Jérôme Bonaparte

roi de Westphalie et prince du premier empire

Jérôme Bonaparte[1],[2], né le à Ajaccio (Corse) et mort le au château de Vilgénis (Essonne), est un prince français et altesse impériale (1806 et 1852), fils de Charles-Marie Bonaparte et de Maria-Létizia Ramolino, et le plus jeune frère de Napoléon.

Jérôme-Napoléon Ier
Hieronymus Napoleon Ier
Illustration.
Portrait de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie par François Gérard.
Titre
Prince de Montfort

(43 ans, 11 mois et 23 jours)
Prédécesseur Création du titre
Successeur Napoléon-Jérôme
Héritier présomptif du trône impérial français

(3 ans, 3 mois et 14 jours)
Prédécesseur Joseph Bonaparte
(indirect)
Successeur Louis-Napoléon
(prince impérial)
Président du Sénat français

(10 mois et 2 jours)
Prédécesseur Étienne-Denis Pasquier
(Chambre des pairs)
Successeur Raymond-Théodore Troplong
Roi de Westphalie

(6 ans, 3 mois et 18 jours)
Prédécesseur George III
(roi de Hanovre)
Guillaume Ier
(souverain de Hesse-Cassel)
Successeur George III
(roi de Hanovre)
Guillaume Ier
(souverain de Hesse-Cassel)
Biographie
Titre complet Prince français (1804-1815/1852-1860)
Roi de Westphalie (1807-1813)
Prince de Montfort (1816-1860)
Maréchal de France (1850-1860)
Dynastie Maison Bonaparte
Nom de naissance Girolamo Napoleone de Buonaparte
Surnom « Le roi drôle »
Date de naissance
Lieu de naissance Ajaccio (Corse, France)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Massy (France)
Sépulture Hôtel des Invalides
Père Charles Bonaparte
Mère Maria Letizia Ramolino
Conjoint Elizabeth Patterson
Catherine de Wurtemberg
Diana Rabe von Pappenheim
Giustina Pecori-Suárez (en)
Enfants Jérôme-Napoléon
Jérôme Napoléon Charles
Mathilde
Napoléon-Jérôme
Jenny von Gustedt

Signature de Jérôme-Napoléon IerHieronymus Napoleon Ier

Image illustrative de l’article Jérôme Bonaparte Image illustrative de l’article Jérôme Bonaparte
Roi de Westphalie
Prince de Montfort

Sous le Premier Empire, il est roi de Westphalie entre 1807 et 1813, sous le nom de Jérôme-Napoléon Ier, et règne jusqu’à l’occupation du royaume par les Prussiens, après la bataille de Leipzig. De retour en France, il est exilé après la chute de Napoléon en 1814, à l’issue de la campagne de France, et trouve refuge auprès de son beau-père, le roi Frédéric Ier de Wurtemberg, qui lui confère le titre de prince de Montfort à partir de 1816.

Jérôme retourne en France avec sa famille en 1848, lorsque son neveu, Louis-Napoléon, est élu président de la Seconde République. Le prince occupe alors plusieurs postes officiels, et reçoit la distinction de maréchal de France en 1850.

En 1852, après l’établissement du Second Empire, il récupère son statut de prince français et d'altesse impériale, et accède à la présidence du Sénat. Il est le seul des frères et sœurs de Napoléon à avoir vécu assez longtemps pour voir la restauration de Bonaparte sur le trône français. En tant que plus proche parent encore en vie du nouvel empereur Napoléon III, Jérôme est reconnu comme l’héritier présomptif du trône impérial de France jusqu’à la naissance du prince impérial en 1856, mais demeure second dans l’ordre de succession jusqu’à sa mort en 1860. Il est inhumé à l’hôtel des Invalides, auprès de deux de ses frères, Napoléon et Joseph.

Biographie

modifier

Jeunesse

modifier
 
Jérôme-Napoléon Ier par Sophie Liénard
 
François-André Vincent, Allégorie de la libération des esclaves d’Alger par Jérôme Bonaparte, 1806.

