Grivesnes
Grivesnes est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
| Grivesnes | |||||
La mairie-école. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Montdidier | ||||
| Intercommunalité | CC Avre Luce Noye | ||||
| Maire Mandat |
Anne-Marie Prévost 2020-2026 |
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| Code postal | 80250 | ||||
| Code commune | 80390 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Grivesnois, Grivesnoises | ||||
| Population municipale |
409 hab. (2023 |
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| Densité | 22 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 41′ 18″ nord, 2° 28′ 18″ est | ||||
| Altitude | Min. 63 m Max. 131 m |
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| Superficie | 18,75 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Ailly-sur-Noye | ||||
| Législatives | 4e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.mairiegrivesnes.fr | ||||
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Géographie
modifierLocalisation
modifierGrivesnes est une commune picarde de l'Amiénois.
À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 9 km au nord-ouest de Montdidier[1], 9 km au sud de Moreuil[2], 26 km au sud-est d'Amiens[3], 39 km au nord-est de Beauvais[4] et à 40 km au nord-ouest de Compiègne[5].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de onze communes.
Les communes limitrophes sont Aubvillers, Cantigny, Coullemelle, Esclainvillers, Fontaine-sous-Montdidier, Malpart, Marestmontiers, Sauvillers-Mongival, Sourdon, Thory et Villers-Tournelle.
Géologie et relief
modifierLa superficie de la commune est de 18,75 km2 ; son altitude varie de 63 à 131 mètres[6].
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Artois-Picardie.
Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 687 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-les-Merles à 9 km à vol d'oiseau[13], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,6 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Grivesnes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,5 %), forêts (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %)[19].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Lieux-dits, hameaux et écarts
modifierLa commune compte quatre hameaux[20] :
- Ainval, au nord-ouest, à mi-chemin entre Grivesnes et Sourdon, visible dans un petit vallon sur le côté sud de la route départementale D 26.
- La folie
- Septoutre, peu éloigné d'Ainval, sur le même côté de la départementale.
- Le Plessier, au sud (en direction de Villers-Tournelle), qu'il ne faut pas confondre avec un autre village, du Santerre également, mais plus au nord et au-delà de l'Avre, Le Plessier-Rozainvillers.
Ainval et Septoutre ont été des communes indépendantes jusqu'en 1829, puis les deux villages ont fusionné dans la commune d'Ainval-Septoutre qui a été absorbée par Grivesnes en 1965[6].
Habitat et logement
modifierEn 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 176, alors qu'il était de 173 en 2016 et de 164 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 91,5 % étaient des résidences principales, 4 % des résidences secondaires et 4,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Grivesnes en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (4 %) par rapport au département (8,5 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Grivesnes[I 3] | Somme[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 91,5 | 83,2 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 4 | 8,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,5 | 8,3 | 8 |
Voies de communication et transports
modifierEn 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 41, Montdidier - Ailly-sur-Noye - Amiens)[21].
Énergie
modifierLe parc éolien de l’Épinette, qui concerne les communes de Coullemelle, Grivesnes et Villers-Tournelle, et qui prévoit l'installation de dix éoliennes d’une hauteur de 180 mètres et d’une puissance de 3,6MW, a été autorisé après un contentieux par le Conseil d'Etat en 2022[22],[23].
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Grivonellum en 1164 ; Grivennia — Grivennæ en 1211 ; Grivane en 1277 ; Grivenne en 1311 ; Grivesnes en 1513 ; Griniaus en 1516 ; Grevesne en 1753 ; Grivainne en 1760 ; Gresvesnes en 1761 ; Grevesne en 1764 ; Grivene en 1733 ; Grivennes en 1695 ; Grivesne en 1787[24].
Grivesnes ou Grivenum serait issu de "grès", pierre que l'on trouve dans les sous-sols de ce terroir.
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierLes exactions de la Jacquerie, née précisément dans le village voisin de Villers-Tournelle, n'ont sans doute pas dû épargner le château fortifié, alors existant (mais les titres et les sources manquent).
Le manoir seigneurial du XVe siècle est détruit par les troupes bourguignonnes lors de leur retraite vers Montdidier après le siège de Beauvais (épisode de Jeanne Lainé dite Jeanne Hachette), avaient ravagé toute la partie du Beauvaisis comprise entre Beauvais et Breteuil, avant d'incendier et de mettre à sac le Santerre.
