Issoire
Issoire est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Issoire | |||||
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De haut en bas : la place de la République ; vue d'une partie du centre-ville depuis la tour de l'horloge. |
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Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Puy-de-Dôme (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Issoire (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Agglo Pays d'Issoire (siège) |
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| Maire Mandat |
Bertrand Barraud (LR) 2020-2026 |
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| Code postal | 63500 | ||||
| Code commune | 63178 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Issoiriens | ||||
| Population municipale |
15 115 hab. (2023 |
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| Densité | 768 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
16 040 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 32′ 42″ nord, 3° 14′ 59″ est | ||||
| Altitude | 386 m Min. 360 m Max. 560 m |
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| Superficie | 19,69 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Issoire (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Issoire (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Issoire (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | issoire.fr | ||||
| modifier |
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Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Ambert, Riom et Thiers. Ses habitants sont appelés les Issoiriens et les Issoiriennes.
Géographie
modifierLocalisation
modifierSituée au sud de Clermont-Ferrand, près de l'autoroute A75, en bordure de l'Allier, elle est traversée par la Couze Pavin, affluent de l'Allier.
Huit communes sont limitrophes[1] :
Géologie et hydrographie
modifierEn venant de Clermont-Ferrand, on doit d'abord traverser une profonde gorge rocheuse au niveau de l'horst de Saint-Yvoine, où court la tumultueuse Allier. Au sortir de cette gorge, on découvre Issoire s'ouvrant sur la Limagne du même nom. C'est une vallée fertile se développant sur un axe nord-sud le long de l'Allier en direction de Brioude. Elle s'agrémente de nombreuses buttes d'origine volcanique aux formes douces, dont les plus remarquables sont le puy d'Isson, Usson et Nonette.
La Limagne d'Issoire est aussi bordée de beaux plateaux formés de coulées de basalte comme à Perrier. La région d'Issoire est marquée par une architecture au caractère nettement méditerranéen. La douceur du paysage, la qualité de la lumière ont valu à cette région le surnom de « Toscane auvergnate »[2]. Une accumulation de saphirs est découverte dans les années 2010 dans une rivière proche[3].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 561 mm, avec 7,2 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 610,7 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,6 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
21,6 30.01.02 |
23,5 27.02.19 |
26,5 24.03.01 |
31 14.04.24 |
33,9 11.05.12 |
40,3 26.06.19 |
40,3 07.07.15 |
41,2 24.08.23 |
38 04.09.23 |
32,4 02.10.23 |
25 07.11.15 |
19,1 05.12.06 |
41,2 2023 |
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| Maximale moyenne | 7,9 | 9,5 | 13,8 | 17,2 | 21,1 | 25,4 | 27,7 | 27,5 | 23,2 | 18,3 | 12 | 8,5 | 17,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 3,9 | 4,7 | 7,9 | 10,9 | 14,7 | 18,7 | 20,6 | 20,4 | 16,5 | 12,9 | 7,7 | 4,6 | 12 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −0,1 | −0,2 | 1,9 | 4,5 | 8,3 | 11,9 | 13,4 | 13,2 | 9,9 | 7,6 | 3,5 | 0,6 | 6,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−17,6 30.01.05 |
−17,1 06.02.12 |
−15,1 01.03.05 |
−10,8 18.04.1997 |
−1,2 06.05.02 |
1,5 04.06.01 |
4,3 17.07.00 |
2,2 30.08.1998 |
0,5 21.09.05 |
−9,1 31.10.1997 |
−11,5 24.11.1998 |
−15,8 04.12.10 |
−17,6 2005 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 27,9 | 23,3 | 32,2 | 54,2 | 76,3 | 63,2 | 62,2 | 71,2 | 53,5 | 59,6 | 54,8 | 32,3 | 610,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
24,2 25.01.18 |
26 11.02.05 |
43,4 09.03.24 |
58,2 26.04.1998 |
34,3 31.05.16 |
65 21.06.23 |
45,6 02.07.08 |
48,8 25.08.02 |
80,5 14.09.21 |
47,8 31.10.05 |
43,9 04.11.11 |
41,2 01.12.03 |
80,5 2021 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 82,7 | 101,7 | 153,1 | 173,3 | 201 | 240,6 | 255,4 | 233,7 | 173,2 | 123,5 | 82,5 | 78,1 | 1 898,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Issoire est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Issoire[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[13],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoire, dont elle est la commune-centre[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (48,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (36,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (28,2 %), terres arables (24,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (6 %), prairies (5,3 %), forêts (5,2 %), eaux continentales[Note 5] (1,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
modifierVoies routières
modifierLa ville d'Issoire est desservie par l'autoroute A75 reliant Clermont-Ferrand à Béziers ; quatre échangeurs la desservent : no 11, au nord ; no 12, desservant le quartier des Prés et Orbeil par la D 9 ; no 13, desservant les quartiers sud de la commune par la D 996 ; no 14, desservant l'aérodrome.
