Maurice Garrel

acteur et metteur en scène français

Maurice Garrel, né le à Saint-Gervais (Isère) et mort le à Paris, est un acteur et metteur en scène français.

Maurice Garrel
Nom de naissance Maurice Pierre Garrel
Naissance
Saint-Gervais (Isère)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 88 ans)
13e arrondissement de Paris (France)
Profession Acteur
Metteur en scène

Biographie

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Origines et formation

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Maurice Garrel naît à Saint-Gervais, dans l'Isère, le . Il grandit au Maroc, à El Jadida, où sa mère, institutrice, s'est installée après le départ de son père, ancien combattant de Verdun. Élève brillant, il obtient son baccalauréat à 19 ans et apprend à parler l'arabe, langue qu'il conservera toute sa vie[1],[2].

Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la campagne d'Italie au sein de la 1re armée française du général de Lattre de Tassigny, sous les ordres du sous-lieutenant Michel Jobert. Son courage lui vaut une médaille militaire à la fin de l'année 1944[2].

À la Libération, il s'installe à Paris et se présente, encore vêtu de sa capote militaire, au cours de théâtre de Charles Dullin, alors maître de référence du jeu dramatique. Dullin décèle rapidement son talent et l'encourage à commencer sa carrière sans trop s'attarder dans les écoles[2],[3]. Il complète sa formation auprès de la comédienne d’origine russe Tania Balachova[2],[4].

Carrière théâtrale

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Maurice Garrel débute sur scène à la fin des années 1940. Il interprète notamment des textes de Claudel, Adamov, Buzzati, Brecht ou Synge, et collabore avec des metteurs en scène majeurs tels que Jean-Marie Serreau, Roger Blin, Georges Vitaly, Claude Régy, Antoine Vitez ou Jean Vilar[2].

Il enseigne également à l'école de comédie de Tania Balachova, où il compte parmi ses élèves Michael Lonsdale et Jean-Louis Trintignant[2].

De 1983 à 1985, il est pensionnaire de la Comédie-Française[4]. Dans les années 1980, il joue notamment sous la direction de Jacques Lassalle et de Klaus Michael Grüber[2].

En 1986, il crée au théâtre national de Strasbourg le rôle du général de Gaulle dans la pièce De Gaulle, écrite et mise en scène par Dominique Féret. Il reprendra ce rôle en 2011 au théâtre de l'Odéon puis au théâtre de la Madeleine[2].

Carrière au cinéma et à la télévision

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Maurice Garrel aborde le cinéma au début des années 1960, où il devient un second rôle essentiel du cinéma français. Il tourne avec François Truffaut (La Peau douce), Jacques Rivette (Merry-Go-Round), Costa-Gavras (Un homme de trop), Claude Lelouch (Édith et Marcel), Claude Chabrol (Nada), Claude Sautet (Un cœur en hiver) ou encore Alain Cavalier, Jean-Daniel Pollet, Jacques Rozier et Michel Deville[2].

En 1991, son interprétation dans La Discrète de Christian Vincent lui vaut une nomination au César du meilleur second rôle masculin, distinction qu'il obtient à nouveau en 2005 pour Rois et Reine d'Arnaud Desplechin[2].

Il participe également à de nombreuses dramatiques télévisées sous la direction de Claude Barma, Marcel Bluwal, Jean Prat, Claude Goretta ou Stellio Lorenzi, et prête sa voix à des pièces radiophoniques pour la station France Culture[2].

Collaboration avec Philippe Garrel

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Maurice Garrel entretient une collaboration artistique durable avec son fils, le cinéaste Philippe Garrel, qu'il accompagne dès son premier film en 1967. Il joue régulièrement dans ses œuvres, souvent dans des rôles empreints d'autobiographie, comme dans Le Cœur fantôme (1996), Sauvage Innocence (2001) ou Les Amants réguliers (2005). Dans ce dernier film, la scène où il incarne un vieil homme mélancolique aux côtés de Louis Garrel  son petit-fils  est devenue emblématique, puisqu’il s’agit d’une rencontre entre trois générations d'artistes[5].

Le film La Jalousie (2013), réalisé par Philippe Garrel deux ans après la mort de son père, lui est dédié[3].

Dernières années et mort

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En , peu avant sa mort, Maurice Garrel remonte sur scène pour reprendre le rôle du général de Gaulle. Il meurt deux mois plus tard, le , dans le 13e arrondissement de Paris[1],[6],[5]. Homme de gauche, il admirait profondément la figure du général de Gaulle, qu'il considérait comme un artiste[2].

Maurice Garrel avait fait don de son corps à la science ; une plaque en son nom est déposée au cimetière parisien de Thiais[7]. En 2019, sa famille s'est portée partie civile dans le cadre du scandale du centre du don des corps de l'université Paris-Descartes[8].

Vie privée

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Maurice Garrel est le père de cinq enfants, dont le réalisateur Philippe Garrel et le producteur Thierry Garrel. Il est aussi le grand-père de l'acteur Louis Garrel et de l'actrice Esther Garrel[5].

Filmographie

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Cinéma

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Longs métrages

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Courts métrages

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Télévision

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Théâtre

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Comédien

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Metteur en scène

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Publication

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En 2012, le critique de cinéma Jacques Morice publie Maurice Garrel, le veilleur aux éditions Stock, après avoir longuement côtoyé le comédien.

Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 Didier Péron, « Maurice Garrel, fin d’un premier de cordée », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Dominique Féret, « Maurice Garrel (1/5) », sur France Culture, (consulté le ).
  3. 1 2 Laura Tuillier, « Philippe et Louis Garrel, l'entretien fils et papa », sur TroisCouleurs, (consulté le ).
  4. 1 2 « Disparition du grand comédien Maurice Garrel », sur L'Humanité, (consulté le ).
  5. 1 2 3 Jacques Mandelbaum et Brigitte Salino, « Maurice Garrel, comédien », sur Le Monde, (consulté le ).
  6. INSEE, « Maurice Garrel dans le fichier des personnes décédées », sur deces.matchid.io (consulté le )
  7. Cimetières de France et d'ailleurs
  8. Anne Jouan, « Scandale du don de corps: la famille de l'acteur Maurice Garrel porte plainte », sur L'Express, (consulté le ).

Liens externes

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