310e régiment d'infanterie (France)
Le 310e régiment d'infanterie (310e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 et en 1939 avec des réservistes du 110e régiment d'infanterie.
| 310e régiment d’infanterie | |
Insigne régimentaire du 310e régiment d’infanterie | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Fait partie de | 51e division d'infanterie |
| Devise | Tic tac, toujours d'attaque |
| Inscriptions sur l’emblème | Champagne 1915 Verdun 1916 3e groupement de bataillons de choc, commandos d'Afrique 1945-1952 |
| Guerres | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 une étoile d’argent |
| modifier |
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Création et différentes dénominations
modifier- : 310e régiment d'infanterie.
- : dissolution.
- : 310e régiment d'infanterie.
- : capture.
Chefs de corps
modifierHistorique des garnisons, combats et batailles
modifierPremière Guerre mondiale
modifierAffectation
modifierAffectations : Dunkerque, 102e brigade d'infanterie, 51e division d'infanterie, 1re région militaire, 4e groupe de réserve.
1914
modifierSecteur de L'Aisne. (bataille de la Marne), Fort de la Pompelle.
1915
modifierSecteur de Reims.
1916
modifierLe régiment est dissous en juin. Les soldats rejoignent les 208e régiment d'infanterie et le 273e régiment d'infanterie pour former leur 3e bataillons.
Seconde Guerre mondiale
modifierEn août-septembre 1939 sont mis sur pied sept bataillons du 310e régiment d'infanterie, avec des réservistes encadrés par des cadres du 110e régiment d'infanterie[1]. Les trois premiers bataillons forment le régiment proprement dit et sont rattachés à la 51e division d'infanterie. Les quatre autres (IVe à VIIe) sont affectés à l'organe de défense côtière A de Dunkerque-Boulogne[2].
En décembre 1939, les IVe, Ve et VIIe bataillons entrent dans la composition de la 225e demi-brigade d'infanterie, renommée 225e RI le mois suivant (rattaché à la 68e division d'infanterie)[1],[3]. Le VIe bataillon rejoint la 272e demi-brigade d'infanterie[3].
Au , les bataillons I, II et III étaient sur la ligne Maginot du côté du bois du Four , près de Longuyon. À la prise de Montmédy et pour éviter de se faire encercler, ils reculèrent en menant des combats d'arrière-garde. Finalement et comme ordonné, ils prirent position sur la Moselle au sud de Toul - Maron, où les engagements continuèrent jusqu'au , date d'un premier cessez-le feu[réf. nécessaire]. Le régiment est alors capturé par les Allemands et ses hommes partent en captivité en Allemagne[4].
Fin mai 1940, le VI/310e, en position sur l'Aa, quitte la 272e demi-brigade et passe au régiment Z du secteur fortifié des Flandres[5],[6],[7],[8],[9]. Les trois bataillons du 225e RI et le VI/310e participent jusqu'au bout à la défense de Dunkerque.
Drapeau
modifierIl porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[10] :
- Champagne 1915
- Verdun 1916
- Sur l'avers est inscrit : 3e groupement de bataillons de choc, commandos d'Afrique 1945-1952
Le 2 avril 1945, le drapeau du 310e RI est remis par le général de Gaulle au lieutenant-colonel Bouvet commandant les commandos d'Afrique[11]. Ancien du 310e RI, Bouvet avait participé à la mise en terre de ce drapeau près de Toul en juin 1940 pour éviter qu'il soit capturé par les Allemands[12].
Décorations décernées au régiment
modifierSa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec une étoile d'argent (une citation à l'ordre de la division).
Insigne
modifierLe régiment adopte un insigne portant un moulin à vent, référence aux moulins parsemant la Flandre maritime. L'insigne porte également la devise régimentaire « Tic-tac, toujours d'attaque » autour du moulin[3].
Cet insigne est fabriqué en version métallique par l'entreprise Fraisse-Demey[3].
Personnalités ayant servi au 310e RI
modifier- Raoul Gressier (1885-1915), footballeur, mort pour la France au 310e le 6 octobre 1915[13].
- Georges-Régis Bouvet (1902-1976), général, capitaine au 310e en 1940[14],
- Victor Farvacque (1902-1940), footballeur, mort pour la France au 310e le 24 mai 1940[15].
Sources et bibliographie
modifier- Serge Andolenko, Recueil d'historiques de l'infanterie française, Paris, Eurimprim, , 413 p. (OCLC 23418405).
- Serge Blanckaert, Dunkerquois sur tous les fronts, 1939-1945: histoires de guerre, La Voix du Nord, (ISBN 978-2-908260-74-8, lire en ligne).
Notes et références
modifier- Blanckaert 1996, p. 19.
- ↑ « Regiments français », sur www.atf40.fr (consulté le )
- Jacques Sicard, « Les régiments d'infanterie de série B et leurs insignes », Militaria Magazine, no 67, , p. 46-51 (ISSN 0753-1877)
- ↑ Jacques Sicard, « Les régiments d'infanterie de série B et leurs insignes », Militaria Magazine, no 66, , p. 47-51 (ISSN 0753-1877)
- ↑ Service historique de l'Armée, Les grandes unités françaises : historiques succincts (GUF), vol. 2, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 798 - 799
- ↑ Bertrand Fagalde, « La bataille de Dunkerque : mai-juin 1940 [suite] », Revue militaire suisse, vol. 97, no 4, (DOI 10.5169/SEALS-348479, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Bertrand Fagalde, « La bataille de Dunkerque (mai-juin 1940) [suite] », Revue militaire suisse, (DOI 10.5169/SEALS-348482, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Bertrand Fagalde, « La bataille de Dunkerque mai-juin 1940 [suite] », Revue militaire suisse, vol. 97, no 6, (DOI 10.5169/SEALS-348488, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Bertrand Fagalde, « La bataille de Dunkerque (mai-juin 1940) [fin] », Revue militaire suisse, vol. 97, no 7, (DOI 10.5169/seals-348493, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27,
- ↑ Blanckaert 1996, p. 192.
- ↑ Georges-Régis Bouvet, « Commandos d'Afrique, de Bizerte au Rhin », Revue historique de l'Armée, no 56, , p. 109-120 (lire en ligne)
- ↑ « Fiche individuelle de Raoul Daniel Gressier, mort pour la France », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr, Ministère de la Défense, (consulté le ).
- ↑ Blanckaert 1996, p. 190.
- ↑ « Fiche individuelle de Victor Gérard Farvacque, mort pour la France », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, Ministère de la Défense (consulté le )