La traversée du bourg s'effectue par la route départementale 716, ancienne route nationale 9 (avec deux antennes D 716a et D 716c)[1].
La D 996 relie les Monts Dore et Champeix à l'ouest, à Sauxillanges et Ambert (une antenne, la D 996c, fermée à la circulation, passe par l'ancien pont de Parentignat)[1].
Le territoire communal est également desservi par les routes départementales 9, vers le nord-est (Orbeil), 32, vers le sud-ouest (Solignat) et 713 (vers Saint-Yvoine)[1].
Transports ferroviaires
modifierUne gare est implantée sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac. Elle est desservie par les TER Auvergne-Rhône-Alpes en provenance ou à destination de Clermont-Ferrand (plus rarement au-delà). L'arrêt à cette gare est systématique pour les trains reliant Clermont-Ferrand à Brioude, Le Puy-en-Velay, Nîmes (dont Le Cévenol), Aurillac ou Béziers (Intercités « Aubrac »).
Transports en commun
modifierIssoire est desservie par les lignes P20 (Anzat-le-Luguet – Issoire – Clermont-Ferrand, à la demande, uniquement le mercredi) et P44 (Besse-et-Saint-Anastaise – Issoire, à la demande, uniquement le samedi) du réseau Cars Région Puy-de-Dôme[17].
La ville d'Issoire et son agglomération ne disposaient d'aucun réseau de transports publics urbains. Le , les élus de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire, autorité organisatrice de la mobilité, ont décidé la mise en place d'un réseau de transports urbains[18]. Celle-ci a signé un contrat avec l'entreprise Keolis pour l'exploitation d'un réseau composé de deux lignes régulières et d'une ligne de transport à la demande, assuré avec trois minibus électriques[19]. Le réseau, appelé Cherpa, est entré en service le . Il est composé de deux lignes (A et B) desservant la gare, et complété par un service de transport à la demande (Cherpa à la demande) et un service en milieu rural (Cherpa rural)[20].
Risques naturels et technologiques
modifierLa commune est soumise à plusieurs risques[21] :
- inondation : un plan des surfaces submersibles concernant la rivière Allier a été prescrit le [22] tandis qu'un plan de prévention du risque naturel d'inondation, prescrit le , a été approuvé le [21]. La Couze Pavin, affluent rive gauche de l'Allier coulant au sud du centre-ville, peut entrer en crue à tout moment[23] ;
- feu de forêt ;
- séisme : avant révision du plan de zonage sismique, la commune appartenait à la zone de sismicité IA (« très faible mais non négligeable[23] »). Depuis cette révision, la majorité des communes du département (Issoire comprise) fait partie de la zone de sismicité modérée, ou de niveau 3[22] ;
- risque industriel : la commune compte vingt installations « assez dangereuses », onze classées « dangereuses » et soumises à autorisation[23]. L'usine Constellium, spécialisée dans la fonderie et la transformation d'aluminium, est classée Seveso seuil bas[22] ;
- rupture de barrage ;
- transport de matières dangereuses : ces transports peuvent emprunter l'autoroute A75 et la voie ferrée.
Une canalisation de gaz naturel passe dans la commune[22].
Deux séismes d'intensité maximale ressentie VI le et VII le ont touché le secteur d'Issoire[22].
Trois événements graves se sont produits dans la commune :
- le , une explosion se produit dans la fonderie d'aluminium Cégédur[24] (ancien nom de Constellium) faisant quatre morts et vingt-cinq blessés[22] ;
- le , un fort dégagement de vapeurs nitreuses se dégage d'une cuve d'acide fluo-nitrique, dans l'usine Aubert et Duval, spécialisée dans « le matriçage et l'usinage de pièces en alliage d'aluminium et de titane[22] » ;
- le , une explosion d'un réacteur d'une usine de recyclage de bouteilles en PET engendre « un violent incendie », causant la fermeture de la ligne ferroviaire et de l'autoroute ainsi que l'évacuation, à la suite du risque d'explosion d'un autre réacteur, de la population dans un rayon de 500 mètres[22].
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Iciodorensium (vicum) au VIe siècle[25], Iciodurum (idem) ; Yssiodorum / Issiodorum au XIVe siècle[26]. Le nom de la ville s'est écrit pendant longtemps Yssoire. Le Y qui apparaît dans les armoiries en témoigne. C'est à partir de la Révolution que l'orthographe moderne Issoire s'est imposée.
