pasteur
(Mot repris de pasteurs)pasteur
n.m. [ lat. pastor, de pascere, paître ]pasteur
(pastœʀ)nom masculin
PASTEUR
(pa-steur) s. m.SYNONYME
- PASTEUR, MINISTRE. Ces termes de l'Église protestante ne sont pas synonymes. Le pasteur a charge d'âmes, il a un troupeau qu'il visite, tandis que le ministre n'en a pas. Pour être ministre, il suffit d'avoir fait ses études théologiques, subi des examens satisfaisants et reçu la consécration. Pour être pasteur, il faut de plus avoir été nommé à la direction spirituelle d'une paroisse, PAUTEX.
HISTORIQUE
- XIIe s. Maistre e pere e pastur sunt li proveire [prêtres] en lei à trestuz cels qui vivent en cristiene fei [, Th. le mart. 73]
- XIIIe s. À mal pastor chie lox [le loup] laine [, Proverbes du vilain, ms. de St-Germ. f° 75, dans LACURNE]La sainte Escripture Qui commande au pastour honeste Cognoistre la vois de sa beste [, la Rose, 11395]
- XIVe s. Aussi comme le pasteur a cure de ses ouailles et les aime [ORESME, Eth. 248]
- XVIe s. Car des brebis que pastour abandonne, Souvent le loup en devore à l'escart [J. MAROT, V, 75]
ÉTYMOLOGIE
- Berry, pâtour ; norm. pastou ; provenç pastor ; ital. pastore ; du latin pastorem, de pastum, supin de pascere, paître. Pâtre vient du nominatif pástor, avec l'accent sur la pénultième.
pasteur
PASTEUR se dit au figuré de Celui qui exerce une autorité paternelle sur un peuple, sur une réunion d'hommes. Homère appelle les rois les pasteurs des peuples. On l'applique surtout à JÉSUS-CHRIST, et aussi aux évêques, aux curés. JÉSUS-CHRIST est le souverain pasteur des âmes. Notre-Seigneur est le bon pasteur qui ramène la brebis égarée. Un pasteur doit avoir soin de ses ouailles. En termes d'Écriture sainte, Les brebis connaissent la voix du pasteur.
PASTEUR est aussi le Titre des ministres protestants. Il étudie pour être pasteur.
pasteur
Pasteur, ou Pastre, ou Pastoureau, Pastor, Custos ouium, Opilio.
Ils aiment tousjours les pasteurs, Retinent charitatem in pastores.
pasteur
PASTEUR, s. m. PASTORAL, ALE, adj. PASTORALEMENT, adv. PASTOUREAU, ELLE, s. m. et f. [Pas-teur, toral, rale, rale-man; pas-tou-ro, rèle: 4e e muet au 3e et 4e.] Pasteur, berger; celui, qui garde les troupeaux. Il ne se dit au propre que des gardeurs de moutons, et dans les Histoires anciènes. = Aujourd'hui, on ne le dit qu'au figuré. "Les Évêques et les Curés sont les vrais pasteurs, et les fidèles sont leurs ouailles. = Ce mot se dit encore au propre en vers et dans la prôse poétique.
Pan a soin des brebis, Pan a soin des pasteurs.
Ségrais.
= M. l'Ab. Du Bos le joint à Bergers. "Les Bergers, et les Pasteurs d'alors étoient libres de ces soins. On ne sait pourquoi il distingue pasteurs de bergers: l'un de ces deux mots sufisait, et c'est berger, qui devoit avoir la préférence. = M. Marmontel dit aussi pasteur au propre: "Trois collines en amphithéâtre, où sont répandûes de loin en loin quelques cabanes de Pasteurs: "L'habitude vous fait des besoins, que n'éprouvent pas les Pasteurs. = Ce mot ne fait point mal dans ces deux phrâses, qui ont un air de poésie antique. = Fénélon l'emploie au figuré en parlant des mauvais Rois: vous êtes donc les loups cruels, et non pas les Pasteurs; ou, vous n'êtes pasteurs que pour tondre et égorger le troupeau. Télém.
PASTORAL, apartenant au Pasteur. Au propre, chant, habit pastoral, vie pastorale. Au figuré, bâton pastoral, la crosse des Évêques, des Abbés et Abbesses; le soin pastoral des âmes. Sollicitude pastorale: instruction pastorale. = S. f. Pièce de Théâtre, dont les personages sont des Bergers et des Bergères. "Les pastorales ne sont plus à la mode.
PASTORALEMENT, en bon Pasteur. Il n'a d'usage qu'au figuré. ACAD. "Prêcher pastoralement. Reprendre, corriger pastoralement.
PASTOUREAU, PASTOURELLE, petit berger, petite bergère. = On n'emploie ces mots que dans des chansonettes.