Cheikh Lô
Cheikh Lô est un chanteur et musicien sénégalais, né en 1955 à Bobo Dioulasso au Burkina Faso.
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(en) cheikhlomusic.com |
Biographie
modifierCheikh N'Digel Lô naît en 1955 à Bobo Dioulasso, alors située en Haute-Volta[1], de parents sénégalais[2],[3]. Il commence très jeune à jouer de la musique et à chanter. Écoutant les disques de son frère, Lô découvre de nombreux styles musicaux, représentés par des artistes congolais, guinéens, ivoiriens ou américains[3]. Il écoute également l'orchestre Volta Jazz, un groupe installé à Bobo Dioulasso jouant aussi bien de la pop cubaine et congolaise que de la musique traditionnelle burkinabé[1]. Parti faire ses études au Sénégal, il travaille ses rythmiques sur ses genoux, dans les longs trains qu'il prend chaque été entre Dakar et Bamako[3].
À vingt ans, Lô commence par jouer de la batterie dans plusieurs groupes de son quartier, avant de rencontrer le bassiste de Volta Jazz. Après une audition où il chante sur un morceau de Laba Sosseh, il intègre même le groupe pour une soirée[1]. Il s'installe ensuite au Sénégal en 1978 et participe à différentes formations de mbalax. En 1985, il joue de la guitare et de la batterie avec de nombreux groupes ivoiriens ou français, ce qui lui donne la possibilité d'enregistrer plusieurs morceaux à Paris en 1987. Lorsque son groupe se sépare, il reste à Paris. Tout en jouant avec d'autres, il développe ses propres sons, décrits comme un mélange de mbalax et de reggae avec des influences sukus. Il est alors remarqué et produit par le producteur sénégalais Ibrahima Sylla avec qui il va faire trois albums. Son premier album, Né La Thiass, réalisé en 1995 en collaboration avec Youssou N'Dour, est un succès qui se prolonge par une tournée européenne[1].
Lô est membre de Baye Fall, une section de la confrérie des Mourides[2],[4]. C'est pourquoi il porte des dreadlocks, un signe distinctif de cette communauté musulmane très influente au Sénégal. Les influences reggae perçues dans sa musique ainsi que ses dreadlocks conduisent parfois à le considérer à tort comme un rastafari.
En 2008, il enregistre la chanson I Still Haven't Found What I'm Looking For du groupe rock U2 disponible sur l'album In The Name Of Love : Africa Celebrates U2, sorti en .
Discographie
modifier- Ne La Thiass (1996) (World Circuit Records / harmonia mundi)
- Bambay Gueej (1999) (World Circuit Records / harmonia mundi)
- Lamp Fall (2005) (World Circuit Records / harmonia mundi)
- Jamm (2010) (World Circuit Records / harmonia mundi)
- Balbalou (2015) (Wagram Music / Chapter Two Records)
- Maame (2025) (World Circuit Records)
Voir aussi
modifierArticle connexe
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 « Le grand invité Afrique - Cheikh Lô: «La musique est sacrée pour moi, je pourrais même dire que c'est une religion» », sur RFI, (consulté le )
- 1 2 « Cheikh Lo à l’eau », sur Libération, (consulté le )
- 1 2 3 « «Maame», nouvel album de Cheikh Lô ou l’art d’avancer en musique avec un rétroviseur », sur RFI, (consulté le )
- ↑ Cheikh Lô, « Balbalou », sur FIP, (consulté le )
Liens externes
modifier- (en) Biographie (World Circuit Records)
- (fr) Cheikh Lô sur kassoumay.com
- (en) Biographie (Leopard Man's African Music Guide)
- (en) Biographie (Cora Connection)
- (en) Article du Boston Phoenix
Bases de données et notices :
- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à l'audiovisuel :