La forme du VIe siècle désigne le bourg (vicus) d’Iciodurum, suivi du suffixe latin -ensi- « qui vit dans, qui habite à » pour qualifier ses habitants. Selon Albert Dauzat, à sa suite, Ernest Nègre et Xavier Delamarre, le nom d'Issoire représente la fixation toponymique du composé gaulois Iccio-durum[25],[26],[27],[28]. Albert Dauzat et Ernest Nègre donne à *Iciodurum le sens de « forteresse d'Iccius (Iccios) », nom de personne gaulois, mais pour Xavier Delamarre, interpréter durum (duron) au sens de « forteresse » est peu probable, mais c'est plutôt « portes > marché clos, place, forum > ville close, bourg », comme l'indiquent le dérivé duorico « portique », qui semble calqué sur l'opposition latine portus / porticus, ainsi que le sens de « forum », les noms de lieux irlandais Dor, Duir et les cognats brittoniques dor « porte »[27]. Jacques Lacroix émet toutefois une autre hypothèse : Issoire serait issue d'un type gaulois *Issioduro, ayant servi à désigner un « Bourg de la Basse Limite »[Quoi ?][pas clair]. La localité se trouvait jadis chez les Arvernes, près de la limite sud-est de la vicaria Telamitensis, marquée par la confluence de la Couze Pavin avec l'Allier[29].
Une autre hypothèse a été proposée par Pierre-Henri Billy. Le nom Iciodurum est un nom composé gaulois : le premier élément en est le radical indo-européen *(s)piko, "pic ou autre plus grand oiseau" après amuïssement habituel du p- initial en gaulois, muni du suffixe -io ; le second élément est le gaulois duro, "place forte"[30].
En auvergnat, la ville s'appelait Soire[31],[32] en graphie classique et Suire en écriture auvergnate unifiée[33] (ce qui se prononce [ˈsujre], [ˈsujrə] ou localement [ˈsɥirə])[34],[35].
Histoire
modifierAntiquité
modifierPlusieurs objets datant de cette époque ont été découverts dès 1780 : urnes antiques, monnaies gauloises et romaines, vases funéraires gallo-romains.
Dans l'Empire romain, ce territoire fait partie de la cité des Arvernes.
Haut Moyen Âge (476-987)
modifierDu Ve au VIIIe siècle, la mémoire de saint Austremoine tombe dans l'oubli[pas clair]. Ses reliques sont transférées à Volvic, puis à l'abbaye de Mozac.
En 816, des moines bénédictins venus de Charroux dans le Poitou et fuyant les invasions normandes, se réfugient dans la région, à Saint-Yvoine. L'un d'entre eux, nommé Gislebert, se rend à Issoire et décide de reconstruire l'ancien monastère de Saint-Austremoine. Le nouveau monastère est consacré en 937 par Bernard, évêque de Clermont, sous le double vocable de Saint-Pierre et Saint-Austremoine.
Moyen Âge
modifierRéforme protestante et guerres de Religion (1562-1598)
modifierLe protestantisme s'implante à Issoire dès le règne (1515-1547) de François Ier. Un protestant, Jean Bruguière, condamné comme « hérétique », est brûlé vif en 1547[36].
À partir de 1562, sous les règnes de Charles IX, d'Henri III et d'Henri IV, le royaume connaît une série de huit guerres de Religion. Issoire est attaquée à plusieurs reprises : en 1575 (par les protestants), 1577 (par l'armée royale), 1589 et 1590 (par les ligueurs et par l'armée royale). Ces événements sont assez bien connus grâce à un notable de la ville, Julien Blauf, auteur d'une chronique d'Issoire de 1540 à 1622[37].
Premières guerres de Religion (1562-1580)
modifierLes sept premières guerres de Religion opposent l'armée royale, défendant la cause catholique, aux troupes rassemblées par les protestants.
Le , durant la cinquième guerre (1574-1576), la ville est prise (et pillée) par les troupes du capitaine protestant Matthieu Merle.
Lors de la sixième guerre (mai-), la ville est prise (et pillée) en par l'armée royale, commandée par le duc d'Anjou[38], frère du roi Henri III[39].
Huitième guerre de Religion (1585-1598)
modifierLa huitième guerre est plus complexe : elle implique au départ trois armées, l'armée royale, les troupes protestantes commandées par Henri de Navarre, héritier présomptif d'Henri III, et les troupes de la Ligue catholique, commandées par le duc Henri de Guise. Le duc de Guise est assassiné en sur l'ordre du roi. Le , Henri III est à son tour assassiné. Henri de Navarre devient Henri IV. Désormais, l'armée royale se bat avec les protestants contre les ligueurs (batailles d'Arques et d'Ivry).
