La famille du Chambge est une famille originaire de Picardie, venue s'établir à Tournai, où elle prospère. Elle gagne ensuite la Flandre wallonne et plus particulièrement la ville de Lille où elle s'intègre aux notables, son appartenance à la noblesse y est confortée. La destinée de ses membres peut être suivie jusqu'au XIXe siècle, où la lignée disparait.

La famille du Chambge a pour blason « D'argent au chevron de gueules, accompagné en chef de deux merlettes de sable et en pointe d'un trèfle de sinople »[1].

Couronne de baron.

La devise familiale était fondée sur un jeu de mots « Pour un mieux Du Chambge ».

Ces armoiries ont été adoptées par le village de Noyelles-lès-Seclin[2].

Histoire

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La famille du Chambge est une des plus anciennes de la ville de Tournai et tient un rang distingué parmi la noblesse de Flandre[3].

Dite issue de la seigneurie du Cange ou du Chambge située en Picardie, la lignée qui porte le nom de cette possession est illustrée par Charles du Fresne du Cange, auteur d'un Glossaire latin, souvent estimé comme représentant le mieux le latin médiéval[4].

Un membre de la famille vient s'installer à Tournai, au XVIe siècle. Il est procureur général de la ville. Les du Chambge font ainsi partie dès leur implantation des notabilités de la ville, où ils occupent des fonctions remarquées, et/ou épousent des membres du magistrat de la ville : le fils du premier du Chambge tournaisien est bourgeois puis échevin de la ville.

Plusieurs branches se développent et prospèrent à Tournai occupant des fonctions de confiance au service de la ville ou de grands seigneurs locaux : receveur des finances, bailli, .... « La famille du Chambge est l’une des plus anciennes familles de Tournai tenant rang distingué parmi la noblesse de Flandre. Cette famille s’est de tout temps distinguée par sa fidélité envers ses souverains et par les places qu’elle a remplies, soit dans l’épée, soit dans la magistrature. Elle a fourni plusieurs officiers au service d’Espagne et de France et trois premiers présidents de la chambre des comptes, bureau des finances, grands baillis et chefs de la cour féodale de Hainaut [5] ».

Quelques-uns relevant des familles tournaisiennes embrassent la vie religieuse et sont prêtres, chanoines.

À Tournai, au XVIIe siècle, la « richissime et influente famille du Chambge[6] » est alliée aux notables de la ville.

Néanmoins, les rameaux tournaisiens ne vont pas avoir le développement et la réussite sociale de la branche lilloise. Elles ne durent guère au delà du XVIIe siècle.

Lors du même siècle, un descendant vient en effet s'installer à Lille. La branche lilloise va générer les membres les plus brillants de la famille : elle va compter deux généraux, et un député de la noblesse aux États-généraux de 1789.

Ces du Chambge accumulent les richesses et, comme nombre de personnes non nobles ayant réussi, acquièrent des fiefs qui leur donnent le titre de seigneur. Dès le XVIIe siècle, néanmoins, un premier du Chambge est anobli et la famille passe dans la classe supérieure de la société. Elle relève de la noblesse de robe et de la noblesse de cloche.

Les du Chambge lillois intègrent rapidement les instances dirigeantes de la ville, ainsi qu'ils l'avaient fait et continuent de le faire en la voisine Belgique : ils sont retrouvés bourgeois de Lille, échevin de Lille, membres de la noblesse, trésorier de France, conseiller du roi, premier président du bureau des finances et domaines de la généralité de Lille, membres de la Chambre des comptes de Lille, administrateur au service du roi d'Espagne aux XVIIe – XVIIIe siècles dans la châtellenie d'Audenarde, ...Quelques-uns deviennent membres du clergé ou intègrent des abbayes ou monastères.

Aux XVIIIe – XIXe siècles, on retrouve des du Chambge en Belgique (Bruges), au service de l'Espagne, et jusqu'en Martinique.

Plusieurs du Chambge embrassent une carrière militaire et sont faits chevalier de Saint-Louis avant la Révolution française ou après celle-ci lors de la Restauration.

Au moment de la Révolution française, nombre d'entre eux émigrent, voire servent dans l'armée des émigrés, combattant la France républicaine.

Au fil du temps, la lignée se décline en plusieurs branches portant le plus souvent le nom de leurs possessions antérieures à 1789 : du Chambge d'Elbecq, du Chambge de Liessart (sur Béclers), du Chambge de Noyelles (Noyelles-lès-Seclin).

Les implantations à Liessart et à Noyelles-lès-Seclin vont être les plus durables.

La lignée s'éteint toutefois au XIXe siècle, faute de descendants masculins.

Alliances

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La famille du Chambge a noué des alliances avec de nombreuses familles ou maisons anciennes ou illustres telles que celles de Grimaldi, de Sparre, Costa, du Chastel de la Howarderie, d'Assignies, famille de Tenremonde, famille d'Hodicq de Courteville, etc., ce qui lui a donné des parentés avec de grandes lignées de Wavrin, de Béthune, de Lannoy, de Haynin, etc.[7].

Personnalités

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Branche aînée tournaisienne

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Cette branche s'intègre rapidement aux sommités de Tournai en intégrant le magistrat (élite dirigeante) de la ville et s'éteint au XVIIe siècle.

