Les Plus Beaux Villages de France

association française des plus beaux villages de France

Les Plus Beaux Villages de France est une une marque de certification française.

Les Plus Beaux Villages de France
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
LPBVFVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Membres
184 adhérents
Président
Jacques Gilibert
Personnes clés
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
OpenCorporates

Créée en 1982 sous la forme d'une association, elle constitue, en , un réseau de 184 adhérents[1] : villages, communes, anciennes communes, répartis dans 72 départements et 14 régions.

Son action vise à favoriser la qualité, la notoriété et le développement des villages[2].

La marque est privée et mise à la disposition des communes adhérentes. La marque et le logo sont déposés à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). L'attribution de la marque résulte d'une procédure d'admission prenant en compte un certain nombre de critères[3]. définis dans les statuts et la charte du label.

Présentation

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Historique

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Informations au dos de la première page permettant de référencer la date de 1977.

L'idée de créer ce réseau est née à Collonges-la-Rouge (Corrèze), à l'initiative de Charles Ceyrac, alors maire de la commune et député. Découvrant l'ouvrage intitulé Les Plus Beaux Villages de France, publié en 1977[4], en devanture de la librairie de Sélection du Reader's Digest, boulevard Saint-Germain à Paris qui montre son village en couverture, il décide de lancer une association regroupant des villages pour les sortir de l'anonymat et relancer leur économie[5][source insuffisante].

II prend l'initiative d'écrire alors aux maires des villages présentés dans cet album afin de leur soumettre son projet. Soixante-six maires répondent à son appel et créent l’association le à Salers, dans le Cantal[6],[7].

Présidée de 1996 à 2020 par Maurice Chabert, maire de Gordes (Vaucluse) et président du conseil départemental de Vaucluse, elle est présidée de 2020 à 2026 par Alain Di Stefano, maire délégué de Yèvre-le-Châtel (Loiret), et depuis le par Jacques Gilibert, Maire de Charroux (Allier). Elle emploie quatre salariés et a un budget de l'ordre de 600 000 . Son siège est situé depuis le 22 août 1985 à Collonges-la-Rouge et les bureaux de la délégation générale sont localisés depuis le 10 avril 2017 à Chamalières[8].

Au , le site de l'association indique une liste de 184 localités labellisées[9],[10], réparties dans 72 départements et 14 régions.

Procédure de labellisation

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Seuls peuvent être candidats, les villages comptant moins de 2 000 habitants et possédant, sur leur territoire, au minimum deux sites ou éléments bâtis faisant l’objet de protections officielles (classement au titre des monuments historiques par exemple). Ils doivent également témoigner d’une motivation collective d'adhésion à la charte qualité du label par la production d’une délibération de leur conseil municipal.

À l'issue d'une visite-expertise, in situ, le classement des villages est du ressort de la commission qualité et labellisation, composée d'élus et de membres experts. Réunie deux fois par an, elle se prononce souverainement à la majorité des 2/3 de ses membres. Moins de 20 % des candidatures sont acceptées pour maintenir la crédibilité de la marque, de plus les villages classés sont systématiquement ré-expertisés tous les six à neuf ans, ce qui a conduit plusieurs d'entre eux à être déclassés ou à renoncer d'eux-mêmes au label. Les décisions de classement se fondent sur une charte adoptée en 1991 afin d'objectiver les décisions de labellisation.

Cette charte qualité, patrimoniale et environnementale a été complétée en 2023 pour y intégrer davantage d'éléments environnementaux. Elle liste 32 thématiques à analyser, appelés « critères »[11], qui servent de base à l'expertise puis aux délibérations et au vote de la commission.

Selon une enquête Ipsos de 2022, c’est le label le plus connu par les Français, qui sont 92 % à déclarer le connaître[12].

Conséquences pour les villages labellisés

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Deux commissions du réseau des Plus Beaux Villages de France (Notoriété & communication et Développement & partenariats) contribuent à des événements valorisant les produits et savoir-faire locaux comme les Journées Européennes des Métiers d’Art[13].

Si les villages inscrits parmi les Plus Beaux Villages de France peuvent percevoir leur classement comme un « levier puissant dans leur développement économique »[14], les déclassements, nécessaires à la cohérence du réseau et à la crédibilité de la marque, sont souvent vécus comme une perte d’attractivité.

La Gazette des communes pointe également le fait que « les labels pèsent aussi lourdement sur les budgets communaux »[14].

L'exportation du concept

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Des associations similaires se sont créées dans d'autres pays :

Une Fédération des plus beaux village de la Terre a ainsi vu le jour en 2003 afin de constituer un réseau international.

La marque et son logotype

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La marque et son logotype ont été déposés à l'Institut national de la propriété industrielle le [15].

Notes et références

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  1. « Découvrez nos villages | Les plus beaux villages de France - Site officiel », sur www.les-plus-beaux-villages-de-france.org, (consulté le )
  2. « Stratégie et missions », sur les-plus-beaux-villages-de-france.org, (consulté le ).
  3. Les critères de sélection des villages candidats, Les Plus Beaux Villages de France, consulté le .
  4. Les Plus beaux villages de France, Sélection du Reader's digest, , 321 p. (BNF 36251438).
  5. Jean-Claude Valeix, « Charles Ceyrac. Le chantre des villages », Les Plus Beaux Villages de France, no 23, , p. 5.
  6. [PDF] « Les Plus Beaux Villages de France fêtent leurs 30 ans à Collonges-la-Rouge », sur les-plus-beaux-villages-de-france.org, (version du sur archive.org).
  7. Les Plus Beaux Villages de France, c’est l'histoire de la rencontre, en 1981, entre un homme et un livre. Le livre, était l’album éponyme édité par Sélection du Reader’s Digest, l’homme était Charles Ceyrac, Maire de Collonges-la-Rouge. L’élu de Corrèze trouve alors dans cet ouvrage le moyen de servir une cause qui lui tient à cœur : unir forces et passions pour protéger et promouvoir le patrimoine remarquable de ces communes d’exception et leur offrir ainsi une alternative à la désertification rurale. 66 maires suivront Charles Ceyrac dans cette aventure officialisée le 6 mars 1982 à Salers , Les Plus Beaux Villages de France, consulté le .
  8. « societe.com », sur societe.com (consulté le ).
  9. « Chambon-sur-Voueize et Mont-Dauphin rejoignent Les Plus Beaux Villages de France ! », sur les-plus-beaux-villages-de-france.org, (consulté le ).
  10. « Nos villages », sur les-plus-beaux-villages-de-france.org, (consulté le ).
  11. présentation des 32 critères sur le site de l'association
  12. Cette enquête a été réalisée à l’initiative du CNVVF (Conseil national de villes et villages fleuris) en  : p. 10
  13. « Les Plus Beaux Villages de France à Saint Guilhem le Désert », Le Petit-Journal, .
  14. 1 2 Blanche Bourgeois, « Les labels touristiques : des atouts et des coûts », La Gazette des communes, (consulté le ).
  15. Bulletin officiel de la propriété industrielle no 12/17 - vol. I p. 281, [lire en ligne].

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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