En 1589, Issoire est de nouveau assiégée[Par qui ?].
Issoire est prise par les ligueurs le . Le lendemain, les troupes royales commandées par Jacques de Villelume-Barmontet, maréchal de camp, reprennent la ville, mais les ligueurs se réfugient dans la citadelle. C'est alors que le ligueur Jean-Louis de La Rochefoucauld, comte de Randan, vient mettre le siège devant la ville.
Le , des troupes royales (contingents de Clermont et volontaires menés par François de Chabannes, marquis de Curton) interviennent contre La Rochefoucauld. Jacques de Villelume-Barmontet attaque de l'intérieur avec cinquante cuirassiers. La Rochefoucauld tente de se replier, mais est battu lors de la bataille de Cros-Rolland[réf. nécessaire], près d'Issoire.
Le , Jacques de Villelume-Barmontet[40] est nommé gouverneur d'Issoire. Dans sa charge de maréchal de camp, il continue cependant à prendre part aux opérations contre la Ligue jusqu'en 1595.
Époque contemporaine (depuis 1789)
modifierPériode de la Révolution et de l'Empire (1789-1815)
modifierEn 1790, au début de la Révolution française, Issoire devient une commune du département du Puy-de-Dôme, chef-lieu de district jusqu'en 1795.
La ville devient chef-lieu d'arrondissement (c'est-à-dire sous-préfecture) en 1801.
XIXe siècle et début du XXe siècle (1815-1914)
modifierAu début du XIXe siècle, une des activités économiques est la batellerie sur l'Allier : on transporte principalement du bois de sapin. Il faut attendre 1831 pour que le premier pont sur l'Allier, construit à Parentignat, rende la traversée par bac obsolète. L'arrivée du chemin de fer en 1855 entraîne la ruine des bateliers.
Issoire est restée longtemps agricole[réf. nécessaire]. La crise du phylloxéra en 1895 est un coup très dur. L'installation d'un régiment d’artillerie en 1913 donne un peu de souffle à l'économie.
Seconde Guerre mondiale (1939-1945) : la rafle du 10 septembre 1943
modifierDurant la Seconde Guerre mondiale, Issoire se trouve d'abord en zone non occupée (armistice du 22 juin 1940), mais celle-ci est envahie par l'armée allemande en , à la suite du débarquement allié en Afrique du Nord (). Avec l'armée, arrivent les services de police du RSHA, notamment la Gestapo, service le plus connu de la Sipo-SD ((Sicherheitspolizei-Sicherheitsdienst).
Le , en représailles à un attentat commis le , le chef régional de la Sipo en poste à Clermont-Ferrand, Hugo Geissler, lance une opération contre la Résistance à Issoire. 21 personnes sont arrêtées. Certains (les résistants et les politiques) sont emmenés à Compiègne dans la caserne du 92e régiment d'infanterie (France) avant de partir en déportation au camp de Buchenwald[41],[42]. Au cours de cette rafle, une réfugiée polonaise juive, Sarah Stern (en polonais : Sara Sztern), née à Varsovie en 1909, couturière[43], est torturée, assassinée, puis jetée par la fenêtre de son logement situé place de la République. Près de la Tour de l'horloge, au numéro 2 de la rue du Ponteil, une plaque gravée lui rend hommage depuis 1983.
Issoire est libérée du 24 au par les Forces françaises de l'intérieur[44].
Issoire depuis 1945
modifierEn 1957, au cours de la guerre d'Algérie (1954-1962), le régiment d'artillerie d'Issoire est remplacé par le Centre d'entraînement des moniteurs de la Jeunesse algérienne (CEMJA). En 1963, celui-ci est remplacé par l'École des apprentis techniciens de l'armée de terre (EATAT), qui reçoit le nom d'École d'enseignement technique de l'armée de terre (EETAT) en 1964 et d'École nationale technique des sous-officiers d'active (ENTSOA) en 1977. Elle est fermée en 1999 et remplacée par le 28e régiment de transmissions.
Au milieu du XXe siècle[pas clair], Issoire bénéficie de l'installation d'une importante usine métallurgique[Laquelle ?].
Liste des unités militaires en garnison à Issoire depuis 1913
modifier- 16e régiment d'artillerie de campagne à partir du
- 35e régiment d'artillerie divisionnaire, avant 1939–1940
- 36e régiment d'artillerie légère, avant 1939 – 1940
- Centre d'entrainement des moniteurs de la Jeunesse en Algérie (CEMJA) –
- École des Apprentis techniciens de l'Armée de Terre, – 1964
- École d'Enseignement technique de l'Armée de Terre, 1964 – 1977
- École nationale technique des sous-officiers d'active, 1977 – 1998
- 28e régiment de transmissions, 1998
Politique et administration
modifierTendances politiques et résultats
modifierPour la première fois de son histoire, la ville d'Issoire, ancrée à droite, a voté en majorité pour un candidat de gauche (Ségolène Royal) dans une élection présidentielle, le , avec 52,94 % des suffrages exprimés[45].
