Un don de sang est un processus par lequel un donneur de sang est volontaire pour se voir prélever du sang qui sera gardé dans une banque du sang avant de transfuser une personne malade lors d'une transfusion sanguine. Dans certains pays comme en France, en Belgique, en Suisse ou en Turquie le don de sang est bénévole et gratuit : autrement dit, les donneurs ne sont pas rémunérés ; d'autres pays comme les États-Unis, l'Allemagne ou Madagascar considèrent le sang ou certains de ses sous-produits comme un bien marchand au sein du marché de la santé. Le don du sang peut reposer sur un monopole d'État, sur la Croix-Rouge ou sur des banques de sang.

Ce don du sang implique le respect de contraintes biologiques, immunologiques, médicales, mais aussi réglementaires et législatives encadrant cette pratique. Les principes d'identitovigilance, d'hémovigilance et de sécurité transfusionnelle s'appliquent notamment.

Le don de sang concerne très majoritairement les humains, mais existe aussi pour les animaux domestiques et obéit à des contraintes comparables.

Homme souriant aux cheveux blancs allongé sur un brancard.
Donneur de sang lors d'une collecte à Carpentras.
Homme jeune allongé sur un brancard, en train d'être perfusé par une infirmière.
Lycéen majeur donnant son sang.

Historique

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Les débuts (jusqu'à 1918)

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Les premières transfusions sanguines attestées d'humain à humain remonte au moins au début du XIXe siècle, la découverte des groupes sanguins par Karl Landsteiner au XXe siècle[1]. Les techniques se développent pendant la Première Guerre mondiale, au début de laquelle les donneurs et receveurs doivent se trouver à proximité immédiate l'un de l'autre pour effectuer un don bras à bras[1]; les donneurs sont généralement d'autres patients ou des infirmières[2]. La capacité à conserver et stocker le sang se développe progressivement au fil du conflit puis pendant l'Entre-deux-guerres.

Premières organisations à grande échelle (1918-1945)

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Le premier centre de transfusion est fondé en 1928 à Paris par Arnault Tzanck[1],[2]. Les donneurs de sang n'y sont plus seulement des proches des malades ou des personnels médicaux, et les dons sont rémunérés[2]. La faible conservation des produits sanguins a en effet pour conséquence que les donneurs sont appelés en urgence en cas de besoin, ce qui légitime leur dédommagement[3]. Dès les années 1930 l'état de santé des donneurs français est vérifié pour écarter ceux atteints du paludisme, de la tuberculose, et des tests de dépistage de la syphilis sont pratiqués systématiquement[2]. Tzanck établit progressivement un réseau de donneurs universels[a] à Paris. La guerre d'Espagne voit de nombreuses innovations dans la logistique des dons de sang[2]. 9 000 L de sang sont transfusés, essentiellement collecté à Barcelone par le service de Frederic Durán-Jordà (en)[4] mais une partie non-négligeable est issue de dons effectués à l'Hôpital Saint-Antoine à Paris[2]; le service hispano-canadien de transfusion sanguine fondé par Norman Bethune assure la logistique du sang fourni par les collectes et acheminé jusque sur le front[4]. La première banque du sang ouvre quant à elle à Chicago en 1937[2]; les donneurs y sont rémunérés[5]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Croix-Rouge collecte plus de 7 millions de litres de sang[6].

Seconde moitié du XXe siècle

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La première collecte mobile civile du monde est organisée le 23 mars 1949 en France à Vincennes pour fournir du plasma à des ouvriers gravement brûlés suite à une explosion[2]; ces dons ne sont pas rémunérés, comme partout en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[2]. Le progrès technologique fait évoluer les dons de sang dans l'après-guerre. En effet il devient possible d'extraire du sang des produits dérivés de plus en plus nombreux tels que le facteur VIII prescrit aux hémophiles à partir des années 1960[3]. Cela entraîne des tensions avec les fédérations de donneurs de sang, qui y voient un dévoiement de la gratuité du don et un risque de marchandisation du sang en direction des produits à plus forte valeur ajoutée[3]. Au début des années 1980 les donneurs sont plus réticents à donner du fait de cette évolution[3]. Le début à cette période de la pandémie de SIDA met à mal les procédures de sûreté des poches de sang, qui découle dans plusieurs pays dont la France vers un grave scandale du sang contaminé[3]. Cet événement suscite une réforme des organisme de collecte et de traitement du sang au cours des années 1990[3]. Malgré tous les changements subis en un siècle l'économie du sang reste in fine dépendante du don bénévole comme à ses débuts, et ce bien que ses applications concernent de moins en moins le sang total et de plus en plus ses produits dérivés[3].

Offre et demande

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Les substituts sanguins de synthèse étant au stade de la recherche, les besoins en produits sanguins sont couverts par les donneurs[7].

Des besoins en hausse

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Dessin d'un soldat blessé surmontant la mention, en anglais, « Votre sang peut le sauver. »
Propagande de l'armée américaine lors de la Seconde Guerre mondiale pour encourager au don du sang.

Les besoins en produits sanguins labiles était en diminution au cours des années 1990 et ce jusqu'au début des années 2000[8]. La situation s’est inversée depuis 2001 et depuis les besoins en produits sanguins augmentent d'année en année[9],[10].

Plusieurs facteurs expliquent ce revirement de situation observé depuis 2001 :

  • l’allongement de l’espérance de vie entraîne une augmentation du nombre de maladies nécessitant l’utilisation d’une thérapeutique transfusionnelle. Aujourd’hui, on transfuse de plus en plus à des âges avancés de la vie (deux tiers des personnes transfusées dans les pays développés ont plus de 60 ans[11]) ;
  • l'usage thérapeutique d'immunoglobulines extraites du plasma a connu un essor important[9],[10], certains patients traités ainsi peuvent recevoir l'équivalent de plusieurs centaines de poches en une année[12].
  • les professionnels de la santé ont repris confiance dans les produits sanguins puisque les risques liés aux transfusions ne cessent de diminuer. La transfusion est donc utilisée de façon plus systématique pour assurer aux personnes à risque un plus grand confort de vie. Certains patients atteints de drépanocytose par exemple sont régulièrement transfusés avec du sang sain, ce qui peut représenter plusieurs centaines de transfusions[13].

Gestion des flux

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Pour assurer un parfait approvisionnement des hôpitaux et des cliniques en produits sanguins, il faudrait être en permanence à 14 jours de stock. Les globules rouges ne se conservent que 42 jours soit moins que l'intervalle minimal possible entre deux dons individuels (2 à 3 mois)[14], les plaquettes quant à elles ne se conservent que 7 jours alors que le délai entre deux dons est de l'ordre d'un mois[14]. De cette différence découle l’importance de disposer de dons réguliers de la part de personnes nombreuses ; pour cela, il faut donc conquérir de nouveaux donneurs et également augmenter le nombre de dons par donneur[14]. Congelés, la durée de conservation des globules rouges peut monter à 10 ans mais cette procédure n'est guère effectuée que pour les sangs rares[15].

Conditions préalables au don

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Il est fortement conseillé avant le don de manger et de bien boire[16], ainsi que d'être en bonne forme avant de donner son sang. Un don de sang commence par un questionnaire médical dans lequel le donneur précise les informations utiles telles que son âge, son poids, la date du dernier don, son état de santé, et divers facteurs de risque comme les tatouages, l'usage de stupéfiants (usage récréatif ou dopant), les derniers voyages internationaux, et l'anamnèse sexuelle[17]. Les réponses sont associées au sang donné, mais l'anonymat reste garanti. De plus un médecin de collecte a pour mission de garantir à la fois la qualité du don et la sécurité du donneur : il s'entretient avec le candidat au don et évalue l'état de santé du candidat et son aptitude, ou non, par souci de sécurité tant pour lui que pour le receveur, à donner son sang[17].

L'âge et poids

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L'âge minimum pour pouvoir faire un don de son sang est l'âge légal de la majorité[18].

Concernant la limite haute, le don de sang est possible en général jusqu'à environ 70 ans[18] ; sous certaines conditions et suivant les pays il peut ne pas y avoir de limite supérieure à l'âge du donneur[16]. On a donc d'un côté une limitation juridique, résultant de la nécessité d'un consentement libre et éclairé à l'acte de prélèvement (on considère que le mineur n'est pas suffisamment éclairé par principe), et d'un autre, une limitation d'ordre médical. Le donneur doit aussi avoir une masse minimale de l'ordre de 50 kg pour un don de sang total et pour un don de plasma ou de plaquettes[18].

Les populations à risque contre-indiquées

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Carte du monde où chaque pays est coloré selon le statut du don de sang des homosexuels.
Statut du don du sang des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes dans le monde.
  • autorisé sans restriction particulière
  • autorisé mais avec délai d'attente
  • non autorisé
  • pas de données

Le questionnaire et l'entretien médical permettent de savoir si des personnes appartiennent à des populations à risque. Ces personnes sont contrindiquées au don de sang afin de prévenir tout risque transfusionnel pour le malade qui doit recevoir. Cette contrindication prendra la forme d'un ajournement du don, pour une durée variable selon la population à risque considérée[17].

