Chorges

commune française du département des Hautes-Alpes

Chorges est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Chorges
Chòrjas (oc)
Chorges
La place du Fort.
Blason de ChorgesChòrjas (oc)
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes de Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Christian Durand
2020-2026
Code postal 05230
Code commune 05040
Démographie
Gentilé Caturiges[1]
Population
municipale
3 146 hab. (2023 en évolution de +5,82 % par rapport à 2017)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 47″ nord, 6° 16′ 38″ est
Altitude Min. 773 m
Max. 2 510 m
Superficie 53,34 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Chorges
(ville isolée)
Aire d'attraction Gap
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chorges
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Chorges
Chòrjas (oc)
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Chorges
Chòrjas (oc)
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
Chorges
Chòrjas (oc)
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Chorges
Chòrjas (oc)
Liens
Site web mairie-chorges.fr

Ses habitants sont appelés les Caturiges[1].

La commune est labellisée Village étape depuis 2018[2].

Géographie

modifier

Localisation

modifier

Le village se trouve entre le lac de Serre-Ponçon au sud-ouest et le site NATURA 2000 « Piolit-Pic de Chabrières » côté nord, site de moyenne montagne qui englobe le vaste versant sud, sous la ligne de la crête joignant le sommet du Piolit (2 464 m) au pic de Chabrières (2 403 m), ainsi que le revers nord-ouest de la forêt du Sapet[3]. Au sud de la commune se trouve le relief de moyenne montagne de Serre Cocu qui s'élève à 1 061 m.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.


Neuf communes sont limitrophes[4] de Chorges[5] :

Hydrographie

modifier

La commune est arrosée par plusieurs torrents qui coulent du nord au sud le long des pentes du Piolit, des Parias et du Pic de Chabrières, et se dirigent vers la vallée de la Durance. À l'ouest, le torrent des Réallons et le torrent du Dévezet (ce dernier suivant la limite entre les communes de Chorges et de la Bâtie-Neuve) se jettent dans l'Avance, qui prend sa source tout près de la ville de Chorges et s'éloigne vers le sud-ouest[6]. Au centre, le torrent des Moulettes, dont le cours inférieur est noyé sous les eaux du lac de Serre-Ponçon[7] (baie des Moulettes, ou de Chanteloube). À l'est, c'est le torrent de Marasse qui sépare Chorges de Prunières[8].

Le lac de Serre-Ponçon baigne la commune au sud-est sur plusieurs kilomètres, selon un profil très découpé dans un relief relativement accusé. Toute la baie des Moulettes, ou de Chanteloube, ainsi que la moitié de la baie Saint-Michel dépendent de la commune de Chorges.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[12]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 018 mm, avec 7,1 jours de précipitations en janvier et 6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas à 14 km à vol d'oiseau[15], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,2 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports

modifier

Voies routières

modifier

La ville de Chorges est traversée par la route nationale 94 reliant Gap à Embrun et Briançon.

Les principales routes départementales sur la commune de Chorges sont :

Transport ferroviaire

modifier

La ville possède une gare ferroviaire, desservie par les TER à destination de Briançon d'une part, de Gap et au-delà vers Marseille, Valence ou Grenoble d'autre part. Une desserte est assurée vers et de Paris-Austerlitz par train de nuit.

La ligne qui devait relier Chorges à Barcelonnette, inachevée, a été noyée de Chanteloube à Ubaye par la retenue de Serre-Ponçon. Le viaduc de Chanteloube est resté.

Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Au , Chorges est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chorges, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[21]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[22],[23].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac de Serre-Ponçon, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[24]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[25].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,9 %), forêts (24,6 %), terres arables (15,1 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), eaux continentales[Note 3] (7,1 %), prairies (6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,1 %), zones urbanisées (2,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %)[26].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

modifier

Le nom de la localité est cité sous la forme Caturigomagus[27]. Ce toponyme est, sans contestation possible, d'origine celtique. Des racines gauloises Cat, Catu (« combat ») avec Ri, Rigo, (« roi ») et Mag (« plaine, champ ou marché »)[28], signifiant le « champ de combat du roi (des Caturiges) ».

Chòrjas en occitan alpin.

Histoire

modifier
 
Chorges au XIXe siècle illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

Les guerriers du petit peuple celte de la vallée de la Durance près d'Embrun sont appelés Caturiges par Jules César dans le De Bello Gallico[29], qui raconte comment ils attaquent ses armées dans tous les passages des montagnes. Les Caturiges sont également cités sur l'arc de triomphe d'Auguste à Suse, en Italie. Après la défaite, la tribu gauloise est désignée sur deux des monuments trouvés à Chorges (dont ladite "Pierre de Néron") comme Civit. Catur., abréviation pour Civitas Caturigomagus, la cité des Caturiges, devenue aujourd'hui Chorges. Références : EDCS-09302654 (inscription du 3ème siècle) ; EDCS-09302654 (inscription datée de 284-305). Signalons au passage que l'état actuel du déchiffrement de ces inscriptions ne confirme aucunement une hypothétique allusion à Néron...