En 2014, six listes s'étaient présentées aux élections municipales, dirigées par Bertrand Barraud, Jocelyne Carbonnier, Christine-Claire Fourgeaud, Jacques Magne, Dominique Morel et Laurent Pradier. Aucune de ces six listes n'obtenant la majorité absolue en nombre de voix, un deuxième tour est organisé : la liste de Bertrand Barraud (UMP) remporte l'élection avec 46,36 % des suffrages exprimés, battant celles de Jacques Magne (liste socialiste, 28,35 % des voix, 3 037 votants sur 6 550 exprimés), Laurent Pradier (liste divers, 15,28 %) et Dominique Morel (liste FN, exactement 10 %). Le taux de participation s'élève à 67,31 % (6 793 votants sur 10 092 inscrits)[46].
En 2020, quatre listes se sont présentées aux élections municipales, dirigées par Bertand Barraud, Philippe Laville, Laurent Pradier et Mohammed Rkina. Au premier tour, la liste de Bertrand Barraud est élue avec 66,73% des suffrages exprimés, Laurent Pradier obtenant 12,98 % des suffrages, Philippe Laville 11,45 % et Mohammed Rkina 8,84 %. Le taux de participation a été de 45,85 % (10159 inscrits et 4657 votants).
Pour les élections municipales de 2026, le maire sortant Bertrand Barraud est candidat pour un troisième mandat avec sa liste « Notre Parti, c’est Issoire »[47]. Face à lui, la gauche se présente divisée : Marie-Pierre Schönfeld conduit une liste citoyenne rassemblant écologistes et forces de gauche sous la bannière du « Printemps Issoirien », tandis qu’Enguerran Massis, soutenu par La France insoumise, se positionne en tant que tête de liste « Union populaire ». Par ailleurs, Rémy Coston mène la liste du Rassemblement national[47].
Administration municipale
modifierIntercommunalité
modifierIssoire a été, jusqu'en 2016, le siège de la communauté de communes Issoire Communauté. Celle-ci a fusionné le avec sept autres communautés de communes. La nouvelle structure intercommunale, comptant 88 communes et une population de près de 57 000 habitants[51], est une communauté d'agglomération[52] (Agglo Pays d'Issoire). Le siège demeure Issoire. Le maire d'Issoire Bertrand Barraud en est son président depuis .
Jumelages
modifier- Neumarkt in der Oberpfalz (Allemagne) depuis 1971 ;
- Fossano (Italie) depuis 2018 ;
- Mont-Laurier (Québec) depuis 2020.
Équipements et services publics
modifierEnseignement
modifierIssoire dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.
Dans l'enseignement public, la commune gère cinq écoles maternelles et élémentaires ; en dehors de l'école maternelle Murat et de l'école élémentaire Bizaleix, les établissements forment un groupe scolaire (Barrière, Centre, faubourg et Pré Rond)[53].
En fonction de la rue de résidence, ces élèves poursuivent leur scolarité aux collèges de Verrière ou Les Prés, situés dans la commune[53],[54] et gérés par le conseil départemental du Puy-de-Dôme ; puis au lycée Murat (géré par la région), toujours dans la commune[53], pour les filières générales et STMG. Les élèves suivant la filière STI2D sont scolarisés aux lycées Lafayette ou Roger-Claustres à Clermont-Ferrand[55].
Il existe aussi le lycée professionnel Henri-Sainte-Claire-Deville[53].
Dans l'enseignement privé, les élèves effectuent leur scolarité dans l'institution Sévigné-Saint-Louis (école élémentaire, collège et lycée)[53].
Santé
modifierLe Centre hospitalier Paul-Ardier est le principal lieu de soin à Issoire. Il occupe son adresse actuelle depuis la Révolution. Le bâtiment est un ancien couvent des capucins érigé en 1609[56].
Population et société
modifierDémographie
modifierÉvolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[57],[Note 7].
En 2023, la commune comptait 15 115 habitants[Note 8], en évolution de +1,98 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
modifierEn 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit un taux comparable à la moyenne départementale (34,2 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,5 %) est supérieur au taux départemental (27,9 %).
En 2018, la commune comptait 7 254 hommes pour 7 960 femmes, soit un taux de 52,32 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Manifestations culturelles et festivités
modifierDepuis 1987 a lieu en juillet le Festival International de Danses et Musiques du Monde d'Issoire[61]. Ce festival prend place au cœur de la ville avec des animations, des concerts, parades ou ateliers de danse.