Les critères de contrindication incluent généralement[19],[20]:

  • le multipartenariat sexuel au cours des mois précédant le don le fait d'avoir un partenaire sexuel atteint d'une maladie sexuellement transmissible ;
  • les personnes prenant certains traitements ;
  • les personnes ayant consommé de la drogue par voie intraveineuse ;
  • les personnes ayant subi une opération, une endoscopie, un tatouage ou un piercing dans les mois précédant le don du sang ;
  • les personnes ayant subi une greffe de cornée ou de dure-mère, une chirurgie de l’encéphale ou de l’œil avant , une transfusion ou une greffe ;
  • les personnes revenant depuis quelques mois de certaines zones où sévissent des maladies transmissibles par le sang (zones où sévissent le paludisme, la maladie de Chagas, la fièvre du Nil occidental…) ;
  • les personnes présentant un risque de maladie à prion telle que la maladie de Creutzfeldt-Jakob dite de la « vache folle », que ce soit par antécédent familial, suite à certains traitements ou à des séjours dans des pays à risque comme le Royaume-Uni[21] ;
  • les femmes enceintes ou ayant accouché depuis peu.

Certains pays peuvent appliquer des restrictions supplémentaires d'ampleur très variable, notamment vis-à-vis des personnes ayant déjà été transfusées[22] ou des hommes ayant eu des rapports sexuels avec d'autres hommes[23]. Les restrictions vis-à-vis de ceux-ci tirent leur origine dans l'affaire du sang contaminé ; en effet la prévalence du VIH, transmissible par transfusion, est plus élevée dans la population homosexuelle masculine et les tests de dépistage étaient inexistants au début des années 1980 et restent inopérants pendant les dix jours suivant une infection[23]. La contrindication définitive au don de sang est cependant perçue comme discriminatoire et son remplacement par une analyse individuelle des pratiques du donneur n'augmentent pas le risque de transmission[23]. L'écart des personnes transfusées est quant à lui justifié par le risque faible d'amplification et de transmission de maladies difficiles à détecter, notamment les maladies à prions[19].

Les différents types de dons

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Le donneur peut choisir, en l'absence de contre-indication spécifique, le type du don qu'il souhaite faire : don de sang total ou don d'une partie seulement du sang par aphérèse. Les équipes de l'organisme collecteur peuvent toutefois l'orienter vers un don en particulier en fonction de son groupe sanguin, de son taux d'hémoglobine, de son taux de plaquettes, de la qualité de ses veines, etc. Pour les dons par aphérèse, don de plasma (plasmaphérèse) ou de cellules (Cytaphérèse), le sang est partiellement traité durant le don par centrifugation ; cela permet de séparer le plasma ou les plaquettes puis de restituer au donneur le reste du sang. Ce type de don nécessite une mise en œuvre plus importante due au fait qu'une partie du sang prélevé est traitée immédiatement[24].

Le don de sang total

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Photographie de poches de sang posées sur une paillasse.
Poches de sang et échantillons.

Une poche de sang est prélevée à partir du sang du donneur. Elle est ensuite traitée afin de séparer le sang en ses différents composants. La durée du prélèvement est habituellement entre 5 et 15 minutes[17].

Une poche de 420 à 480 mL environ est prélevée ainsi que des tubes échantillons sur lesquels seront effectués les contrôles et tests[17].

La quantité de sang prélevée est prescrite par le médecin-préleveur et est adaptée aux poids, sexe et âge du donneur. Mais la quantité de sang prélevée doit être au moins égale à environ 450 mL. En effet, cela ne permettrait pas non plus d'avoir un produit fini qui corresponde à une unité thérapeutique, l'intérêt du malade étant au centre des préoccupations avant tout. Si jamais le donneur ne peut fournir suffisamment de sang (veines trop fines, par exemple), le don peut être interrompu. Néanmoins, le sang donné n'est pas perdu et peut servir à la recherche scientifique et toute autre application non thérapeutique.[réf. nécessaire] Le don non thérapeutique est très important car il permet de produire notamment des réactifs indispensables pour réaliser les tests sur les tubes échantillons[25].

Pour un don total une femme peut donner son sang 4 fois par an, un homme 6 fois, en respectant un délai d’au moins 8 semaines entre deux dons[26].

Le don de plasma

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Poche de plasma de 875 mL obtenue après un don de 1 h 7, à Valenciennes en France.

La plasmaphérèse est le prélèvement du plasma sanguin. Le procédé est similaire au don de plaquettes, mais dure moins longtemps (35 minutes à 1 heure). On prélève en aphérèse jusqu’à 875 mL de plasma au donneur, puis on lui restitue ses autres composants (globules rouges et plaquettes) ; il est possible de donner son plasma toutes les deux semaines[27].