Époque moderne
modifierLouis de Goussencourt (fils aîné de Robert, mentionné ci-après) fait ériger le corps de logis principal du château, entre 1611 (date de son mariage avec Catherine Le Sellier, fille de Jean, payeur de la Gendarmerie de France) et 1640, date de son décès.
Après les destructions de 1636, un couple du village, François Matoret et sa femme Françoise Louchet (ou Trochet, les actes authentiques mentionnent indifféremment les deux noms) émigrent et font souche à Québec, de même que deux membres de familles seigneuriales de la région (dont Catherine de Belleau, voir ci-dessous).
Agrandi au XVIIIe siècle, le château appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Louis de Goussencourt, comte de Grivesnes.
Révolution française et Empire
modifierLouis-Henri de Goussencourt (1766-1849), fils du comte de Grivesnes ayant émigré, le domaine de Grivesnes fut confisqué et déclaré bien national. Louis de Goussencourt ne put s'y opposer. Il obtint cependant la levée des scellés en l'an II.
Lors des adjudications de 1793 et 1794, le château est vendu comme bien national. Un habitant de Grivesnes, Roch Théry, dont les aïeux (venus de l'Arrageois) résidaient depuis plus de deux siècles dans la paroisse, rachète une partie des terres ainsi que le moulin, biens qu'il rétrocéda ensuite à ses anciens propriétaires.
Époque contemporaine
modifierLe domaine est vendu, en 1899, par le vicomte Urbain Dominique de Beaurepaire de Louvagny à un notaire amiénois du nom de Lenain.[réf. nécessaire]
Première Guerre mondiale
modifierLors de la bataille de la Somme, en 1916, un aérodrome militaire fut aménagé par l'armée française[25],[26],[27],[28],[29],[30] au nord-est du village, situé à l'arrière du front[31].
Du au , au début de l'Offensive du printemps, le village fut le théâtre d'une bataille acharnée[32], allant jusqu'au corps à corps à la baïonnette[33],[34],[35], qui permit aux troupes françaises et britanniques de couper la route d'Amiens aux troupes allemandes. De nombreux soldats furent enterrés sans cérémonie. Le château, entouré alors d'un parc de 19 ha, comprenant une distillerie d'alcool industriel et une ferme attenante de 132 ha, subit un déluge d'obus qui l'endommagea aux deux tiers[36]. Les combats se poursuivent jusqu'à la fin de la guerre, notamment dans le secteur des carrières[37].
À l'issue de la guerre, le village est considéré comme largement détruit[38],[39],[40],[41].
Le , une stèle commémorative est élevée en commun par les anciens combattants français et allemands.
En 1965, la commune de Grivesnes, instituée par la Révolution française, absorbe celle d'Ainval-Septoutre, qui avait été constituée en 1829 par la fusion d'Ainval et de Septoutre[6].
Politique et administration
modifierRattachements administratifs et électoraux
modifierRattachements administratifs
modifierLa commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Ailly-sur-Noye[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
modifierPour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton d'Ailly-sur-Noye[I 1] porté de 22 à 54 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.
Intercommunalité
modifierLa commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [42], et qui succèdait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au district du Val de Noye, créé en 1994.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d'Avre, Luce et Moreuil[43], la préfète dévoile en son projet qui prévoit la « des communautés de communes d'Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[44],[45]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[46] et de la commission départementale de coopération intercommunale en [47] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du [48], qui prend effet le .
La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).
Liste des maires
modifierÉquipements et services publics
modifierEnseignement
modifierEn 2025, la commune fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal réunissant 9 communes avec 4 écoles : Quiry-le Sec, Coullemelle, Sourdon et Grivesnes, qui, en 2020 « rassemblent pas moins de 213 élèves dont 80 enfants fréquentent la cantine de Coullemelle »[52],[54]. En 2024, l’école de Grivesnes accueille 183 élèves dont 120 fréquentent la cantine[20].
Les collégiens se rendent à Ailly-sur-Noye, Montdidier et Moreuil et les lycéens vont vers Montdidier et Amiens.
La communauté de communes gère la compétence pour les transports scolaires.
Justice, sécurité, secours et défense
modifierLa commune s'est équipée d'un système de vidéosurveillance de l'espace public[20].
