Erika Hilton

militante et politicienne brésilienne

Erika Santos Silva, également connue sous le nom Erika Hilton (née à Franco da Rocha, le ), est une femme politique brésilienne transgenre affiliée au Parti Socialisme et Liberté (PSOL) militant principalement pour le droits des minorités, et particulièrement des populations noires et LGBT.

Erika Hilton
Illustration.
Erika Hilton en mai 2023.
Fonctions
Présidente du groupe Fédération PSOL REDE à la Chambre des députés
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 5 jours)
Élection
Prédécesseur Guilherme Boulos
Députée fédérale
En fonction depuis le
(3 ans, 3 mois et 25 jours)
Élection 2 octobre 2022
Circonscription São Paulo
Législature 57e
Groupe politique PSOL-REDE
Vice-présidente du groupe Fédération PSOL REDE à la Chambre des députés

(1 an et 19 jours)
Avec Tarcísio Motta (pt)
Fernanda Melchionna (pt)
Túlio Gadêlha (pt)
Sâmia Bomfim (pt) (2022-2023)
Président Guilherme Boulos
Conseillère municipale de São Paulo

(2 ans et 1 mois)
Élection
Maire Bruno Covas
Ricardo Nunes
Groupe politique PSOL
Biographie
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Franco da Rocha (Brésil)
Nationalité Brésilienne
Parti politique PSOL (depuis 2015)

En 2018, grâce à une candidature collective menée par la journaliste Mônica Seixas, elle est élue co-députée au sein de l'Assemblée législative de São Paulo, consacrant son entrée en politique.

En 2020 et en 2022, elle est la première femme trans de l'histoire du Brésil élue d'abord en tant que conseillère municipale de la ville de São Paulo, puis en tant que députée fédérale[1].

Elle est, entre 2019 et 2022, l'un des principaux visages de l'opposition au gouvernement de Jair Bolsonaro.

Biographie

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Famille et études

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Erika Hilton naît à Franco da Rocha, une ville située dans la région métropolitaine de São Paulo. Elle déménage à ses quatorze ans à Itu près de la métropole de Sorocaba, où elle grandit auprès de sa mère, ses tantes et ses grands-parents[2].

Durant son adolescence, elle est victime de l'intolérance d'une partie de sa famille, protestante évangélique, vis-à-vis de son identité de genre : on la force à fréquenter une église où elle subit des thérapies de conversion. À ses quinze ans, elle est expulsée du foyer, devient sans-abri et pratique la prostitution pour survivre. Sept ans plus tard, sa mère finit par se réconcilier avec elle et l'encourage à étudier[2]. Erika affirme aujourd'hui avoir une excellente relation avec elle[3].

Elle commence des études de gérontologie à l'Université Fédérale de São Carlos (UFSCAR) toujours dans l'Etat de São Paulo[4], puis bifurque vers la pédagogie[5]. C'est au cours de sa licence qu'elle prend part aux mouvements étudiants et se politise, notamment lorsqu'on lui refuse l'usage du prénom Erika sur sa carte étudiante de transport[3].

Parue dans les médias locaux, cette affaire attire l'attention du Parti Socialisme et Liberté, qui l'invite en 2016 à poser sa candidature en tant que conseillère municipale de la ville d'Itu. Elle ne parvient pas à se faire élire[6].

Carrière politique

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Députée à l'Assemblée législative de São Paulo

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En 2018, Erika rejoint la candidature collective de Mônica Seixas aux élections régionales. Avec neuf autres militantes toutes issues des mouvements sociaux, Erika est élue co-députée à l'Assemblée législative de São Paulo [7],[8],[9],[10]. Son entrée en politique entraîne des menaces de mort à caractère raciste et transphobe envers sa personne[6].

Conseillère municipale de la ville de São Paulo

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En 2020, elle est élue conseillère municipale de la ville de São Paulo avec plus de 50 000 voix. Elle devient alors la première femme trans à occuper un siège au sein du conseil municipal de la ville, et est aussi la conseillère municipale qui a obtenu le plus de suffrages dans tout le Brésil[4].

Députée à la Chambre des députés

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Erika Hilton est élue en à la présidence de la commission parlementaire de défense des droits des femmes de la Chambre des députés, ce qui déclenche une polémique[11],[12].

Vie personnelle

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Elle est actuellement en couple avec le photographe Daniel Zezza, un homme transgenre[13],[14].

Références

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  1. « Brésil : quatre femmes transgenres élues députées », sur Guyane la 1ère, (consulté le )
  2. a et b (pt-BR) « Da prostituição à Câmara de SP, conheça a história de Erika Hilton », sur GQ, (consulté le )
  3. a et b (pt-BR) « A trajetória e lutas de Erika Hilton, estrela da capa digital da Vogue em dezembro », sur Vogue, (consulté le )
  4. a et b (pt-BR) « Trans na política são resposta ao bolsonarismo, diz Erika Hilton, 6ª vereadora mais votada em SP », sur Folha de S.Paulo, (consulté le )
  5. (pt-BR) « Biografia do(a) Deputado(a) Federal Erika Hilton », sur Portal da Câmara dos Deputados (consulté le )
  6. a et b (pt-BR) 'Agência Estado', « 'Somos prova de que há outra possibilidade', diz codeputada Érika Hilton », sur Acervo, (consulté le )
  7. (pt-BR) « Erika Hilton PSOL 50700 | Candidata a vereadora | São Paulo - SP | Eleições 2020 », sur Estadão (consulté le )
  8. (pt-BR) « Candidaturas coletivas e a atuação do Ministério Público Eleitoral », sur Consultor Jurídico (consulté le )
  9. (pt-BR) « Erika Hilton, 1ª vereadora trans de SP: “Marginalização não é uma escolha, é uma sentença” », sur Metrópoles, (consulté le )
  10. « Erika Hilton, figure du militantisme trans et anti-raciste, triomphalement élue à Sao Paulo », sur TÊTU, (consulté le )
  11. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/01/au-bresil-l-election-d-une-deputee-transgenre-a-la-tete-d-une-commission-parlementaire-visant-a-defendre-les-droits-des-femmes-suscite-la-polemique_6675935_3210.html
  12. « Brésil : l’élection d’une députée trans à la tête de la commission des droits des femmes contestée », sur Courrier international, (consulté le )
  13. (pt-BR) « Deputada Erika Hilton ganha beijão e declaração do namorado, também trans: 'Neném' », sur Extra, (consulté le )
  14. (pt-BR) « A mensagem de dia dos namorados de Erika Hilton », sur VEJA (consulté le )

Liens externes

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