Le don de plaquettes

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Le sang prélevé est séparé en ses différents composants. Ce processus de séparation est appelé aphérèse. Les plaquettes sont alors collectées dans une poche pouvant contenir de 2 à 8 1011 plaquettes dans un volume de plasma de 300 mL environ, soit environ six à douze fois plus de plaquettes que lors d’un don de sang total. Ce don prend plus d'une heure, deux heures en comptant l'entretien médical et la collation[14]. Il est important de ne pas prendre d'aspirine ou d'anti-inflammatoire non stéroïdiens tels que l'ibuprofène dans les jours précédant le don de plaquettes, car ces médicaments sont des antiagrégants plaquettaires et rendent les plaquettes inefficaces[28]. Au Canada, la période d'attente minimale après la prise de médicaments est de 24 h pour l'ibuprofène et de 72 heures pour l'aspirine et le naproxène[29].

Lorsqu'une maladie (leucémie, aplasie médullaire) ou des traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) empêchent la fabrication de cellules sanguines par la moelle osseuse, la personne atteinte de cette maladie est dite en aplasie[28]. La transfusion régulière de plaquettes permet alors d’éviter les risques d’hémorragies qui mettraient sa vie en péril[28].

Le don de moelle osseuse

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Les premiers dons de moelle osseuse[b] ont été effectués par prélèvement osseux sous anesthésie générale, et non par prélèvement sanguin. Ce processus est toujours utilisé en 2026 mais coexiste avec le prélèvement dans le sang de cellules souches hématopoïétiques par cytaphérèse[31]. Le donneur est inscrit sur un registre national, lui-même affilié au World Marrow Donor Association (en), et sera appelé en cas de compatibilité HLA avec un malade qui en a besoin[32].

Déroulement

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Sang total

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Le don du sang total s’effectue en plusieurs étapes :

  • le donneur potentiel est accueilli par un secrétaire de l’organisme de collecte (l'EFS ou CTSA en France[33], la Croix-Rouge en Belgique, etc.), qui lui remet un questionnaire à remplir : le questionnaire pré-don ;
  • il est ensuite reçu par un médecin ou un infirmier ayant reçu une formation supplémentaire[34], pour un entretien confidentiel. Il s’agit de vérifier son aptitude à donner son sang ;
  • la personne donne son sang. Le prélèvement, effectué par un infirmier, dure environ dix minutes pour le don de sang total[17], et est plus long pour le don de plaquettes et le don de plasma (1 h 30 min et 1 h) ;
  • le donneur est invité à prendre une collation à l’issue du don. Il est indispensable de bien s’hydrater et de se restaurer après un don de sang[35].

Plaquettes et plasma

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Le sang est prélevé et partiellement traité immédiatement par une machine qui va le centrifuger afin de séparer les composants du sang et réinjecter au donneur tout ce qui n'est pas collecté[36]. Lors du processus, un anticoagulant est ajouté au sang afin que celui-ci ne coagule pas[37]. Inévitablement, une petite partie de cet anticoagulant est repassée au donneur lors du retour des composantes du sang non utilisées[38]. Des sensations désagréables peuvent s'ensuivre : de légers picotements dans les lèvres, des nausées ou une sensation de froid[38]. Dans le cas où le donneur ressent ces effets, le don ne s'arrête pas, mais le débit de retour de la pompe du séparateur peut être diminué (celles-ci n'entraînent pas non plus l'exclusion du donneur)[38]. Ces sensations ne sont pas liées à une réaction allergique, mais à la baisse transitoire du calcium sanguin, capté par le citrate utilisé comme anticoagulant[38]. Une supplémentation en calcium peut aussi être administrée par voie orale[37].

Le don de plasma présente de nombreuses similitudes avec le don de plaquettes. Dans le cas d'un don de plaquettes, une première prise de sang est faite sur le bras opposé au don complet. L'éprouvette de sang ainsi récoltée est ensuite analysée sur-le-champ afin de déterminer la teneur en plaquettes du sang du donneur. Ce dernier a ensuite le choix de faire un don simple ou double (le double n'est pas offert dans tous les centres de dons). Pour un don simple, la durée de prélèvement varie de 4 à 10 minutes. Lors d'un don double, le donneur peut s'attendre à passer 7 minutes sur la chaise de prélèvement. Il est possible que, la teneur en plaquettes du sang du donneur étant trop faible, celui-ci n'ait que la possibilité de faire un don simple.

Cellules-souches hématopoïétiques

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Le procédé de don de moelle osseuse par prélèvement de cellules-souches est similaire à celui d'un don de plasma, à ceci près qu'il dure plus de quatre heure et nécessite aux préalable des injections de facteurs de croissance afin que les cellules-souches passent dans le sang[32].

