Karadj
Karadj ou Karadsch (en persan : كرج / Karaj [kæˈɾædʒ]) est une ville d'Iran située dans la province d'Alborz au pied des monts Elbourz, 30 km à l'ouest de Téhéran. La croissance de sa population est très rapide.
| Karadj (fa) كرج | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | Alborz |
| Indicatif téléphonique international | +(98) |
| Démographie | |
| Population | 1 523 085 hab. (2006) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 35° 48′ nord, 50° 58′ est |
| Altitude | 1 312 m |
| Localisation | |
| modifier |
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La composition ethnique de Karaj comprend 41 % de Perses, 40,1 % de Azéris Turcs, 7,4 % de Kurdes et 4,4 % d'Iraniens du Nord[1].
Histoire
modifierLe site est occupé à l'Âge du bronze[2].
L'histoire de Karadj remonte aux premiers empires en Iran. Le temple du feu zoroastrien de Takht-e-Rostam, datant de l'époque parthe en est un témoignage. À l'époque safavide sont construits un important caravansérail et un pont de pierre[2].
Parmi les monuments historiques de la ville, on peut citer le palais Soleimanieh (accueillant actuellement une faculté d'agronomie), le mausolée de Shahzadeh Soleiman, l'Imamzadeh Rahman et Zeid Palang Abad-e-Eshtehard.
Le palais Soleimanieh est construit en 1810 par Solayman Mirza qui en fait sa résidence d'été. Abandonné, le palais est restauré par Nasereddine Shah. En 1917, une école d'agriculture y est installée[2].
Pendant le règne des Pahlavi, on a construit à Mehrshahr (un des districts de la ville) un palais dessiné par la Fondation Frank Lloyd Wright, le palais Morvarid (« perle »), destiné à la sœur du Shah[3].
Karadj héberge une base aérienne, la base Fath, au sud de la ville, qui est ciblée lors de la guerre de 2026[4]. Le pont B1 (Bilqan), qui permet à l'autoroute venant de Téhéran d'enjamber la rivière Karaj, est détruit par deux tirs de missiles le [5]. C'était le pont le plus haut d'Iran, il était sur le point d'être inauguré[6],[7].
Karadj aujourd'hui
modifierLa base de l'économie de Karaj est sa proximité avec Téhéran. Sa position entre la Mer Caspienne et la capitale en fait un nœud important des transports : la ville est connectée par autoroute et chemin de fer avec Téhéran et Qazvin (à 100 km au nord-ouest), et le réseau du métro de Téhéran arrive jusqu'à Karadj depuis 1998[2]. Un aéroport, près de MehrShahr, assure le service postal et le fret[2].
Les produits transformés de l’agriculture, les produits chimiques et les engrais sont aussi fabriqués en quantité dans la région. La ville abrite l'usine automobile Pars Khodro qui y assemble ses propres modèles, ainsi que des véhicules Nissan destinés au marché national.
Le barrage Amirkabir est situé au-dessus de la ville, de même que d'autres petits lacs, ce qui rend le climat de Karadj un peu plus frais que celui de Téhéran, attirant de nombreux Téhéranis voulant s'éloigner un peu de la capitale.
La ville abrite un centre de recherche nucléaire, où sont fabriqués des composants pour des centrifugeuses, saboté par Israël en 2021[8],[9]. Son activité est alors transférée vers le site de Natanz[10],[8]. Le site de Karaj est bombardé par l'armée israélienne en [11]. Le site, sous surveillance de l'IAEA[11], est inscrit sur la liste des établissements impliqués dans une activité nucléaire sensible de 2007 à 2016, puis à nouveau en 2025[12],[13].
Voici les principaux quartiers de la ville, découpée en dix arrondissements depuis 1997[2] :
- Azimiye (Resalat)
- Gohardacht
- Jahanshahr
- Mesbah
- Mehrshahr
- Mehr Vila
- Shahin Vila
- Dehghan Vila
- Hesarak
- Mahdasht
- Fardis
- Kalak & Hesar
- Islam Abad
- Golshahr
Universités
modifierPersonnes liées à Karaj
modifier- Kimia Alizadeh, (1998), taekwondoïste
- Albert Lamorisse, réalisateur de cinéma français, mort le au lac de Karaj, dans un accident d'hélicoptère à la fin du tournage du film Le Vent des amoureux.
- Armita Abbasi (2001-), militante iranienne.
- Seyed Mehdi Alavi, étudiant d'élite iranien avec 100 médailles en mathématiques, intelligence, robotique dans le pays et à l'étranger.
- Mahmoud Sattari (1991-), kickboxeur iranien.
Notes et références
modifier- ↑ https://www.jimc.ir/article_88346_a714b0ed3d582b30fa2565834045a57d.pdf
- (en-US) Bernard Hourcade, « KARAJ i. Modern City », sur Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
- ↑ (en-US) Nima Kasraie, « Spiraling into oblivion », sur The Iranian, (consulté le )
- ↑ (en) « Day 19 of the U.S.-Israeli War on Iran: Widespread Strikes on Oil and Gas Facilities », sur HRANA,
- ↑ « Les images du pont B1, frappé jeudi à deux reprises dans la région de Téhéran », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Donald Trump partage les images de la destruction «du plus grand pont d’Iran» », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ (en) « US-Israeli strike hits newly opened B1 bridge near Tehran, killing two », sur Al Jazeera, (consulté le )
- « L’Iran met en place un nouvel atelier nucléaire souterrain », sur www.arabnews.fr, (consulté le )
- ↑ (en) « Israel targets Iran's Natanz and other nuclear sites », sur dw.com, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Nucléaire: L’Iran cesse d’utiliser un site de fabrication attaqué en 2021 », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- « Point sur la situation en Iran », sur www.iaea.org, (consulté le )
- ↑ « Karaj Nuclear Research Centre for Medicine and Agriculture | Iran Watch », sur www.iranwatch.org (consulté le )
- ↑ (en) « EU sanctions tracker : Karaj Nuclear Research Centre », sur data.europa.eu (consulté le )
Liens externes
modifier
- (fa) Site officiel
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :