Sailly-sur-la-Lys

commune française du département du Pas-de-Calais

Sailly-sur-la-Lys [saji syʁ la lis] est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Saillisiens. Historiquement en Flandre française, elle est membre de la communauté de communes Flandre Lys.

Sailly-sur-la-Lys
Sailly-sur-la-Lys
L'ensemble textile Filatures et tissages Auguste Salmon
Blason de Sailly-sur-la-Lys
Blason
Image illustrative de l’article Sailly-sur-la-Lys
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Intercommunalité Communauté de communes Flandre Lys
Maire
Mandat
Pierre-Luc Ravet
2026-2032
Code postal 62840
Code commune 62736
Démographie
Gentilé Saillisiens
Population
municipale
3 981 hab. (2023 en évolution de −0,03 % par rapport à 2017)
Densité 410 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 39′ 30″ nord, 2° 46′ 15″ est
Altitude Min. 13 m
Max. 19 m
Superficie 9,7 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Beuvry
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Sailly-sur-la-Lys
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Sailly-sur-la-Lys
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Sailly-sur-la-Lys
Liens
Site web www.sailly.info

La commune de Sailly-sur-la-Lys (nom officiel depuis 1801), limitrophe du département du Nord et drainée par la Lys, est située dans l'est du département du Pas-de-Calais à 7 km, à vol d'oiseau, au sud de la frontière entre la Belgique et la France. C’est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l'aire d'attraction de Lille, avec une population de 3 981 habitants au dernier recensement de 2023.

La commune possède un patrimoine naturel composé de deux espaces protégés et gérés avec la réserve naturelle régionale (RNR) des prés du moulin madame et les prés du moulin Madame et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Le patrimoine architectural de la commune comprend la maison dite de la prévôté et l'ensemble textile Filatures et tissages Auguste Salmon qui font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.

Géographie

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Localisation

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Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Sailly-sur-la-Lys est une commune drainée par la Lys et située, à vol d'oiseau, à 7 km au sud de la frontière entre la Belgique et la France, à 17 km au nord-est de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement) et à 18 km à l'ouest de la commune de Lille (aire d'attraction)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes, dont quatre, Erquinghem-Lys, Estaires, La Gorgue et Steenwerck, dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Erquinghem-Lys, Estaires, Fleurbaix, La Gorgue, Laventie et Steenwerck.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 9,7 km2 ; son altitude varie de 13 à 19 m[2].

Hydrographie

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La commune, située dans le bassin Artois-Picardie[3], est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par un cours d'eau principal, la Lys, rivière d'une longueur de 134,01 km, qui prend sa source dans la commune de Lisbourg, dans le département du Pas-de-Calais, et se jette dans l'Escaut au niveau de la commune de Gand, en Belgique[4].

Treize autres petits cours d'eau drainent la commune :
  • le Courant du Mariage[5]
  • le Courant Dardon Aval[6]
  • le luttum Candeille[7]
  • la Becque des Pauvres[8]
  • le Courant des Lauwets[9]
  • le Courant du Flaquet[10]
  • le Courant Lebleu[11]
  • la Grande Becque[12]
  • le Courant Cardon[13]
  • et quatre cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu[14],[15],[16],[17].
 
Réseau hydrographique de Sailly-sur-la-Lys[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[20] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[21]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 698 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Steenvoorde à 21 km à vol d'oiseau[24], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 727,8 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le [Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

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Espaces protégés et gérés

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La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[27].

Dans ce cadre, on trouve deux espaces protégés sur le territoire de la commune :

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : le bocage alluvial de la Grande Becque à Steenbeck et Prés du Moulin Madame à Sailly-sur-la-Lys, d’une superficie de 122 hectares et d'une altitude variant de 14 à 17 mètres. Cette ZNIEFF, composée de prairies et de champs, longe la Grande Becque[30].