Selon Pline, les Cathorigorois jouissent des privilèges latins, ce qui n’est pas le cas de la plupart des gallo-romains. A IVe siècle, la cité gallo-romaine est la capitale du Pagus Rigomagensis, qui appartient à la province des Alpes maritimes selon la Notitia Galliarum . En 450, le vicus celte de Caturigomagus est élevé au rang de cité. La civitas de Chorges englobe probablement la vallée de l'Ubaye. Chorges devient alors la capitale d’un évêché dépendant de l'archidiocèse d'Embrun, supprimé vers 480 à l’époque de l’installation des Burgondes. Toutefois une bulle papale datée de 1057 adressée par Victor II à l'archevêque d'Embrun cite encore l'évêché de Rigomagensium.

La Via Cottia, voie romaine qui relie Rome à Arles en passant par Turin et Suze, construite pour éviter le passage par les turbulentes peuplades celtes qui gênent le passage des Alpes par le sud, passe sur le plateau, au nord de l'agglomération actuelle. Le vicus (bourg), dit aussi magos, se développe à côté.

Les actes de l'évêque métropolitain d'Embrun saint Pelade nous apprennent qu'il est venu à Chorges en 514 pour inaugurer un nouveau templum[30].

Aux XIe et XIIe siècles, l’Embrunais dépend d'un administrateur. Chorges est indépendante d’Embrun et possède sa châtellenie et son tribunal ou Cour commune. La bourgade est détruite avant 1077 par une guerre, selon Joseph Roman. Mais l’acte qui parle de la reconstruction, qui va durer un siècle, évoque peut-être des ruines datant des guerres contre les Sarrasins.

Entre 1080 et 1083, Chorges est le centre d'un conflit opposant les moines de Sainte-Marie-Saint-Victor, dépendant de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, et les chevaliers qui leur disputent des terres. Ces événements sont rapportés par les cartulaires de Saint-Victor et ont fait l'objet d'un réexamen récent par Florian Mazel.

Le 23 juin 1585, le duc de Lesdiguières prend la ville[31],[32].

En 1790 Chorges est initialement choisie comme siège du chef-lieu du département des Hautes-Alpes, avant que celui-ci soit transféré à Gap.

Politique et administration

modifier

Tendances politiques et résultats

modifier

Liste des maires

modifier
Liste des maires successifs[33]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1800 Jean Jacques Souchon    
1800 1808 Jean François Rispaud d'Aiguebelle    
1808 1810 Joseph Devars    
1810 1816 Jean Masson    
1816 1819 Jean Jacques Souchon    
1819 1826 Étienne Frédéric Provansal    
1826 1834 Jean Honoré Bertrand    
1834 1848 Joseph Frédéric Provansal    
1848 1851 Jean Honoré Bertrand    
1851 1856 Claude Durand    
1856 1863 Jean Baptiste Nicolas    
1864 1875 Jean Joseph Dioque    
1875 1878 Maurice Augier    
1878 1886 Antoine Gustave Provansal    
1886 1888 Antoine Aubin    
1888 1892 Joseph Sarlin    
1892 1895 Louis Bertrand    
1895 1902 Félix Garcin    
1902 1908 Louis Dusserre    
1908 1919 Antoine Gustave Provansal    
1919 1925 Raoul Bertrand    
1925 1940 Louis Masson    
1940 1942 Joseph Eyraud   premier adjoint, fait fonction de maire
1942 1944 Albert Dioque    
1944 1945 Marcel Guibaud    
1945 1947 Denis Disdier
(1906-1950)
DVG Conseiller général de Chorges (1945 → 1950)
1947 1953 Guy Dupuy    
1953 1959 Henri Gelpy    
1959 1965 Antoine Podevigne    
1965 mars 1971 Jacqueline Brandi[Note 4]   Enseignante
mars 1971 mars 1983 Lucien Guibaud PCF  
mars 1983 mars 2001 André Arnaud RPR Conseiller général de Chorges (1992 → 1998)
mars 2001 mars 2008 François Fennebresque PS Chargé de mission
mars 2008 en cours Christian Durand[34],[35] DVD Agriculteur sur moyenne exploitation
2e vice-président de la CC Serre-Ponçon
Réélu pour le mandat 2020-2026

Politique de développement durable

modifier

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[36].

Politique sportive

modifier

Labellisée "Terre de Jeux 2024" en octobre 2023, la commune prend part aux célébrations des Jeux Olympiques de Paris 2024 sur son territoire avec plusieurs événements sur la thématique des Jeux Olympiques (fan zone, carnaval, concours de photo, initiations sportives et ateliers de découvertes).

