Ambutrix

commune française du département de l'Ain

Ambutrix (prononcé [ɑ̃bytʁiks] Écouter) est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ambutrix
Ambutrix
La mairie d'Ambutrix.
Blason de Ambutrix
Blason
Image illustrative de l’article Ambutrix
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine de l'Ain
Maire
Mandat
Dominique Deloffre
2026-2032
Code postal 01500
Code commune 01008
Démographie
Gentilé Butrians
Population
municipale
760 hab. (2023 en évolution de +1,06 % par rapport à 2017)
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 23″ nord, 5° 20′ 20″ est
Altitude Min. 237 m
Max. 370 m
Superficie 5,22 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Ambérieu-en-Bugey
(banlieue)
Aire d'attraction Ambérieu-en-Bugey
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ambérieu-en-Bugey
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Ambutrix
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Ambutrix
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Ambutrix
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Ambutrix
Liens
Site web ambutrix.fr

Géographie

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La commune est située au pied du début de la montagne du Bugey, à 5 km au sud d'Ambérieu-en-Bugey.


Communes limitrophes

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Communes limitrophes d’Ambutrix
Saint-Denis-en-Bugey Bettant
Leyment  
Lagnieu Vaux-en-Bugey

Relief et géologie

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Ambutrix est située sur un substrat d'origine alluvial, datant principalement du Quaternaire. La colline, culminant à 370 mètres à Ambutrix, s'avère être une formation fluvio-glaciaire. Il s'agit, plus précisément, d'une moraine datant de l'avant-dernière glaciation appelée glaciation de Riss, ici un poudingue, composé de galets principalement calcaires dans une matrice sablo-limoneuse. La base de la colline alluviale date du Miocène : on y trouve des galets à forte teneur en silice dans une matrice gréseuse. La plaine, quant à elle, possède un faciès datant de la glaciation de Würm : des alluvions fluvio-glaciaires constitués de galets calcaires arrondis dans une matrice limoneuse[1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 218 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Gaillard à 5 km à vol d'oiseau[8], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 117,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −26,9 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station AMBERIEU (01) - alt : 250 m, lat : 45°58'35"N, lon : 5°19'45"E (à 4,2 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
18,7
25.01.25
22,9
28.02.1960
26,6
22.03.1990
29,7
14.04.24
34,4
24.05.09
38,1
22.06.03
40,2
27.07.1983
41,2
24.08.23
35,4
05.09.1949
29,9
09.10.23
23,2
12.11.1995
21,3
18.12.1989
41,2
2023
Maximale moyenne 6,5 8,4 13,5 17,1 20,9 25 27,5 27,3 22,4 17,1 10,8 7 17
Moyenne 3,2 4,2 8 11,3 15,2 19 21,1 20,9 16,7 12,6 7,1 3,9 11,9
Minimale moyenne −0,1 0 2,6 5,5 9,5 13 14,7 14,4 10,9 8,1 3,5 0,8 6,9
Record de froid
date du record
−26,9
23.01.1963
−20,8
05.02.1963
−15,5
07.03.1971
−6,1
08.04.1956
−3,3
01.05.1960
1,3
04.06.1962
3,6
08.07.1954
3
30.08.1986
−1,2
27.09.1972
−7,2
31.10.1997
−10
27.11.1955
−17,3
20.12.09
−26,9
1963
Précipitations
Hauteur (mm) 84,9 70 75 87,2 106,4 88,8 86 83 106,1 117,7 117,9 94,5 1 117,5
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
45,9
16.01.15
52,2
06.02.09
69,7
06.03.1959
71,3
23.04.1971
98,1
10.05.21
73,7
09.06.1953
93,6
20.07.1943
77,2
02.08.1968
88,6
12.09.1994
101,9
07.10.1970
94,8
15.11.1967
94,4
09.12.1954
101,9
1970
Ensoleillement
Heures 67,9 98,4 170 193,6 220,3 251,9 287,8 261,1 188,9 121,6 72,8 54,9 1 989
Source : « Fiche 1089001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
6,5
−0,1
84,9
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
8,4
0
70
fév.
13,5
2,6
75
mars
17,1
5,5
87,2
avril
20,9
9,5
106,4
mai
25
13
88,8
juin
27,5
14,7
86
jui.
27,3
14,4
83
août
22,4
10,9
106,1
sep.
17,1
8,1
117,7
oct.
10,8
3,5
117,9
nov.
7
0,8
94,5
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au , Ambutrix est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ambérieu-en-Bugey, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ambérieu-en-Bugey, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (70,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (36,2 %), forêts (30,4 %), zones agricoles hétérogènes (20,9 %), zones urbanisées (12,4 %)[17].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement

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En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 366, alors qu'il était de 349 en 2016 et de 330 en 2011[I 1].