Les donneurs

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Le don de sang est effectué par des individus volontaires, en bonne santé et suffisamment nombreux pour faire face aux besoins. À ce titre des moyens sont mis en œuvre pour assurer un nombre suffisant de donneurs et l'Organisation mondiale de la santé les met en avant via la Journée mondiale du donneur de sang organisée chaque depuis 2005[39].

Motivations des donneurs

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Du fait de la place centrale du don volontaire et gratuit dans de nombreux pays les facteurs qui peuvent inciter à aller donner son sang ont été très étudiés, tant d'un point de vue psychologique sous le prisme de la théorie du comportement planifié[40] que sociologique sous l'angle de la sociologie des organisations[41] ou anthropologique[42]. En effet il n'est pas suffisant que les professionnels de santé affirment l'importance du don de sang pour que cela soit suivi d'effet[43]. Plus précisément, sont étudiées les motivations des primo-donneurs, des donneurs réguliers et des non-donneurs[41]. Elles varient selon les pays étudiés ainsi que selon les catégories socioprofessionnelles[44].

Les donneurs et donneuses de sang ne sont pas uniformément répartis dans la population : leur proportion varie selon les classes d'âge (les trentenaires étant ceux qui donnent le moins)[45], selon le genre (plus de femmes sont primo-donneuses mais moins sont donneuses régulières)[46] ou encore le niveau d'étude ou de revenus (les professions intermédiaires sont surreprésentées chez les donneurs réguliers)[47].

En Europe le régime de collecte influence directement le profil des donneurs[48]. Les donneurs sur un régime étatique (comme en France) sont plus nombreux, mais plus réguliers lorsqu'ils donnent via la Croix Rouge (comme en Belgique), tandis que les collectes gérées directement par les banques du sang (comme en Norvège[49]) sont moins efficaces[48],[50]. Certains traits chez les donneurs ne sont pas représentés de manière équivalentes suivant les régimes d'organisation du don, la pratique religieuse n'est ainsi corrélée à des dons de sang plus fréquents que lorsque ceux-ci sont organisés par la Croix Rouge[48]. Le mode de recrutement des donneurs à également une influence : les primo-donneurs recrutés via l'influence des donneurs actifs de leur environnement ont tendance à rester donneurs plus longtemps que ceux recrutés via des campagnes publiques de sensibilisation au don[51].

D'une manière générale la motivation des donneurs n'est pas qu'individuelle : les primo-donneurs sont souvent influencés par leur entourage amical[52] ou familial[53] ; le don de sang est parfois également vu comme un signal d'intégration sociale[54]. Les questions purement pratiques de transport, d'horaires et plus généralement d'accessibilité exercent aussi une influence forte sur la motivation à donner son sang[55]. Les motivations individuelles des donneurs sont quant à elles variables, mais font généralement partie des arguments couramment mis en avant par les organismes responsables des collectes[56]. À un niveau individuel, les études distinguent habituellement entre les donneurs occasionnels et les donneurs réguliers, dont les motivations peuvent être légèrement différentes ; l'estime de soi est par exemple un déterminant plus fort chez les occasionnels que chez les réguliers[57]. Cette analyse individuelle des motivations est rendue difficile par l'absence de définition consensuelle pour des concepts tels que l'altruisme[58] ainsi que par des variations possiblement importantes entre les pays[57] ou par l'habitude de prendre comme sujets d'étude surtout des étudiants universitaires[44]. Les motivations des donneurs sont genrées : les hommes ayant plus tendance à voir des bénéfices individuels au don (en terme de santé ou de reconnaissance) tandis que les femmes ont plus tendance à être désintéressées[59]. Toutes les catégories de donneurs, expérimentés ou non, hommes ou femmes, citent également les facilités d'accès au don comme un facteur important de motivation[60]. L'auto-identification du donneur à son groupe ethnique est également un facteur important : plus elle est élevée plus l'intention de donner son sang est basse, le destinataire du don ne faisant pas nécessairement partie de la même communauté que le donneur[61].

Les non-donneurs sont également étudiés en tant que tels, et la position selon laquelle ceux-ci seraient moins altruistes que les donneurs est minoritaire dans la recherche[62]. Les donneurs ont tendance à identifier moins de barrières au don de sang que les non-donneurs : pour les donneurs les principaux freins sont la conciliation entre don et style de vie ainsi que les aspects pratiques du don (horaires de collectes, transports, etc.) tandis que les non-donneurs citent aussi la phobie des aiguilles ou du sang, la peur pour la santé ou un faible engagement[63].