  • Pierre Ier du Chambge (1462 ou 1469[8]-1547), né à Amiens, est le premier membre de la famille à venir s'établir à Tournai. Il accompagne le sire de Croÿ (maison de Croÿ) lorsque celui-ci est nommé gouverneur du Hainaut. Dès 1532, Pierre Ier est conseiller et procureur en cours laïque de la ville. Il meurt le procureur général aux bailliages de Tournai-Tournaisis. À ce titre, il comparait le devant la Chambre des comptes du roi à Lille en tant que représentant des consuls de Tournai[7]. Le nom de son épouse n'est pas connu. Le couple engendre plusieurs enfants qui nouent souvent alliance au sein de la magistrature de Tournai et de France[9]. Le portrait de Pierre du Chambge a longtemps été détenu par les descendants de la branche de Liessart[7].
  • Jehanne du Chambge ( -1556), fille de Pierre Ier, meurt à Tournai le . Elle a pris pour mari Thierri Dappelterre (van Appelteren) décédé avant le . Fils cadet de Jan et de Dorothée van Rhode, sa seconde femme, il est clerc des récepteurs (sans doute receveurs des taxes ou impôts) en 1517, second greffier de la ville avant 1529, greffier de l'échevinage de Tournai en 1549[9].
  • Arragone du Chambge, fille de Pierre Ier, se marie le avec messire Jehan Dassegnies, le jeune, marchand de charbons de forge, bourgeois de Tournai le , fils aîné de Mathieu, marchand de charbons en 1489, bourgeois de Tournai le , et de Jehanne Carnoye[9]. Selon un autre auteur[7], le mari est messire Jean d'Assignies de la famille d'Assignies.
  • Jacqueline du Chambge ( -1567), fille de Pierre Ier, meurt à Tournai le . Elle épouse Jehan Bacheler, ou Bacheley ( -1564), écuyer. Fils de Nicolas Carette, dit Bacheler, écuyer, conseiller et chambellan du roi de France Louis XII, (Paul-Armand du Chastel de la Howarderie dit Louis XI[10]), lieutenant du bailli de Tournai et Tournaisis, seigneur de Courcelles-les-Lens, bourgeois de Tournai, et d'Antoinette Liebart, il est receveur général du temporel de l'abbaye Saint-Martin de Tournai et meurt le [11]. Les deux époux sont inhumés dans l'église Saint-Nicaise de Tournai, où était leur pierre sépulcrale, sur laquelle ils sont représentés avec leurs armoiries[12].
  • Nicolas Ier du Chambge (vers 1502-1578), fils de Pierre Ier, nait vers 1502 ou 1505[12],[10]. Il est tenu sur les fonts baptismaux par Nicolas De Saint-Genois, chevalier, baron de Saint-Genois et du Saint Empire, seigneur de Clérieu, lequel lui fait une donation le (ou le [10]). Sergent de l'empereur Maximilien Ier, il devient receveur de Madame de Lingne (de Ligne- maison de Ligne) en ses terres à Rumes en 1551. Il achète la bourgeoisie de Tournai le 6 livres flandre[10], devient échevin de la ville de 1556 à 1563, juré de Tournai, puis grand bailli de Rumes. À ce titre, il est un des 4 hauts justiciers du Tournaisis, et un des 4 députés ordinaires représentant le seigneur de Rumes aux assemblées des États du Tournaisis. Il meurt à Tournai le (ou en 1579[12]) après s'être marié trois fois. Il épouse Jehanne de Cuinghien, fille légitimée de messire Arnould, chevalier, seigneur de Berles, La Bouverie, Varenbecke, la Bassecourt, etc, chevalier de l'ordre du roi de Danemark etc., et de Péronne Helinck. Il se marie ensuite à Tournai le avec Marie Brullant, fille de Nicolas, morte à Tournai le . Il s'allie enfin à Tournai le (il a 59 ans et est veuf depuis deux mois) avec Marie Desfontaines. Il a des enfants du premier lit[13].
  • Pierre II du Chambge, fils de Nicolas Ier, occupe diverses fonctions : sergent du ressort des bailliages de Tournai et Tournaisis avant 1553, puis commis aux finances hors lois et membre du serment de Saint-Maurice avant 1566. Il achète le droit de bourgeoisie de Tournai le 34 sols flandres[14]. Il se marie deux fois à Tournai : il épouse d'abord le Catherine Dumont, puis le Marie de la Forge. Il a une fille du premier lit[13].
  • Rasset, Rasse ou Érasme Ier du Chambge (1534-1577) , fils de Nicolas Ier, nait le . Licencié en droits, second conseiller pensionnaire (conseiller juridique) de Tournai dès 1560[15], ainsi qu'en 1564, il meurt en députation à Menin le ( ou le [10]). Il est cité dans une lettre du comte de Hornes du , en tant que conseiller pensionnaire de la ville de Tournai. Le comte y exhorte la ville d'obéir à la régente gouvernant les Pays-Bas Marguerite de Parme[15]. Il prend pour femme à Tournai le damoiselle Catherine de Cordes, dite de Wattripont, fille de Philippe, écuyer, licencié en droits, conseiller criminel de l'empereur, procureur de l'empereur au bailliage de Tournai-Tournaisis, seigneur de Rieuwez (sur Mont-Saint-Aubert), de Barisœul, de l'Espinoit (sur Escanaffles), etc., et de Catherine de Froidmont. Devenue veuve sans enfants, Catherine de Cordes épouse à Tournai le Melchior du Gardin, échevin de Tournai, puis se remarie après 1585 avec Michel Ollivier, ancien échevin de Tournai et veuf d'Agnès de la Chapelle[16].
  • Marie du Chambge, fille de Nicolas Ier, devient la femme de Jehan Liébart ou Liébaert, souverain greffier de Tournai, fils d'Adrien, bâtard Liebart et de Jehanne Renteur. Elle teste à Tournai le . Bien qu'elle ait six enfants, elle fait des legs à ses neveux Nicolas chanoine, Jean receveur des États du Tournaisis, et Noël bailli de Pecq[17].
  • Jehan Ier du Chambge (1537-1603), fils de Nicolas Ier, nait le . Bailli de Rumes en 1582, bailli de Pecq en 1595, il est membre des États du bailliage de Tournai-Tournaisis en qualité de représentant des seigneurs de Rumes et de Pecq, député à ces dits États en 1595 et 1599, échevin de Tournai de 1581 à 1599.. Il bénéficie de legs de sa tante Marie. Il meurt le à Tournai le jour de ses 74 ans. Il épouse à Tournai le Jossine Clau, fille de Noël et de Barbe Sallins ou Stallins[17].
  • Nicolas II du Chambge (1558-1638), fils de Jehan Ier entre en religion. Né en 1558, chanoine de Tournai le ou en 1593[14], il devient officier de l'hôpital en 1618. Dans son testament du , il institue dans l'église cathédrale de Tournai un office de saint-Éleuthère. Il fait également plusieurs fondations de bienfaisance, en faveur de ses parents, de prêtres, de pauvres etc.[18],[19]. Il meurt le , (ou le [18]) à l'âge de 79 ans[20]. En patois tournaisien, la fondation de Nicolas II, augmentée par Pierre, un de ses neveux, est appelée « fondation du Cange ou dou Kange », du nom de « dou Kange » que portait la famille au XIVe siècle. En 1835, cette ou ces fondations existent encore, jointes à d'autres effectuées par des membres de la famille, et nourrissent les 1500 pauvres de Tournai. Nicolas II est inhumé, avec les autres chanoines bienfaiteurs de la famille du Chambge, Pierre et Gaspard, dans la chapelle de la Vierge flamengée considérée comme étant la chapelle du Chambge dans l'église cathédrale de Tournai. Leurs épitaphes ont été brisées au moment de la Révolution française. Les armes des du Chambge étaient à la grille de la chapelle, aux vitraux en verrière. Nicolas a également donné une verrière représentant un chanoine priant à genoux assisté de son saint patron à l'église de pères chartreux, située à proximité de Tournai[18].
  • Séraphin Ier du Chambge (1560-1618), fils de Jehan Ier, nait le . Il exerce la profession de marchand en 1595 et 1609 à Tournai où il réside rue Saint-Martin, paroisse Notre-Dame. Il acquiert le fief de Liessart, situé à Béclers, qui lui donne le titre de seigneur. Il fait son testament le en même temps que son épouse et décède à Tournai le à l'âge de 58 ans. Il se marie le (ou le [21]) avec Catherine Desmons ( -1636), morte le , fille d'Olivier, écuyer, et de Marguerite Hennebert. Selon Paul-Denis du Péage, son épouse descend de la maison de Lannoy, laquelle descendrait partiellement de l'empereur Charlemagne[22].
  • Jean Ier du Chambge (1587-1633), fils de Séraphin Ier, est seigneur de Liessart (sur Béclers), du Fay (à Jollain), etc. Baptisé à Tournai le , il y meurt le . Lieutenant de la compagnie bourgeoise (milice bourgeoise) de Mr de Cordes dans la ville, il devient ensuite capitaine de cette compagnie. Il prend pour femme à Tournai le Antoinette de Pollinchove, fille de Nicolas, marchand drapier, garde de la monnaie de Tournai, échevin et juré de la ville, seigneur du Porcq (à Blandain), etc., et d'Antoinette Varlo (ou Varlot). Antoinette de Pollinchove meurt à Tournai, sans postérité, le , est inhumée dans la chapelle du couvent des Dominicains de Tournai[22].
  • Pierre III du Chambge (1597-1673), fils d'Érasme II, petit-fils de Jehan Ier et de sa première épouse, est baptisé à Tournai le , tenu sur les fonts baptismaux par son aïeul Jehan et par l'épouse de son oncle Séraphin, Catherine Desmons. Il devient docteur es droits, prêtre, chanoine de Furnes, il succède en 1636 à la prébende que détenait dans l'église cathédrale de Tournai son oncle le chanoine Nicolas II. Il teste le devant notaires royaux à Tournai et meurt le , (ou le [18]) à l'âge de 75 ans[23]. Dans son testament scellé du cachet de ses armes, il abonde largement les fondations faites par Nicolas II en y consacrant 12 000 florins carolus, en particulier pour la fondation de Saint-Éleuthère. En 1835, l'original de son testament conservé aux archives du chapitre de Tournai, avec celui de son oncle Nicolas, a également été publié dans une histoire de la ville[18],[21],[24]. Il est inhumé, avec les autres chanoines bienfaiteurs de la famille du Chambge Nicolas II et Gaspard, dans la chapelle de la Vierge flamengée. Leurs épitaphes ont été brisées au moment de la Révolution française[18].
  • Denis du Chambge, fils de Jehan Ier, devient bourgeois de Tournai en 1609, échevin de la ville de 1620 à 1625, meurt à Tournai le . Il se marie avant mai 1611 avec Jeanne du Bouvier, morte à Tournai le , puis épouse à Tournai le (37 jours après le décès de sa première femme) Anne Luytens, fille de Charles et d'Antoinette Verrier, dame de Milleville, veuve de Maximilien Marin, greffier du bailliage de Tournai (Du Chastel de la Howarderie la dit fille de Georges et d'Anne de Hollain, dame d'Esparqueaux[25]). Denis reste sans postérité[23].
  • Jacques du Chambge, fils de Jehan Ier, est religieux à l'abbaye de Saint-Amand.
  • Louis du Chambge, fils de Jehan Ier, est frère mineur capucin[23],[22].

Première branche cadette tournaisienne

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Issue de Jehan Ier, la branche disparait au début du XVIIIe siècle

  • Jehan II du Chambge, dit l'aîné, (1566-1639?) est le fils de Jehan Ier. Né en 1566, bourgeois de Tournai par achat en 1592 pour 12 livres flandres[26], il fait partie du magistrat de Tournai de 1592 à 1598. En 1608, il occupe la fonction de receveur général des États du bailliage de Tournai et en 1627, est un des deux proviseurs généraux. Il fait son testament à Tournai le . Il épouse avant 1590 Marie ou Marguerite Hovine, fille d'Adrien, originaire d'Esplechin, et d'Isabeau Le Maire[27].
  • Philippe Ier du Chambge (1591-1656), fils de Jehan II, licencié es lois, exerce les fonctions de receveur du comté de Solre (maison de Croÿ), greffier des États des bailliages de Tournai, Tournaisis, Mortagne, Saint-Amand, dépendances et appendances..Baptisé à Tournai le , tenu sur les fonts baptismaux par Jehan du Chambge et Isabeau de Merre[26], il assure les fonctions de greffier des États du Tournaisis, et remplit plusieurs fois le rôle de magistrat de Tournai entre 1618 et 1637[26]. Il meurt à Tournai le à 66 ans. Il se marie à Tournai le avec Agnès le Ricque (de Ryck), fille de Jacques, dépositaire de la ville (gardien de textes ou valeurs fondamentales de la ville), morte à Tournai le . Il épouse ensuite à Tournai le Anne-Marie le Madre, fille de Louis, seigneur de Bourlivet, receveur de la baronnie de Cysoing, et de Catherine Monnart[28].
  • Isabeau ou Élisabeth du Chambge (1602- ), fille de Jehan II est baptisée à Tournai le . Elle épouse à Tournai le Jean de Berlot, bourgeois[25], marchand, échevin de Tournai, fils de Jean (ou de Jaspar[25]) et de Marie Navieur.
  • Marguerite du Chambge (1604- ), fille de Jehan II, est baptisée à Tournai le . Elle épouse à Tournai le Michel Presin, fils de David, crieur public et de Michelle Mouchon. Michel Presin, baptisé à Tournai le , veuf de Marguerite Cottrel, exerce le métier de notaire, puis de trésorier-massart (officier municipal) de Tournai et meurt avant 1651.
  • Agnès du Chambge (1616- ), fille de Jehan II, baptisée à Tournai le , est carmélite à Lille.
  • Marie-Catherine II du Chambge (1629-1707), fille de Philippe Ier et d'Anne-Marie le Madre, est baptisée à Tournai le . Dame de Lassus (sur Esplechin), Hollay (sur Celles-Molenbaix), du bois de Cavrines (sur Rumes), du Cruquet (en Hainaut), de la Mairie à Wattignies, .... Elle se marie à Tournai le avec Jean-François Hardy, ou le Hardy[26], conseiller du roi au bailliage de Tournai-Tournaisis. Fils de Nicolas et de Jeanne du Jaurien, il est baptisé à Tournai le . Elle meurt veuve à Tournai le sans postérité après avoir par son testament du 25 janvier institué une fondation Hardy du Chambge et légué ses fiefs à différents cousins et héritiers. Ce testament causa un procès qui dura plus de trente ans suite aux contestations qu'il amena[29].
  • Nicolas IV du Chambge (1625-1669), fils de Philippe Ier et d'Agnès le Ricque, est baptisé à Tournai le .. Il devient membre du magistrat de Tournai de 1658 à 1664, et capitaine d'une compagnie bourgeoise. Il meurt à Tournai le (ou le [26]), est inhumé dans l'église Sainte-Marie-Madeleine de Tournai[30]. Il épouse à Tournai le Anne Portois (ou Portalis[20]), baptisée à Tournai le , fille de honorable homme Jean, marchand, dépositaire et commis aux finances de Tournai et de sa seconde femme Catherine Baclau. Devenue veuve, Anne Portois se remarie à Tournai le avec maître Pierre Van der Haghe, avocat[30].
  • Jaspard ou Gaspard du Chambge (1631-1695), fils de Philippe Ier et d'Anne-Marie le Madre, est baptisé à Tournai le . Chanoine à Condé, puis le à Tournai, il meurt le , à l'âge de 64 ans, ou en 1684, selon une inscription en latin sur une clôture de marbre dans la cathédrale Notre-Dame de Tournai[18]. il est le 3e membre de la famille considéré comme bienfaiteur, après ses parents Nicolas II et Pierre ci-dessus(1597-1673) . Il est inhumé, avec les autres chanoines bienfaiteurs de la famille du Chambge Nicolas II et Pierre, dans la chapelle de la Vierge flamengée dans l'église cathédrale de Tournai. Leurs épitaphes ont été brisées au moment de la Révolution française. Les armes des du Chambge étaient à la grille de la chapelle, aux vitraux en verrière[18].
  • .Jean II du Chambge (1633-1705) est seigneur de Lassus, de Hollay, etc..Fils de Philippe Ier et d'Anne-Marie le Madre, il est baptisé à Tournai le et meurt à Tournai le , à l'âge de 71 ans, inhumé dans l'église Saint-Quentin de Tournai. Licencié es lois, il devient greffier des États du bailliage de Tournai-Tournaisis en 1669, receveur des biens du comte de Solre (maison de Croÿ) et de Thiant (maison de Merode), bailli général du chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Tournai en 1696[29].
  • Bernard du Chambge (1642- ), fils de Philippe Ier et d'Anne-Marie le Madre, baptisé à Tournai le , licencié es lois en 1672, est échevin de Tournai en 1672, grand bailli de la cathédrale Notre-Dame de Tournai en 1683[29]. Une toile de l'école flamande, datée de 1664, présentant les armes de la famille, et portant son nom a été vendue aux enchères 1000 euros à Paris en 2022[31].