Intercommunalité

modifier

Chorges fait partie :

Population et société

modifier

Démographie

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[39].

En 2023, la commune comptait 3 146 habitants[Note 5], en évolution de +5,82 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6501 5081 7191 9362 0092 0101 8911 8721 892
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7991 8141 7951 7071 7701 9891 6171 4801 559
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3771 4061 3511 2701 2691 3631 3081 2481 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 1411 1731 2421 3911 5611 8822 3532 4852 774
2018 2023 - - - - - - -
3 0553 146-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

modifier

L'église paroissiale Saint-Victor

modifier

Histoire

modifier

L'église primitive de Chorges est construite de 1121 à 1124 par les religieux de l'abbaye Saint-Victor de Marseille à l'emplacement d'un ancien temple romain. (Réf. Mérimée)

Elle est successivement pillée par les mercenaires de François Ier en 1517 ; saccagée par les protestants de Louis Ayme en 1569 ; occupée par le duc de Lesdiguières en 1585 ; incendiée à deux reprises , d'abord en 1586 lors du siège de Chorges par Bernard de Nogaret et ensuite en 1692 lors de l'invasion du Dauphiné par les troupes du duc de Savoie Victor-Amédée II.

Pendant la Révolution, elle abrite du 4 au 15 juillet 1790 les 226 électeurs qui constituent la première assemblée départementale constituante du département des Hautes-Alpes nouvellement créé ; mais ils choisirent Gap comme chef–lieu.

L'église paroissiale Saint-Victor actuelle a gardé quelques survivances romanes après les restructurations intervenues aux XVIe et XVIIe siècles. Elle a été classée monument historique en 1862[42].

Architecture

modifier

Saint-Victor est de style composite. Elle est constituée d'une nef rectangulaire de deux travées assez massives qui précèdent un chœur plus bas que le reste de l'édifice. L'ensemble des travées de la nef est voûté d'une anse de panier très irrégulière qui remplace probablement une couverture charpentée. Sur la façade méridionale, deux des trois anciennes baies romanes en plein cintre, très hautes, ont été maintenues. Dans la première travée, un pilier qui ne paraît pas antérieur au XIVe siècle soutient la tribune. On y reconnaît des motifs géométriques (triangles, cercles, et une roue à huit branches), tandis que sur le bénitier sont représentées des coquilles Saint-Jacques. À l'extérieur, l'abside pentagonale retient l'attention par sa forme assez inhabituelle ; bien qu'elle paraisse assez remaniée son style reste roman. La façade méridionale garde également quelques marques de son appareil roman d'origine, malgré l'emploi de moellons de facture assez composite. La couleur rougeâtre indique la trace des incendies. On y distingue des traces d'arcs et de nombreux coups de sabre qui signalent les reprises. Dans l'ensemble, le monument a gardé, surtout au côté méridional, un aspect roman, renforcé par le caractère massif des proportions.

Le clocher prend appui sur le côté nord. Les deux étages supérieurs sont délimités entre eux par un cordon. Uniques à l'étage inférieur, les fenêtres sont géminées au-dessus. L'utilisation d'enroulements dans les colonnettes du clocher reste un usage archaïque.

L'accès sur le côté gauche se compose d'une porte avec arc en plein cintre à tores qu'accompagnent des colonnettes en retrait, dont les chapiteaux offrent un décor de type traditionnel (crochets, feuilles, écussons, anges, animaux) plus tardif que l'ensemble du monument. Dans ce portail l'emploi d'un trumeau central, exceptionnel dans le département, montre des tentatives d'innovation et l'application d'influences extérieures.

Autres lieux et monuments

modifier
  • Chapelle Saint-Jacques de Baie de Chanteloube.
  • Chapelle Saint-Louis-de-Gonzague des Olliviers.
  • Chapelle Saint-Pélade du Fein.
  • Chapelle Saint-Pierre du Bourget.
  • Chapelle Saint-Roch des Bernards.
  • Fontaine en marbre rose, construite à la suite de l'incendie du . On peut lire sur la stèle : « Le Bourg de Chorges à ses bienfaiteurs, à l'occasion des 9 et 10 septembre 1850 ». L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1930[43].
  • Porte des Souchons. Seule porte de la ville ayant subsisté. Il existe une rue Porte Reveline qui témoigne de la présence d'une autre porte autrefois.
  • Pierre de Néron, stèle gallo-romaine portant une inscription en latin où figure le nom de Néron et située sur le parvis de l'église.
  • Château de Chorges (détruit sous la Révolution), château aujourd'hui détruit mais dont différentes pierres ont été réutilisées dans le village (telles qu'un portique, des chapiteaux à personnages ou encore un haut de porte avec un écusson servant aujourd'hui de banc). Le château se trouvait en amont du village actuel, dans le lieu-dit Lachaup, au pied des vignes du Martouret.
  • Viaduc de Chanteloube, pont ferroviaire destiné à recevoir la ligne de Chorges à Barcelonnette (restée inachevée). Le pont est aujourd'hui partiellement submergé par le lac de Serre-Ponçon (son tablier étant en pente, la partie aval est noyée) mais peut encore se traverser lorsque les eaux de la retenue sont basses.

Personnalités liées à la commune

modifier
  • Charles Troesch, curé de la paroisse de Chorges depuis le 1er septembre 2014.

Héraldique

modifier
  Blason
D'azur au chevron bretessé d'or brochant sur les extrémités d'une croix alaisée d'argent issant de la pointe, au chef d'or chargé de trois cœurs de gueules[44].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • Georges Dioque, Au pays caturige, l'histoire bimillénaire de Chorges, Société d'études des Hautes-Alpes, 1980.
  • Jean Grosdidier de Matons, Armorial Haut-Alpin, Editions MEMOIRE & DOCUMENTS S.A.S.
  • Charles Monteynard, Cartulare monasterii beatorum Petri et Pauli de Domina, cluniascensis ordinis Gratianopoltanæ... page xxxiv.
  • Joseph Roman, Etat ecclésiastique administratif et féodal antérieur à 1789, histoire, biographie, bibliographie de chacune des communes qui le composent, l'édition de Paris : A. Picard, 1887-1890
  • Joseph Roman, Inventaire et analyse des documents du Moyen âge relatifs au Haut-Dauphiné, A. Picard, 1887-1890.
  • Joseph Roman, Recherches sur l'emplacement de la civitas et de l'évêché Rigomagensium : province ecclésiastique d'Embrun, Imprimerie de F. Allier père et fils, Grenoble, 1880 ; p. 55 (lire en ligne)
  • Nicolas Chorier, (1612-1692), Histoire générale du Dauphiné, 1869
  • Marcellin Fornier, (1592-1649), Histoire générale des Alpes Maritimes ou Cottiènes : et particulière de leur métropolitaine, Ambrun, AD des Hautes-Alpes, G 1513

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

modifier
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Jacqueline Brandi, née Simonneau le 13 juin 1932 à Levallois-Perret, décédée le 24 octobre 2017 à Gap. [1]
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. a et b « Hautes-Alpes > Chorges (05230) », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. « Chorges – Les Villages Étapes » (consulté le )
  3. « Piolit - Pic de Chabrières | hautes-alpes », sur hautes-alpes.n2000.fr (consulté le )
  4. Carte de Chorges sur Géoportail.
  5. « Chorges »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Lion 1906 (colonne « Cap » utilisée pour placer les communes limitrophes).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'Avance (X0510600) » (consulté le ).
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Torrent des Moulettes (X0500560) » (consulté le ).
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Torrent de Marasse (X0502380) » (consulté le ).
  9. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  10. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  11. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  12. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  13. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  14. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  15. « Orthodromie entre Chorges et Saint-Jean-Saint-Nicolas », sur fr.distance.to (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « St Jean-St-Nicolas », sur la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  17. « Station Météo-France « St Jean-St-Nicolas », sur la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  18. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  19. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  20. « Unité urbaine 2020 de Chorges », sur insee.fr (consulté le ).
  21. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  22. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Gap », sur insee.fr (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  25. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  26. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  27. Sur les Gobelets de Vicarello et sur la Table de Peutinger
  28. Louis Revon, Aimé Constantin (i.e. Claude Aimé), Gustave Maillard - 2004 - Revue savoisienne - Volume 144 - Page 192.
  29. Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière, Le grand dictionnaire geographique, historique et critique, tome 2, p. 269-270, Chez les libraires associés, Paris, 1768 (lire en ligne)
  30. Roland Moncho, A propos du « mallus » de la centaine en Provence. Quelques exemples de localisation possible : Mallemort et Malmont - Malemort (un quartier de Chorges), p. 127-129, dans Provence historique, tome 13, fascicule 62, 1963 (lire en ligne)
  31. Conseil général des Hautes-Alpes, Lesdiguières, consulté le 13 juillet 2010
  32. hautes-alpes1789.ifrance.com
  33. Liste des maires de Chorges, mise en ligne le 1er janvier 2007, consultée le 23 octobre 2009
  34. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  35. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  36. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Chorges, consultée le 27 octobre 2017
  37. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes de Serre-Ponçon par fusion des communautés de communes de l'Embrunais et du Savinois Serre-Ponçon et extension aux communes de Chorges et Pontis » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-015, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le ).
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  42. Notice no PA00080550, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. Notice no PA00080551, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « Site de la ville de Chorges »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).