Jérôme Bonaparte n’a pas neuf ans lorsque sa famille se réfugie sur le continent en 1793, par suite de son bannissement politique de la Corse, et onze ans quand son frère Napoléon, général dans l'armée républicaine, se distingue lors de la campagne d'Italie et signe le traité de Campo-Formio qui donne à la France toutes les possessions autrichiennes de la rive gauche du Rhin jusqu'à la mer du Nord.

Il a quatorze ans en 1799, lorsque ce même frère prend le pouvoir et devient Premier Consul. Au sortir du collège de Juilly, où il a fait ses études, il entre dans la marine en et obtient le grade de lieutenant l’année suivante.

Son beau-frère, le général Leclerc, l’emmène à Saint-Domingue, puis le renvoie peu de temps après avec des dépêches importantes pour son frère. Sa mission remplie, Jérôme, aux commandes du brick l'Epervier, repart sur-le-champ pour la Martinique[3].

En , il abandonne son navire à la Martinique et se rend aux États-Unis, à Baltimore, où il arrive le . Il y épouse le , quoique encore mineur et sans le consentement de sa famille, Elizabeth Patterson, fille d’un commerçant de la ville[4].

Jérôme rentre en France en 1805 sur un navire américain affrété par son beau-père ; son mariage, comme celui de son autre frère Lucien, déplaît à Napoléon qui, malgré la douleur et la résistance de Jérôme, tendrement attaché à sa femme dont il a un fils, le fait casser (par décret impérial, le ) pour cause de minorité. En mai, l’Empereur lui attribue le commandement de l'escadre basée à Gênes ; en juillet, il est chargé de se rendre à Alger pour y racheter 250 Génois que le dey d'Alger retient en esclavage. À la suite de cette mission, qu’il remplit avec succès, il est officiellement élevé au grade de capitaine de vaisseau, qu'il avait usurpé dès sa nomination à Gênes.

Commandant un vaisseau de 74 canons, le Vétéran, avec un bon second pour l'aider, le futur amiral Halgan, il participe à la croisière de l'escadre du contre-amiral Willaumez vers le cap de Bonne-Espérance, puis la Martinique. En août, un fort coup de vent disperse les bâtiments, Jérôme en profite pour quitter l'escadre sans prévenir son supérieur,[Qui ?] et rentre en France. Poursuivi par les Britanniques jusqu'aux Glénan, sauvé par son pilote Jean-Marie Furic, il parvient à se réfugier à Concarneau où le Vétéran restera trois ans.

Cette année même, il est nommé contre-amiral, prince français, avec une rente d'un million, décoré du grand aigle de la Légion d'honneur en [5], retrouvant sa place au sein du clan Bonaparte, et intègre l'ordre de succession dynastique.

En 1807, il quitte le service de mer pour prendre le commandement d’un corps d'armée de Bavarois et de Wurtembergeois, à la tête duquel il enlève la Silésie au roi de Prusse, succès qui lui vaut le grade de général de division, trois mois après la paix de Tilsitt.

Roi de Westphalie

modifier

Création du royaume

modifier
 
Portrait de Jérôme-Napoléon Ier et de Catherine de Wurtemberg par François-Joseph Kinson.
 
Mariage de Jérôme Bonaparte et de Catherine de Wurtemberg.

Dans le mois d’, son frère lui fait épouser la princesse Catherine de Wurtemberg, fille de Frédéric Ier de Wurtemberg, et six jours après, il est créé roi de Westphalie. Il s'installe avec son épouse dans sa nouvelle capitale : Cassel (ancienne résidence des électeurs de Hesse-Cassel). Les diverses puissances reconnaissent ce nouveau monarque, qui reçoit en même temps du tsar Alexandre Ier de Russie la décoration de l’ordre de Saint-André de Russie.

König Lustig

modifier

Jérôme a alors vingt-cinq ans et toute la fougue de la jeunesse. Fier de la position de son frère et de la sienne, il manque souvent de modération et de prudence dans le choix de ses amis. Dépensier et frivole, il multiplie les maîtresses ; la reine, qu'on surnomme « la dinde de Westphalie », ferme les yeux car elle adore son mari qu'elle surnomme « Fifi ».

 
Portrait équestre de Jérôme Bonaparte par Antoine-Jean Gros.

