Forces armées zimbabwéennes

Les Forces armées zimbabwéennes sont responsables de la défense du Zimbabwe. Elles sont constituées de deux branches, armée de terre et armée de l’air, et ont pour mission la défense du territoire national, la garde des frontières et l’appui à la police. Elles sont fortement liées à la Russie et à la Chine, dont proviennent la majeure partie du matériel, et ont des partenariats, notamment pour l’entraînement, avec l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie et la Malaisie.

Forces armées zimbabwéennes
Mauto eZimbabwe
Drapeau des forces armées zimbabwéennes
Drapeau des forces armées zimbabwéennes
Fondation
Branches Armée de terre
Aviation
Quartier-général Harare
Commandement
Président Emmerson Mnangagwa
Ministre de la défense Oppah Muchinguri
Chef d’état-major Emmanuel Matatu
Main-d'œuvre
Actifs 29 000
Budgets
Budget 1,89 Mrd de ZiG (2024)

Composantes

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Armée de terre

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Avec environ vingt-cinq mille hommes, l’armée de terre est la principale composante des forces armées zimbabwéennes. Les forces de manœuvre sont globalement peu mécanisées, avec seulement un escadron blindé et une brigade mécanisée, les autres unités étant pour l’essentiel des brigades d’infanterie classiques. À ce cœur opérationnel s’ajoutent quelques unités spécialisées, notamment une brigade de forces spéciales, un bataillon parachutiste et quelques unités de gardes, ainsi que des unités de soutien et d’artillerie[1],[1].

Les unités ne dispose que de peu de matériel lourd, et celui est majoritairement obsolète ou non fonctionnel. Les chars les plus modernes disponibles sont ainsi des Type 69 chinois, dont seule une fraction est en état de marche. Le gros des forces blindées est ainsi constitué d’EE-9 Cascavel et de ZSD-85. L’artillerie lourde est majoritairement composée de lance-roquettes multiples RM-70[2].

Armée de l’air

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L’armée de l’air compte environ quatre mille hommes et comporte une escadrille de chasse, deux escadrilles d’attaque, une escadrille de transport et une d’hélicoptères. L’armée de l’air est également responsable de la défense antiaérienne. Ces forces sont toutefois théoriques, nombre d’appareils n’étant pas en état de voler. Il n’est ainsi pas certain que ne serait-ce qu’un des chasseurs, des J-7, soit opérationnel. L’armée de l’air dispose de quelques appareils modernes, des K-8, pour l’attaque au sol, bien que leur faible nombre impose d’utiliser également des appareils léger comme le Cessna 337[2].

Le budget de la défense est en 2024 de 1,89 Mrd de ZiG, ce qui correspond à cette date à 161 millions de dollar américain. Par comparaison, le budget de 2023 était de 98 millions de dollars américains, mais il s’agit d’une hausse en trompe l’œil liée aux variations de la valeur des monnaies. En réalité, en utilisant un taux de change constant sur la base de celui de 2015, le budget 2024 en équivalent dollar est équivalent à ceux des années 2009 et 2019, qui étaient historiquement bas. Sur les vingt dernières années, le budget le plus élevé est celui de 2018[3].

Ces difficultés budgétaires affectent la capacité du pays à renouveler un matériel vieillissant et disponible en quantité insuffisantes. Ces problèmes sont renforcés par l’absence d’une industrie de défense nationale, ce qui rend le pays dépendant des fournisseurs étrangers, notamment la Russie et la Chine. Les multiples embargos sur les armes visant le pays et mis en œuvre par les pays occidentaux entravent par ailleurs considérablement la capacité des forces armées à acquérir du nouveau matériel et à entretenir l’existant[3].

Opérations extérieures

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Les forces armées zimbabwéennes participent régulièrement aux missions de l’ONU en Afrique. Elles ont ainsi envoyé des détachements pour la MINUSCA, MONUSCO, MINUSS et la FISNUA[2].

Références

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Annexes

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Bibliographie

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  • (en) The International Institute for Strategic Studies, The Military Balance 2025 : The Annual Assessment of Global Military Capabilities and Defence Economics, Londres, Routledge, (ISBN 978-1-041-04967-8).

Liens externes

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