Bienfaits individuels pour les donneurs

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Le don de sang est certes un acte qui vise à aider un futur receveur, mais il peut présenter également des avantages pour le donneur en terme de santé physique ou mentale, voire financiers dans certains pays. Ces bienfaits peuvent participer à la motivation des donneurs[64] et les institutions responsables des collectes les avancent parfois comme arguments pour donner[c].

Intérêt pour la santé

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Le don de sang est parfois présenté comme un moyen de bénéficier gratuitement d'analyse sanguine et de contrôler des paramètres physiologiques tels que la tension artérielle[67]; le don de sang pour obtenir un test de dépistage de maladies telles que le sida fait cependant courir un risque au receveur et est donc contre-indiqué[68],[69]. Le don de sang est aussi parfois présenté comme un facteur de réduction de maladies cardio-vasculaires[67]. Le prélèvement de sang fait baisser la quantité de fer dans l'organisme, et à ce titre la saignée constitue un traitement standard de l'hémochromatose ; le sang ainsi récupéré peut dans certains pays dont la France faire l'objet d'un don[70].

Selon une étude publiée en 2022, portant sur des pompiers particulièrement exposés aux PFAS, le don de sang, et, plus encore, le don de plasma, permettrait de réduire la quantité de ces toxiques chez les donneurs, avec une réduction pouvant atteindre 30% en un an[71],[72],[73].

Débat sur la rémunération du don du sang

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Pays autorisant en 2026 la rémunération des dons de sang ou de plasma.

La monétisation du don du sang est écartée dans la plupart des pays mais parfois discutée dans l'optique de couvrir les besoins des malades et donc atteindre l’objectif d’augmentation des dons[74]. Une telle rémunération étant en place dans certains pays, il en ressort des conséquences positives comme négatives.

  • Les effets positifs : Cette monétisation, testée dans d’autres pays, aurait des conséquences positives sur le nombre de dons. Par exemple en Allemagne on observe qu’environ un dixième des allemands, tous âges confondus, ont fait un don dans l'année[75] contre 3,5% des Français en âge de donner[76]. De plus, le don rémunéré serait plus rentable pour les autorités car le besoin de communication et de campagnes deviendrait de plus en plus faible. En effet, les donneurs seront attirés par l’argent et donc n’auront pas besoin de motivation extérieure (communication, publicité). Ensuite, les collecteurs de sang auraient moins besoin de se déplacer étant donné que pour les donneurs le don serait une forme de revenu. On pourrait donc comparer le don à un travail et ce sont les travailleurs qui viennent au travail et non le travail qui vient aux travailleurs.
  • Les effets négatifs : La rémunération du don aurait aussi des conséquences négatives. Elle serait qualifiée de « dangereuse » pour les donneurs comme pour les malades. La directrice de l'Organisation mondiale de la santé a déclaré que « Le meilleur moyen de garantir un approvisionnement sûr et suffisant en sang, et produits sanguins, est de disposer d’un bon approvisionnement, basé sur les dons réguliers de sang de donneurs volontaires et non rémunérés ». Celle-ci peut sous-entendre que les donneurs altruistes seraient plus fiables car aucune contrainte, ni pression ne serait exercée sur eux. Ils donnent par générosité et par solidarité, comparés à ceux qui donnent leur sang seulement pour gagner de l’argent et qui peuvent être tenté de dissimuler au médecin des informations importantes dans l’unique but d’être payé. Sur ces propos, plusieurs organisations comme l'Établissement français du sang[77] et l'Organisation mondiale de la santé, prônent le don gratuit[74]. De plus, il est possible que les futurs donneurs ne soient que des citoyens à faible revenu. Cette rémunération serait donc un apport signifiant pour leur foyer, mais aussi un levier d'exploitation[74]. Ils seraient capables de se mettre en danger, en ne respectant pas la réglementation, pour être rémunéré et survivre.

Ces considérations ne sont pas propres au don de sang rémunéré par de l'argent, des critiques similaires ont été formulées en Inde à l'égard des personnes donnant par dévotion religieuse tels que les membres de la Dera Sacha Sauda (en) collectant en une seule journée 12 000 L de sang en répondant à l'appel de leur gurus Gurmeet Ram Rahim Singh[78].

Associations de donneurs de sang

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La Fédération française des donneurs de sang bénévoles (FFDSB) est fondée en 1948[1]; il s'agit de la première fédération nationale de ce type[2]. Généralement subventionnées par les pouvoirs publics, elles rassemblent des associations d'individus, généralement donneurs ou anciens donneurs, souhaitant promouvoir le don de sang[79]. Les associations de donneurs de sang peuvent servir d'interlocuteurs envers les pouvoirs publics afin de veiller au bon accueil et aux intérêts des donneurs[79], à ce titre elles siègent au conseil d'administration de certaines instances responsable des collectes et des transfusions[d]. Leurs objectifs principaux sont cependant le recrutement de nouveaux donneurs et leur rétention[79]. En effet deux tiers des donneurs de sang ont été recrutés par contact interpersonnel direct ce qui nécessite des effectifs nombreux et motivés[79]. Des partenariats entre les différentes fédérations nationales sont également organisés[79].