Ses ministres Beugnot et Reinhart, nommés par Napoléon pour mener les affaires, ne peuvent le raisonner, et bientôt « le roi trouvera son trésor épuisé, ses sujets accablés, ses ministres désolés, le crédit anéanti, les ressources dévorées à l'avance », comme l'affirme son frère Napoléon pendant son exil sur l'île Sainte-Hélène[6].

Celui qu'on nomme König Lustig (« le roi drôle ») établit sa résidence à Cassel, introduit dans son royaume les institutions françaises et abolit de nombreux abus. Il commence à y joindre l’entente des affaires publiques, lorsque les événements politiques viennent rendre le prince à la vie privée. État-modèle, le royaume de Westphalie devait servir de référence aux autres territoires allemands, ayant reçu la première constitution et abrité le premier parlement en pays germanique. Jérôme importe de Paris le style Empire au langage conforme aux nouvelles visées politiques et la ville de Cassel connaît un essor culturel sans pareil. En tant que membre de la confédération du Rhin, Jérôme veut son armée. C'est le général Eblé, le futur héros de la Bérézina, qui mène à bien l'entreprise où l'on trouve le général normand Allix, devenu divisionnaire westphalien.

La chute

modifier

En 1812, Jérôme Bonaparte reçut le commandement du corps westphalien de la Grande Armée, chargé d’opérer depuis Grodno vers Nieswiez puis Sloutsk afin de couper la retraite de la 2ᵉ armée russe du général Bagration[7],[8] [9]. C’est autour de Nieswiez, où Bagration aurait établi momentanément son quartier général dans le château des Radziwiłł[10], que Napoléon espérait refermer la tenaille prévue entre les corps de Davout et de Jérôme. En réalité, Davout atteignit Minsk le avant Bagration, tandis que les troupes westphaliennes, ralenties par la chaleur, la pluie, le manque de vivres et les routes transformées en bourbiers sous des pluies diluviennes, progressaient difficilement à travers un territoire déjà dévasté[11]. Les régiments de cavalerie, composés en partie de Polonais, subirent les attaques des cosaques de Platov à la bataille de Mir (8–), première victoire russe de la campagne[12].

Napoléon, ignorant l’ampleur des difficultés rencontrées par son frère, lui imputa la responsabilité de la perte de l’occasion d’anéantir Bagration. Le , il avait déjà confié à Davout, par un ordre secret, le commandement effectif des opérations[13]. Blessé dans son autorité, Jérôme quitta l’armée entre le 15 et le et regagna Cassel avec son entourage royal[14]. Dans une lettre adressée à ses proches, Napoléon écrivit alors : « Merci à Dieu, l’un de mes pires calculs vient d’être défait »[15]. Le 8ᵉ corps fut ensuite placé sous les ordres du général Junot[16].

Les récits postérieurs ont souvent confondu cette rupture avec la bataille de Smolensk, où Jérôme n’était plus présent. Les historiens modernes soulignent toutefois que son retrait fut la conséquence de la désorganisation générale et des conditions de marche extrêmes plutôt que d’une faute personnelle[17],[12] [18].

Les désastres de 1812 et de 1813 forcèrent Jérôme à quitter son royaume. La reine Catherine l’accompagna à Paris ; au printemps 1814, elle fut victime du célèbre vol de Fossard, commis par le marquis de Maubreuil, un ancien chouan autrefois attaché à sa maison.

Les Cent-Jours

modifier

Après l’abdication de l’Empereur, en 1814, Jérôme se réfugie à la cour de Wurtemberg. Il est à Trieste avec sa femme, quand la nouvelle de l’événement du 20 mars le ramène à Paris. Il obtient de Joachim Murat une frégate sur laquelle il parvint à s’embarquer secrètement. Il assiste à la cérémonie du Champ-de-Mai, le , et le , il prend séance parmi les pairs.

Davout, ministre de la Guerre, qui le déteste toujours, ne lui donne pas de commandement. Jérôme suit son frère en Belgique, autorisé à marcher avec le général Guilleminot, qui commande la 6e division d'infanterie du 1er corps du général Reille.