Seconde branche cadette tournaisienne

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Également née de Jehan Ier, la branche s'arrête au XVIIIe siècle.

  • Maistre Noël du Chambge ( -1646), fils de Jehan Ier, est licencié es lois, grand bailli de Pecq, et en tant que tel représentant du seigneur du lieu comme député aux États de Tournai-Tournaisis. Il fait son testament en même temps que sa femme le et meurt à Tournai le (ou le [25]). Il épouse à Lille le Marguerite du Bus, fille de Robert, écuyer, bourgeois de Lille, conseiller avocat du roi à la gouvernance de la ville et de Catherine Trezel[32]. Trois de ses enfants François, Isabeau, Catherine épousent trois frères et sœurs de la famille de Flines.
  • Jossine Ire du Chambge (1607-avant 1646), fille de Noël, est baptisée à Tournai le . Elle épouse à Tournai le Michel Verdière (ou Verdier[25]), fils d'Adrien et de Marguerite de Sion. L'époux, bourgeois de Lille le , exerce en tant que receveur des États de la ville et châtellenie de Lille. Elle meurt avant ses parents[33].
  • François du Chambge (1610-avant juin 1650), fils de Noël, est baptisé à Tournai le et meurt avant le 10 juin 1650. Il devient receveur de la Bonne-Maison du Val d'Orcq, dite Delval, léproserie située à Tournai[34], également échevin de Tournai de 1639 à 1645. Il épouse à Tournai le Magdeleine de Flines, fille de Jean, procureur général et fiscal au bailliage de Tournai, et d'Adrienne Desmartin[35].
  • Jean-Baptiste Ier du Chambge (1614- ), fils de Noël, est baptisé à Tournai le , devient successivement prêtre, chanoine de Furnes, chanoine d'Arras avant juin 1651. Il hérite de la prébende de son frère cadet Séraphin III après mai 1651[35].
  • Isabeau ou Élisabeth du Chambge (1619-1680), fille de Noël, est baptisée à Tournai le , et meurt à Tournai le , à l'âge de 61 ans. Elle épouse à Tournai dans la chapelle du couvent des Frères mineurs capucins le Robert de Flines, avocat, licencié en droits, frère de Magdeleine ci-dessus et de Balthazar ci-dessous. Seigneur de Hautlieu (sur Riencourt-lès-Cagnicourt), de Scin (sur Laplaigne), du Petit-Fresnois (sur Molenbaix), Robert de Flines devient procureur général le , conseiller au Conseil de Flandre le , puis passe conseiller au conseil souverain de Tournai, et de ce fait anobli et fait chevalier. Il meurt en exercice à Tournai, à l'âge de 65 ans, le [33]. Il est l'auteur d'un commentaire « très estimé[36] » sur la coutume de Tournai[36].
  • Catherine du Chambge (1621-1690), fille de Noël, dame du Buisson (à La Glanerie), est baptisée à Tournai le , et meurt à Tournai le . Elle épouse à Tournai le , Balthazar de Flines (1616-1646), frère de Robert et de Magdeleine ci-dessus. Licencié es lois et droits, l'époux baptisé à Tournai le , exerce en tant qu'avocat au bailliage de Tournai-Tournaisis, et meurt à Tournai le [33].
  • Thérèse Ire du Chambge (1623-1715), fille de Noël, est baptisée à Tournai le et meurt à Tournai le , à l'âge de 92 ans. Elle se marie d'abord à Tournai le avec Philippe de Brienne, avocat, bailli de Warcoing, fils de Nicolas et de Magdeleine de Cordes. Elle épouse ensuite à Tournai le Denis van Rode (1625-1675), veuf de Marie-Magdeleine de Calonne, père de cinq enfants, prévôt laïc de la ville de Saint-Amand, échevin de Tournai, trésorier du roi très chrétien (roi d'Espagne) Philippe IV au paiement de la construction de la citadelle de Tournai. Fils de Jean, bourgmestre d'Ath et de Jeanne Coquerel dit Le Merchier, sa seconde femme, baptisé à Ath le , le second époux meurt le , à 64 ans[35].
  • Séraphin III du Chambge (1625-1651), fils de Noël, est baptisé à Tournai le et meurt à Tournai le . Il entre en religion, devient prêtre puis chanoine d'Arras. Son frère Jean-Baptiste hérite de sa prébende après sa mort[35]. Il est enterré dans l'église Saint-Brice de Tournai[37].
  • Jossine II du Chambge (1641- ), fille de François, baptisée à Tournai le , devient religieuse au cloître-hôpital de Saint-André-du-Château à Tournai (Religieuses de Saint-André), sous le nom de sœur Marie-Magdeleine.
  • Thérèse II du Chambge (1647- ), fille de François, baptisée à Tournai le , devient religieuse puis supérieure du couvent-hôpital de Saint-André-du-Château à Tournai (Religieuses de Saint-André), sous le nom de sœur Marie-Anne[35].

Branche lilloise

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Les du Chambge s'implantent progressivement sur Lille. Un premier membre y vient mais garde les liens avec Tournai. Il faut attendre le XVIIe siècle pour que cette installation devienne définitive.