Suites du don

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Recommandations au donneur

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Jeune homme hispanique appliquant une compresse au pli de son coude, un drapeau américain en arrière-plan.
Soldat de l'US Navy compressant sa plaie après un don du sang.
  • Pour éviter tout hématome, il est impératif d’appuyer à l’endroit de la piqure environ 5 minutes[82], car la coagulation sanguine demande entre 5 et 10 minutes. En effet si le caillot n’est pas bien formé, un hématome plus ou moins important risque de se produire en cours de journée. À ce titre un bandage légèrement compressif est fait sur le point de ponction. Il est préférable de le garder au moins deux heures après le don pour éviter la formation d’un hématome[83].
  • Collation et boissons sont offertes après le don pour prévenir un éventuel malaise[83]. Appelé malaise vagal, ce malaise sans gravité est lié à une baisse passagère de la tension artérielle. Bien boire après un don permet également de remplacer plus rapidement le volume sanguin prélevé[83].
  • Éviter de pratiquer un sport de façon intense après le don (délai minimal de 48 heures après le don pour la plongée sous-marine, l’escalade et toute compétition)[83].
  • S'abstenir de fumer deux heures au moins après le don[84].

Traitement du sang recueilli

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Une fois les produits sanguins recueillis, ceux-ci sont préparés (les globules blancs sont filtrés puis le sang est séparé en différents composants)[85]. Les tubes échantillons sont analysés afin de vérifier qu'il n'y a aucun risque, notamment par le dépistage d'infections transmissibles, hépatites, sida, paludisme si besoin[85]. Si les tests ne révèlent aucun problème les produits sanguins (globules rouges, plasma et plaquettes) sont prêts à être distribués aux hôpitaux et cliniques qui les délivreront aux malades[85].

Particularité du plasma, celui-ci peut avoir deux orientations une fois prélevé : le conditionnement pour transfusion et le fractionnement, cette seconde orientation étant en 2026 très majoritaire[86].

  • Le plasma prélevé par aphérèse chez des hommes non transfusés ou des femmes n'ayant pas eu d'enfant (à cause de l'immunisation anti-HLA), peut être conservé congelé un an à −25 °C, après un traitement d'atténuation bactérienne et virale par les procédés B.M. (bleu de méthylène), obsolète en 2026, ou amotosalen (psoralène)[87]. Il s'agit alors de PFC — plasma frais congelé —, issu d'un seul donneur[87]. Un second type de plasma frais congelé existe également. Il s'agit du plasma viroatténué par procédé S.D. (solvant-détergent)[87],[e]. Ce plasma est préparé à partir de pools de 100 dons de plasma par aphérèse[87]. Le plasma frais congelé peut être à son tour transformé pour obtenir du plasma lyophilisé (PLYO)[87],[f]. Tous ces plasmas sont transfusés essentiellement pour traiter des troubles de la coagulation, les hémorragies graves, les grands brûlés[86] ainsi que dans deux indications plus rares — PTT et SHU.
  • Le plasma issu soit d'aphérèse, soit de la déplasmatisation du sang total (ce qui donne un plasma, un concentré érythrocytaire, et parfois un concentré de plaquettes) est adressé à un laboratoire de fractionnement[g] pour être fractionné en ses différents éléments : essentiellement l’albumine, les facteurs coagulants et les anticorps[89]. Ces médicaments sont indispensables à de nombreux malades :
    • Les anticorps sont injectés en cas de désordre immunitaire (déficit immunitaire, maladie auto-immune...), ou encore pour prévenir une infection en cas d'exposition à un risque de contamination (exemple : tétanos, hépatite B...).
    • L’albumine (une protéine) et le plasma total sont transfusés aux grands brulés qui les perdent par la peau, et aux blessés graves.
    • Les facteurs coagulants (I, II, VIII, IX, vW...) sont eux utilisés pour traiter certaines maladies hémorragiques : l’hémophilie par exemple[89].

L'information subséquente du donneur

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Le donneur est averti des éventuels problèmes que le dépistage aurait relevés, que le problème soit en apparence mineur (petite anémie...) ou plus sérieux (signe d'hépatite, VIH...)[85].