 
Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Espèces faunistiques et floristiques

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L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[31].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Sailly-sur-la-Lys est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[Insee 2],[Insee 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[Insee 3]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[Insee 4],[Insee 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,4 %), zones urbanisées (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Saltiacum en 680 ; Salciacum en 866 ; Cilliacum en 890 ; Saliacum en 1024 ; Salli en 1053 ; Salgi en 1098 ; Sally au XIIe siècle ; Salli sour le Lis vers 1200 ; Saly en 1230 ; Sailli en 1245 ; Sailliacum super Lisiam en 1249 ; Sailly-sour-le-Lis en 1312 ; Sailly-sur-le-Lis, au pays de l’Alleue en 1529[33] ; Sailly sur la Lys en 1793 et Sailly-sur-la-Lys depuis 1801[2].

Sailly est issu de saltus qui signifie bois[34].

La Lys est une rivière de l’Artois, de la Flandre wallonne, de la Flandre maritime et de la Belgique, affluent en rive gauche de l'Escaut qu'elle rejoint à Gand.

La forme picarde est Sailly-su-la-Lys.

Histoire

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D'après l'historien français Auguste de Loisne : « Sailly-sur-la-Lys, en 1789, était une des quatre paroisses du Pays de Lalleu, dont elle suivait la coutume, et faisait partie de la châtellenie de Lille (Nord). Son église paroissiale, diocèse d'Arras, doyenné de la Bassée, était consacrée à saint Vaast ; l'abbé de Saint-Vaast présentait à la cure[35]. »

Après la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[36].

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais[Insee 6].

Commune et intercommunalités

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La commune était membre de la communauté de communes Monts de Flandre - Plaine de la Lys. Depuis 2014, elle est membre de la communauté de communes Flandre Lys[37],[Insee 6].

Circonscriptions administratives

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La commune est rattachée au canton de Beuvry[Insee 6].

Circonscriptions électorales

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Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais[38].

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1895 ? Philippe Lebleu    
? ? Henri Lebleu    
1935 ? César Menart RG  
mai 1953 ? Henri Feutrie    
mars 1971 ? Gilbert Grenier   Cultivateur
mars 1983 mars 2014[39] Annie Van Cortenbosch PS Professeure de lettres retraitée
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais (2004 → 2015)
mars 2014 mars 2026 Jean-Claude Thorez SE-DVD Cadre retraité du secteur bancaire[40]
Vice-président de la CC Flandre Lys (2014 → )
Suppléant de la députée Marguerite Deprez-Audebert (2017 → 2022)
Réélu pour le mandat 2020-2026[41],[42]
mars 2026 en cours
(au 12 mai 2026)
Pierre-Luc Ravet   Profession libérale
Élu pour le mandat 2026-2032[43]

Équipements et services publics

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Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre l'école maternelle et l'école élémentaire Terre de Lys[44]. Sur le territoire de la commune se trouve également un établissement privé, l'école école primaire Sacré-Cœur.

Population et société

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Démographie

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Les habitants sont appelés les Saillisiens[45].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[47].

En 2023, la commune comptait 3 981 habitants[Note 8], en évolution de −0,03 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0972 1762 3912 2802 3782 3912 3922 4412 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5212 6722 9732 7542 5852 4532 3992 4352 407
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5142 6082 6041 7032 0412 0732 0602 0112 098
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 0591 9242 0492 9193 8893 9813 9954 0134 093
2014 2019 2023 - - - - - -
4 0173 9103 981------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,8 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 923 hommes pour 2 023 femmes, soit un taux de 51,27 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 7]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
0,8 
5,2 
75-89 ans
7,4 
21,7 
60-74 ans
21,9 
22,9 
45-59 ans
21,4 
16,4 
30-44 ans
17,5 
14,8 
15-29 ans
14,0 
18,6 
0-14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[49]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2021[Note 9], la commune compte 1 577 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 3 920 personnes[Insee 8].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 25 570 , supérieur à celui du département (20 720 ) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 8],[Insee 9],[Insee 10] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 6 %, inférieur à celui du département (18,4 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 11],[Insee 12],[Insee 13] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 62 %, supérieur à celui du département (44,1 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 8],[Insee 9],[Insee 10].

