Saint-Saulge
Saint-Saulge [sɛ̃ soʒ] est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Saint-Saulge | |||||
Mairie de Saint-Saulge. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Nevers | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Amognes Cœur du Nivernais | ||||
| Maire Mandat |
Christian Gentil 2020-2026 |
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| Code postal | 58330 | ||||
| Code commune | 58267 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
650 hab. (2023 |
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| Densité | 25 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 06′ 20″ nord, 3° 30′ 48″ est | ||||
| Altitude | Min. 245 m Max. 403 m |
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| Superficie | 25,77 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guérigny | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | saint-saulge.fr | ||||
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Ses habitants sont appelés les Saint-Saulgeois et les Saint-Saulgeoises.
Géographie
modifierLocalisation
modifierSaint-Saulge est située au centre du département de la Nièvre.
Le Massif de Saint-Saulge ou Petit Morvan, séparé du Morvan par la dépression du Bazois, est un prolongement du Massif Central.
La commune est située dans un vallon entouré de montagnes, de prairies, de forêts, de ruisseaux et d'étangs.
Via les routes D978 et D958, Saint-Saulge se trouve à 35 km de Nevers.
Hydrographie
modifier- la Canne ;
- le ruisseau des Eaux de Brune ;
- le ruisseau de l’Etang Garrot ;
- le ruisseau du Moulin Rameau ;
- le ruisseau de Saint-Saulge[1].
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts
modifierBriotte, les Chênes, les Grands Buissons, la Longenne, les Merlées, Montchenu, le Moulin du Bois, Pouzy, Ranceau, le Tronsec, Varennes, Villars[1].
Communes limitrophes
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 990 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à 16 km à vol d'oiseau[8], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Saint-Saulge est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,7 %), forêts (33,6 %), terres arables (3,2 %), zones urbanisées (2,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Toponymie
modifierOn relève les mentions suivantes du nom de la commune : Capella Sancti Martini in qua corpus sancti Salvi requiescit (908), Sanctus-Salvius (924), prioratu de S. Salvio (1161), Saint-Saulge (1375), Marat-les-Forêts (1793)[16].
La première église fut consacrée à saint Martin, puis le nom changea quand on transféra les reliques de saint Saulge : Capella Sancti Martini in qua corpus sancti Salvii requiescit (en 908) ; « la chapelle Saint-Martin dans laquelle repose le corps de saint Saulge »[17].
Saint-Saulge est un hagiotoponyme qui fait référence à un Sanctus Salvius, plusieurs saints ont porté ce nom[17].
Histoire
modifierSur un plateau, au nord-ouest de Saint-Saulge, Soultrait note l'emplacement d'un camp romain en forme de quadrilatère irrégulier ayant, au nord, 104 mètres de largeur et 96 au sud, sur 104 de longueur à l'ouest et 117 à l'est ; de ce côté étaient deux entrées ; l'enceinte formée de fossés et de rem parts de terre d'un mètre environ de hauteur. On a trouvé en ce lieu des poteries romaines et des grands bronzes de Trajan. Au sud-est du camp se voyaient les traces d'une voie romaine allant d'Alluy à Entrains[18].
Il y avait à Saint-Saulge un hôpital, une léproserie et un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, dépendant de l'abbaye Saint-Martin d'Autun[16].
Dans une lettre à l'abbé de Saint-Martin d'Autun datée de 1161, l'évêque Bernard de Saint-Saulge énumère les églises diocésaines qui sont à la collation dépendances autunoises. Le prieur de Saint-Saulge a la collation des cures de Sanisy, Narloux, Crux-la-Ville, Crux-le-Châtel, Saint-Maurice et Cizely. Alexandre III confirme cette charte en 1164[19].
Les comptes du receveur de Nivernais, pour les châtellenies de Montenoison et Saint-Saulge, conservés aux archives départementales de la Côte-d'Or indiquent que le moulin de Saint-Saulge ne produit rien, parce que les Anglais l'avaient brûlé dès l'année 1359[20]. En 1437, les habitants de Saint-Saulge demandent au roi de munir et fortifier les place et château dudit lieu[21].
Saint-Saulge était le siège d'une châtellenie comprenant 48 fiefs, dont la circonscription s'étendait sur le canton actuel de Saint-Saulge et sur les parties nord-ouest du canton de Châtillon et nord est de celui de Saint-Benin-d'Azy[16].
En 1790, le canton de Saint-Saulge, du district de Nevers, fut composé des communes de Crux-la-Ville, Jailly, Montapas, Saint-Benin-des-Bois, Sainte- Marie, Saint-Franchy, Saint-Maurice et Saint-Saulge[16].