  • Érasme II du Chambge, fils de Jehan Ier, marchand grossier (en gros?), devient bourgeois de Lille par achat du . Il prend pour femme après août 1598, Anne Cambier, alias de Cambier[18], native de Lille, fille de Pierre et de Marguerite Desreumaux puis avant février 1608, épouse noble demoiselle Catherine Waignon, fille de Philippe et d'Antoinette de le Boe[23]. Son premier enfant nait à Tournai.
  • Anne-Catherine ( ou Anne[18]) du Chambge ( - 1628), fille d'Érasme II et de sa deuxième épouse, se marie à Lille le avec Antonio Costa, fils de Jean-Baptiste et de Lucrèce Peleranne, dont elle est la première femme. Elle meurt en couches en 1628. Né à Gênes, l'époux exerce la profession de marchand, devient bourgeois de Lille le , et sera ultérieurement premier président du bureau des finances de Lille (organisme qui succède à la Chambre des comptes de Lille), ce qui lui vaudra d'être élevé à la noblesse. Simon-Pierre du Chambge III, ci-dessous, va être son successeur à ce dernier poste[38].
  • Nicolas III du Chambge (1595-1641) est le membre de la famille qui s'installe définitivement à Lille. Fils de Séraphin Ier, licencié es droits, seigneur de Liessart et du Fay après la mort de son frère Jean, baptisé à Tournai le , il vient à Lille. Il achète la bourgeoisie de Lille le , devient plusieurs fois échevin et membre du magistrat de la ville et y meurt le . Il épouse, par contrat passé devant notaire, le Marie Miroul, morte avant le , fille de Jean, écuyer, procureur général, syndic de la ville de Lille et de Philippote du Maret[22]. Le , Marie Miroul, en tant que tutrice de ses trois fils Séraphin, Simon-Pierre et Pierre-François, rend foi et hommage du fief de Liessart, via son fondé de pouvoir, greffier des États de Tournai, devant le bailli et les hommes de fief de Liessart. La succession de Marie Miroul est partagée entre ses fils le [39].
  • Marie-Catherine Ire du Chambge (1621- ), fille de Nicolas III, baptisée à Lille le , devient religieuse urbaniste (Clarisses urbanistes) à Lille le [40].
  • Séraphin II du Chambge (1623-1699), fils de Nicolas III, seigneur de Liessart, est baptisé à Lille le (ou 1622[41]) et meurt subitement à Lille le , à l'âge de 76 ans. Bourgeois de Lille le , plusieurs fois rewart et mayeur de Lille[42], créé chevalier le à Madrid par Phlippe IV, en récompense de ses services et de ceux de ses ancêtres[43], confirmé écuyer à Versailles par Louis XIV en octobre 1673, par lettres héréditaires pour lui, ses enfants et ses descendants légitimes. Le même mois, il reçoit des lettres de chevalerie, confirmant celles de 1662, toutes ces lettres étant données sans versement de finances et enregistrées aux archives de la Chambre des comptes de Lille[42]. Les armoiries de la famille sont confirmées et les du Chambge sont autorisés à y ajouter deux lions pour support[43]. Le , il est un des trois négociateurs de la reddition de la ville de Lille assiégée par la France (siège de Lille)[44]. Après la conquête, il prête serment de fidélité avec les autres nobles de la ville, puis est député de la ville à Paris pour rédiger les articles de la négociation[43]. Il se marie par contrat du (ou 1643[41]), suivi de la cérémonie du 5 décembre à Lille, avec Barbe de Parmentier, baptisée à Lille le , fille de Robert, écuyer, licencié es droits, sieur de Houplines et de Marie de Muissart[43]. Il épouse ensuite par contrat passé à Courtrai devant notaire royal le Jossinne Van den Berghe, fille de feu Adrien, écuyer, conseiller du roi, receveur des domaines du roi, premier échevin de Courtrai et de Catherine Bonte[45]. Les Van den Berghe sont proches parents des premiers ministres aux Pays-Bas espagnols[46]. Séraphin III apparait sur le document établi le lors du partage de la succession de son beau-père avec les autres héritiers[43]. Convoqué aux assemblées de la noblesse à Lille, il inaugure la chaîne qui verront son fils Simon-Pierre II, son petit-fils Charles-Eubert du Chambge de Liessart et son arrière-petit-fils Philippe (Charles-Louis-Philippe) du Chambge de Liessart régulièrement convoqués à ces assemblées, ainsi que l'indiquent les attestations délivrées par le lieutenant-général civil et criminel de la gouvernance de Lille, et visées par le généalogiste Bernard Chérin[47].
  • Simon-Pierre Ier du Chambge (1626- ), fils de Nicolas III, écuyer, fait carrière à la Chambre des comptes de Lille. Baptisé à Lille le , bourgeois de Lille le , il devient auditeur extraordinaire en la Chambre des comptes le , passe conseiller-maître le . Il épouse à Lille le Claire Blondel, baptisée à Lille le , fille de François et de Claire Mertens, puis il se marie le avec Anne-Thérèse Polchet (de Montaigle[41]) de Namur[40].
  • Pierre-François Ier du Chambge (1638- ), fils de Nicolas III, baptisé à Lille le , fait carrière. Bourgeois de Lille le , il devient auditeur en la Chambre des comptes le , puis conseiller maître ordinaire.Fait chevalier le (ou [39]), il est conseiller de la ville de Bruges de 1699 à 1703. Il épouse à Lille le Madeleine (Claire) Jacops, baptisée à Lille le , fille de Nicolas et de Marie Robert[40].
  • Marie-Catherine III du Chambge (1655-1739), fille de Séraphin II, baptisée à Lille le , y meurt le , à l'âge de 84 ans, inhumée à Noyelles-lès-Seclin auprès de son époux. Elle épouse à Lille le Josse-Alexandre Obert (1659-1698), chevalier, seigneur de Copiémont, Noyelles-lès-Seclin, fils de Jean-Baptiste, chevalier, seigneur de Noyelles-lès-Seclin, et d'Anne-Marie-Françoise de Chastel. Baptisé à Lille le , bourgeois de Lille le , capitaine au régiment de Navarre, puis major au régiment de Solre infanterie, Obert meurt à Lille le , à 39 ans, enterré à Noyelles-lès-Seclin. Ce mariage aura une grande portée, il est à l'origine d'une branche de la famille, les du Chambge de Noyelles[45].
  • Pierre-Ignace du Chambge (1664-1726), fils de Simon-Pierre Ier et de Anne-Thérèse Polchet, baptisé le , écuyer, devient conseiller en la Chambre des comptes, auditeur et maître aux honneurs le [40]. Il meurt en 1726, à 61 ou 62 ans[39].
  • François-Henri du Chambge (1665-1728), fils de Pierre-François Ier, baptisé à Lille le , chevalier, devient conseiller pensionnaire (conseiller juridique) de Bruges, meurt le , est enterré dans l'église des Augustins. Il épouse à Bruges le Marie-Adrienne le Fèvre de Helebrouck (ou Adrienne de Seuve de Heulebrouck de Rapelghem[39]), baptisée à Bruges le , fille de Philippe, seigneur de Ter Elst, et de Marie le Meere, veuve de Michel de le Flye[40].
  • Pierre-Ernest du Chambge (1667-1743), fils de Pierre-François Ier, est un administrateur au service du roi d'Espagne. Baptisé à Lille le , écuyer, il est retrouvé auditeur en la Chambre des comptes, intendant subdélégué de la châtellenie d'Audenarde et au département de Nieuport, commissaire de Sa Majesté Catholique (roi d'Espagne) à l'audition des comptes des villes d'Audenarde, Mons, Dixmude. Il meurt à Tournai, célibataire le , à l'âge de 75 ans. Il est le parrain d'une cloche, fondue pour l'église Saint-Jean-in-Eremo (diocèse de Gand), la marraine étant un membre de sa famille( potentiellement sa sœur), Marie-Madeleine Du Chambge[40]. Il signe le , le contrat de mariage de messire Charles-Eubert du Chambge, chevalier, son neveu à la mode de Bretagne[39].
  • Simon-Pierre III du Chambge (1669-1726), fils de Séraphin II, écuyer puis chevalier, seigneur du Fay, de Liessart, Noyelles-lès-Seclin, Douay-en-Roncq, nait à Lille le (ou le [43]) baptisé le 2, meurt à Lille le , dans l'exercice de ses fonctions, à l'âge de 57 ans, est inhumé dans le caveau de famille dans le chœur de l'église de Noyelles-lès-Seclin. Il devient bourgeois de Lille le , est convoqué aux assemblées de la noblesse de Lille[47], Créé trésorier de France au bureau des finances et domaines de la généralité de Lille le , reçu le 12 février, créé par lettres du conseiller du roi en ses conseils, il passe premier président du dit bureau des finances et domaines de la généralité de Lille, installé le lendemain. À ce titre, le musée des beaux-arts de Lille détient un jeton à son nom datant de 1699[48]. Il succède en tant que premier président à Monsieur Costa décédé. Il a acheté la charge à Madame Costa 36 000 florins[42]. Il prend pour femme, après contrat passé le même jour, à Lille le , Marie-Christine Cardon (1667-1728), dame de Douay-en-Roncq (seigneurie sur Roncq), des Passez, fille de Jean-Baptiste, écuyer, seigneur du Fermont, et de Marguerite-Françoise du Forest. Baptisée à Lille le , l'épouse meurt le à 60 ans[49], est inhumée aux côtés de son mari[42].
  • Marie-Madeleine-Henriette du Chambge (1670-1741), fille de Pierre-François Ier, est baptisée à Lille le , et meurt à Lille le , à l'âge de 71 ans. Elle est probablement la marraine de la cloche de l'église de Saint-Jean-in-Eremo, dans le diocèse de Gand, le parrain étant son frère Pierre-Ernest[40].
  • Martin-Adrien-Joseph du Chambge (1673-174?), fils de Pierre-François Ier, est baptisé à Lille le , profès aux jésuites le , meurt à Lille le 19 septembre 174?.
  • Jeanne-Angéline (Jeanne-Angéline-Joseph) du Chambge (1680-1734), fille de Pierre-François Ier, baptisée à Bruges le , y meurt le . Elle se marie à Bruges le avec Jacques-François Talbout (1672-1745), écuyer, fils de Jacques, greffier de la trésorerie de Bruges, et de Chrétienne Aerts. Baptisé à Bruges le , il devient conseiller pensionnaire de la ville et meurt le à 74 ans. Il est enterré dans la chapelle de l'église Saint-Charles-Borromée[40].
  • Marguerite-Ernestine du Chambge (1684-1728), fille de Pierre-François Ier, est baptisée à Bruges le entre chez les Ursulines à Mons le , passe professe le . Elle meurt le [40].
  • Barbe-Charlotte du Chambge (1686-1706), fille de Pierre-François Ier, est baptisée à Bruges le . Elle y meurt le , est enterrée dans l'église Saint-Jacques de Bruges[40]
  • Jean-Baptiste II du Chambge (1694- ), fils de Simon-Pierre III, est baptisé à Lille le . En 1728, il est recteur de la société de Jésus. Il meurt à Paris.
  • Claire-Isabelle du Chambge (1699-1729), fille de Simon-Pierre III, baptisée à Lille le , morte en 1729, devient à Lille le , la femme de messire Claude-Valentin-Théodore de la Porte, chevalier, seigneur de Remaisnil, fils de Théodore, chevalier, seigneur de Remaisnil, et de Jeanne-Françoise Boudart de Couturelle. Le mari nait à Remaisnil le et devient bourgeois de Lille le [49]. Il est cité en tant qu'héritier du fait des femmes dans un partage entre Charles-Eubert du Chambge et ses frères et sœurs. Il signe ce partage le [50].
  • Christine-Séraphine du Chambge (vers 1703-1769), fille de Simon-Pierre III, nait vers 1703 et meurt à Béthune le (ou le 16 janvier[50]). Elle épouse à Lille le (elle a environ 54 ans) Jacques-Louis-Alexandre baron de Grimaldi (1697-1778) (il a 60 ans), de l'illustre famille italienne (maison Grimaldi), fils de Jean-François-Louis, capitaine au régiment de Nice étranger, et de Jeanne-Alexandrine de Thieulaine, baptisé à Lille le , chevalier de Saint-Louis, lieutenant pour le roi, commandant de la ville et château de Béthune. Un contrat de mariage a été passé devant notaire royal le [50]. Le mari, veuf de Joseph-Marie-Françoise de Galléan de Châteauneuf, va, après le décès de Christine-Séraphine, prendre pour troisième femme Marie-Madeleine-Josèphe-Alexandrine de Tramecourt. Il meurt sans postérité à Béthune le , à l'âge de 80 ans[49]. Sa troisième épouse, devenue veuve, va convoler en secondes noces avec Ange-François-Joseph, comte de Beaulaincourt[51].
  • Marie-Antoinette du Chambge (1710- ), dame des Allœux, dite Mademoiselle des Allœux[52], fille de Simon-Pierre III, est baptisée à Lille le . Elle se marie à Lille le avec Joseph-Ignace-Magnus, baron de Kroneberg, 3e comte de Sparre (famille de Sparre) (1704-1787), fils de Laurent-Magnus, baron de Kroneberg et comte de Sparre, lieutenant-colonel au régiment de Link et de Félicité le Vaillant de la Bassarderie. Né le à Tournai, le mari effectue une brillante carrière au service du roi de Suède, puis pour le compte du roi de France, capitaine au régiment allemand de Linck ou Lenck[52], colonel du régiment Royal-Suédois le , brigadier le , maréchal de camp le , commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 1752, général major au service de la Suède, décoré de l'Ordre de l'Épée (ordre de chevalerie suédois) et meurt le , à l'âge de 82 ans[49].

Rameau des du Chambge d'Elbhecq

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Le fief d'Elbhecq entre dans la famille au XVIIIe siècle.