Parmi ces logements, 90,9 % étaient des résidences principales, 3,2 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,1 % des appartements[I 1].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ambutrix en 2022 en comparaison avec celle de l'Ain et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,2 %) inférieure à celle du département (5,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 74,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (73,1 % en 2013), contre 62,7 % pour l'Ain et 57,6 % pour la France entière[18].

Le logement à Ambutrix en 2022.
Typologie Ambutrix[I 1] Ain[I 2] France entière[I 3]
Résidences principales (en %) 90,9 86,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,2 5,5 9,7
Logements vacants (en %) 5,9 7,9 8,0

Voies de communication et transports

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Voies routières

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La ville est traversé depuis 1996 par la route départementale D 1075 (l'ancienne route nationale 75) qui relie Bourg-en-Bresse à Sisteron.

Transports en commun

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Il n'existe plus de desserte ferroviaire pour les voyageurs à Ambutrix, la halte d'Ambutrix ayant fermée.

La gare d'Ambérieu-en-Bugey se trouve à 4 km du centre d'Ambutrix.

La ville d'Amburix est reliée par deux lignes d'autocars à la demande « Cars Région Ain », gérées par la Région. La A10 qui relie le PIPA à la gare d'Ambérieu-en-Bugey, et la A49 qui relie Lhuis à la gare d'Ambérieu-en-Bugey[19].

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formes Crux de Embruti en 1180, Ambutri en 1212, Ambutris en 1347, Ambutrix en 1385. Il provient de Ambutriacum qui est le nom d'ancien domaine d'origine gallo-romaine[20].

Toutefois, en francoprovençal, langue régionale, le « x » final ne se prononce pas ( à l'instar d'Oyonnax ou de Chamonix ). Cette lettre « x », apparue avec les scribes du comté puis duché de Savoie, indique l'accentuation sur la dernière syllabe (oxytonisme), le différenciant ainsi avec le « z » final ( à l'instar de Cormoz ou de Culoz ) qui sert à marquer le paroxytonisme et qui, par conséquent, ne se prononce pas non plus[21].

Histoire

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Histoire du village

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Des fouilles archéologiques ont révélé la présence d'un habitat gallo-romain datant de l'Âge du bronze final[22].

Dès le XIIe siècle, la paroisse d'Ambutri (sans le x) est mentionnée sous le vocable de Saint Maurice , laquelle appartenait à l'abbaye de Saint-Rambert-en-Bugey[23].

Au XIVe siècle, Ambutris fait partie du territoire appartenant aux Dauphins de Viennois. À la fin du mois d', Ambutris est incendié et ravagé, pendant huit jours consécutifs, par le comte de Savoie, Aymon le Pacifique[24],[25]. Peu de temps, après, le traité de Chapareillan stipule que la frontière entre le Dauphiné et la Savoie se situe au niveau de l'Albarine. Ce traité de paix provoque encore des conflits.

En 1349, le dauphin Humbert II de Viennois cède le Dauphiné au roi de France Philippe VI de Valois via son fils Jean II le Bon. Le village devient alors français pendant six ans et le futur roi Charles V devient alors dauphin.

En 1355, le traité de Paris stipule que le Rhône fait désormais office de frontière entre le Dauphiné, devenu français et le comté de Savoie. Ambutrix devient, à cette date, savoyarde. C'est à cette période savoyarde que le « x » apparaît à la fin du nom du village, pour signifier l'oxytonisme.

En 1460, Ambutrix appartient au marquisat de Saint-Sorlin, au sein du duché de Savoie.

En 1601, le traité de Lyon permet au Bugey, à la Bresse savoyarde, au pays de Gex et une partie des Dombes de devenir français. Ambutrix appartient, dès lors, non plus au duché de Savoie mais au royaume de France.