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2023, la commune comptait 650 habitants[Note 2], en évolution de −11,92 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierL'église de Saint-Saulge, XIIe, XVIe et XIXe siècles
modifierAncienne église du prieuré, elle est reconstruite au XVIe siècle (avec des fondations plus anciennes), les vitraux de la nef datent de la même époque. Peinture monumentale non datée dans le collatéral nord. Classée MH (1977).
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Le clocher.
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Saints.
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Arbre de Jessé.
Selon la légende, une année de forte sécheresse où le fourrage se faisait rare, les habitants de Saint-Saulge, qui avaient le sens de l'économie, eurent l'idée de hisser sur l'église une vache à l'aide d'une corde, afin qu'elle broute l'herbe qui poussait sur un flanc du clocher. Depuis lors, ils perpétuent cette tradition en mai, à l'occasion de la fête locale et avec une vache factice[28].
Il comporte quelques maisons médiévales et Renaissance, notamment une demeure à tourelle située en face de l'église. En 2024, la municipalité, aidée du programme Petites villes de demain démolit un ensemble patrimonial du XVIIe siècle dans le cadre du projet de revitalisation du centre bourg[29].
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Maison à tourelle (XVIe siècle).
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Ouverture médiévale (XVe siècle).
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Maison Renaissance (XVIIe siècle).
Chemins vicinaux et curiosités locales
modifierLa commune possède de nombreux chemins qui entourent le bourg et vont jusqu'aux villages voisins (comme Jailly). Parfois balisés, ces sentiers permettent de profiter des bois environnants le bourg mais aussi de curiosités locales comme la pierre du sacrifice ou la chaise à monsieur.
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La Fontenotte.
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La pierre du sacrifice.
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Détail de la pierre.
Personnalités liées à la commune
modifier- Ravisius Textor (v.1480-1524), né à Saint-Saulge, humaniste, recteur de l'Université de Paris.
- Jean-Baptiste Delaveyne (1653-1719), fondateur en 1680, à Saint-Saulge, de la congrégation des sœurs de la Charité de Nevers.
- Marcelline Pauper (1666-1708), née à Saint-Saulge, religieuse des sœurs de la Charité de Nevers, fondatrice de la maison de Decize.
- Louis-Antoine-François de Marchangy (1782-1826), né à Saint-Saulge, homme de lettres et homme politique.
- Mgr Augustin Crosnier (1804-1880), ecclésiastique et érudit nivernais, ancien vicaire de Saint-Saulge (1828)[30].
- Xavier Veyrat, (1807-1876), auteur dramatique né et mort à Saint-Saulge .
- Louis Dauvergne (1828-1899), né au château de Vesvres à Rouy, peintre qui demeura dans la commune de 1861 à 1894.
- Édouard Thiers (1843-1890), né à Saint-Saulge, officier du Génie et député.
- Gabriel Alexandre Paquette (1866-1939), général de corps d'armée ayant servi pendant la Première Guerre mondiale.
- Ambroise Croizat (1901-1951), syndicaliste et homme politique, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, possédait une maison à Saint-Saulge[31].
Héraldique
modifier-
Famille de Lavenne.
-
Famille de Thoury.
-
Famille de Courvol.
Notes et références
modifierNotes
modifierCartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- https://www.geoportail.gouv.fr/carte, sur www.geoportail.gouv.fr
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Saulge et Prémery », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Premery », sur la commune de Prémery - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Premery », sur la commune de Prémery - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Saulge ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865, p. 170.
- Gérard Taverdet, Les Noms de lieux de la Nièvre, Centre régional de documentation pédagogique de l'Académie de Dijon, , p. 66.
- ↑ Soultrait Georges de, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, Paris, Imprimerie Nationale, 1875, p. 206.
- ↑ Jacques-Gabriel Bulliot, Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, vol. 2, Autun, la Société Éduenne, 1849, n°17 et 18, p. 38-44.
- ↑ ADCO : B 5383b fol.5v.
- ↑ Michel de Marolles et Georges de Soultrait (ed.), Inventaire des titres de Nevers, Nevers, Imprimerie de Paulin-Fay, 1873, p. 179.
- ↑ Laure Brunet, « Le maire de Saint-Saulge Christian Bulin démissionne », sur Le journal du Centre, (consulté le ).
- ↑ « Sébastien Gosset, élu nouveau maire de Saint-Saulge », sur Le journal du Centre, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ https://www.lejdc.fr/saint-saulge-58330/loisirs/57e-montee-de-la-vache-sur-le-clocher-de-saint-saulge-de-la-legende-a-la-tradition_13558831/
- ↑ Un maire démolit les bâtiments historiques du village et provoque la colère des habitants
- ↑ Abbé François Boutillier, Notice sur la vie et les œuvres de Mgr Crosnier, G. Vallière, 1881
- ↑ Le documentaire La Sociale montre sa fille, Liliane, rendant visite à cette maison.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Saint-Saulge sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