  • Pierre-François II du Chambge (1695-1742), fils de Simon-Pierre III, chevalier, seigneur d'Elbhecq, est baptisé à Lille le , devient bourgeois de Lille le , et meurt à Lille le . Il prend pour femme à Lille le , Marie (Marie-Pélagie-Joseph) Fruict, morte à Lille le (ou le [42]), fille de Jean-Guillaume, écuyer, capitaine au régiment de Souastre cavalerie, et de Marie-Joseph Butin[53].
  • Marie-Françoise-Joseph du Chambge (1729-1810), fille de Pierre-François II, est baptisée à Lille le et y meurt le , à l'âge de 80 ans. Elle y épouse le Louis-Eugène Cardon (1703-1787), écuyer, seigneur d'Ardompretz, fils de Jean-Baptiste, écuyer, seigneur du Fermont et de Marie-Catherine-Françoise de Sailly. Baptisé à Lille le , il devient bourgeois de Lille le , capitaine au régiment de Rohan, puis lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, grand prévôt de la maréchaussée de Flandre et d'Artois, enterré au cimetière d'Esquermes le , à l'âge de 83 ans[53]. Le , Louis-Eugène Cardon est témoin au contrat de mariage de Marie-Joséphine-Séraphine du Chambge de Liessart, cousine de sa femme avec le comte Déliot[50]. En 1835, une pierre tumulaire en souvenir du couple figure dans l'église Saint-André de Lille[54].
  • Joséphine-Françoise-Séraphine ( ou Françoise-Séraphine-Joseph[50]) du Chambge (1730-1809), fille de Pierre-François II, baptisée à Lille le , meurt à Lille le , marquise de la Porte, à 78 ans. Elle épouse à Lille le messire Louis-François-Ghislain-Victor de la Porte (vers 1737-1783), chevalier, marquis de la Porte, seigneur de Vaulx, de la Motte, de Brouilly, fils de Jacques-François-Lamorald, marquis de la Porte et de Marie-Thérèse-Claude-Louise de la Porte. Né vers 1737, il meurt sans enfants en août 1783[53]. Il est témoin lors du contrat de mariage du passé entre Marie-Angélique-Adrienne du Chambge de Liessart et Pierre-Joseph-Renaud de Boisrenaud, chevalier[50].
  • Pierre-Joseph du Chambge d'Elbhecq (1733-1793), baron d'Elbhecq, pair du duché de Bouillon[55], fils de Pierre-François II, est baptisé à Lille le et meurt à Saint-Jean-de-Luz le , à 60 ans. Il effectue une brillante carrière avant et après la Révolution française, tant militaire que politique. Convoqué aux assemblées des nobles de la Flandre wallonne par ordonnance du , de nouveau élu au même titre en 1782[42], fait chevalier de Saint-Louis, député suppléant de la noblesse aux États généraux de 1789, puis député à la place de son cousin germain Louis Séraphin du Chambge de Noyelles, il intervient à la Chambre à de nombreuses reprises[56]. Il finit général commandant l'armée des Pyrénées occidentales en 1793, année où il meurt. Il a fait construire en 1784 l'hôtel de Lamissart situé rue Royale à Lille. Il épouse à Villeneuve-le-Roi le Marie (Marie-Anne-Augustine) du Bucq, fille de Jean-Baptiste du Bucq du Ferret, écuyer, seigneur de Chissay, intendant des colonies, chef du bureau des colonies au Ministère de la Marine, et de Marie-Anne Fébvrier. Née à la Martinique en 1744, l'épouse meurt à Paris le [57].
  • Marie-Charlotte du Chambge (1734-1797), fille de Pierre-François II, nait le et meurt à Montreuil-sur-Mer le 28 ventôse an V (), à l'âge de 63 ans. Elle épouse à Lille le (elle a 28 ans, son mari 54) Louis (Louis-Olivier-Placide) Farez (1709-1764), écuyer, seigneur d'Ogimont, fils de Noël-Olivier, écuyer, seigneur de Rametz, capitaine d'infanterie, conseiller du roi, et de Marie-Thérèse-Angélique Grulois. Baptisé à Valenciennes le , il est créé trésorier de France puis chevalier d'honneur au bureau des finances de la généralité de Lille le , exerce jusqu'en 1755 puis créé honoraire[58], convoqué aux assemblées de nobles par ordonnance du , veuf de Marie-Thérèse-Louise Le Roy du Quesnelle, il meurt le , à 54 ans. Elle se marie ensuite à Lille le avec noble et puissant Jacques-Alexandre-Antoine-François de Courteville d'Hodicq (1726-1795), chevalier, seigneur puis comte d'Hodicq, fils de Daniel-Antoine, chevalier, et de Catherine-Françoise d'Halluin. Né à Hodicq, hameau de Parenty le , page du roi Louis XV, colonel commandant le corps des grenadiers de France, brigadier en 1769, maréchal des camps et armées du roi en 1780, député de la noblesse de Montreuil-sur-mer aux États généraux de 1789. Il est témoin le , lors de la passation du contrat de mariage entre Joseph-Pauline du Chambge de Liessart avec Louis-Marie-Joseph Blondel, chevalier, seigneur d'Aubers[50]. Il meurt à Arras le à 76 ans[53].
  • Amélie-Françoise-Charlotte-Augustine du Chambge (1768-1812), fille de Pierre-Joseph, est baptisée à Bitche le et meurt le . Elle épouse Bernard Coppens (1759-1829), fils de Laurent-Bernard, procureur du roi en l'amirauté de Dunkerque et d'Anne Pollet. L'époux nait le et meurt sans enfants à la Martinique en janvier 1821[57].
  • Marie-Anne-Joseph-Eugénie du Chambge (1770-1808), fille de Pierre-Joseph, est baptisée à Paliseul ou Palizeux dans le duché de Bouillon le 28 octobre 1770 et meurt célibataire à Lille le 15 novembre 1808. Elle est tenue sur les fonts baptismaux par messire Claude-Philibert Thiroux d'Ouarville, écuyer, colonel au corps des grenadiers de France et par dame Françoise du Buc, son épouse. Sa pierre sépulcrale était visible dans l'église Saint-André de Lille[50].
  • Adélaïde-Éléonore-Séraphine du Chambge (1772- ), fille de Pierre-Joseph, est baptisée à Paliseul le 7 mars 1772, devient religieuse membre des chanoinesses de Saint-Augustin de la congrégation Notre-Dame[59] au couvent des Oiseaux à Paris et meurt en 1844.
  • Auguste (Auguste-Adolphe-Philibert-Gustave-Maximilien-Désiré) du Chambge (1775-1822), fils de Pierre-Joseph, baron d'Elbhecq, est baptisé à Paliseul le , et meurt à Paris le . Il entre sous-lieutenant au 49e régiment d'infanterie en 1791, aide de camp de son père[60] le , il cesse son activité militaire après le décès de son géniteur[59]. Trésorier (receveur général) de la Martinique, il reçoit la Légion d'honneur. Il épouse à Ollainville le (22 thermidor an IV) Pauline (Marie-Barbe-Charlotte-Antoinette-Pauline) de Montet, fille de Charles-François, chevalier de Montet, général de brigade et de Marie-Françoise du Buc de Ferret (elle est la sœur de Marie, épouse de Pierre-Joseph). Cousine germaine d'Auguste, née à Strasbourg le , morte à Paris le , à l'âge de 81 ans,séparée de son mari, l'épouse va connaitre une notoriété certaine en tant que compositrice et musicienne de grand mérite sous le nom de Pauline Duchambge[57].
  • Amarante-Victoire-Zébée-Cornélie du Chambge (1778- ), fille de Pierre-Joseph, est baptisée à Paliseul le 27 avril 1778. Elle est admise à la Noble famille de Lille (institution qui accueille des jeunes filles nobles de parents déchus[61]) le 2 septembre 1785, malgré l'opposition des administrateurs. Elle meurt en célibat[59].
  • Marie-Clémentine du Chambge d'Elbhecq (1799-1899), fille d'Auguste, nait à Anvers le et meurt à Angers le , quasi centenaire. Elle est dite femme de lettres par nombre des biographes de la famille, mais aucune œuvre n'est parvenue jusqu'à nous. Elle se marie à Paris le avec Benjamin (Benjamin-Pierre-Charles) du Bos de Saint-Leu (1780-1858), écuyer, fils de Louis-François, chevalier, seigneur d'Hornicourt, maire de Flers-sur-Noye, mousquetaire noir et de Marie-Thérèse-Victoire le Quien de Moyenneville. Né à Flers-sur-Noye le , mort à Paris le , à l'âge de 77 ans, l'époux est officier d'état-major, aide de camp du général comte de Bourmont (Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont) et chevalier de Malte[57].

Le rameau des du Chambge d'Elbhecq disparait ainsi au cours du XIXe siècle.

Rameau des du Chambge de Noyelles-lès-Seclin

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Le rameau prend fin au XIXe siècle. Le fief entre dans la famille suite à mariage d'une fille du Chambge avec le détenteur de la terre.

