Cohiniac
Cohiniac [koinjak] ⓘ est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Cohiniac | |||||
Le château de Beaumanoir-Eder. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Leff Armor Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Paul Héder 2020-2026 |
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| Code postal | 22800 | ||||
| Code commune | 22045 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cohiniacais, Cohiniacaise | ||||
| Population municipale |
402 hab. (2023 |
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| Densité | 33 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 27′ 42″ nord, 2° 56′ 51″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 139 m Max. 246 m |
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| Superficie | 12,26 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Brieuc (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plélo | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.leffarmor.fr/cohiniac | ||||
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Géographie
modifierLa commune est traversée par le Leff. Elle est entourée par les communes de Boquého, Plouvara, Saint-Donan, Le Foeil et Le Leslay.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Leff et le Camet[1],[2],[Carte 1].
Le Leff, d'une longueur de 62 km, prend sa source dans la commune du Leslay et se jette dans le Trieux en limite de Quemper-Guézennec et de Plourivo, après avoir traversé 19 communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques du Leff sont données par la station hydrologique située sur la commune de Boqueho. Le débit moyen mensuel est de 0,473 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 9,05 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 13,3 m3/s, atteint le même jour[4].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 880 mm, avec 14 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trémuson à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,3 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Cohiniac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (76,9 %), forêts (18,8 %), terres arables (4,3 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Coginiac ou Cognuac en 1160[20],[21], Lohimac (Cohiniac ?) en 1182[20], Cohignac et Cohiniac en 1220[20], Cohinac en 1237[20], Cohignac en 1240[20], Cohinnac en 1247[20], Coignac en 1254 et 1264[20], Cohiniac en 1516[21].
Bernard Tanguy explique le nom de la localité par un dérivé en -iacos du bas-latin cavannus « chouette », mot d'origine gauloise correspondant au vieux breton couhann. Il ne retient pas l'hypothèse d'un toponyme fondé sur l'anthroponyme gaulois ou latin *Cotinius associé au suffixe -acos[20].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[22], une prononciation du nom de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet dans un ouvrage publié en 1954 sous la forme Cohinia[21],[23]. Selon Erwan Vallerie, cette prononciation illustre le phénomène d'amuïssement du -k final de tous les toponymes en gallo de Haute-Bretagne[24]. Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Coïnia[20].
La forme bretonne normalisée proposée par l'Office public de la langue bretonne est Kaouennieg[25].
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 37,2 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[26].
Histoire
modifierAttestée dès le XIIIe siècle, la paroisse de Cohiniac semble être issue d'un démembrement de la paroisse primitive de Plouvara[20].
Sous l'Ancien Régime, Cohiniac appartenait à l'évêché de Saint-Brieuc et au comté de Goëlo.
Le XXe siècle
modifierLes guerres du XXe siècle
modifierLe monument aux morts porte les noms de 35 soldats morts pour la Patrie[27] :
- 30 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
- 1 est mort durant la guerre d'Indochine.
Politique et administration
modifierDémographie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier
- Le circuit automobile Kerlabo est utilisé pour les épreuves du championnat de France de rallycross et a organisé une épreuve du championnat d'Europe en 2010[32].
- Le château du Rumain.
- L'église Saint-Quentin.
- La croix d'époque mérovingienne dans le cimetière.
- La chapelle Notre-Dame de Toute-Joies en Grimolet au village du même nom, avec sa pierre de Justice.
- La fontaine Saint-Yves au lieu dit Le Garlouët.
Personnalités liées à la commune
modifierHéraldique
modifier| Blasonnement :
Écartelé : au 1er d'argent aux trois mouchetures d'hermine de sable mal ordonnées, au 2e d'azur au croissant d'or, au 3e d'azur à la barre d'or accompagnée de deux étoiles d'argent, au 4e d'argent à la chouette de sable becquée et membrée de gueules. |
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 351 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/04/1995 au 01/06/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Cohiniac » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Sandre, « le Camet ».
- ↑ « Fiche communale de Cohiniac », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Leff ».
- ↑ « Station hydrométrique « Le Leff à Boqueho» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Cohiniac et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Brieuc », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification, Douarnenez, ArMen - Le Chasse-Marée, , 404 p. (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 52.
- 1 2 3 (br) Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, vol. Corpus, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, An Here, , 560 p. (ISBN 2-86843-153-4), p. 49.
- ↑ Pascal Ory, Léandre Mandard et Laurence Prod'homme, Haute-Bretagne: l'encyclopédie culture et société de la Bretagne gallèse, Presses universitaires de Rennes, , 51;200;231 (ISBN 979-10-413-0333-5)
- ↑ Henri-François Buffet, En Haute-Bretagne. Coutumes et traditions d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord Gallèses et du Morbihan Gallo, au XIXe siècle, Paris, Librairie Celtique, , 378 p., p. 360.
- ↑ Erwan Vallerie, Traité de toponymie historique de la Bretagne, t. III, Le Relecq-Kerhuon, An Here, , 560 p. (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 400
- ↑ « Cohiniac − KerOfis − Portail numérique de la langue bretonne », sur niverel.brezhoneg.bzh (consulté le )
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 343
- ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ « Municipales à Cohiniac. Jean-Paul Héder est le nouveau maire de la commune », Ouest-France, (lire en ligne).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Le site officiel du championnat d'Europe à Cohiniac
