Henri Chomette

réalisateur français

Henri Chomette est un réalisateur français né le à Paris Ier[1] et mort le à Rabat (Maroc). Frère de René Clair, il a réalisé en 1927 un reportage sur l'Indochine. Parti en repérages avec Jacques Feyder, il en reste un documentaire sur les ruines d'Angkor.

Henri Chomette
Description de l'image Henri Chomette.jpg.
Nom de naissance Henri Marius Chomette
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Français
Décès (à 45 ans)
Rabat, Maroc
Profession Réalisateur
Films notables Le Requin

Biographie

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Henri Chomette s'enrôle pour la durée de la guerre en , il se déclare alors employé de commerce. Incorporé au 27e régiment de dragons à Versailles, il reste "à l'Intérieur" jusqu'en lorsque déclaré inapte tout en étant « maintenu au service armé » il est affecté au 10e groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons en . Son unité, au sein de laquelle il est promu brigadier fourrier en , quitte la France fin novembre pour rejoindre la Mission militaire française en Roumanie[2]. C'est probablement une fois rapatrié de Roumanie qu'il est promu maréchal des logis en . Il est démobilisé le [3].

Frère aîné de René Clair et plutôt méconnu, ce qui lui valut plus tard le sobriquet de Clair-obscur[4],[5], il s'intéresse d'abord - après avoir été figurant et assistant réalisateur, notamment de Jacques de Baroncelli - à la théorie cinématographique et tourne des films muets d'avant-garde qu'il qualifie de « cinéma pur », notamment Jeu des reflets et de la vitesse (1923), À quoi rêvent les jeunes filles? (1924), Cinq minutes de cinéma pur (1925)[4].

À partir du Requin (1930), premier film parlant tourné en France, Henri Chomette décide de se détourner de la théorie et de diriger des films plus accessibles. Il part pour Berlin qui était alors la capitale du cinéma moderne en Europe et tourne des versions françaises de films allemands[4], pour se familiariser avec le monde des cinéastes allemands. De retour en France en 1933, son film Prenez garde à la peinture est bien accueilli[4], mais dans des cercles restreints. Il poursuit sa collaboration avec des cinéastes tels qu'Ucicky, et tourne en 1934 Rêve éternel avec Arnold Fanck, film de montagne dont le genre est alors très en vogue, mais la version allemande a plus de succès.

Devenu officier de réserve en 1926, le lieutenant Henri Chomette est affecté au Service géographique de l'armée en 1935[3].

Après une dernière comédie Êtes-vous jalouse ? en 1937, il abandonne le cinéma commercial et se tourne pour des raisons économiques et politiques vers le cinéma des armées[4].

Atteint de poliomyélite[6], il meurt dans l'oubli au Maroc, alors sous protectorat français[4].

 
La chapelle funéraire de la famille Chomette au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Il est inhumé dans la chapelle funéraire familiale du cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (division 5), où l'a rejoint son frère René Clair en 1981[7].

Filmographie

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Comme acteur

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Comme assistant réalisateur

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Comme réalisateur

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Photogramme de Cinq minutes de cinéma pur.

Notes et références

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  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance no 1/267/1896
  2. Dominique Waquet, Le 10e Groupe mixte d'Autos-mitrailleuses et autos-canons : Opérations et personnel (octobre 1914 - 31 octobre 1922), Suresnes, Causseul & Rougeret, , 78 p. (ISBN 978-2-494553-09-5).
  3. a et b Archives de Paris, D4R1 1907, 2e bureau de recrutement de la Seine, classe 1916, feuillet matricule n°67 d'Henri Marius Chomette.
  4. a b c d e et f Claude Beylie et Philippe d'Hugues, Les Oubliés du cinéma français, préface de Jean-Charles Tacchella, Éditions du Cerf, 1999, p. 31-33
  5. Ce mot est attribué, sans certitude, à Henri Jeanson (Claude Beylie et Philippe d'Hugues, op. cit., p. 31)
  6. 50 ans de cinéma avec René Clair, par Georges Charensol, Roger Régent. Éd. de la Table Ronde, 1979, 2008, p. 135.
  7. Cimetières de France et d'ailleurs

Voir aussi

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Liens externes

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