  • Louis-Joseph du Chambge (1697-1752), fils de Simon-Pierre II, est écuyer puis chevalier, seigneur de Noyelles-lès-Seclin, Les Allœux. Baptisé à Lille le , bourgeois de Lille le , il meurt à Lille le à l'âge de 54 ans. Il prend pour femme à Bruxelles le Isabelle-Pétronille de Corte, dame d'Oostkercke, fille d'Augustin et d'Isabelle-Pétronille Tassche. Baptisée à Bergues-Saint-Winoc le , l'épouse meurt à Noyelles-lès-Seclin le , à l'âge de 60 ans[54], est inhumée dans le caveau de famille du Chambge situés dans l'église de Noyelles-lez-Seclin. Son tumulaire était encore visible en 1835. L'épitaphe de l'épouse dans l'église de Noyelles la disait : « très noble et illustre dame Isabelle-Pétronille de Corte, dame d'Oostkerke, Jonckerhove, Terweste, douairière de messire Louis-Joseph du Chambge, chevalier, seigneur de Noyelles, Les Allœux, décédée le , âgée de 61 ans, dernière de cette ancienne et noble famille de Corte, originaire du Franc de Bruges, dont la filiation remonte à Guillaume, époux de damoiselle de la Clite en l'année 1271, qui était échevin du Franc, etc. Les Corte ont servi avec fidélité le comte Louis de Male, ...Maximilien Ier (empereur du Saint-Empire) et Marie de Bourgogne... »[62].
  • Louis-Séraphin du Chambge de Noyelles (1732-1794), fils de Louis-Joseph, est écuyer puis chevalier, seigneur de Noyelles. Baptisé à Lille le , il est convoqué aux assemblées des nobles par une ordonnance du . Il le reste pendant six ans puis devient député extraordinaire à la Cour de Versailles[54]. Les terres de Noyelles-lez-Seclin et des Allœux sont réunies et érigées en baronnie à son profit et à celle de ses héritiers par lettres du roi Louis XV données à Versailles en mai 1772. Il est élu député de la noblesse de Lille aux États généraux de 1789, et en démissionne dès la fin de l'année. Il meurt en émigration à Oostkercke près de Bruges le . Il se marie à Lille le , après contrat de mariage du même jour auquel assiste son frère Pierre-Ernest-Joseph[62], avec noble et illustre demoiselle Béatrix du Chastel de la Howarderie (famille du Chastel de la Howarderie) (1737-1792), fille de feu et puissant Alexandre-Robert-Auguste-François, chevalier, vicomte de la Howarderie, comte du Saint-Empire romain et de haute et puissante dame Ernestine (ou Christine) de Corbie, vicomtesse douairière de la Hovarderie. Baptisée à Lille le , l'épouse meurt à Lille le , à l'âge de 54 ans[63]. . Premier baron et dernier seigneur de Noyelles, Louis-Séraphin a financé la construction de l'hôtel échevinal. Lorsque les échevins l'ont remboursé, il a été convenu qu'il achèterait la cloche d'alarme. Il s'exécute, achète la cloche coulée en 1773 et depuis placée dans le clocheton du nouvel hôtel échevinal; une inscription sur celle-ci mentionnant le nom de son acheteur, sa qualité et ses armes[64]. À Noyelles-lez-Seclin, le géant Louis-Séraphin entretient la mémoire du baron : en habit Louis XV, il est représenté avec la cloche évoquée ci-dessus, le géant évoque ainsi ce souvenir[65],[62].
  • Marie-Françoise du Chambge (1733-1792), fille de Louis-Joseph, est baptisée à Lille le et meurt à Brives-la-Gaillarde le , à l'âge de 59 ans. Étonnament admise à la Sainte-Famille (institution lilloise qui accueille les jeunes filles nobles issues de parents déchus)[66], elle se marie à Noyelles le avec Jean-François de Sainte-Marie, chevalier, seigneur de la Garique, capitaine au régiment de Bourbonnaix infanterie, fils de Jean-Louis, chevalier, seigneur de la Combe et de Marie Desbans[67]. Une nièce, fille de son frère Charles-Borromée-Emmanuel, va également épouser un de Sainte-Marie[68].
  • Pierre-Ernest-Joseph du Chambge (1735-1802), fils de Louis-Joseph, chevalier, devient baron de Noyelles après le décès de son frère Louis-Séraphin. Baptisé à Lille le , il est convoqué aux assemblées des nobles de la province par ordonnance du , exerce en tant que capitaine au régiment de Picardie, puis major du 3e régiment de l'état-major provincial de Lille, obtient l'ordre de Saint-Louis et meurt en émigration à Bruges le (7 germinal an X). Il est présent lors du contrat de mariage de son frère Louis-Séraphin le . Il épouse par contrat passé à Givet le Marie-Catherine-Lambertine de Saint-Paul de Mortier (Mortière?[62]) (1750-1848), fille de Dominique-Antoine-Lambert, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Catherine-Théodore Henrard. Née à Givet le , elle meurt à Lille le , à l'âge de 98 ans[67].
  • Charles-Borromée-Emmanuel du Chambge (1743-1801), fils de Louis-Joseph, chevalier, seigneur de Tervestre, dit le chevalier du Chambge, nait le , est baptisé à Lille le , meurt en émigration à Graz (Autriche) le , à l'âge de 58 ans. Il effectue une carrière militaire : sous- lieutenant puis lieutenant au régiment de Picardie, capitaine au régiment des volontaires de Nassau-Liegen, puis au régiment de Salm-Salm d'infanterie allemande, chevalier de Saint-Louis. Il épouse à Strasbourg Marie-Catherine-Élisabeth Guld, morte à Rouffach (Haut-Rhin) le [69], morte à l'âge de 33 ans[62]. Le couple a eu 13 enfants dont 9 morts en bas-âge[70].
  • Pierre-Clément-Joseph du Chambge (1770-1847), fils de Charles Borromée-Emmanuel, seigneur de Tervestre, nait à Dixmude le et meurt en 1847. Il mène une carrière peu ordinaire toute en réorientations. Appelé dans sa jeunesse Monsieur de Tervestre, il entre d'abord dans l'église et devient sous-diacre et chanoine de la collégiale Saint-Pierre de Leuze-en-Hainaut. Lors de la Révolution française, les chanoines du chapitre sont renvoyés. Il s'engage dans le régiment de Salm-Salm, travaille ensuite en tant qu'attaché à l'administration du canton de Leuze pour finir employé à la préfecture de Mons (département de Jemmapes)[71], en tant que secrétaire du préfet Patrice de Coninck. Il suit ce dernier lors de son passage dans le département des Bouches-de-l'Escaut puis dans celui des Bouches-de-l'Elbe. Lorsque le préfet de Coninck cesse ses fonctions, celles de Pierre-Clément-Joseph du Chambge s'arrêtent en même temps. Il est pourvu provisoirement de celle de secrétaire de la sous-intendance de Bruxelles, d'où en 1816, il passe en tant que premier commis au ministère des finances. La Révolution belge de 1830 met fin à cette activité. On ne sait pas ce qu'il devient jusqu'à son décès en 1847[68].
  • Marie-Antoinette-Françoise-Ernestine du Chambge (1783-1848 ), fille de Pierre-Ernest-Joseph nait à Annoeullin le . Elle entre à la Noble Famille le et meurt en 1848. Elle épouse d'abord le Jean-Antoine (ou Jean-Jacques), baron Van Zuylen de Nyveld de Gasbecke (1776-1844), fils de Jean-Antoine et de Rosalie-Isabelle-Jacqueline Wybo. L'époux nait à Bruges le , devient chevalier de l'Ordre du Lion néerlandais et meurt le . Elle se marie ensuite avec Joseph-Jacques Kestelodt, officier belge[71],[70]..
  • Joseph (Joseph-Antoine-Hyacinthe) Du Chambge (1784-1852), chevalier, devient baron de Noyelles après la mort de ses deux oncles Louis-Séraphin et Pierre-Ernest-Joseph. Il est le fils de Charles-Borromée-Emmanuel. Joseph Ier nait le à Rouffach, exerce comme lieutenant aux chasseurs à cheval, puis comme capitaine aux chasseurs de l'Ariège en novembre 1823. Il sert dans ce grade jusqu'au , date à laquelle il prend sa retraite[68]. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le , chevalier de Saint-Louis le . Il se marie à Colmar le (ou le [68]) avec Marie-Claudine-Catherine de Mougé, née en 1793, fille de messire François-Henri-Xavier de Mougé, conseiller à la cour royale de Colmar et de Marie-Ursule-Joséphine-Claudine de Neubeck. Il meurt le , à 68 ans[70]. Son dossier de la Légion d'Honneur montre qu'il commence sa carrière militaire le 16 vendémiaire an X () au 13e régiment des chasseurs à cheval, à l'âge de 16 ans. Il passe les différents grades et devient lieutenant le . Il effectue toutes les campagnes entre l'an XII (1803) jusqu'en 1808 à la Grande Armée, participe en 1809 aux combats de l'armée d'Allemagne, puis en 1810 et 1814 à ceux des armées d'Espagne et de Portugal. Son acte de naissance est rédigé en latin et il signe Duchambge[72],[71]. Les lieux de naissance de ses enfants montrent les différentes villes où il séjourne entre 1821 et 1837 : Colmar, Amiens,Verdun, Nancy, Le Mans, Stenay, Tours.
  • Pierre-Clément-Joseph-Émile du Chambge (1825-1878), fils de Joseph, nait à Amiens le et meurt à Angers le , à l'âge de 52 ans. Il exerce en tant que secrétaire des hospices d'Angers. Il épouse à La Flèche le Charlotte-Mathilde-Honorine Pivron (1838-1890), fille de Léon, professeur au Prytanée et d'Honorine-Marie-Thérèse Corneillet, dite Dupuy. Née au Mans le , remariée avec Louis-Jean-François Duvêtre, l'épouse meurt à Angers le , à 52 ans[73].
  • Joseph-Hyacinthe Du Chambge (1830-1892) (Joseph-Antoine-Hyacinthe), fils de Joseph, nait à Verdun le . il effectue une carrière militaire. Élève de l'école militaire de Saint-Cyr, il devient général de brigade, commandeur de la Légion d'honneur. Il meurt à Nice le 7 février 1892, à l'âge de 62 ans. Il épouse le 27 juin 1881, à Paris 6e, où il réside à l'époque, Constance (Louise-Constance-Augustine) Cousin. Née à Paris 6e le , elle est la fille de Jean-Baptiste et de Joséphine-Augustine Klenklé[73].
  • Amélie-Marie-Louise du Chambge (1837-1844), fille de Joseph, nait à Tours le 13 mai 1837 et meurt en 1844. Elle est tenue sur les fonts baptismaux par le comte Louis de Chateaubriand (famille de Chateaubriant) et par demoiselle Amélie d'Amboise (maison d'Amboise)[68].
  • Jeanne (Jeanne-Constance-Alphonsine) du Chambge (1867- ), fille de Joseph-Hyacinthe, nait à Paris le . Elle épouse à Paris 16e le le capitaine Marcel (Louis-Marie-Marcel) Vallette d'Osia (1857-1931), officier d'infanterie. Fils de Benjamin-Gustave Vallette, directeur des Postes et Télégraphes, et de Catherine-Louise Poncelin de Raucourt, l'époux nait le à Orléans, devient officier d'infanterie et meurt le , à 71 ans. Ils ont au moins un fils le général Jean Vallette d'Osia (1898-2000)[73].
  • Fernand-Pierre-Charles-Léon du Chambge (1870- ), fils de Pierre-Clément-Joseph-Émile; nait à La Flèche le 24 septembre 1870, travaille en tant qu'ouvrier électricien à Bruxelles. Représentant de commerce, domicilié à Bruxelles, il y épouse le Marie-Antoinette Kleyn, née à Bruxelles le . L'épouse fille de Jean-Baptiste et de Marie Vander Elst, est sans profession et réside à Bruxelles[74].

La branche s'éteint avec ces derniers membres.

Rameau des du Chambge de Liessart

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Cette branche s'éteint au XIXe siècle.

Au cours de ce même XIXe siècle, les du Chambge de Liessart ont tenté d'obtenir que l'orthographe de leur nom inscrit « Duchambge » sur des actes d'état-civil soit rectifié en « du Chambge », que leur nom soit bien enregistré « du Chambge de Liessart », que la qualité de « chevalier » leur soit reconnue. Les juges leur donnent satisfaction uniquement sur les modalités d'écriture du nom du Chambge. Tant en première instance qu'en appel, leurs autres demandes sont deboutées (Cour d'appel de Douai, jugement du [75]).

Dès le début du XVIIe siècle, le fief de Liessart entre dans la famille cf. Séraphin Ier ci-dessus. Les premiers détenteurs habitent Tournai puis Lille. La souche dite de Liessart n'est inscrite comme telle qu'à partir de Charles-Eubert au XVIIIe siècle.