Population et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[56].
En 2023, la commune comptait 409 habitants[Note 6], en évolution de +0,49 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
modifierLa Grivesnoise, organisée par l’Association sportive de Grivesnes (ASG) et Les Pica’zelles, est un trail et une course. Sa deuxième édition qui a eu lieu en a rassemblé 500 sportifs[58].
Vie associative
modifierOn peut signaler[20] :
- le comité des fêtes, qui organise une dizaine d'initiatives en 2025 ;
- l'association de sauvegarde de l’église ;
- l’association sportive de Grivesnes, qui dispose d'une salle de sports dotée de nombreux équipements
Économie
modifierEn 2025, un projet de création d'un poulailler de 34 000 poules pondeuses est envisagé au hameau d'Ainval[20].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierLa commune de Grivesnes est l'une des rares, dans le pourtour de Montdidier, qui puisse s'enorgueillir de bâtiments anciens subsistant encore, malgré l'effroyable bataille qui se déroula sur son territoire pendant la Première Guerre mondiale :
- Le château
- Le château a été bâti au début du XVIIe siècle, par la maison de Goussencourt, en lieu et place d'un manoir seigneurial du XVe siècle, détruit par les troupes bourguignonnes du duc Charles le Téméraire.
- Déjà, vers 1845, les façades du corps de logis avaient fait l'objet d'une restauration dite « épidermique » : les briques rouge sombre et la pierre grise, parfaitement taillée, attestent de cette rénovation malvenue de l'époque romantique, qui contraste avec la belle couleur des matériaux d'origine (rouge orangé pour la brique et blanc laiteux pour la craie).
- Il subit d'importantes destructions pendant la Première Guerre mondiale, notamment lors d'une offensive française du [59],[60],[61],[62],[63].
- Modifié dans les années 1920 (la comparaison avec une carte postale ancienne est particulièrement révélatrice des dégâts perpétrés lors d'une "reconstruction" irrespectueuse du passé, avec un pavillon tronqué et couvert d'un toit en appentis particulièrement disgracieux),
- L'église Classée MH (2005)[64]
- Attenante au parc du château, l'église Saint-Agnan est digne d'intérêt car elle témoigne de l'architecture religieuse sous la Restauration.
- Elle est bâtie de 1835 à 1842 par des artisans du village, sur les plans du vicomte Antoine Louis Gabriel de La Myre. L'intérieur est décoré par les frères Duthoit, qui avaient œuvré peu avant à la cathédrale d'Amiens, et qui en reprirent de nombreux éléments. La « gloire du Cœur de Jésus » en fond de chœur, le maître-autel et les deux autels latéraux sont des copies de ceux d'Amiens. Le clocher est rajouté de 1872 à 1875 sur des plans attribués à Viollet-le-Duc[65]. Après les destructions de la Première Guerre mondiale, des travaux de reconstruction, employant le béton, sont entrepris à partir de 1922 et dirigés par l'architecte Louis Duthoit.
- L'architecture extérieure est singulière[66] : l'église est quasiment carrée, avec un transept tronqué, surmonté d'un dôme en demi-sphère, architecture très inspirée des églises grecques ou byzantines. Primitivement, elle était dépourvue de clocher ; il fut ajouté en 1890 par la commune, entre 1867 et 1875 sur les plans, dit-on, de Viollet-le-Duc.
- Dès avant la séparation de l'Église et de l'État (1905), Ludovic de la Myre, qui avait hérité de l'église, la donne à la commune, en 1890.
- Accolé à l'église, se trouve le caveau toujours utilisé de la famille de Beaurepaire de Louvagny, où sont ensevelis plus de vingt défunts.
- Elle fait l'objet d'importantes destructions pendant la Première Guerre mondiale, notamment lors du bombardement de l'église en 1918 qui provoqua aussi l'effondrement de la coupole[67].
- Des travaux de reconstruction, employant le béton, sont entrepris à partir de 1922 et dirigés par l'architecte Louis Duthoit. L'église comprend diverses œuvres d'art sacré du XIXe siècle[68],[69],[70].
- Cimetière Saint-Aignan
- Le cimetière est situé à l'écart du village, en direction de Montdidier.
