Amateur

personne attachée à un centre d'intérêt de manière non professionnelle

Un amateur est une personne qui se livre à une activité en dehors de son cadre professionnel, généralement sans rémunération, et dont la motivation ressort essentiellement de la passion.

Une pianiste amatrice dans la station de métro Diagonal (métro de Barcelone) en 2017.
Une chorale paroissiale à Eupen (Wallonie, Belgique).

Cette activité peut être artistique (peinture, photographie, musique), sportive (cyclisme, football, rugby) ou relever d'un autre domaine, par exemple le jardinage.

Répondant en partie à des prescriptions et des désirs mimétiques, les pratiques amateurs supposent également un engagement personnel que ne considère pas toujours une sociologie déterministe[1].

Amateur et professionnel

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L'amateur est souvent connoté péjorativement, soit par l'implication d'un manque de compétences, notamment en sport, soit par la moindre consécration symbolique accordée à une pratique désintéressée[2].

La notion sert ainsi parfois plus à dévaloriser un acteur qu'à décrire un comportement, ce qui affaiblit sa légitimité théorique[3].

Dans le sport

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Pilote amateur[En quoi ?] de Moto GP, en pleine course sur un circuit.

Néanmoins, la préférence des professionnels aux amateurs ne s'avère pas systématique. Ainsi, les Jeux olympiques ont été de 1894 à 1981 réservés officiellement aux sportifs amateurs[4]. C'est ainsi que Jim Thorpe, vainqueur aux Jeux olympiques de 1912, perd ses médailles pour avoir été payé dans des épreuves de baseball auparavant. C'est en 1981 que le CIO, sous l'égide de son président Juan Antonio Samaranch, autorise les sportifs professionnels à participer aux JO, autorisation étendue aux boxeurs pour les Jeux de 2016 à Rio de Janeiro.

Accès à la reconnaissance

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Les amateurs jouent parfois un rôle essentiel dans l'avancée de leur domaine de prédilection, tel que le logiciel libre, la musique libre, l'astronomie, plusieurs sciences naturelles comme l'ornithologie ou l'entomologie.

Le web participatif facilite et explique le plus grand pouvoir d'impact des profanes dans l'élaboration du savoir, la production artistique ou l'engagement politique[5]. C'est une figure importante dans le travail du philosophe Bernard Stiegler[6],[7], notamment dans sa conception d'une économie contributive.

Tableaux de Daumier

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Notes et références

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  1. Antoine Hennion « Réflexivités. L'activité de l'amateur », Réseaux 1/2009 (no 153), p. 55-78. Accessible en ligne
  2. Massyl khodja, Joueur Professional, JSKabylie, JSK, , 983 p. (Massyl khodja Joueur Professional JSK Signore), JSKabylie
  3. André Gunthert, « Ne parlons plus des amateurs. » Billet du blog L'Atelier des icônes.
  4. L'amateurisme aux Jeux olympiques, sur Universalis.fr
  5. Patrice Flichy, Le Sacre de l'amateur. Sociologie des passions ordinaires à l'ère numérique, Seuil & La République des idées, 2010
  6. D. L., « L'"amatorat" peut changer les relations entre science et société », Le Monde, (lire en ligne)
  7. Dominique Pety, « Le rôle de l’amateur dans la construction des savoirs (XIXe-XXIe siècles)siècles) », dans Patrimoine et Humanités numériques, Editions des archives contemporaines, , 29–38 p. (lire en ligne)

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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