Ananie Rabier Bindzi
Ananie Rabier Bindzi est un journaliste et éditorialiste camerounais né à Douala et mort le 24 août 2026, connu pour sa carrière dans la presse écrite et audiovisuelle ainsi que pour la présentation de l'émission La Tribune de l'histoire sur Canal 2 International.
Biographie
modifierEnfance et formation
modifierAnanie Rabier Bindzi naît à Douala. Il effectue une partie de sa scolarité au collège Libermann, puis rejoint une école militaire à Brazzaville en 1956[1], avant de se réorienter vers le journalisme[1].
Carrière journalistique
modifierIl débute dans la presse écrite, collaborant notamment avec Jeune Afrique et Africa International[2], puis rejoint l'audiovisuel camerounais. En 2008, le Committee to Protect Journalists le présente comme reporter de Canal 2 International[3], et en 2013 comme directeur de l'information de la chaîne[4].
La Tribune de l'histoire
modifierRabier Bindzi est principalement connu pour avoir présenté La Tribune de l'histoire, émission consacrée à l'histoire du Cameroun, accueillant des témoins des périodes coloniale, de la décolonisation et de l'indépendance[5].
Affaire liée à l'Opération Épervier
modifierEn juin 2008, il participe à une émission consacrée à l'opération Épervier, campagne gouvernementale de lutte contre la corruption. Il est ensuite convoqué par la police judiciaire de Douala, alors présenté comme directeur de la coopération internationale de Canal 2 International[6].
Le CPJ indique qu'il fait partie des journalistes poursuivis à la suite d'un débat sur les enquêtes visant l'ancien dirigeant de Camair, pour « commentaires tendancieux » et divulgation d'un document confidentiel[3], dans un contexte de pressions sur la presse liées à l'Épervier[7]. Amnesty International rapporte qu'en 2013, il attendait toujours son procès, les charges paraissant motivées par des considérations politiques[8].
Prises de position et controverses
modifierEn 2015, une émission consacrée au général Pierre Semengue suscite des critiques publiques sur la présentation de certains épisodes de l'histoire du Cameroun[9]. En 2021, il intervient sur la crise anglophone au Cameroun lors d'une émission sur STV[10]. En 2022, il commente la place des militaires dans la gestion politique des États africains, dans le contexte du coup d'État de 2022 au Burkina Faso[11].
Mort
modifierNotes et références
modifier- 1 2 « Ananie Rabier Bindzi : Sa passion lui vient-elle de son histoire ? », sur Médias du Cameroun, (consulté le )
- 1 2 « Nécrologie : le journaliste Ananie Rabier Bindzi est mort », sur Actu Cameroun, (consulté le )
- 1 2 « Attaques contre la presse en 2010 : Le Cameroun », sur Committee to Protect Journalists, (consulté le )
- ↑ « Média – CANAL2 : Jean-Jacques Zé limogé de son poste de rédacteur en chef », sur Le Bled Parle, (consulté le )
- ↑ « La tribune de l'Histoire », sur Médias du Cameroun, (consulté le )
- ↑ « Douala : La Pj entend Ananie Rabier Bindzi », sur Bonaberi.com, (consulté le )
- ↑ « Au Cameroun, le harcèlement des journalistes alarme le CPJ », sur Committee to Protect Journalists, (consulté le )
- ↑ « Cameroun », sur Amnesty International Belgique, (consulté le )
- ↑ « Tribune de l'histoire : Hilaire Kamga accuse le journaliste Ananie Rabier Bindzi et le Général Semengue de mensonges », sur Le Bled Parle, (consulté le )
- ↑ « Résolution de la crise anglophone : le journaliste Ananie Rabier Bindzi dédouane le chef de l'Etat de toute responsabilité », sur Actu Cameroun, (consulté le )
- ↑ « Impact des régimes militaires en Afrique selon Ananie Rabier Bindzi », sur Actu Cameroun, (consulté le )
- ↑ « Décès d'Ananie Rabier Bindzi : le Cameroun perd un témoin de son histoire », sur Camer.be, (consulté le )