Cependant les réactifs utilisés sont très sensibles et peuvent parfois réagir avec certains composants du sang, sans même qu'il y ait maladie (on parle alors de faux positifs). Il convient de contacter le centre de transfusion qui a signalé le problème pour effectuer un contrôle.

Don de sang animal

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Il existe des banques de sang animal, notamment pour les animaux de compagnie de propriétaires qui y consentent[90],[91], des prélèvements de sang peuvent également être effectués pour une transfusion immédiate sans transiter par des banques centralisées[92]. Les animaux doivent respecter des conditions d'âge, de poids, de santé et de comportement pour être éligibles, et bénéficient d'une collation ainsi que d'un suivi vétérinaire[91],[92]. Un chien ou un chat peut donner 15 mL/kg jusqu'à une fois tous les 3 mois sans préjudice pour sa santé[92]. Cette pratique de dons de sang concerne essentiellement les chats et les chiens mais existe aussi marginalement pour les chevaux[92]. Comme pour les humains, les groupes sanguins des animaux doivent généralement être pris en compte pour que la transfusion réussisse[92].

Aspects culturels

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Don de sang lors de catastrophes

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Les catastrophes majeures ont souvent tendance à susciter un afflux important de donneurs de sang, afin de retrouver un sentiment de contrôle sur les événements[93],[94]. Ce fut notamment le cas lors en France en 1939 lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale[2] mais aussi lors des attentats du 11 septembre 2001, y compris en dehors des États-Unis[95], ou encore en France lors des attentats du 13 novembre 2015[96] ou au Maroc lors du séisme de 2023[97]. Le besoin en sang n'augmente pas significativement lors de catastrophes naturelles mais celles-ci peuvent impacter les chaînes logistiques et les dons prévus, ce qui rend utiles les afflux soudains de donneurs[98]. Il est cependant important, y compris et surtout en cas d'attentat majeur, que la régularité des dons pour tous les groupes sanguins soit maintenue, car les besoins sont sensiblement les mêmes qu'en temps normal et car un individu doit attendre au moins huit semaines avant de redonner du sang, soit plus que la durée de conservation du sang[99]. Ainsi le sang donné par des dizaines de milliers de donneurs américains au lendemain des attentats du 11 septembre a été gaspillé faute de demande suffisante, et le nombre de donneurs a chuté dans l'année qui a suivi[93].

Don de sang dans l'art

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Le don de sang et la transfusion sanguine sont dès leur essor présents dans l'art dans des œuvres comme Dracula[100] et comptent parmi les actes médicaux les plus représentés en raison de sa symbolique de transfert de fluide vital[101].

Dans l'audiovisuel, le don de sang est présent à la fois dans des œuvres américaines[102], que françaises[réf. nécessaire] ou indiennes[103]. La représentation qui en est faite est variable. En Inde celles-ci comportent souvent des erreurs techniques ou médicales mais montrent en général le don de sang et la transfusion sous un jour positif[103] tandis qu'aux États-Unis, les fictions télévisées montrent souvent des donneurs de sang motivés par l'argent[h] et des procédures de collecte défaillantes[102].

On les retrouve également dans la bande dessinée tant américaine qu'européenne dès le XIXe siècle[101]. On en retrouve aussi bien dans des histoires de superhéros comme dans les aventures originales de Superman ou Hulk où ceux-ci sont amenés à donner du sang aux propriétés surnaturelles ou à en recevoir[101], que dans des histoires de guerre comme Our Army at War (en) où du sang est donné en situation de combat par un donneur universel[101]. Yoko Tsuno dans La Frontière de la vie est témoin d'une transfusion de sang artificiel[101]. Des auteurs de bande-dessinée comme Jean Tabary ont aussi réalisé des planches faisant directement la promotion du don de sang[101], ou ont comme Charles Jarry dans le Venin écarlate ou Claude Moliterni dans Sida connection raconté des histoires qui condamnent le don de sang rémunéré[101]. Le don de sang est généralement représenté comme un symbole positif, mais avec de nombreuses erreurs techniques ou des méthodes obsolètes[101].

Notes et références

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  1. C'est-à-dire du groupe O.
  2. À ne pas confondre avec la moelle épinière[30].
  3. C'est le cas par exemple au Congo[65] ou en Allemagne[66].
  4. C'est le cas par exemple en France[80] et en Italie[81].
  5. En France, le plasma S.D. a été préparé par le Centre de transfusion de Bordeaux jusqu'en 2014 avant d'être confié à l'entreprise pharmaceutique Octapharma (en)[88].
  6. En France ce procédé n'est pratiqué que par le Centre de transfusion sanguine des armées.
  7. Comme par exemple le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB).
  8. Aux États-Unis, le don de sang est non-rémunéré, seul le don de plasma fait l'objet d'un paiement.

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Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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