  • Charles-Eubert du Chambge (1706-1777), fils de Simon-Pierre II, écuyer puis chevalier, seigneur de Liessart (sur Béclers) et de Douai-en-Roncq, avocat au Parlement, est baptisé à Lille le ( il est né le [52]) et meurt à Lille le , à l'âge de 70 ans. Convoqué aux assemblées de la noblesse à Lille[47], il fait une carrière dans l'administration des finances, comme son père. N'étant âgé que de 20 ans, lorsque son père meurt, il obtient une dispense d'âge pour pouvoir lui succéder[52]. Il devient conseiller du roi en ses conseils, premier président au bureau des finances et des domaines de la généralité de Lille le , installé le , également commissaire du roi à l'audition et à l'arrêté des comptes des États de Lille[5], grand bailli et chef de la cour féodale du Hainaut[47]. Le , il fait foi et hommage au roi en raison du fief seigneurial de Douay-en-Ronq, tenu du roi à cause de la cour et halle de Phalempin, fief qui lui est échu du fait du décès de sa mère Marie-Christine Cardon. Il fournit également le dénombrement du fief de Liessart relevant de la terre de Pétrieu le [47]. Souvent appelé Le Président de Liessart, il exerce sa charge pendant 50 ans avec la plus haute distinction[52]. Par son testament daté du , il assure par préciput à son fils aîné Philippe (Charles-Louis-Philippe) sa succession à la première présidence du bureau des finances de la généralité de Lille[52]. Il prend pour femme à Douai le la fille d'un membre de la noblesse de robe en la personne de Marie (Marie-Emmanuelle-Joseph-Thérèse) Turpin (1720-1780), fille unique d'Alexandre-François, chevalier, seigneur de la Prayelle, conseiller puis président à mortier au Parlement de Flandres et de Marie-Philippine-Thérèse Malbaut de Buissy[76], dame de Frévillers. Baptisée à Douai le , sa femme meurt à Lille le , à l'âge de 60 ans[77].
  • Philippe II (Charles-Louis-Philippe) du Chambge (1746-1801), chevalier, seigneur de Liessart, Frévillers, et autres lieux, dit Monsieur de Frévillers jusqu'à la mort de son père[78], fils de Charles-Eubert, est baptisé à Lille le , jour de sa naissance. Convoqué aux assemblées des nobles de la province par ordonnance du comme son père, son grand-père, son arrière-grand père[47], avocat en parlement, il devient premier président au bureau des finances de Lille et domaines de Flandre, Hainaut, Artois, le , après son père, et en cette qualité fait fonction de grand bailli et chef de la cour féodale du Hainaut. Il est nommé le par le roi commissaire du roi pour l'audition et l'arrêté des comptes des États de Lille, Douai Orchies, soit la Flandre wallonne, également conseiller du roi en ses conseils. Il remplit ces charges jusqu'à leur disparition. Après la suppression des bureaux des finances du royaume en 1790, il part en émigration en 1791 avec sa famille et son parent le comte Buisseret de Blaringhem. Ils habitent le château de Dadizele, loué au comte de Croix. En 1792, il entre dans l'armée des Princes dans le corps de la marine cantonné à Malmedy. Après la campagne de 1792, il se réfugie à La Haye avec sa famille puis en Angleterre, il meurt à Londres le . Après contrat de mariage devant notaire royal, passé le , dont est témoin le beau-fils de Claire-Isabelle du Chambge, dit « cousin germain allié »[50], Il épouse à Lille le Isabelle (Isabelle-Ernestine-Joseph) Le Maistre (1744-1821), dame d'Anstaing, dite Mademoiselle de Thérombecq, fille de Joseph-Michel-Chrétien-Anaclet, écuyer, seigneur d'Anstaing, de Thérombecq et d'Isabelle-Charlotte Jacops. Louis-Joseph-Michel le Josne de Contay, marquis de La Ferté, de Levasques, époux de Christine-Isabelle de La Porte, fille de Claire-Isabelle du Chambge (1699-1729), assiste au contrat de mariage de Philippe, son cousin germain par alliance[52]. Baptisée à Lille le , l'épouse quitte Londres après la mort de son époux dont elle devient la douairière et rentre en France en 1802, avec ses deux filles Isabelle-Charlotte du Chambge et Marie-Joseph-Pauline du Chambge. L'épouse meurt au château de Vendin-le-Vieil le , à l'âge de 76 ans[79],[78]. Elle est inhumée sous l'autel d'une chapelle bâtie dans le cimetière de Vendin. Sur le devant de l'autel, une inscription, surmontée des armoiries des deux époux, énonce son nom et sa qualité[47].
  • Marie-Valentine-Alexandrine-Renée du Chambge (1749-1796), fille de Charles-Eubert, est ondoyée le , baptisée à Lille le 30 avril, et meurt en mai 1796. Elle prend pour mari à Lille le Arnould-Joseph-Mairesse (1732-1822), écuyer, seigneur puis baron de Prouville, (ou Pronville?[80]), fils de Philippe-François, seigneur de la Viefville, et de Marie-Anne de Francqueville. Veuf de Marie-Rose-Sophie le Maistre d'Anstaing, l'époux baptisé à Cambrai le , exerce en tant que capitaine au régiment de la Reine Infanterie, achète la bourgeoisie de Lille le et meurt en 1822, à près de 90 ans[79].
  • Marie-Joséphine-Séraphine du Chambge (1752-1811), fille de Charles-Eubert, nait le , baptisée à Lille le , meurt à Lille le , à 59 ans, quelques années après son retour d'émigration[80]. Elle se marie à Lille le , après contrat de mariage passé devant notaire le 13 avril[80], à la passation duquel assiste Louis-Eugène Cardon, époux de Marie-Françoise-Joseph du Chambge d'Elbhecq, cousine de la mariée, avec Désiré-François-Dominique Déliot de la Croix (1738-1799), écuyer, seigneur de la Croix, d'Erquinghem-Lys, de la Broye (Labroye?), de Brulecourt, etc., comte Déliot de la Croix depuis 1781[80], fils d'Hippolyte-Joseph-Ignace, écuyer, seigneur des Toblets et de Marie-Joseph-Colette Petitpas. Baptisé à Lille le , nommé enseigne au régiment de Dauphin-infanterie le , il passe lieutenant le , puis grand bailli d'Halluin, grand bailli de la Flandre wallonne, est créé comte en 1781, et meurt à Erquinghem-Lys le à l'âge de 60 ans[79] (ou le à l'âge de 50 ans[47]).
  • Marie-Angélique (Marie-Angélique-Adrienne) du Chambge (1754-1805), fille de Charles-Eubert, est née et baptisée à Lille le et meurt en émigration, en Angleterre[81] en avril 1805. Elle se marie à Lille, après contrat passé devant notaire le , le avec haut et puissant seigneur Pierre-Joseph Renaud de Boisrenaud (1752-1816), chevalier, comte de Boisrenaud, seigneur et comte de Sagonne, seigneur d'Ambourg, fils de feu haut et puissant Henri-Pierre-Jacques, chevalier, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Boisrenaud, capitaine au régiment de Rohan cavalerie, et de haute et puissante Marie-Rose-Joseph Cardon, comtesse de Sagonne. Baptisé à Yzeure (Allier) le , l'époux achète la bourgeoisie de Lille le , assure la fonction de lieutenant au régiment royal Normandie cavalerie; étant passé chevalier de Saint-Louis, il meurt à Paris le , à l'âge de 63 ans[79].
  • Isabelle-Charlotte du Chambge (1770-1853), fille de Philippe II , est née et baptisée à Lille le et meurt à Lille le , à 82 ans. Elle se marie à Tournai, étant en émigration, le avec Antoine-Laurent de Bergerand (1745-1795), d'une famille noble du Dauphiné[82], chevalier, seigneur de Gosselies, fils de Louis et de Catherine Choin. Le mari nait à Tullins (Dauphiné) le , devient conseiller au Parlement de Flandres et meurt à Londres le , en émigration, sans enfants[79]. Isabelle-Charlotte est inhumée à Vendin-le-Vieil, dans le caveau de famille[83].
  • Marie-Joseph-Pauline du Chambge (1771- ), fille de Philippe II, est née le et baptisée à Lille le lendemain. Elle se marie à Lille le , après contrat passé devant notaire royal le , avec messire Louis-Marie-Joseph Blondel (1765-1830), chevalier, seigneur d'Aubers, Vendin-le-Vieil, Pont-à-Vendin, et autres lieux, fils d'Eugène-Roland, chevalier, conseiller du roi en ses conseils d'État et privé[82], premier président au Parlement de Flandres et de Marie-Anne de Calonne, sœur du ministre et contrôleur général des finances Charles-Alexandre de Calonne. L'époux nait le , (ou le à Paris?[83]) est baptisé à Douai le 1er mai suivant, devient conseiller au Parlement de Paris, puis à la Cour de cassation, sous-préfet, député. Il meurt à Paris le , à l'âge de 65 ans[79]. Le couple va avoir un fils préfet du Gers et une fille mariée à un officier de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur[83].
  • Charles-Désiré-Joseph du Chambge (1773-1794), fils de Philippe II, baptisé à Lille le jour de sa naissance. Il fait ses preuves de noblesse devant le feudiste Louis Nicolas Hyacinthe Chérin généalogiste du roi, le , afin de pouvoir être reçu sous-lieutenant des troupes du roi[78], et en obtient le cerrtificat adéquat[82]. Il s'engage en tant que cadet gentilhomme dans la division autrichienne de Bercheny (Armée des émigrés; Régiment de hussards de Bercheny). Blessé à la bataille de Fleurus le , il est transporté à Namur, puis meurt sur le chemin lors de l'évacuation de l'hôpital de Namur vers Liège, suite à l'approche de l'armée républicaine. Il n'était pas marié[79],[78].
  • Séraphin IV (Séraphin-Victor-Joseph) du Chambge (1777-1825), fils de Philippe II, chevalier, seigneur de Liessart, est baptisé à Lille le . Il est titré baron du Chambge de Liessart depuis l'extinction de la branche des barons du Chambge d'Elbhecq en 1822. Il intègre l'armée des émigrés dans le régiment français de Dillon infanterie en tant qu'enseigne puis en tant que capitaine[1] et y combat de 1801 à 1804. Il rentre ensuite en France. Sous la Première Restauration, il commande une compagnie de la première légion de la garde nationale dans l'arrondissement de Lille. Par la suite, il est nommé percepteur receveur des contributions directes de la ville de Douai le , puis à compter du exerce en tant que receveur particulier des finances de l'arrondissement de Valenciennes. Il meurt à Douai le , à l'âge de 48 ans. Il prend pour femme à Douai le (il a 38 ans, son épouse 16) Sophie-Hyacinthe-Joseph Malet de Coupigny (1790-1852), fille de haut et puissant seigneur Constant-Marie-Joseph, comte de Malet-Coupigny, ancien page du duc d'Orléans, offcicier au régiment de Chartres, et de haute et puissante dame Marie-Françoise-Louise -Joseph née marquise de Wavrin de Villers au Tertre (maison de Wavrin). L'épouse baptisée à Cambrai le , se remarie le avec Dominique-Jean-Constantin, marquis Doria, (famille Doria), garde du corps du roi Charles X, et meurt à Douai le , à l'âge de 61 ans[84],[83],[82].
  • Séraphin-Ernest du Chambge (1780-1804), fils de Philippe II, est baptisé à Lille le , étant né le 22. Son parrain a été Louis Séraphin, baron du Chambge de Noyelles[82]. Il fait ses preuves de noblesse devant le même Chérin que son frère le , pour entrer dans les troupes du roi en tant que sous-lieutenant. Il n'est âgé que de 11 ans lorsque sa famille part en émigration, et de de fait n'a pas servi le souverain. Il est retrouvé contrôleur des contributions directes à Ypres et meurt à Lille le (9 nivôse an XIII), sans être marié[79],[78].
  • Louis-Philippe-Albéric du Chambge (1817-1872), baron du Chambge de Liessart, fils de Séraphin IV, nait à Douai le . L'empereur Napoléon III confirme son titre de chevalier le . Il meurt à Douai, célibataire le , à 55 ans[84].
  • Victorine-Isabelle-Alexandrine du Chambge (1819-1832), fille de Séraphin IV, nait à Douai le et meurt à Mérignies le , à l'âge de 13 ans. Elle est inhumée dans le cimetière de Mérignies derrière le chœur de l'église, à côté de plusieurs membres de la famille de Tenremonde, seigneurs du château local[82].
  • Éleonore-Paul-Constant du Chambge (1821-1859), fils de Séraphin IV, baron du Chambge de Liessart, nait à Douai le . Il est créé commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand sous le titre de baron de Liessart par bref pontifical du [1]. Il meurt à Douai sans être marié le [84]. Il est l'auteur d'un ouvrage relatif au bureau des finances de Lille créé par Louis XIV en 1691, lorsqu'il a pris le contrôle de la Flandre wallonne. Ce bureau des finances, que quelques du Chambge ont dirigé, succède à la Chambre des comptes de Lille installée par le duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Il est supprimé par une loi de 1790[85].