Histoire du château de Verneaux

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Les premiers seigneurs de Verneaux et bâtisseur du château appartenaient à la maison de Vareilles (selon le recueil de Samuel Guichenon). Cette famille inféoda les terres d'Ambutrix aux sires de Coligny. Cette lignée faillit avec Agnès de Vareilles, Dame de Verneaux, qui se maria en 1402 avec Jacques de Rougemont issu de la maison de Rougemont. Dès lors commença la branche des seigneurs de Verneaux avec noms et armes de Rougemont. En 1437, Galéas de Saleneuve, seigneur de Saint-Denis-de-Chosson (Saint-Denis-en-Bugey), est en butte à certaines prétentions de son voisin, Jacques de Rougemont, seigneur des Verneaux, dans la paroisse d’Ambutrix, dépendante du mandement de Saint-Denis. Il doit défendre énergiquement ses droits en justice. En 1468, mariage de Philibert de Rougemont, chevalier, seigneur de Verneaux, petit-fils de Jacques de Rougemont.

La branche des seigneurs de Verneaux failli avec la mort de Hugues de Rougemont en 1620. Les possessions furent vendues à Jeanne de Moyria veuve de Hugues et Pierre de Montferrand seigneurs de Château-Gaillard[26]. C'est à cette époque que la seigneurie passe aux mains des comtes de Savoie[27]. En 1775, la seigneurie, par mariage de Louise de Montferrand fille unique de Charles de Montferrand, passe à Hugues de Valernod président et lieutenant général au présidial de Valence. Leur fille, Marie de Valernod, se maria avec Victor de Murat, dernier possesseur de la seigneurie[27].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Belley du département de l'Ain[28].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Lagnieu. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour les élections départementales, la commune se trouve depuis 2014 dans le canton d'Ambérieu-en-Bugey[28] porté de 8 à 17 communes.

Pour les élections législatives, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Ain depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010[29].

Intercommunalité

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La commune d'Ambutrix est membre de la communauté de communes de la Plaine de l'Ain, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Chazey-sur-Ain. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[30].

Tendances politiques et résultats

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Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Présidentielle 2017[31] FN 28,54 LREM 20,08 LFI 18,82 LR 17,76 LREM 60,14 FN 39,86 Pas de 3e
Législatives 2017[32] LR 34,41 MoDem 24,44 FN 15,11 LFI 14,79 LR 66,67 MoDem 33,33 Pas de 3e
Européennes 2019[33] RN 24,31 LREM 22,36 EELV 13,81 UCD 10,64 Tour unique
Municipales 2020[34] SE 100,0 Pas de 2e Pas de 3e Pas de 4e Pas de 2d tour
Présidentielle 2022[35] RN 32,83 LREM 23,54 LFI 15,33 REC 6,70 RN 51,71 LREM 48,29 Pas de 3e
Législatives 2022[36] RN 28,34 NUP 22,80 ENS 20,52 LR 16,94 ENS 56,06 NUP 43,94 Pas de 3e
Européennes 2024[37] RN 43,11 PS 11,98 ENS 11,68 LFI 6,59 Tour unique
Législatives 2024[38] RN 43,63 UG 20,83 ENS 20,10 LR 11,27 ENS 50,75 RN 49,25 Pas de 3e

Élections présidentielles Résultats des seconds tours.

Référendums

Administration municipale

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Liste des maires successifs[39],[40]
Période Identité Étiquette Qualité
An I An II Jean-Baptiste Fournier    
messidor an II An III Jean-Baptiste Claret    
An III An IV Claude François Violand    
germinal an XIII prairial an XIII Antoine Claude Violand    


1815 1819 Maurice Fournier    
février 1819 1829 Joseph Marie Decroso    
1831 1837 Jean-Baptiste Fournier    
1837 1840 Claude Violland    
1840 1842 Henri Fournier    
1842 1848 François Ballet    
1848 1865 Joseph Marie Decroso    
1878 NC Humbert Paccallet    
mai 1892 1908 Jean-Baptiste Cagnin    
mai 1908 1912 Eugène Dubief    
mai 1912 NC Jean-Marie Claret    
décembre 1919 1925 Louis Auguste Ballet    
mai 1925 1929 Hippolyte Guillot PRRRS  
1929 1933 Ernest Rongier PRRRS  
1933 1935 Henri Christin    
mai 1935 1937 Louis Auguste Ballet    
juin 1937 juin 1942 Charles Chêne    
juin 1942 1953 Hippolyte Guillot RI  
1953 1977 Delphin Quinson républicain puis
MRP et CD
 
1977 1995 Roger Vavrille DVG Verrier
1995 2001 Roland Dulot DVG  
2001 2014 Patrick Paccallet NC Employé à la Caisse d’épargne
2014 En cours Dominique Deloffre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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Les habitants s'appellent les Butrians (au féminin les Butrianes)[41].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].