Entreprises et commerces

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Agriculture

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La commune est dans la « plaine de la Lys », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[50]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 33 17 16 13
SAU[Note 12] (ha) 554 619 597 564

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 33 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 17 en 2000 puis à 16 en 2010[52] et enfin à 13 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 61 % depuis 1988[53],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 554 ha en 1988 à 564 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 17 à 43 ha[52],[Carte 5].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Vue de la maison de la Prévoté.
 
Flandria illustrata de Sanderus, t.II, p. 362 La Haye, 1726.

Monument historique

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La prévôté est un corps de logis situé sur le cimetière de la paroisse, près de la Lys. C'était une enceinte fortifiée qui comprenait la demeure du prévôt, les prisons et la salle de justice où se tenaient les "plaids" du pays. Une chapelle dédiée à la Vierge complétait l'ensemble de ces constructions. Au XVIe siècle, pendant les troubles des gueux, la Prévôté fut pillée et brûlée en partie. Détruite, la porte d'entrée reconstruite en 1612 est défendue par deux tours de guet, des fenêtres à meneaux en pierre et des pignons découpés de pas de moineaux. Le prévôt représentait l'abbé de Saint-Vaast dans toutes les affaires civiles et judiciaires, mais à l'église il n'avait que des droits honorifiques.
Sur le panneau explicatif devant le monument (abrégé) : « C'est l'un des rares vestiges de l'histoire du Pays de L'Alloeu. Dès 1296, un texte fait mention de l'existence d'une prévôté à Sailly. C'était un lieu où l'on rendait la justice et où se réunissaient parfois les échevins. C'était aussi le lieu de résidence du Prévôt représentant l'abbaye d'Arras. Le dernier prévôt demeura à Sailly de 1772 à 1791. Elle reste l'une des plus belles demeures de notre région. »
En 1296, la maison du moine de Sailly fut transformée en forteresse par crainte de Philippe le Bel en guerre avec les comtes de Flandres.
En 1566, pendant la guerre des gueux, la Prévôté est saccagée et brûlée. La porte d'entrée est reconstruite en 1612. Les bâtiments sont confisqués à la Révolution.
Atteinte de plusieurs projectiles pendant la Première Guerre mondiale, la prévôté a subi une complète restauration.
 
La filature Salmon - Safilin de Sailly-sur-la-Lys.- Pas-de-Calais Hauts-de-France
  • L'ensemble textile Filatures et tissages Auguste Salmon. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis [55].

Autres lieux et monuments

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Edifices religieux

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Équipements culturels

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La commune propose de nombreuses animations : au centre d'animation socioculturel Françoise-Dolto activités, poterie, scrabble, point de croix, bibliothèque, centre de loisirs, rallye famille, couture, Ateliers collectifs familles, journée eco- santé, dictée de Sailly, dispositif OVVV, séjour de ski avec les ados, sorties culturelles, tricot crochet, danse moderne, danse classique, danse de salon, danse rock, Animation Inter classes, peinture, dessin, théâtre, spectacle son et lumière, centre animation jeunes et adolescents, atelier bricolage, club informatique, chasse à l'œuf, sortie mondial de l'auto, une vingtaine de salarié durant l'été.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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  Blason
D'or à la barre ondée d'azur accompagnée en chef d'une croisette ancrée de gueules et en pointe du bâtiment de la prévôté du même ajouré du champ[57].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails

En , le conseil municipal décide de déclarer le logo actuel comme étant le blason officiel[58].

Pour approfondir

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[59] :

  • J. Depotter, Le Pays de Lallœu. Histoire, mœurs, institutions, Lille, Giard, 1910.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  6. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et 92 communes de banlieue.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  9. 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[51].
  14. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  15. "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes : carte de Cassini (XVIIIe siècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. a et b « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  1. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 de Béthune », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Sailly-sur-la-Lys ».
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lille (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
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Références

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