Per Nørgård

compositeur danois

Per Nørgård, né le à Gentofte et mort le à Copenhague (Hovedstaden), est un compositeur danois. Il est, après Carl Nielsen, et avec son contemporain Ib Nørholm, une figure majeure de la musique contemporaine danoise.

Per Nørgård
En .
Biographie
Naissance
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Gentofte (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
CopenhagueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Maître
Distinctions
Œuvres principales
String Quartet No. 7 (d), Fons laetitiae (d), Achilles and the Tortoise (d), Symphony No. 3 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Per Nørgård naît le à Gentofte[1].

Il fait ses études musicales à l'Académie royale du Danemark à Copenhague avec Vagn Holmboe et Finn Høffding, puis à Paris de 1956 à 1957 avec Nadia Boulanger.

Ses premières compositions subissent l'influence des nordiques, principalement Sibelius et Nielsen. À partir des années 1960, il s'intéresse à des techniques d'écriture plus contemporaines, la musique sérielle et surtout il découvre le concept de série infinie. Sa première œuvre utilisant cette technique est Voyage à travers l'écran d'or de 1968. Le principe de la série infinie repose sur une superposition dans un même système, des portées de tempos de plus en plus lents et dont les cellules mélodiques sont obtenues par images de cellules de la première portée. Bien que ce principe s'applique tant aux gammes chromatiques qu'aux gammes diatoniques, Per Nørgård privilégie les gammes diatoniques (dans Gilgamesh, par exemple). Dans sa Symphonie no 3, il mélange la série infinie, des gammes majeures et mineures, des séries harmoniques et résonantes et des rapports rythmiques qui donnent naissance à une musique mouvante dont les éléments tout en variant sont en étroite interaction. Son style a évolué au cours des décennies. Ses premières compositions, notamment les sonates nos 1 et 2 pour piano comme sa première symphonie se caractérisent par une écriture dense. Si les œuvres suivantes gardent en intensité, le style s'épure à la mesure de ses propres recherches ; il atteint sa maturité à la fin des années 1960 quand Per Nørgård est en pleine possession de son langage et fait preuve d'une forte expressivité (Iris, Luna et Voyage à travers l'écran d'or).

Au début des années 1980, Per Nørgård va s'intéresser à l'artiste schizophrène Adolf Wölfli. Parmi les compositions qui s'inspirent de cet artiste, citons la Symphonie no 4 (1981) et un opéra sur la vie de Wölfli The Divine Circus (1982).

L'originalité de Per Nørgård réside dans une personnalité riche qui a su assimiler plusieurs tendances complémentaires. L'une, qui fait appel à la spiritualité, au questionnement de la place de l'homme dans l'univers, l'autre, « terrestre », qui s'ancre dans les mathématiques, se réfère au nombre d'or, aux séries numérales, à l'expérimentation sonore, à la physique et la chimie. Per Nørgård, qui s'est lui-même qualifié de « nordique » dans les années 1950, réussit cette alchimie qui fait de lui un compositeur de tout premier plan.

Il meurt le à Copenhague[2],[3].

Œuvres (sélection)

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  • Toccata pour piano (1949)
  • Sonate pour piano n°1 (1952, rév. 1956)
  • Sinfonia austera (Symphonie nº 1) (1954-1955)
  • Tryptichon (1957)
  • Sonate pour piano nº 2 (1957)
  • Constellations pour 12 cordes (1958)
  • Fragments VI (1959-61)
  • Dommen (Le jugement), oratorio (1962)
  • Labyrinten, opéra (1963)
  • Den unge mand skal giftes, ballet (1964)
  • Anatomic Safari pour accordéon (1967)
  • Iris, Luna et Voyage à travers l'écran d'or, trilogie orchestrale (1967-1968)
  • Symphonie nº 2 (1970)
  • Gilgamesh, opéra-épopée (1971)
  • Symphonie nº 3 (1973-1976)
  • Nova Genitura (1975)
  • Seadrift (1978)
  • Symphonie nº 4 (1981)
  • The Divine Circus, opéra (1982)
  • Concerto pour violon « Helle Nacht » (1986-1987)
  • Symphonie nº 5 (1990)
  • Concerto pour piano « in due tempi » (1994-1095)
  • Symphonie nº 6 (1998-1999)
  • Symphonie nº 7 (2006)
  • 10 quatuors à cordes

Références

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  1. a b et c Baker et Slonimsky 1995, p. 2997.
  2. (da) « Komponisten Per Nørgård er død », sur DR, (consulté le ).
  3. Roxane Borde, « Disparition du compositeur Per Nørgård », sur Diapason,
  4. La Rédaction, « Le compositeur danois Per Nørgård reçoit le prix Siemens », sur ResMusica,

Bibliographie

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  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes

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