Caravino
Caravino est une commune de la ville métropolitaine de Turin dans le Piémont en Italie.
| Caravino | |
Le Castello Masino | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom piémontais | Caravin |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10010 |
| Code ISTAT | 001056 |
| Code cadastral | B733 |
| Préfixe tél. | 0125 |
| Démographie | |
| Population | 891 hab.[1] (2026) |
| Densité | 77 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 24′ 00″ nord, 7° 58′ 00″ est |
| Superficie | 1 150 ha = 11,5 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Géographie
modifierCaravino est située dans le Canavais. Elle s'étend sur une superficie de 11,47 km² et culmine à une altitude de 257 mètres. La commune est traversée par des reliefs morainiques typiques de la région, offrant un paysage entre plaines et collines. Elle est bordée par les communes de Albiano d'Ivrea, Azeglio, Borgomasino, Cossano Canavese, Ivrée, Settimo Rottaro, Strambino et Vestignè.
Le territoire de Caravino est marqué par un patrimoine hydrogéologique, paysager et forestier important, contribuant à l'équilibre entre zones urbanisées et environnement naturel.
Histoire
modifierAntiquité
modifierLe territoire de Caravino était déjà fréquenté à l'époque préromaine. Avec l'arrivée des Romains (IIIe siècle) après J.-C., il intégra l'orbite d'Eporedia (aujourd'hui Ivrée), devenant un point stratégique de passage entre la plaine et les vallées alpines.
L'origine du nom "Caravino" reste incertaine, mais plusieurs hypothèses sont avancées :
- Cavrinum (« caprin »), évoquant l'élevage ovin, très répandu dans la région ;
- Quadratum, indiquant une position centrale entre Ivrée, Turin et Verceil.
- Carra-vinum, une ancienne unité de mesure du vin liée à la tradition agricole locale.
Moyen Âge
modifierLes premières mentions écrites de Caravino remontent au XIe siècle, lorsque le bourg apparaît comme un fief des comtes de Masino, branche de la puissante famille Valperga. C'est à cette époque que fut construit le château de Masino, destiné à devenir le centre politique et militaire de toute la région du Canavais. Autour du château, un habitat se développa, protégé mais aussi au cœur des tensions entre les Savoie, Verceil et le Montferrat.
Les bénédictins introduisirent dans la région le culte de Saint Jacques, qui devint le saint patron du bourg. Des traces de cette dévotion subsistent dans la petite église de Carpaneto, décorée au XVe siècle par Giacomino d'Ivrée.
En 1397, le bourg fut pillé par les troupes mercenaires de Facino Can, un épisode qui marqua profondément la communauté locale[3].
Époque moderne
modifierEntre les XVe et XVIe siècles, les Français arrivèrent, et la Paix de Cateau-Cambrésis (1559) consolida les liens dynastiques avec les Savoie. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les ducs de Savoie transformèrent le château de forte en résidence noble, avec des salles décorées et un vaste parc, symbole du pouvoir consolidé de la dynastie.
La population vivait principalement de l'agriculture et de la viticulture, activités qui caractérisent encore aujourd'hui le paysage collinaire.
La peste de 1630-1632 frappa durement Caravino, poussant les habitants à ériger l'église San Rocco en signe de vœu.
Époque contemporaine
modifierAu XIXe siècle, Caravino suivit les vicissitudes communes au reste du Canavais : occupations françaises, annexion au Royaume de Sardaigne, puis au Royaume d'Italie.
En 1929, la commune fut unie administrativement à Masino et Cossano Canavese, formant une seule entité. Cette expérience dura vingt ans : en 1949, Caravino retrouva son autonomie communale, tout en conservant Masino comme frazione.
Au XXe siècle, l'ouverture du château de Masino au public transforma le bourg en un point de référence culturel et touristique. Depuis 1998, le château est géré par le FAI (Fondo Ambiente Italiano), qui en a fait l'un des sites les plus visités du Piémont[4].
Patrimoine
modifier
- Château de Masino : résidence millénaire des Valperga, immergée dans un parc monumental et riche en salles décorées. Depuis 1998, il est géré par le FAI.
- Église San Giacomo in Carpeneto (it) : ancienne preuve du culte bénédictin.
- Église San Rocco : construite après la peste du XVIIe siècle, de style baroque.
- Église paroissiale San Solutore.
- Chapelles votives : Madonna delle Grazie, San Lorenzo et San Solutore, exemples de la dévotion populaire.
Administration
modifierCommunes limitrophes
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) Alessandro Maldera, « Storia di Caravino: feudalesimo, Savoia e l’eredità del Castello », sur Mole24, (consulté le )
- ↑ (it) « Comune di Caravino », sur comune.caravino.to.it (consulté le )