Manu Lann Huel

poète breton

Manu Lann Huel, né Pierre Manuel[1] le au Juch et mort le à Brest, est un auteur-compositeur-interprète et poète français de langue bretonne et française.

Manu Lann Huel
Manu Lann-Huel lors des fêtes maritimes de Brest 2016.
Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
BrestVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pierre Raymond Yves Marie ManuelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Label
Genre artistique
Influencé par

Il met ses propres textes en musique, mais aussi ceux de René-Guy Cadou, de Léo Ferré ou de Pierre-Jakez Hélias.

Biographie

modifier

Enfance et formation

modifier

Il naît le [2] au Juch[3].

Après le lycée à Quimper, il poursuit en médecine à Brest[4].

Il joue d'abord de la guitare, seul, puis dans un groupe de rock en 1976. Mais les instruments traditionnels (bombarde, cornemuse, n'goni, alboka, zurna, txistu, etc.) ont marqué son enfance.

Carrière

modifier

Il publie son premier album, Passant par les champs, le long de la rivière[5] puis La Marée Noire. Il se nourrit des textes d'Anatole Le Braz.

En 1984, il adapte le poète René-Guy Cadou dans une création originale, La fleur rouge, pour Les Tombées de la nuit de Rennes. La mer, ses îles et marins sont au centre de son inspiration et de deux albums-hommages. Il chante en français comme en breton, la nuit, les flaques, les rues, les odeurs et les rumeurs du quai, de ses grues et ses bistrots[6].

En 1991, sur son album Rue de la Rade (Prix de la Création), participent entre autres Jacques Pellen et Kristen Noguès, Patrick Molard. D'autres noms de la musique bretonne participent à son autre album de 1998, Ile Elle, comme Didier Squiban, Ronan Le Bars, Gilles Le Bigot, Dominique Molard[7].

Lors de l'enregistrement avec Dao Dezi, il rencontre Eric Mouquet (Deep Forest), Denez Prigent, Tri Yann, Arnaud Maisonneuve.

Pour les Tombées de la Nuit 1994, il joue avec l'Orchestre de Bretagne, en tant que soliste, un concerto contemporain dirigé par André Mouret en compagnie d'Annie Ebrel, Kristen Noguès, Jamchid et Kevan Chemirani. L'album Concerto pour deux zarbs et deux voix bretonnes est Prix de la Création Artistique.

Pour les Tombées de la Nuit 1996, il chante dans le spectacle L'ancien du bout du monde, en hommage à Pierre-Jakez Hélias. Il joue à l'Olympia (Paris) le avec Didier Squiban et Alain Trévarin. En 1999, il offre au groupe Skeduz le texte Livioù enregistré sur l'album éponyme dans lequel il chante.

Après avoir repris un classique de l'un de ses maîtres, La mémoire et la mer de Léo Ferré, sur son album Île-elle, il rend hommage à Léo Ferré sur un album en 2003[8], avec Didier Squiban (direction artistique, piano, arrangements) et Alain Trévarin (accordéon).

Il est également dans de nombreux enregistrements et créations artistiques. Il a travaillé avec Blet et Michel Santangelli. En 2002 il collabore avec Jacques Couturier pour Victor Hugo. La collaboration avec son ami Didier Squiban est concrétisée en 1993 et sur les deux albums suivants. Il a l'occasion de co-écrire des chansons avec Didier Squiban et Yann-Fañch Kemener pour la formation « An Tour-An » et les spectacles pour Brest 96 et Douarnenez 96.

Pour Dan Ar Braz il écrit des chansons (La Blanche sur Rêve De Siam...) et participe à L'Héritage des Celtes.

En 2011, avec son complice de longue date, Didier Squiban et le trompettiste Éric Le Lann, il présente Chansons d'orgueil, spectacle poétique tiré de l'œuvre de Per Jakez Hélias[9].

En 2016 les titres de son album Un rien de temps sont de Arnaud Le Gouëfflec avec John Trap et le guitariste Olivier Polard à la composition[10].

Décès

modifier

Il meurt le [11] à Brest[2].

Discographie

modifier

Participations

modifier

Compilations

modifier
  • 1996 : Enez Eussa à Ouessant - L’île des Sept Vents (Escalibur/Coop Breizh)
  • 2005 : 40 ans de rock à Brest (la Blanche Production)

Notes et références

modifier
  1. Avis de décès sur Ouest France
  2. 1 2 État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  3. « Toute première fois : Manu Lann Huel chante P.J Hélias - ICI », sur ici.fr, (consulté le )
  4. « « Sa voix disait la rade, les quais, les départs, les retours, les joies simples et les blessures du temps » : Stéphane Roudaut, maire de Brest, rend hommage à Manu Lann Huel », sur Le Télégramme, (consulté le )
  5. premier vinyl en écoute
  6. Ronan Gorgiard, L'étonnante scène musicale bretonne, 2008, Éditions Palantines, p. 90
  7. Manu Lann Huel. Une passion insulaire, Le Télégramme, 23 mai 1999
  8. « Manu Lann Huel chante Léo Ferré », Ethnotempos
  9. Manu Lann Huel au théâtre à Morlaix, Ouest-France, 25 septembre 2013
  10. Frédérique Guiziou, « Manu Lann Huel, maître du « dit-chanté » », Ouest-France, (lire en ligne)
  11. « Manu Lann Huel, « le Léo Ferré breton », s’en est allé à l’âge de 77 ans », sur Le Télégramme, (consulté le )
  12. Ce disque (IRS 3207) est crédité à Manu Lannhuel en un seul mot.

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • Sandrine Pierrefeu, « Manu Lann Huel, barde à la voix de granit », ArMen, no 81, , p. 64
  • Daniel Morvan (photogr. Bernard Galéron), Bretagne, Terre de musiques, e-novation, , 144 p. (ISBN 978-2-9516936-0-9), « En(chanter) - kanañ ha dudiañ : Les nouveaux bardes. Manu Lann Huel, dans la maison d'écume », p. 108-109
  • Frédérique Guiziou, « Manu Lann Huel, La poésie des émotions », Cultures bretonnes, édition 2013, Hors-Série Ouest-France, p. 18.

Liens externes

modifier