Depuis l’été 2014, une animation hebdomadaire estivale est organisée chaque vendredi soir de l’été : dénomination : Vendred’Issoire. Dans le quartier de la Halle aux Grains cette manifestation a d’année en année pris de l’ampleur et rassemble chaque vendredi soir des milliers de personnes.
Sports et loisirs
modifierLa toute première société sportive d’Issoire est créée en 1884 (gymnastique, le tir, l’escrime, l’instruction militaire). C’est l’ancêtre de la grande fédération sportive, l’USI actuelle (créée durant la Seconde Guerre Mondiale), qui regroupe environ 80 sections/disciplines sportives. 7000 sportifs actifs viennent pratiquer leur discipline à Issoire, qu’ils viennent de la commune même ou du vaste territoire que constitue son bassin de vie.
A l’époque contemporaine et encore dans les années 2010-2020, 4 disciplines sportives se distinguent :
- en rugby : USI Rugby en Fédérale 1 ;
- en basket-ball : USI Basket-ball féminin ;
- en volley-ball : USI volley-ball : « Pôle espoir féminin » (filière vers le niveau professionnel) ;
- en cyclisme : Issoire a été ville-étape du Tour de France (arrivée ou départ) en 1985, 2005, 2011 et 2023[62], ville-étape de la « Grande boucle féminine » au milieu des années 2000, ville-étape du Mondovélo en 2011. Nombreuses manifestations et compétitions cyclistes de niveau régional.
Autres manifestations : championnat de France de ski de fond d’été, Ailes et Volcans, Trans’Yssoirienne.
En 2016, la ville a présenté sa candidature dans la catégorie des villes de 15 000 à 20 000 habitants au « challenge de la ville la plus sportive du Massif-Central ».[réf. nécessaire]
Équipements sportifs
modifierLa ville dispose de trois complexes sportifs, de quatre gymnases, d'une base nautique, d'un circuit automobile, d'un aérodrome, d'un stade nautique et de plusieurs stades.
Économie et industrie
modifierHistorique et contexte
modifierPlacée à la croisée de multiples zones agricoles entre Sancy, Cézallier, et Livradois, et par ailleurs, sise sur les bords de l’Allier remontant vers les villes de Moulins et de Nevers où la rivière rejoint la Loire, l’économie issoirienne est restée longtemps soutenue par son rôle de carrefour marchand, de ville d’artisanat traditionnel et de petits commerces.
Avec l’arrivée du chemin de fer en 1855, puis l’implantation d’un régiment de l’armée de terre en 1913, un nouveau souffle a été donné et son rayonnement s’est accru, facilité par le raccordement à la capitale régionale Clermont-Ferrand. Une première étape de modernisation économique est alors franchie.
C’est dès le tout début du XXe siècle que la vocation industrielle principale d’Issoire s’oriente vers le secteur d’activité tout nouveau pour l’époque : l’aéronautique. Avec l’installation en 1905 d’une usine de Wassmer Aviation de maintenance d’avions et de planeurs (aujourd’hui « Issoire Aviation » à l’activité plus diversifiée, avec en particulier « Rexxia », la première entreprise au monde ayant construit un avion entièrement en carbone), c’est le début d’un rapide développement industriel qui s’est largement amplifié avec la métallurgie et la sidérurgie.
Ainsi la SCAL (aujourd’hui Constellium après plusieurs changements de propriétaire-actionnaire au fil des décennies) spécialisée dans l’alliage aluminium est installée durant la Seconde Guerre mondiale à Issoire et non pas Clermont-Ferrand, du fait d’une situation géographique moins exposée à l’instabilité guerrière. Fait original, et fruit d’une collaboration très étroite entre des ingénieurs français et russes « soviétiques », la plus puissante des presses hydrauliques du « monde occidental » est construite à Issoire dans les années 1970. Cette presse géante permet d’honorer des programmes industriels comme pour le bénéfice d'Airbus, par le matriçage de l’aluminium.
D’autres secteurs d’activités sont fortement présents à Issoire, comme la fourniture d’alternateurs automobile (Ducellier jusqu’en 1985) d’essuie-glaces (Valeo qui succède à Ducellier), l’agro-alimentaire (Rochias, Limagrain), etc.
En 1988, la vocation commerciale d’Issoire est réaffirmée avec l’inauguration de l’hyper-marché Continent (aujourd’hui Carrefour) sur les bords de l’A75, première étape de l’installation d’un grand nombre d’enseignes de la distribution dans toutes sortes de domaines, formant une vaste zone commerciale très attractive.
À la fin des années 1990/début des années 2000 une expérience industrielle singulière et très originale en France est initiée à Issoire : la conception et la production de la première moto intégralement française : Voxan.