Il déploie aux Quatre-Bras la plus grande bravoure mais le surlendemain, à Waterloo, lui qui n'a jamais été capable de commander une compagnie, outrepasse les ordres dans le bois d’Hougoumont. C'est un désastre où sa division est mal utilisée toute la journée et décimée. Sans préparation d'artillerie, il culbute deux fois l’élite des troupes britanniques, qui, protégées par une ferme fortifiée où elles s’étaient établies, font un feu des plus meurtriers. Enfin il reste maître du bois après avoir été blessé au bras. Cette affaire coûte cher. Alors qu'il était seulement prévu un point de fixation sur ce bois de Hougoumont, Jérôme, ayant mal compris, engage tout le corps du général Reille, qui manque par la suite…

Après la bataille de Waterloo, il gagne Avesnes où il réunit les restes de l'armée puis les regroupe sous Laon ; le maréchal Grouchy, qui a bien « retraité » depuis Namur, le rejoint et ils se dirigent sur Soissons.

Après l'Empire

modifier

Après la seconde abdication de son frère, Jérôme quitte secrètement la capitale le , et parvient, non sans peine, après avoir erré longtemps en Suisse et en France, à rejoindre sa femme qui s’était réfugiée auprès de son père. Il obtient de ce dernier le château d’Ellwangen, mais à la condition de ne pas s’en éloigner et de ne conserver aucun Français à son service.

Resté impécunieux et surendetté, il négocia de son futur gendre, le richissime Anatole Demidoff (qui épousa en 1840 son unique fille légitime Mathilde), que celui-ci apure une situation financière fort obérée.

Au mois de , le roi de Wurtemberg confère à son gendre le titre de prince de Montfort, sous lequel il va être longtemps connu. Le roi l’autorise, dans le mois d’août suivant, à se rendre avec sa femme et ses enfants, un fils et une fille, au château de Hainburg, près de Vienne, pour y voir sa sœur Caroline, veuve du roi Murat.

Lorsque Fouché, l’ancien ministre de la Justice de Napoléon, meurt à Trieste, il est à ses côtés, et brûle pour lui, pendant cinq heures, ses papiers.

Jérôme réside principalement dans un château à Schönau an der Triesting près de Vienne et à Trieste, où il vécut à la Villa Necker de 1820 à 1827.

À partir de 1825, le prince de Montfort commença à fréquenter Porto San Giorgio et Fermo dans les Marches en tant qu'invité de la noble famille Trevisani et des comtes Maggiori. Il résida également à partir de 1827 au palais Nannerini à Fermo (aujourd'hui Palazzo Monsignani - Sassatelli, siège de la préfecture). De 1829 à 1831 Jérôme s'installe avec sa famille à Porto San Giorgio, dès que les travaux de la villa néoclassique Caterina (alias Villa Bonaparte) sont achevés sur le projet de l'architecte Ireneo Aleandri. Les travaux ont également été suivis par Pier Damiano Armandi, administrateur des biens du prince. Jérôme fut cependant contraint de quitter cette résidence, sur ordre des autorités pontificales, après la restauration de l'État papal.

En 1847, il sollicite l'autorisation de rentrer en France, ce que la monarchie de Juillet lui accorde pour seulement trois mois et à la suite des événements de , il rentre définitivement et vit quelque temps dans la retraite, à Paris, dans un appartement situé près du Louvre 3, rue d'Alger.

La Deuxième République

modifier

La popularité toujours croissante de son neveu, le prince Louis Napoléon, le force alors à beaucoup de réserve pour éviter de porter ombrage au gouvernement d’alors. Il soutient néanmoins le futur Napoléon III à l'élection présidentielle des 10 et [19], que celui-ci remporte avec six millions de suffrages.

Jérôme est nommé le gouverneur des Invalides. Il accepte en d'être tête de la liste bonapartiste aux élections législatives de 1849 dans le département de la Drôme, qui n'a qu'un élu, Théodore Morin, député sortant de la constituante[20].

Il est nommé maréchal de France le . Louis-Napoléon lui confie ensuite la présidence du Sénat en .

Napoléon III et le Second Empire

modifier

Le nouvel empereur le réintègre dans le titre et les honneurs de prince impérial (1852), et met à sa disposition le Palais-Royal où il réside désormais.

En 1852, il peut acquérir le domaine de Vilgénis à Massy — où il meurt en 1860 — agrandit la maison bourgeoise et ses communs dans le style Empire (un fronton porte ses armes), fait bâtir des écuries, agrandir le parc jusqu'à la Bièvre, qui est creusée afin de former deux lacs, dont l'un présente la forme du célèbre bicorne de son frère.

Il repose aux Invalides, non loin de ses frères aînés, Napoléon et Joseph ; son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile (5e colonne, J BONAPARTE).

Ses Mémoires et sa Correspondance ont été publiés en 1863.

Distinctions

modifier

Famille

modifier
 
Les Enfants de Jérôme Bonaparte, de Michel Ghislain Stapleaux, Musée Fesch à Ajaccio.

L'actuel aîné des Bonaparte, Charles Napoléon, né en 1950 et fils de Louis Napoléon (1914-1997), est un descendant en ligne agnatique du prince Jérôme.

Liaisons

modifier
 
Photographie de Jérôme Bonaparte (date estimée : 1852). Cette photo a peut-être inspiré à Roland Barthes son ouvrage La Chambre claire.

Parmi les nombreuses maîtresses de Jérôme Bonaparte, on cite :

  • La Génoise Blanche Carrega (« sa préférée ») ;
  • La comtesse Truchsess von Waldburg, née princesse de Hohenzollern-Hechingen, dame d'honneur de son épouse ;
  • L'épouse du général de Coudras ;
  • La comtesse de Bocholtz ;
  • La comtesse de Löwenstein-Wertheim ;
  • La marquise d'Azzolino ;
  • La comtesse Collin de Plancy[réf. nécessaire].

Jérôme Bonaparte aura plusieurs enfants naturels, dont :

Portrait physique

modifier

« Le roi est un jeune homme gracieux, maigre avec des cheveux foncés et des yeux noirs. Son aspect a quelque chose de robuste, l'os de la joue est saillant et l'insolence de la jeunesse apparaît sous quelques légers plis déjà formés auprès des yeux. Le menton et une forte nuque rappellent son frère auquel du reste il ne ressemble pas sous les autres rapports. »

— Moritz von Kaisenberg

Les photographies de Jérôme Bonaparte connues datent de la fin de sa vie. Dans La chambre claire, Roland Barthes écrit[24] : « Un jour, il y a bien longtemps, je tombai sur une photographie du dernier frère de Napoléon, Jérôme (1852). Je me dis alors, avec un étonnement que depuis je n’ai jamais pu réduire : « Je vois les yeux qui ont vu l’Empereur. » »

Dans la culture

modifier

Télévision

modifier

Dans la série télévisée La Guerre des trônes, la véritable histoire de l'Europe (2024), Jérôme Bonaparte est interprété par Jérémy Charvet[25].

Notes et références

modifier
  1. Il fut déclaré et connu dans les premières années de sa vie sous le patronyme « de Buonaparte », son père portant la particule dès avant son intégration à la noblesse française, la graphie avec le u avant le o s'étant imposé mais ayant coexisté avec celle sans u ; ainsi, sur l'acte de mariage de Charles Bonaparte celui-ci est mentionné comme Carlo de Bonaparte. Par ailleurs, la famille Bonaparte parlant italien en Corse, il était appelé Girolamo dans sa petite enfance mais après son arrivée en France, on le nomma Jérôme. La graphie Buonaparte fut abandonnée en 1796.
  2. Hervé Pinoteau, Vingt-cinq ans d'études dynastiques, Paris, Ed. Christian, 1982, p. 228.
  3. Arrivé, il fait une escale forcée à la Martinique, atteint par la fièvre. Là, il rencontre le créole Le Camus, qui ne le quittera plus.
    Source
    Mme Françoise AUBRET-EHNERT, « Jérôme Bonaparte (1784-1860) », Roi De Westphalie (1807-1813), Der König lustig, sur histoire-empire.org (consulté le )
  4. Le Carvèse, « Jérôme Bonaparte, officier de Marine », § 101.
  5. Testu, Almanach impérial pour l'année 1810 : présenté à S.M. l'Empereur et Roi par Testu, Paris, Testu, (lire en ligne)
  6. Colonna d’Istria, R. (2022). 5. Les officiers généraux corses de la Révolution et de l’Empire. Les grandes figures de la Corse (p. 93-133). Perrin. https://shs.cairn.info/les-grandes-figures-de-la-corse--9782262085223-page-93?lang=fr.
  7. Thiers 1845, ch. III.
  8. Rey 2012, p. 55-60.
  9. Chandler 1966, p. 860-862.
  10. Zamoyski 2004, p. 162.
  11. Kleßmann 1982, p. 94, 96-98.
  12. a et b Lieven 2009, p. 152-153.
  13. Napoléon Ier 1868, p. 28.
  14. Zamoyski 2004, p. 123-124.
  15. Zamoyski 2004, p. 124.
  16. Chandler 1966, p. 1112.
  17. Zamoyski 2004, p. 122-130.
  18. Mikaberidze 2020, p. 798-800.
  19. « Jérôme Bonaparte - Biographie », sur napopedia.fr (consulté le )
  20. Robert Serre, ‘’1851. Dix mille Drômois se révoltent. L’insurrection pour la République démocratique et sociale’’, préface de Maurice Agulhon, co-édition Peuple libre/Notre temps, s.l., 2003. (ISBN 2-912779-08-1 et 2-907655-42-6). p. 47-50.
  21. La marquise [Luigi] Bartolini-Baldelli, née Giustina Pecori-Suárez, était la fille du comte [Bernardo] Pecori-Suárez (un descendant du courtisan florentin Baldassare Suárez de la Concha (it)) et de son épouse Giulia Niccolini-Sirigatti, des marquis di Ponsacco e Camugliano.
  22. (it) Rita Romanelli, « Suarez de la Concha, famiglia [sec. XVII - 1798] », siusa.archivi.beniculturali.it, .
  23. Diane de Waldner de Freundstein ( - 1844) était la fille de Godefroy, comte de Waldner de Freundstein (né le au château d'Ollwiller à Wuenheim, mort le à Mulhouse), homme politique français du XIXe siècle, conseiller général et député du Haut-Rhin (1811-1814).
  24. Maryse Roussel Meyer , vol. 28, no. , 2017, p. 41-58., « « Roland Barthes : l’image fatale. Microlecture de La chambre claire », », L'en-je lacanien, vol. 28, no 1,‎ , article no 29 (lire en ligne)
  25. « La guerre des trônes, Le clan Bonaparte - Personnages historiques », sur France télévision pro (consulté le )

Annexes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 1, [détail de l’édition] (BNF 37273876)  ;
  • « Jérôme Bonaparte », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Jérôme Bonaparte » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • Patrick Le Carvèse, « Jérôme Bonaparte, officier de Marine », in Napoleonica. La Revue, vol. 26, no 2, 2016, pp. 21-100 lire en ligne
  • Bernardine Melchior-Bonnet, Jérôme Bonaparte ou l'Envers de l’Épopée, éd. Perrin (1979)
  • « Jérôme Bonaparte », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
  • Service historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Côte S.H.A.M. : CC7 ALPHA 250. Côte S.H.A.T. : 6 Yd 45.
  • Jacques-Olivier Boudon, Le roi Jérôme, Paris, Fayard, 2008, 747 p.
  • Jean Laurent, Le dernier petit frère de Napoléon, Nîmes, Nombre7 éditions, , 77 p. (ISBN 9782385918668).
  • Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, vol. 14, Paris, Paulin, , ch. III – Campagne de Russie (juillet 1812)
  • Philippe-Paul de Ségur, Histoire de l’expédition de Russie en 1812, vol. 1, Paris, Firmin-Didot, , 150–152 p.
  • Napoléon Ier, Correspondance de Napoléon Ier publiée par ordre de l’empereur Napoléon III, vol. 24, Paris, Imprimerie impériale, , 28, 93–94
    Nos 18911 et 18984 (6 et 20 juillet 1812)
  • (en) George Nafziger, French & Russian Forces – Battle of Romanov, 14 July 1812, Combined Arms Research Library, (lire en ligne)
  • Marie-Pierre Rey, L’effroyable tragédie : une nouvelle histoire de la campagne de Russie, Paris, Flammarion, coll. « Au fil de l’histoire », , 55–60 p.
  • (en) David G. Chandler, The Campaigns of Napoleon, Oxford, Oxford University Press, , 834, 1112

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier