Marianne Maximi

femme politique française

Marianne Maximi, née le à Louviers (Eure), est une femme politique française.

Marianne Maximi
Illustration.
Marianne Maximi en 2023.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(3 ans, 11 mois et 3 jours)
Élection 19 juin 2022
Réélection 7 juillet 2024
Circonscription 1re du Puy-de-Dôme
Législature XVIe et XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique LFI-NUPES (2022-2024)
LFI-NFP (depuis 2024)
Prédécesseur Valérie Thomas
Conseillère municipale de Clermont-Ferrand
En fonction depuis le
(12 ans, 1 mois et 21 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
22 mars 2026
Maire Olivier Bianchi
Julien Bony
Groupe politique Clermont en commun-La France insoumise (depuis 2020)
Biographie
Nom de naissance Marianne Maximi
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Louviers, France
Nationalité Française
Parti politique NPA (2009-2012)
GA (2012-2013)
E! (2013-2023)
LFI (depuis 2016)
GES (depuis 2022)
Profession Éducatrice spécialisée

Éducatrice spécialisée de formation, elle devient conseillère municipale d'opposition de Clermont-Ferrand en 2014 sur la liste du Front de gauche avant d'être la tête de liste pour La France Insoumise en 2020. Dans le cadre de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale, elle est la candidate unique de la gauche dans la 1re circonscription du Puy-de-Dôme en 2022 et est élue députée, mandat qu'elle conserve après les élections législatives anticipées de 2024.

Biographie

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Famille et jeunesse

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Née à Louviers en Normandie[1], Marianne Maximi grandit dans l'Allier. Ses deux parents exercent la profession d'aide médico-psychologique[2].

Elle suit des études d'histoire à l'université Blaise-Pascal[3]. Elle travaille parallèlement à ses études comme surveillante dans un lycée professionnel et à La Poste pendant l’été[4].

Après avoir atteint le niveau de master dans son cursus d'histoire, elle intègre un institut régional du travail social (IRTS) et devient éducatrice spécialisée dans la fonction publique auprès d’enfants placés[5]. Elle travaille au centre départemental de l’enfance et de la famille[6].

Débuts en politique

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Marianne Maximi connaît ses premiers engagements militants en participant à la mobilisation contre le CPE alors qu'elle est étudiante. Elle adhère ensuite, en 2007, à l’Union nationale des étudiants de France (Unef). Dès lors, elle prend part à de nombreuses mobilisations contre la politique de Nicolas Sarkozy, en soutien aux luttes syndicales ou pour la défense des sans-papiers[4]. Elle rejoint le NPA à sa création en 2009 puis le quitte en 2012 avec la Gauche anticapitaliste pour participer à la création d'Ensemble ![4].

Son militantisme et son engagement politique ont grandi dans les pas d'Alain Laffont, ancien élu clermontois d'extrême gauche et candidat aux législatives en 2017, mort en 2018[7].

Conseillère municipale de Clermont-Ferrand

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Elle a été élue pour la première fois aux élections municipales de 2014, sur la liste emmenée au second tour par le maire de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi (PS) ; elle figurait sur celle d'Alain Laffont au premier tour[7].

En 2020, elle mène la liste « Clermont en Commun » (soutenue par La France insoumise[8]) à l'élection municipale. La liste est qualifiée pour le deuxième tour où elle finit avec 15,1 % des voix. Marianne Maximi est élue au conseil municipal et au conseil métropolitain[3]. Elle affirme pendant la campagne que Clermont-Ferrand doit devenir « la ville de la justice sociale » en instaurant la gratuité de l’eau et des transports en commun, en facilitant l’accès à l’alimentation locale, ou en refusant les projets anti-écologistes. Elle explique avoir fait l'objet de harcèlement sexiste ainsi que des accusations d'antisémitisme en raison de ses positions en faveur de l'indépendance de la Palestine[4] après un vœu du conseil municipal de Clermont-Ferrand, datant de , appelant au boycott des produits en provenance des colonies israéliennes[9].

Elle participe à de nombreuses luttes militantes, notamment auprès des salariés licenciés de l'entreprise Luxfer, au sein du mouvement social contre la réforme des retraites, ou pour les étudiants[10].

Elle est membre de la Gauche écosocialiste, une organisation qui se considère comme un « courant interne » à La France insoumise et est elle-même issue, en 2022, du courant d'Ensemble « Ensemble Insoumis-e »[11].

Le , Marianne Maximi gagne un procès contre Daniel Cohn-Bendit qui est condamné pour diffamation. Il avait affirmé, lors des élections municipales, qu'elle était présente parmi les manifestants qui, le , avaient tenté d'envahir le local de campagne d'Éric Faidy, candidat LREM, et qu'elle y aurait cassé les vitres[12].

En , elle est choisie comme tête de la liste LFI pour les élections municipales de 2026 par les militants locaux[13]. Sa liste arrive en troisième position au premier tour avec 17,01 % des suffrages[14]. Elle fusionne avec le maire socialiste sortant Olivier Bianchi entre les deux tours, mais leur liste d'union est battue par le candidat de droite Julien Bony au second tour[15],[16].

Marianne Maximi présente sa candidature à la présidence de Clermont Auvergne Métropole lors de l'élection du et reçoit 3 voix sur 84[17].

Députée du Puy-de-Dôme depuis 2022

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Lors de l'élection législative de 2022, elle obtient l'investiture de la NUPES dans la 1re circonscription du Puy-de-Dôme. Elle est élue au second tour avec 52,2 % des voix face à la députée sortante Valérie Thomas. Reconduite sous l’étiquette du Nouveau Front populaire lors des élections législatives anticipées de 2024, elle est réélue à l’issue d’une triangulaire avec les candidats du Rassemblement national et de Horizons.

Marianne Maximi siège à la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire. Dans le cadre de l’examen des projets de loi de finances, elle est nommée rapporteure spéciale des crédits de la mission « Pouvoirs publics »[18],[19]. Elle est chargée à ce titre de l’examen des crédits relatifs notamment à la présidence de la République et au Conseil constitutionnel. Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025, elle défend des amendements visant à réduire ou encadrer les crédits de la présidence de la République. La commission des finances adopte notamment un amendement portant sur les frais de réception[20],[21]. Sur le budget 2026, elle critique le fondement juridique du régime indemnitaire des membres du Conseil constitutionnel, avec une contestation de la rémunération appliquée qui ne correspondrait pas strictement aux dispositions organiques en vigueur[22].

Vite identifiée par son parcours professionnel passée d'éducatrice spécialisée[5], elle intervient régulièrement sur la protection de l’enfance et la situation des enfants placés. À la suite du suicide d’une adolescente placée dans un établissement hôtelier à Aubière, dans le Puy-de-Dôme, en , elle interpelle le gouvernement lors des questions au gouvernement et appelle à un renforcement du contrôle des placements hôteliers relevant de l’aide sociale à l’enfance et à l’application effective de la loi du dite « loi Taquet »[23],[24],[25]. Active dans les travaux de cette commission d'enquête par la suite déclenchée, rapportée par sa collègue Isabelle Santiago (PS), Mariane Maximi interroge à nouveau publiquement lors des auditions des anciennes secrétaires d’État à l’enfance Charlotte Caubel et Sarah El Haïry sur les retards ayant conduit à la publication tardive du décret interdisant le placement de mineurs en hôtel[26] et continue de critiquer en à l’occasion de la publication du rapport[27] le déficit de places d’hébergement pour des mineurs faisant l’objet d’une décision de placement[28],[29].

Vie privée

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Marianne Maximi est mère de deux enfants[10].

Synthèse des résultats électoraux

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Élections législatives

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Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
[30] LFI (NUPES) 1re du Puy-de-Dôme 13 211 34,50 1re 18 189 52,23 1re Élue
2024 LFI (NFP) 20 841 38,14 1re 23 772 43,24 1re Élue

Élections municipales

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Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

Année Liste Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CM CC
2020[31] LFI Clermont-Ferrand 2 786 12,31 4e 3 194 15,08 3e
4  /  55
3  /  38
2026[32] 6 739 17,01 3e Fusion avec la liste de Olivier Bianchi (PS)

Notes et références

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  1. « Mme Marianne Maximi », sur Assemblée nationale (consulté le ).
  2. Cartelli paul, « Marianne Maximi : « Il faut se battre dans la rue et les urnes. » », sur MEDIACOOP, (consulté le )
  3. a et b Arthur Cesbron, « Qui est Marianne Maximi (Nupes), élue députée de la 1re circonscription du Puy-de-Dôme (Clermont-Cournon) ? », La Montagne, .
  4. a b c et d Cartelli paul, « Marianne Maximi : « Il faut se battre dans la rue et les urnes. » », sur MEDIACOOP, (consulté le ).
  5. a et b Éric Le Braz, « La voix de l’enfant à l’Assemblée », sur Actualités Sociales Hebdomadaires,
  6. Marceau Taburet, « Marin, factrice, ouvrière agricole, femmes de ménage: ces nouveaux métiers qui entrent à l’Assemblée nationale », sur Libération, .
  7. a et b Arthur Cesbron, « Qui est Marianne Maximi (Nupes), élue députée de la 1re circonscription du Puy-de-Dôme (Clermont-Cournon) ? », La Montagne,‎
  8. « Découvrez les 55 noms qui composent la liste « Clermont en commun » menée par Marianne Maximi à Clermont-Ferrand », sur La Montagne, (consulté le ).
  9. Centre France, « Tribunal administratif - Le boycott des produits des colonies israéliennes voté par le conseil municipal de Clermont-Ferrand est-il légal ? », sur lamontagne.fr, (consulté le ).
  10. a et b « Qui est Marianne Maximi, la nouvelle députée Nupes de la 1re circonscription du Puy-de-Dôme », sur France Bleu, .
  11. Pierre Maurer, « Le parti proche de Clémentine Autain se structure au sein de LFI : « On est un courant interne » », sur Le Parisien, (consulté le ).
  12. « Justice - Condamné pour diffamation, Daniel Cohn-Bendit devra verser 1 euro symbolique à l'élue clermontoise Marianne Maximi », sur lamontagne.fr, (consulté le ).
  13. Arthur Cesbron, « Municipales 2026 à Clermont-Ferrand : Marianne Maximi désignée candidate de la France Insoumise », La Montagne, .
  14. Catherine Lopes et Manale Makhchoun, « 1er tour municipales 2026 à Clermont-Ferrand : Bony en tête devant Bianchi », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le )
  15. Catherine Lopes, « Les listes d’Olivier Bianchi (PS) et de Marianne Maximi (LFI) fusionnent pour le second tour des municipales à Clermont-Ferrand », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le )
  16. Maud Turcan, « Avec 50,90 % des voix, Julien Bony (LR) remporte une victoire historique à Clermont-Ferrand », sur La Montagne, (consulté le )
  17. Arthur Cesbron, « Hervé Prononce élu président de la métropole de Clermont, Julien Bony battu », La Montagne, .
  18. « Annexe n° 34 – Pouvoirs publics (PLF 2025) », sur Assemblée nationale,
  19. « Annexe n° 34 – Pouvoirs publics (PLF 2026) », sur Assemblée nationale,
  20. Acteurs publics, « Déplacements, réceptions… Les dépenses de l’Élysée dans le viseur des députés », sur Acteurs publics,
  21. Le Nouvel Obs, « Hausse du budget de l'Elysée : ce symbole qui ne passait pas », sur Le Nouvel Obs,
  22. Bastien Scordia, « Conseil constitutionnel : les rémunérations des membres de nouveau critiquées », sur Le Monde,
  23. « Loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants », sur vie-publique.fr (consulté le )
  24. Arthur Cesbron, « Mort d'une adolescente placée dans le Puy-de-Dôme : Marianne Maximi interpelle le gouvernement à l'Assemblée », sur La Montagne,
  25. Robin Richardot, « Protection de l’enfance : malaise après un suicide », sur Le Monde,
  26. M. Foin, « Deux ans pour publier le décret interdisant le placement dans les hôtels des enfants protégés : deux anciennes ministres rendent des comptes », La Gazette des communes,‎ (lire en ligne)
  27. « Rapport n° 1200 – Commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance », sur Assemblée nationale,
  28. Alexandre Fache, « Dysfonctionnements à l'ASE : « Les enfants sont les premières victimes du conflit entre départements et État » », sur L’Humanité,
  29. Anne-Natacha Bouillon, « Des mesures urgentes pour l'Aide Sociale à l'Enfance réclamées par des députés, y compris dans le Puy-de-Dôme », sur France Bleu,  : Selon France Bleu, elle évoque un manque d’environ 80 places pour le seul département du Puy de Dôme
  30. « Puy-de-Dôme: Résultats des élections législatives 2022 - en direct », sur Franceinfo (consulté le ).
  31. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur mobile.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  32. « Clermont-Ferrand (63113) - Elections Municipales 2026 - Publication des candidatures et des résultats des élections en France », sur www.resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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