Postérité

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  • Rue Saint-Genois à Lille, l'hôtel du Chambge d'Elbhecq, habité par Pierre-Joseph du Chambge d'Elbecq, brigadier des armées du Roi, perpétue la mémoire de la famille. En mauvais état, il a été reconstruit au début des années1980 mais en gardant la façade de cet ancien hôtel particulier[86].
  • Hôtel de Lamissart : hôtel particulier à Lille, 130 rue Royale, inscrit aux Monuments historiques[87], construit en 1784 par Pierre Joseph Du Chambge, baron d'Elbecq, maréchal de camp des armées du roi.
  • Une rue de Tournai porte le nom de la famille : rue du Chambge[88].

Non reliés

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  • Du Chambge de Tentoore : Paul-Armand du Chastel de la Howarderie cite un certain nombre de personnages qu'il déclare peut-être issu d'un Nicolas du Chambge (1558- vers 1629) identifié ci-dessus comme Nicolas II, chanoine à Tournai. Cette filiation potentielle n'est pas évoquée par les autres auteurs[89].

Notes et références

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  1. a b et c Borel d'Hauterive 1849-1850, p. 209.
  2. « Les Armoiries et le Blason du Village », sur Ville de Noyelles-les-Seclin (consulté le )
  3. Lainé 1843, p. 1-2 de la famille du Chambge
  4. « Le Glossarium de Du Cange - Ménestrel », sur www.menestrel.fr (consulté le )
  5. a et b Sébastien Bocquillon, « Les dynasties flamandes au travers des familles de Buissy, Calonne, Francqueville, Forest et Pollinchove », Revue du Nord, vol. 382, no 4,‎ , p. 799–816 (ISSN 0035-2624, DOI 10.3917/rdn.382.0799, lire en ligne, consulté le )
  6. Philippe Guignet, « Un transfert de souveraineté sans rupture pour les familles dirigeantes en place dans le monde urbain : le cas de la Flandre wallonne et du Hainaut dans le dernier tiers du xviie siècle », dans Villes rattachées, villes reconfigurées : xvie-xxe siècles, Presses universitaires François-Rabelais, coll. « Perspectives Historiques », , 55–73 p. (ISBN 978-2-86906-330-3, lire en ligne), p. 8.
  7. a b c et d Lainé 1843, p. 2-3 de la famille du Chambge.
  8. Borel d'Hauterive 1849-1850, p. 208.
  9. a b et c Du Péage 1908, p. 1112.
  10. a b c d et e Paul-Armand du Chastel de la Howarderie 1881, p. 418
  11. Du Péage 1908, p. 1112-1113.
  12. a b et c Lainé 1843, p. 3-4 des pages de la famille du Chambge.
  13. a et b Du Péage 1908, p. 1113.
  14. a et b Päul Armand du Chastel de la Howarderie 1881, p. 419.
  15. a et b Lainé 1843, p. 4-5 des pages de la famille du Chambge.
  16. Du Péage 1908, p. 1113-1114.
  17. a et b Du Péage 1908, p. 1114.
  18. a b c d e f g h i et j Du Chambge de Liessart 1835, p. 154-156.
  19. Il fonde 6 bourses dotées chacune d'un revenu annuel de 150 livres de Flandre, pour former des ecclésiastiques choisis dans l'ordre de Saint-Augustin, une bourse de 300 livres annuelles pour l'encadrant de ces 6 bénéficiaires; les nominations appartiennent au chapitre de Tournai. Il fonde encore 6 autres bourses pour des membres de sa famille, trois garçons, deux filles et un clerc de l'église de Tournai. Son testament est conservé avec celui de son neveu Pierre dans les archives du chapitre de la cathédrale de Tournai. Lainé 1843, p. 6-7.
  20. a et b Du Péage 1908, p. 1114-1115.
  21. a et b Lainé 1843, p. 7-8.
  22. a b c et d Du Péage 1908, p. 1114 et 1121-1122.
  23. a b c et d Du Péage 1908, p. 1115.
  24. En 1779, le revenu annuel de la fondation est de 3345 florins 15 patards 3 deniers. Lees modalités de la gestion de cet office ont été définies par le fondateur, le cahpitre de Tournai y joue un rôle central. Lainé 1843, p. 7-8.
  25. a b c d et e Paul-Armand du Chastel de la Howarderie 1881, p. 421.
  26. a b c d et e Paul-Armand du Chastel de la Howarderie 1881, p. 420.
  27. Du Péage 1908, p. 1114-1116.
  28. Du Péage 1908, p. 1116-1117.
  29. a b et c Du Péage 1908, p. 1117-1118.
  30. a et b Du Péage 1908, p. 1117-1119
  31. « Lot - Flemish School, 1664 Arms of the Chambge family », sur www.tajan.com (consulté le )
  32. Du Péage 1908, p. 1114 et 1119.
  33. a b et c Du Péage 1908, p. 1120-1121.
  34. « Horaires », sur Eglise info (consulté le )
  35. a b c d et e Du Péage 1908, p. 1119-1121.
  36. a et b Lainé 1843, p. 5-6 de la famille du Chambge.
  37. Paul-Armand du Chastel de la Howarderie 1881, p. 422.
  38. Du Chambge de Liessart 1835, p. 63-64.
  39. a b c d et e Lainé 1843, p. 9-10.
  40. a b c d e f g h i et j Du Péage 1908, p. 1122-1124.
  41. a b et c Paul-Armand du Chastel de la Howarderie 1881, p. 424.
  42. a b c d e et f Du Chambge de Liessart 1835, p. 41-42.
  43. a b c d e et f Lainé 1843, p. 11-13.
  44. Philippe Guignet, « Un transfert de souveraineté sans rupture pour les familles dirigeantes en place dans le monde urbain : le cas de la Flandre wallonne et du Hainaut dans le dernier tiers du xviie siècle », dans Villes rattachées, villes reconfigurées : xvie-xxe siècles, Presses universitaires François-Rabelais, coll. « Perspectives Historiques », , 55–73 p. (ISBN 978-2-86906-330-3, lire en ligne), Note 31 de la page 17.
  45. a et b Du Péage 1908, p. 1122-1125.
  46. Du Chambge 1908, p. 1134-1135.
  47. a b c d e f g et h Lainé 1843, p. 21-23.
  48. « Jeton Simon-Pierre du Chambge, allégorie de la justice, 1699 », sur pba-opacweb.lille.fr (consulté le )
  49. a b c et d Du Péage 1908, p. 1125-1126.
  50. a b c d e f g h et i Lainé 1843, p. 18-20.
  51. Du Chambge de Liessart 1835, p. 50-51.
  52. a b c d e f et g Du Chambge de Liessart 1835, p. 51-53.
  53. a b c et d Du Péage 1908, p. 1126-1127.
  54. a b et c Du Chambge de Liessart 1835, p. 45-46.
  55. Louis Lainé le dit également seigneur de Carlsbourg, dans le cercle de Suabe, et pair de ce duché, notation non retrouvée ailleurs.Lainé 1843, p. 15-17.
  56. « Elbhecq, Pierre-Joseph Du Chambge (1733-1793 ; baron d') », sur Id Ref
  57. a b c et d Du Péage 1908, p. 1127-1128.
  58. Du Chamgbe de Liessart 1835, p. 67-68.
  59. a b et c Du Chambge de Liessart 1835, p. 43-44.
  60. Borel d'Hauterive 1849-1850, p. 210.
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  74. Coret Genealogie, « Mariage Ferdinand Pierre Charles Léon du Chambge & Marie Antoinette Kleyn & Pierre Clément Joseph Emile du Chambge & Charlotte Mathilde Honorine Pivron & Jean Baptiste Kleyn & Marie Vander Elst & Léon Pivron & Honorine Marie Thérèse Corneilles dit Dupuy le 17 mars 1897 à Brussel (Belgique) », sur Archives Ouvertes (consulté le )
  75. Recueil général des lois et des arrêts, Recueil Sirey., (lire en ligne), p. 102-105.
  76. Sa sœur Marie-Albertine de Buissy a pour époux messire François-Louis de la Grangen baron de Muravau, écuyer de main de la reine en 1745, chevalier de l'ordre de Saint-louis, chevalier d'honneur au Parlement de Flandre. Lainé 1843, p. 21-23.
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  86. « PSS / Hôtel du Chambge d'Elbecq (Lille, France) », sur www.pss-archi.eu (consulté le )
  87. « Hôtel de Lamissart », notice no PA00107601, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  88. « 30 societés à Rue du Chambge à Tournai », sur data.be (consulté le )
  89. Paul-Armand du Chastel de la Howarderie 425-428.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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