- Un tombeau près de l'église de brique y présentait une particularité intéressante. Une reproduction de l'Ange pleureur en pierre blanche en ornait la partie supérieure dominant les trois tombes de marbre de la famille Lenain. Cette statuette signalée en 1985 par Christine Debrie[Note 7],[71] a disparu à une date qui reste à déterminer[Note 8].
- Chapelle Saint-Aignan
- À l'origine, lieu de culte du village de Favières disparu au XVIIIe siècle, l'édifice actuel est le résultat de la reconstruction de 1925. Avec un campenard, le clocher présente une crucifixion en mosaïque[72].
- Chapelle de Septoutre
- Dédiée à saint Léonard, elle est équipée d'un clocher-mur muni d'une cloche. Dotée[C'est-à-dire ?] en 1728, on ne connaît pas la date de sa construction[72]. Elle comprend diverses œuvres d'art sacré classées monument historique, datant du XIXe siècle[73],[74],[75].
-
La mairie
-
L'ancien bureau de poste
-
Le monument aux morts
Personnalités liées à la commune
modifierHéraldique
modifier| Blason | Parti : au 1er d'azur à l'église du lieu d'argent, au 2d d'or au château du lieu d'argent*, à la colombe en vol du même brochant en chef sur la partition ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de cinq épis de blés d'or, ceux des flancs plus petits, posés en bande à dextre et posés en barre à senestre[76].
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|---|---|---|
| Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (métal sur métal). Adopté en . |
Pour approfondir
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Dossier complet : Commune de Grivesnes (80390) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Grivesnes sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Liste des documents numérisés concernant la commune », Mémoires de la Somme - Archives en Somme, Archives départementales de la Somme (consulté le ).
- « Grivesnes » sur Géoportail.
- Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Du centre du chef-lieu de la commune.
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Christine Debrie, fille de René Debrie, est docteur en histoire de l'art, conservateur du Musée Antoine-Lécuyer de Saint-Quentin et auteur de plusieurs ouvrages.
- ↑ Début avril 2010, la statuette en pierre blanche de la tombe de la famille Lenain, au cimetière Saint-Aignan de Grivesnes n'est plus visible. Sa disparition est-elle due à l'initiative de la famille (dans un souci de protection), ou au contraire à un acte de malveillance (vol) ?
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Grivesnes » sur Géoportail (consulté le 25 septembre 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- Insee, « Métadonnées de la commune de Grivesnes ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Grivesnes - Section LOG T1 » (consulté le ).
- « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Grivesnes - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la Somme - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
modifier- ↑ « Orthodromie entre Grivesnes et Montdidier », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Grivesnes et Moreuil », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Grivesnes et Amiens », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Grivesnes et Beauvais », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Grivesnes et Compiègne », sur fr.distance.to (consulté le )
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Grivesnes et Rouvroy-les-Merles », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Rouvroy-les-Merles », sur la commune de Rouvroy-les-Merles - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Rouvroy-les-Merles », sur la commune de Rouvroy-les-Merles - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Amiens », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- « La maire de Grivesnes annonce un projet de poulailler de 34 000 poules pondeuses », Le Courrier picard, (lire en ligne , consulté le ) « Anne-Marie Prévost ne se représentera pas en 2026. Mais elle a annoncé encore pas mal de projets, pour l’église, l’école. Et aussi ce projet de poulailler qui n’en est qu’à ses balbutiements ».
- ↑ « Le réseau Trans'80 en ligne ».
- ↑ Benoît Delespierre, « Un refus «politique» au projet éolien de Coullemelle, Grivesnes, Villers-Tournelle », Le Courrier picard, (lire en ligne , consulté le ) « Cette décision est incompréhensible et porte atteinte à quatre années de travail », réagit Anne-Marie Prévost, maire de Grivesnes, favorable au projet pour des raisons fiscales, qui rappelle que les trois communes d’implantation du projet approuvent le projet ».
- ↑ ALP, « Le parc éolien de l’Epinette va pouvoir devenir réalité autour de Coulemelle, Grivesnes et Villers-Tournelle. », Le Courrier picard, (lire en ligne , consulté le ).
- ↑ Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, p. 437 (lire en ligne sur DicoTopo) [1].
- ↑ Jacques Calcine, « Grivesnes », sur anciens-aerodromes.com (consulté le ).
- ↑ Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Camp d'aviation : avion bimoteur C.4 ; aviateurs Bouvier et Dreux », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
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