Grâce à leurs très haute performances, à leur valeur ajoutée technologique de très haut niveau, et à leur productivité très élevée, les grandes usines d’Issoire, pour la plupart, ont réussi à traverser les crises économiques successives depuis 1974 (hors Ducellier qui a dû fermer dans les années 1980, mais que Valeo a remplacé). Et, encore en 2020, en dépit de la crise économique mondiale majeure et inédite liée à la Covid-19, l’industrie issoirienne demeure solide.
Cependant, entre les années 2010-2020 commence une diversification essentielle, orientée cette fois vers de nouvelles technologies très avancées.
En dehors de Clermont-Ferrand, Issoire est l’une des villes les plus attractives et dynamiques d’Auvergne dans le domaine industriel et technologique[réf. nécessaire].Au total, 2064 entreprises y sont implantées (allant de l’auto-entrepreneur à la grande entreprise du CAC 40, en passant par un vaste vivier de TPE-PME).
Entreprises et sites industriels
modifierOn peut lister un certain nombre d'usines et de sites industriels significatifs[63] :
- Constellium (ex-Cegedur, groupe Péchiney), métallurgie de l'aluminium ;
- Valeo, équipementier automobile (fabrication d'essuie-glaces) (560 p.)[64];
- Aubert et Duval, pièces forgées, matricées, en alliages d'aluminium et de titane pour l'aéronautique, le spatial, l'armement (groupe Eramet) (400 p[65].);
- Société internationale de forgeage et de matriçage (« Interforge », depuis 1972);
- Rexiaa (créée sous le nom de Rex Composites à Issoire en 1986), matériaux composites pour l'aéronautique (Rexiia Groupe, 500 p.[66]);
- Praxy Centre, récupération et recyclage de métaux (matériel de bureau)[67];
- Braincube, analyse de données (créée en 2007, 10,5M € CA en 2019, 140 p. dont 90 à Issoire)[68];
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierL'église Saint-Austremoine d'Issoire est l'une des cinq églises romanes majeures d'Auvergne, parmi :
- la basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand,
- la basilique Notre-Dame d'Orcival,
- l'église de Saint-Nectaire,
- l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin.
Elle est classée monument historique depuis 1840[69].
Ancienne église abbatiale bénédictine, elle fut bâtie au XIIe siècle grâce à différentes arkoses et calcaires.
Saccagée par le capitaine huguenot Merle lors des guerres de religion, elle fut restaurée plusieurs fois aux XIXe et XXe siècles. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1835.
Le chevet est la partie la plus valorisée de l'édifice et accuse, par son parti à chapelle axiale rectangulaire déjà rencontré à Souvigny et Saint-Menoux, le milieu du XIIe siècle. À l'intérieur, ce qui frappe c'est la couleur, qui date de 1859. Les chapiteaux du rond-point sont historiés et centrés sur la Passion du Christ. Ils racontent : la Cène, la visite des femmes au tombeau, les apparitions du Christ à Marie-Madeleine, etc.
Les chapiteaux du chœur illustrent différents moments vécus par le Christ entre le jeudi Saint et le dimanche de Pâques. Ils sont probablement le fruit de sculpteurs expérimentés venus du Languedoc.
Sous le chœur se trouve une crypte. On y trouve une belle châsse du XIIIe siècle en émail de Limoges. Elle fut achetée par l'abbé Daguillon en 1853 pour y placer les reliques de saint Austremoine. Ses faces décrivent la visite des saintes Femmes au Tombeau et l'apparition du Christ à Marie-Madeleine. Volée en 1963, la châsse a été retrouvée à Hawaii en 1990 après un périple dans le monde. Elle est de nouveau dans la crypte depuis 1992.
- Tour de l'Horloge, rue du Ponteil (à proximité immédiate de la place de la République, place centrale de la ville). L'édifice a été construit au XVe siècle pour servir de tour de guet, de beffroi et de maison communale. Sa restauration en 1830 lui a donné son apparence actuelle. De son sommet, on découvre un vaste panorama qui s'étend des monts du Livradois aux monts Dore.
Dans la littérature et au cinéma
modifier- Les personnages du conte philosophique Jeannot et Colin de Voltaire sont originaires d'Issoire.
- La ville est un des lieux principaux de l'intrigue du livre Les Copains de Jules Romains.
Personnalités liées à la commune
modifierNées à Issoire
modifier- Antoine Duprat (1463-1535), chancelier de François Ier.
- Paul Ardier (1563-1628), trésorier de l'Épargne, bienfaiteur de l'hôtel-Dieu d'Issoire, père du suivant.
