Roger Coutisson des Bordes est un descendant de la branche cadette de la famille Coutisson de Royère-de-Vassivière(Creuse) par son grand père Léonard Auguste Coutisson (1805-1882), maire et conseiller général du Canton de Royère-de-Vassivière puis par son père Joseph Louis Auguste (1834-1910) qui reprend le nom de des Bordes, l'un des rameaux de cette branche. Roger reprend ensuite celui de d’Auphelle[1],[2],un second rameau de cette branche mais signe ses oeuvres Coutisson des Bordes.
Il fait ses études à Limoges, passe son premier Baccalauréat au lycée Saint-Martial de Limoges en 1904[3].
Le , il épouse Marie Germaine Madeleine Sclafer de Chabrinhac (1893-1952) à Laroquebrou dans le Cantal. Ils auront deux enfants.
JUPITER CHIEN BLEU DE GASCOGNE
À partir de cette date, il semble partager son temps entre Limoges et la propriété de Cavaroque à Laroquebrou[5], menant une vie d’artiste, de veneur—essentiellement dans l’Allier— et donnant quelques leçons de dessin.
Engagé volontaire le lors de la Seconde Guerre mondiale, il est affecté au centre mobilisateur et nommé sous-lieutenant de cavalerie de réserve le [6].
Il décède le 5 Décembre 1949 à Limoges mais est inhumé à Laroquebrou.
Invité par ses amis veneurs, il immortalise essentiellement par des Aquarelles des scènes de chasse prises sur le vif[7],[8],[9].
Il cultive indistinctement tous les genres et tous les sujets, traitant à la Gouache,à l'aquarelle ou à l'huile, le paysage, le portrait ou l'étude des animaux.
Il participe à de nombreuses expositions dès 1920 jusqu’en 1937 en province, et chaque année à Paris au Grand Palais[10],[11],[12].
Il y rencontre les artistes de l'époque, dont Karl Reille.
Il illustre plusieurs ouvrages édités par Crépin-Leblond, dont:
de Robert Villatte des Prûgnes, Les Chasses à courre, préface du baron de Champchevrier, Moulins, Crépin-Leblond, 1948;Renard sur un toit , illustration dans l'ouvrage de Villatte des Prugnes "les chasses à Courre"L'équipage de Frémont. Bat-l'eau à l'étang de St Bonnet, illustration dans l'ouvrage de Villatte des Prugnes "La vénerie Bourbonnaise"
du Drde Brinon, Vaumas, préface de Jacques Chevalier, 1935 Illustrations de Paul Devaux et Coutisson des Bordes [13].
de Paul Duchon, Le coq Hardi, quatre contes bourbonnais, chez Crépin-Leblond, collection Bourbonnaise d'Albums pour la Jeunesse éditée par le syndicat d'initiatives Bourbonnais[14];
On lui doit aussi les illustrations de nombreux livres pour les éditions Ardant Limoges (essentiellement des rééditions et certaines pour distribution de prix dans les écoles):
Le masque de fer, une réédition de 1942 dont les illustrations sont bien de Coutisson des Bordes quoique , puisqu’il s’agit d’une réimpression, elles ont été attribuées en page de garde à THOUBILLON DE MONROC .
COLON DE VAN DIEMENRécits d’un émigrant ou Le Colon de Van Diemen 1939 avec 9 illustrations dont la huitième est également imprimée en page de couverture.
Cette même illustration est en couverture d’un ouvrage intitulé Au Pays des Kangourou de 1935 , une adaptation par André Talmont du Colon de Van Diemen. Par contre les illustrations intérieures ne sont pas de Coutisson des Bordes mais de Henry Bressler que l’on retrouve dans de nombreux ouvrages édités par Ardant
Sol Natal de Edmond Coz 1936 avec neuf gravures en 2 versions légèrement différentes.
L’aiguille magique de Line Deberre pseudo de Jeanne Germain avec 6 illustrations incluant La Fée Calipopoulette de Stanislas Millet mais illustré par H Bressler.
Les secrets de Jean Nicolas Benoit 1940 dont la couverture est illustré par C B.
L’almanach de Limoges de 1939
Attaché au département de la Creuse et du Cantal, il apporte sa contribution par des illustrations et des articles dans les Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, dont une contribution sur la tour Zizim[15] et sur l'église Saint-Jean-Baptiste de Bourganeuf[16]. Pour L'Auvergne littéraire et artistique, il illustre la couverture de la revue de [17] consacrée à la prévôté de Mauriac.