Condatis
Dans la mythologie celtique, Condatis était un dieu adoré principalement dans le nord de la Grande-Bretagne mais aussi en Gaule[1]. Il a été associé à la confluence des cours d'eau, en particulier la Tyne et la Tees. À l'époque romaine, il était assimilé à Mars[2], sans doute dans sa fonction de guérison.
| Condatis | |
| Dieu de la mythologie celtique | |
|---|---|
| Caractéristiques | |
| Fonction principale | Dieu de la confluence des cours d'eau |
| Fonction secondaire | Dieu guérisseur |
| Période d'origine | Antiquité celte et gauloise |
| Équivalent(s) | Mars |
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Toponymie
modifierCondate était aussi le nom typiquement gaulois associé au celtique condatis de plusieurs villes situées sur une confluence.
En France
modifierCondate Riedonum (Rennes), située au confluent de l'Ille et de la Vilaine. Condate (Lugdunum-Lyon) située au confluent de la Saône et du Rhône. Condate (Montereau-Fault-Yonne), située au confluent de la Seine et de l'Yonne. Condate (Libourne), située au confluent de l'Isle et de la Dordogne. Condate (Seyssel) au confluent du Fier et du Rhône.
L'évolution phonétique a transformé le mot en plusieurs variantes selon les régions : Les Condat : Condat-sur-Vienne (Haute-Vienne), Condat-en-Combraille (Puy-de-Dôme), Condat (Cantal), Condatomagos, Millau (Aveyron), Condatisco, Saint-Claude (Jura). Les Condé : Condé-sur-Noireau (Calvados), Condé-sur-l'Escaut (Nord), Condé-en-Brie (Aisne). Les Condes / Candes : Condes (Jura), Condes (Haute-Marne), Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire) au confluent de la Vienne et de la Loire. Autres : Condres (Saint-Bonnet-de-Montauroux en Lozère), ancienne station routière de la table de Peutinger), Haute-Kontz (Moselle), Condutomagos, Condéon (Charente), Cosne (Allier), Condal (Saône-et-Loire) [3].
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierRéférences
modifier- ↑ L'Arbre Celtique. "Condatis"
- ↑ On le retrouve dans certaines épigraphies comme CIL 07, 00420
- ↑ Pierre Gastal, Nos racines celtiques, du gaulois au français, dictionnaire, Mondovi, Italie, Désiris, , 320 p. (ISBN 978-2-3640-3061-9), p. 158