- Paul II Ardier (1595-1671), président de la Chambre des Comptes de Paris, fils du précédent.
- Antoine Mathias (1753-1828), homme politique, député du clergé aux États généraux de 1789.
- Joseph-Henri Girot de Langlade (1782-1856), magistrat, haut fonctionnaire et homme politique français.
- Auguste Bravard (1803-1861), ingénieur et paléontologue.
- George Hainl (1807-1873), chef d'orchestre, violoncelliste et compositeur.
- Agénor Altaroche (1811-1884), homme de lettres et homme politique.
- Nicolas Auguste Pomel (1821-1898), paléontologue, géologue, botaniste et politicien.
- Luc Christophle (1827-1907), homme politique, député du Puy-de-Dôme de 1861 à 1870.
- Victoire Tinayre (1831-1895), femme de lettres.
- Jeanne Desparmet-Ruello (1847-1937), enseignante et directrice du premier lycée de jeunes filles de France.
- Julien Tinayre (1859-1923), graveur et illustrateur.
- Élisabeth Dodel-Faure (1872-1952), peintre.
- François Albert-Buisson (1881-1961), magistrat, économiste, homme politique (maire d'Issoire et sénateur du Puy-de-Dôme), historien et académicien français.
- Gabriel Bounoure (1886-1969), écrivain.
- Pierre Pascal (1890-1983), historien spécialiste de la Russie.
- Marcel Mazeyrat (1906-1980), coureur cycliste.
- Émile Fayolle (1916-1942), pilote de chasse, Compagnon de la Libération[70], disparu le au cours de l'Opération Jubilee[71].
- Jean-Pierre d'Amico (1946-2025), auteur-compositeur-interprète.
- Étienne Falgoux (1993-), joueur international français de rugby à XV.
Autres personnalités
modifier- Louis Kosec (1927-2017), coureur cycliste décédé à Issoire.
- Jean-Claude Brialy (1933-2007) : en 2000, il écrit dans son autobiographie que c’est à Issoire qu'il vit les plus beaux moments de son enfance chez ses grands-parents maternels.
- Le père Kim En Joong (né en 1940), peintre sud-coréen, fit don d'une partie de ses œuvres à la ville.
- Gérard Lenorman (né en 1945), auteur-compositeur-interprète, y a passé une partie de son enfance.
Anecdote
modifierIssoire est, avec Ambert, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romains paru en 1913[Note 9]. Le choix s'était porté sur ces deux villes car, sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais œil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film portant le même nom, Les Copains.
Héraldique
modifier| Blason | « D'azur à la lettre y d'or, la queue inversée à senestre et enroulée par la pointe, surmontée d'une couronne de marquis du même ». |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Yves Morvan, Les peintures de la salle capitulaire d'Issoire, Revue d'Auvergne, Volume 106, Numéro 3. Société des amis de l'Université de Clermont. Ed. G. Mont-Louis, 1992. (ISSN 0035-1008)
- Edmonde Charles-Roux, L'irrégulière, 2014
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Office de tourisme du Pays d'Issoire
- Issoire sur le site de l'Institut géographique national (archive)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Issoire comprend une ville-centre et une commune de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Réélu le [49].
- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Jules Romains n'a pas hésité à intituler un chapitre de son roman « Destruction d'Issoire », même si le terme est légèrement excessif.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Issoire (63178) », (consulté le ).
Autres sites
modifier- Carte d'Issoire sur Géoportail.
- ↑ « La Toscane d'Auvergne » (consulté le ).
- ↑ « Une rivière de saphirs découverte dans le Puy-de-Dôme », sur lamontagne.fr, (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
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- ↑ Époux depuis 1578 de la dame de Vassel, Magdelaine.
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- ↑ https://www.lamontagne.fr/issoire-63500/actualites/un-hommage-a-ete-rendu-aux-deportes-hier-matin_12975566/
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- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
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- ↑ Liste établie sur la base du moteur de recherche Usine Nouvelle
- ↑ https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/puy-dome-cgt-valeo-appelle-heure-debrayage-site-issoire-1877292.html
- ↑ https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/aubert-duval-issoire-1607529753
- ↑ http://www.rexiaa.fr/histoire.php
- ↑ https://www.lamontagne.fr/issoire-63500/actualites/comment-praxy-centre-issoire-donne-une-seconde-vie-au-mobilier-professionnel_12810303/
- ↑ https://www.lamontagne.fr/issoire-63500/actualites/braincube-la-societe-d-issoire-vient-de-sortir-une-box-a-destination-des-pme_13722467/
- ↑ Notice no PA00092139, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Fiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération
- ↑ Son corps, inhumé au Cimetière militaire canadien de Dieppe dans une tombe anonyme, a été identifié en 1998
