transfuge
transfuge
n.m. [ du lat. transfuga, déserteur, de fugere, fuir ]transfuge
(tʀɑ̃sfyʒ)nom masculin-féminin
TRANSFUGE
(tran-sfu-j') s. m.REMARQUE
- " Transfuge : ce mot est nouveau, mais reçu avec applaudissement, à cause de la nécessité que l'on en avait.... transfuge.... est quiconque quitte son parti pour suivre celui des ennemis, " [VAUGEL., Rem. t. II, p. 760, dans POUGENS]Vaugelas se trompe ; le mot n'est pas nouveau ; seulement il était tombé en désuétude, ou du moins il a été employé par Bercheure, qui le tirait de Tite-Live.
HISTORIQUE
- XIVe s. Fugitis et transfuges estoient cil qui lessoient leur ost et leur partie, et se transportoient de l'autre partie [BERCHEURE, f° 2, verso.]Il se doubta que les Roumains ne le prissent, et que il ne le retraisissent comme transfuge [ID., f° 32, recto.]
ÉTYMOLOGIE
- Lat. transfuga, de trans, au delà, et fugere, fuir.
transfuge
Il se dit aussi, figurément, de Quiconque abandonne son parti pour passer dans le parti contraire.
transfuge
TRANSFUGE, s m. [Dern. e muet.] Déserteur. Le 1er est plus du style relevé, et le 2d du style familier. On dit, dans le discours ordinaire: "Il y a eu beaucoup de déserteurs dans ce Régiment, dans cette Armée: il serait ridicule de dire transfuges, dans cette ocasion. = Il y a encore une diférence, c'est qu'au propre, transfuge, ajoute à déserteur l'idée accessoire de passer au service des énemis: le déserteur n'est qu'infidèle: le transfuge est traitre. Beauz. Synon. Au figuré, on dit indiféremment, transfuge ou déserteur de la Religion, de la Philosophie, etc. Id.ibid.
Transfuge des routes ingrates,
De l'infructueux Hélicon,
Dans les retraites des Socrates,
J'allois jouir de ma raison.
Gresset.