En 2023, la commune comptait 760 habitants[Note 3], en évolution de +1,06 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
311318490434402377349357357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
359340321286294280280270264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
263236241260284277249260263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
293327353405595586641657744
2018 2023 - - - - - - -
755760-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2021, selon l'enquête de l'Insee[I 4], les revenus moyens nets par foyer étaient de l'ordre de 26 300 euros par an.

En 2022 la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 490 personnes, parmi lesquelles on compte 79,7 % d'actifs (76 % ayant un emploi et 3,7 % de chômeurs) et 20,3 % d'inactifs[Note 4],[I 5]. En 2022, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans été de 4,7 % contre 7,5 % en 2011[I 6].

Sur ces 372 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 42 travaillent dans la commune, soit 11,3 % des habitants[I 7]. Pour se rendre au travail, 81,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,1 % un deux-roues motorisé, 8,7 % les transports en commun, 3,2 % à vélo ou à pied et 5,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 8].

Activités hors agriculture

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Secteurs d'activités

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59 établissements[Note 5] sont implantés à Ambutrix en . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 6],[I 9].

Secteur d'activité Commune Département[46]
Nombre % %
Ensemble 59 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,

industries extractives et autres

1 1,7 % (8,7 %)
Construction 12 20,3 % (13,4 %)
Commerce de gros et de détail,

transports, hébergement et restauration

27 45,8 % (23 %)
Information et communication 2 3,4 % (2,5 %)
Activités financières et d'assurance 1 1,7 % (4,8 %)
Activités immobilières 3 5,1 % (5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques

et activités de services administratifs et de soutien

4 6,8 % (18,2 %)
Administration publique, enseignement,

santé humaine et action sociale

3 5,1 % (13,7 %)
Autres activités de services 6 10,2 % (10,4 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 45,8 % du nombre total d'établissements de la commune (27 sur les 59 entreprises implantées à Ambutrix), un chiffre supérieur au résultat du département (23 %).

Agriculture

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Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 7 lors du recensement agricole de 1988[Note 7] à 2 en 2000 puis à 1 en 2010[48] et enfin à 1 en 2020[Carte 2], soit une baisse de 85,5 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 73 % de ses exploitations[49],[Carte 3].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 7 2 1 1
SAU[Note 8] (ha) 67 99 96 115


La surface agricole utilisée sur la commune a augmenté, passant de 67 ha en 1988 à 115 ha en 2020. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a fortement augmenté de 9,5 ha à 115 ha[49],[50].

Viticulture

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Pressoir exposé à l'entrée du village d'Ambutrix.

La colline d'alluvions fluvio-glaciaires offre des terrains propices à la viticulture (terrain en pente constitué de nombreux galets dans une matrice sablo-limoneuse, exposé sud-ouest). Cette production de vin, issue de cépages multiples, était surtout destinée à la consommation personnelle : il s'agissait de vin rouge de table. Toute la colline alluviale était cultivée, de Saint-Denis-en-Bugey jusqu'à Vaux-en-Bugey. Aussi, afin de faciliter les vendanges, il existait quelques grangeons sur la colline pour entreposer le matériel, y manger un repas pendant les vendanges et les festivités. Toutefois, les parcelles de vignes sont petit à petit abandonnées dans les années 1980 et la colline, autrefois entièrement cultivée sur le versant ensoleillé, devient une colline boisée où poussent désormais principalement des frênes, des robiniers et des érables.

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Monument aux morts d'Ambutrix.
  • Château de Verneaux (ruines).
Construit sur la colline qui domine le village, cet ancien château fort du XIIIe siècle se situait non loin du château de Saint-Denis-en-Bugey. Le château de Verneaux est un édifice possédant quatre tours[51], dominant le village, du haut du plateau de Colou, à 370 m d'altitude[52]. Il appartient successivement à la maison de Vareilles, à la maison de Rougemont puis à la famille de Montferrand et enfin aux Valernot. Le dernier possesseur du château fut Victor de Murât. La bâtisse a été pratiquement entièrement détruit à la Révolution française. Il ne subsiste, aujourd'hui, qu'un pan de mur envahi par le lierre. Des frênes poussent à l'intérieur du château totalement ruiné.
 
Pan de mur du château de Verneaux qui domine le village.
  • Croix Baltazar.

Une croix de calcaire a été érigée, le , à 323 m d'altitude, sur le chemin entre Ambutrix et Bettant, par Joseph Chadel et Jeanne Marie Broise, couple de cultivateurs propriétaires à Ambutrix.

 
Croix Balthazar, érigée le 8 février 1868, entre Ambutrix et Bettant, par le couple de cultivateurs propriétaires, Joseph Chadel et Jeanne Marie Broise.
Elle apparaît pour la première fois dans une charte de 1180. En 1191, le pape Innocent III confirme l'église à l'abbaye de Saint-Rambert-en-Bugey. Elle fut ensuite une annexe de l'église de Vaux en Bugey qui elle-même dépendait du diocèse de Lyon[27]. Un incendie détruit presque totalement l'édifice en 1895 mais l'église est reconstruite en 1898[53].
Son originalité repose dans le clocher comtois paré de tuiles vernissées, constituant une couverture polychrome ornée d'une croix dorée.
 
Église Saint-Maurice d'Ambutrix.

Héraldique

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  Blason
D’azur à une porte de ville d’argent ouverte du champ, maçonnée de sable, posée sur un tertre de gueules, à l’épée haute du second transperçant la porte et chargée d’un casque gaulois ailé du même brochant en chef.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Animations

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La vogue a lieu le premier week-end de septembre et est organisée par les conscrits du village.

Littérature

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Le livre Le Mage et l'Inspecteur localise son intrigue dans le village d'Ambutrix où un inspecteur se retrouve coincé pour quelques jours alors qu'un groupe de mage se réunit au même moment. Le livre détaille les ruelles du village et le caractère de sa population[54].

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  4. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  5. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  6. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  7. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[47].
  8. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  1. BRGM, Notice explicative de la carte géologique de la région d'Ambérieu-en-Bugey à l'échelle 1/50000.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Ambutrix et Château-Gaillard », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Ambérieu », sur la commune de Château-Gaillard - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  10. « Station Météo-France « Ambérieu », sur la commune de Château-Gaillard - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  12. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. « Unité urbaine 2020 d'Ambérieu-en-Bugey », sur insee.fr (consulté le ).
  14. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  15. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Ambérieu-en-Bugey », sur insee.fr (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Ambutrix - Section LOG T7 » (consulté le ).
  19. « 01500 Ambutrix Ain | La Région vous transporte », sur www.laregionvoustransporte.fr (consulté le )
  20. Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs », sur henrysuter.ch.
  21. Mathieu Avanzi, « toponymie alpine : les noms de lieux en -oz / -az / -uz et -ax / -ex / -ix ».
  22. Archéologie de la France, « Ambutrix – Sous la ville, les Prés d’Ambutrix (tranche 2), Opération préventive de diagnostic (2006) », .
  23. Jordi Rubio, service archives du centre de gestion de l'Ain, « Inventaire des Archives - fonds communal d'Ambutrix ».
  24. Compte de la châtellenie de Saint-Germain, 1er compte, peau 4
  25. Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey, les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282-1355), Lyon, Presses Universitaires de Lyon, (ISBN 2-7297-0762-X), p. 75
  26. Usages des pays de Bresse, Bugey et Gex, leurs statuts, stil & édits… Par Charles Revel
  27. a b et c Louis Trenard & Raymond Chevalier, Histoire des communes de l'ain.
  28. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
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  38. « Les archives des élections en France », sur archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  39. « Les maires de Ambutrix » (consulté le ).
  40. Dominique Saint-Pierre, « Dictionnaire des hommes et des femmes politiques de l'Ain » (consulté le ).
  41. Gentilé, sur habitants.fr
  42. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  46. « Chiffres-clés - Créations d'entreprises en 2023 dans l'Ain - Section DEN T4 | Insee » (consulté le )
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  49. a et b « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans le département de l'Ain » (consulté le ).
  50. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne » [archive du ], sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  51. Louis Charpy, Sous le ciel de Vaux-en-Bugey, Lyon, Laser Éditions,
  52. Carte IGN, IGN
  53. Jordi Rubió, Service Archives du Centre de gestion de l’Ain, « Inventaire des archives de la commune d'Ambutrix , 1670 - 2019 », .
  54. « Christian Letellier : « Ce panneau m'a donné envie d'utiliser Ambutrix comme décor de mon roman » », sur lavoixdelain.fr, (consulté le ).