (órnis) « oiseau ».
Son épithète spécifique commémore le géologue autrichien Ferdinand von Hochstetter (1829-1884)[7].
Références
modifier- ↑ (en) « South Island Takahe Porphyrio hochstetteri », sur BirdLife International.
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
- (en) Rotoroa Island, « https://www.rotoroa.org.nz/conservation/takahe », sur Rotoroa Island (consulté le ).
- ↑ (en) New Zealand Department of Conservation : Takahé
- ↑ « Takahé du Sud : tout savoir sur cet oiseau », sur www.autourdesanimaux.com, (consulté le ).
- ↑ « Nouvelle-Zélande. Des chasseurs tuent par mégarde des oiseaux protégés », sur Ouest-France, (consulté le ).
- ↑ (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii., Christopher Helm, , 432 p. (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 193.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Liste des oiseaux de Nouvelle-Zélande
- Le mont Takahé, un volcan bouclier d'Antarctique occidental, nommé d'après cet oiseau.
Bibliographie
modifier- (en) P. B. Taylor, « Family Rallidae (Rails, Gallinules and Coots) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 3 : Hoatzin to Auks, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7, lire en ligne ), p. 197-198 & planche 17 p. 196.
Liens externes
modifier- (en) Congrès ornithologique international : Porphyrio hochstetteri dans l'ordre Gruiformes
- (fr + en) Avibase : Porphyrio hochstetteri (+ répartition) (consulté le )
- (en) Tree of Life Web Project : Porphyrio hochstetteri
- (en) Animal Diversity Web : Porphyrio hochstetteri
- (en) NCBI : Porphyrio hochstetteri (taxons inclus)
- Oiseaux.net : Porphyrio hochstetteri (+ répartition)
- (en) UICN : espèce Porphyrio hochstetteri (Meyer, 1883) (consulté le )
- (en) Fonds documentaire ARKive : Porphyrio hochstetteri
- (en) New Zealand Department of Conservation : Takahé
- (en) Mt Bruce Wildlife Centre
- Coralie Schaub, « Nouvelle-Zélande : longtemps cru éteint, le takahē, drôle d’oiseau endémique, fait son retour dans la nature », sur Libération, (consulté le )
- Ressources relatives au vivant :
- Animal Diversity Web
- ARKive
- Avibase
- BirdLife International
- Paleobiology Database
- Global Biodiversity Information Facility
- iNaturalist
- Interim Register of Marine and Nonmarine Genera
- Invasive Species Compendium
- New Zealand Birds Online
- New Zealand Organisms Register
- Oiseaux.net
- Système d'information taxonomique intégré
- Union internationale pour la conservation de la nature
- Xeno-canto
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :