Saint-Venant

commune française du département du Pas-de-Calais

Saint-Venant est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Saint-Venantais. Sa population est de 2 999 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1968 avec 4 328 habitants. Elle dispose d'un important réseau hydrographique comprenant 26 cours d'eau. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

Saint-Venant
Saint-Venant
Vue depuis la Lys navigable, le centre-ville.
Blason de Saint-Venant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Intercommunalité CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Benoît Delbeque
2026-2032
Code postal 62350
Code commune 62770
Démographie
Gentilé Saint-Venantais
Population
municipale
2 999 hab. (2023 en évolution de −0,93 % par rapport à 2017)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 37′ 24″ nord, 2° 32′ 43″ est
Altitude Min. 15 m
Max. 19 m
Superficie 14,24 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Venant
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Lillers
Législatives 9e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Saint-Venant
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Saint-Venant
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Saint-Venant
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Saint-Venant
Liens
Site web www.saint-venant.fr

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Le patrimoine architectural de la commune comprend l'hôtel de ville dont les façades et les toitures font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.

Géographie

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Localisation

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Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Saint-Venant est un bourg rural bordé par la Lys et situé, à vol d'oiseau, à 12 km au nord-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes, dont deux, Haverskerque et Thiennes, dans le département du Nord . Les communes limitrophes sont Aire-sur-la-Lys, Busnes, Guarbecque, Haverskerque, Isbergues, Robecq, Saint-Floris et Thiennes.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 14,24 km2 ; son altitude varie de 15 à 19 mètres[2].

Hydrographie

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Saint-Venant est situé au confluent de la Lys et du Guarbecque[3].

La commune, située dans le bassin Artois-Picardie[4], est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par 26 cours d'eau, dont trois majeurs :

  • la Lys, rivière d'une longueur de 134,01 km, qui prend sa source dans la commune de Lisbourg, dans le département du Pas-de-Calais, et se jette dans l'Escaut au niveau de la commune de Gand, en Belgique[5] ;
  • la rivière de Busnes, d'une longueur de 13 km, qui prend sa source dans la commune de Lillers et se jette dans la Lys, au niveau de la commune de Haverskerque[6] ;
  • le Guarbecque, rivière d'une longueur de 11,87 km, qui prend sa source dans la commune de Norrent-Fontes et se jette dans la Lys, au niveau de la commune d'Haverskerque[3].
Puis par cinq plus petits cours d’eau :
  • la Vieille Lys de Saint-Venant, d'une longueur de 8,46 km qui prend sa source dans la commune de Thiennes et se jette dans la Vieille Lys Aval au niveau de la commune d'Haverskerque[7]
  • le Laque Bras Est, d'une longueur de 8,09 km qui prend sa source dans la commune de Witternesse et se jette dans la Vieille Lys au niveau de la commune[8]
  • le Fauquethun, d'une longueur de7,59 km, qui prend sa source dans la commune de Guarbecque et se jette dans le Guarbecque, au niveau de la commune de Saint-Venant[9]
  • le courant de la Demingue, d'une longueur de 7,47 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Lys, au niveau de la commune de Merville[10]
  • la Vieille Lys, d'une longueur de 6,8 km qui prend sa source dans la commune d'Aire-sur-la-Lys et se jette dans la Lys au niveau de la commune de Thiennes[11].

Et enfin 18 petits cours d'eau dont la longueur est inférieur à 3 km[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21],[22],[23],[24],[25],[26],[27],[28],[29].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[30]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[31]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[32] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[33]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[34],[35].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[30]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 8 km à vol d'oiseau[36], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[37],[38]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

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L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[39].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Saint-Venant est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[Insee 2],[Insee 3].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,5 %), prairies (18,8 %), zones urbanisées (11,7 %), zones agricoles hétérogènes (3 %)[40]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Papinghem en 1075 ; Sanctus Venantius en 1190 ; Vnaent, Vnaento au XIIe siècle ; Sainct-Venant en 1251 ; Sanctus Venancius en 1296 ; Venantiopolis en 1786[41] ; Saint Venant en 1793 et Saint-Venant depuis 1801[2].

Durant la Révolution française, la commune porte le nom de Pot-Vert[2] ou Fort-Vert[42].

Cet hagiotoponyme provient du nom d'un saint ermite qui s’y serait établi, et dont la tombe se trouve à l'emplacement de l'actuelle église au VIIIe siècle[43].

La forme picarde est Saint-V’nant.

Histoire

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Avant 1282, Hellin de Wavrin (maison de Wavrin), seigneur de Saint-Venant, est en litige avec le chapitre d'Aire-sur-la-Lys à propos de leurs droits respectifs à Saint-Venant. En 1282, Robert de Wavrin, frère et successeur d'Hellin, passe une charte pour régler le conflit[44].

En , le roi de France Philippe VI de Valois, échouant à détacher les milices flamandes de l'alliance anglaise (guerre de Cent Ans) ravage les pays de Saint-Venant, La Gorgue, Estaires[45].

En 1376, Alice de Wavrin, dame de Saint-Venant (les hommes sont « seigneur » d'un lieu, les femmes sont « dame » de) doit reconnaitre devant le représentant du roi que le chapitre détient le droit de justice sur le village[46].

Autrefois ville fortifiée, il s’agit aussi d’une seigneurie érigée en comté en 1655. Le , par lettres données à Madrid, la ville et terre de Saint-Venant est érigée en comté au profit de Maximilien de Lières, baron du Val, seigneur de Saint-Venant, gouverneur de Saint-Omer, dont les ancêtres ont, depuis le temps des ducs de Bourgogne jusqu'alors, successivement porté les armes pour le service de leur prince avec grande valeur et loyauté[47].

Le village est définitivement annexé à la France avec le traité d'Utrecht (1713).

D'après l'historien français Auguste de Loisne : « Saint-Venant, ville forte de l'Artois, faisait partie du bailliage de Lillers en 1789 et était le chef-lieu d’une subdélégation de l'intendance de Flandre et d’Artois. Sa coutume locale avait été rédigée en 1507 suivant la coutume générale d’Artois et son église paroissiale, d’abord diocèse de Thérouanne, puis de Saint-Omer, doyenné de Lillers, était consacrée à saint Venant ; le chapitre de Lillers présentait à la cure. Ancienne maladrerie, l'Ospital de Saint-Venant, 1276 (chap. d’Aire, c. i), fondée au XIIe siècle et réunie, par les édits de 1695 et 1696, à l'hôpital de Lillers[48]. »

Première Guerre mondiale

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Située à 12 kilomètres au sud du front, Saint-Venant devient rapidement un centre de logistique stratégique pour les Alliés. La région est alors directement rattachée au commandement militaire de l'armée anglaise répondant aux ordres du maréchal Douglas Haig.

De à , les services de santé britanniques et indiens sont établis à Saint-Venant. Dans le cimetière, on trouve les tombes de soldats indiens tombés entre janvier et , les tombes de soldats anglais et français. Le QG et le mess des forces indiennes, écossaises et anglaises sont installés dans la demeure bourgeoise La Peylouse. En 1917 et 1918, l'état-major de la jeune république portugaise s'installe au même endroit. Le général Tamagnini de Abreu, chef militaire des forces militaires du corps expéditionnaire portugais (CEP) composé d'environ 70 000 hommes dirige, depuis Saint-Venant, ses troupes lors de la bataille de la Lys en 1918, avant de libérer Lille.

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[49].

Seconde Guerre mondiale

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Durant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Venant est le théâtre de violents combats qui servent à retarder les Allemands pour couvrir l'évacuation vers Dunkerque.

Des combats sont signalés autour de la commune à partir du et opposent les Britanniques du Royal Welch Fusiliers au régiment SS « Germania » de la SS-Division Verfügungstruppe[50]. La ville est prise par les Allemands le . Des civils sont pris pour cible par des SS et des soldats britanniques prisonniers et grièvement blessés sont assassinés[51].

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais[Insee 4].

Commune et intercommunalités

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La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et totalise 275 736 habitants en 2022[Insee 4].

Circonscriptions administratives

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La commune est rattachée au canton de Lillers[Insee 4].

Saint-Venant a été chef-lieu de canton durant la Révolution (de 1790 au 8 pluviôse an IX ()).

Circonscriptions électorales

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Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais[52].

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 octobre 1947 Jean-Baptiste Hennuyer    
octobre 1947 mars 1959 Anicet Bécart   Secrétaire de l'hôpital psychiatrique départemental
mars 1959 mars 1977 Jean Antignac   Vétérinaire
mars 1977 1982 Yves Benoit   Psychiatre
Conseiller régional[Quand ?]
1982 mars 1989 Gaston Dufour    
mars 1989 mars 2026 André Flajolet RPR puis UMP Professeur agrégé
Député du Pas-de-Calais (9e circ.) (2002 → 2012)
Conseiller général de Lillers (1985 → 2002)
Conseiller régional (1992 → 1998 puis 2004 → 2015)
Réélu pour le mandat 2014-2020[53],[54]
Réélu pour le mandat 2020-2026 (6e mandat)
mars 2026 en cours
(au 13 mai 2026)
Benoît Delbeque   Chef d'entreprise
Élu pour le mandat 2026-2032[55],[56]

Équipements et services publics

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Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre l'école primaire Lamartine et le département gère le collège Georges Brassens[57].

La commune dispose d'un centre hospitalier, d'une maison de retraite, d'un foyer de vie « Les Passerelles »[58], et d'un foyer d'accueil médicalisé, « La Source »[59], dépendant d'un établissement public communal.

Population et société

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Les habitants sont appelés les Saint-Venantais[60].

Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[62].

En 2023, la commune comptait 2 999 habitants[Note 6], en évolution de −0,93 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2002 0352 0452 1882 3092 2622 4672 5842 495
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5242 7562 7452 6072 6592 6432 9443 2913 197
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 3183 4863 4723 2073 6583 8404 1843 6864 126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 0294 3283 9884 1273 8873 2063 2603 0352 973
2021 2023 - - - - - - -
3 0222 999-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 31,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 424 hommes pour 1 612 femmes, soit un taux de 53,10 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 5]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
2,3 
8,3 
75-89 ans
12,4 
18,5 
60-74 ans
19,4 
24,3 
45-59 ans
20,7 
18,3 
30-44 ans
16,2 
13,1 
15-29 ans
13,3 
16,9 
0-14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[64]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2021[Note 7], la commune compte 1 247 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 2 818 personnes[Insee 6].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 22 800 , supérieur à celui du département (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 12 %, inférieur à celui du département (18,4 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 9],[Insee 10],[Insee 11] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 50 %, supérieur à celui du département (44,1 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8].

Entreprises et commerces

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Agriculture

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La commune est dans la « plaine de la Lys », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[65]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 46 26 15 12
SAU[Note 10] (ha) 1 073 1 274 1 098 1 137

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 46 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 26 en 2000 puis à 15 en 2010[67] et enfin à 12 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 74 % depuis 1988[68],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 1 073 ha en 1988 à 1 137 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 23 à 95 ha[67],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Monument historique

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L'hôtel de ville.
  • L'hôtel de ville datant de 1776, inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du pour ses façades et toiture[69].

Autres lieux et monuments

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  • Le manoir situé à côté de la Lys rue du Chemin de Ceinture.
 
Fonts baptismaux de Saint-Venant détruits en 1917.
 
l'ancien hospice.
L'église abritait des fonts baptismaux du XIe siècle (art roman) détruit en 1917 pendant la Première Guerre mondiale. Ils avaient été réalisés en pierre de Tournai[71],[72],[73],[74],[75].
  • Le monument aux morts[76].
  • Deux portes des anciennes fortifications subsistent dont la porte d'Aire
  • Le port de plaisance
  • Le moulin à eau sur la Guarbecque
  • L'ancienne gare
  • Le cimetière communal
  • Le St.Venant Communal Cemetery, cimetière militaire faisant partie du cimetière communal, contient 429 tombes militaires, 253 pour la Première Guerre mondiale dont 165 britanniques, et 176 pour la Seconde Guerre mondiale. Ces corps sont dus à l'établissement des services de santé britanniques et indiens à Saint-Venant de à . On trouve donc dans le cimetière les corps de soldats indiens tombés entre janvier et .
  • Le St.Venant-Robecq Road British Cemetery, cimetière militaire britannique également situé à Saint-Venant sur la route allant à Robecq.
  • Plusieurs maisons et fermes du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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  Blason
De gueules à deux bars adossés d'argent, accompagnés de trois trèfles du même, deux en chef et un en pointe[77].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais[78] :

  • T. Chuffart et Y. Doucy, Saint-Venant 1901-2001, Saint-Venant, Ville de Saint-Venant, 2000.
  • D. Faivre, La bataille de Saint-Venant. 22 au 27 mai 1940, Saint-Floris, Association de Recherches Historiques et Archéologiques Militaires Lys, Artois, Flandre, 2010.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et 92 communes de banlieue.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  7. 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  10. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  11. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[66].
  12. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  13. "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes : carte de Cassini (XVIIIe siècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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