miracle
miracle
n.m. [ du lat. miraculum, prodige ]MIRACLE
(mi-ra-kl') s. m.HISTORIQUE
- XIIe s. Maint miracle fait Deus là ù fu descenduz [saint Thomas], D'avogles, de contraiz [contrefais] et de surz et de muz, De lepruz, qui receivent e santez e vertuz [, Th. le mart. 131]E maint humme l'unt puis à miracle tenu [, ib. 52]
- XIIIe s. Et pour le bel miracle que Diex i demonstroit [, Berte, CXXXV]Ore m'a l'en puis dit que il gist en la cité de Marseille, là où il fit moult beles miracles [JOINV., 289]
- XIVe s. Si qu'on doit croire sans douter, Que ce sont miracles apertes Que musique fait ; c'est voir [vrai] certes [MACHAUT, p. 9]
- XVIe s. Ce grand œuvre de l'Escurial du roy d'Espagne qu'on dit que jamais tous les sept miracles de jadis n'ont approché [BRANT., Capit. franç. t. I, p. 276, dans LACURNE]Il n'est miracle que de vieux saints [COTGRAVE, ]
ÉTYMOLOGIE
- Provenç. miracle ; espagn. milagro ; portug. milagre ; ital. miracolo ; du lat. miraculum, de mirari, regarder, admirer (voy. MIRER).
miracle
Il se dit, par exagération, d'une Chose extraordinaire, d'un hasard merveilleux, du fait qu'un événement devait naturellement arriver et cependant n'est pas arrivé, ou inversement. Il a échappé à la mort par miracle. C'est un miracle qu'il n'ait pas été tué dans cette bataille. C'est un miracle qu'il soit venu si vite, qu'il ait achevé si promptement cet ouvrage.
Fam., C'est un miracle de vous voir, se dit à une Personne qu'on n'avait pas vue depuis longtemps.
Il se dit aussi de Tout ce qui fait naître l'étonnement, l'admiration. Cette femme est un miracle de la nature, un miracle de beauté. Un miracle d'énergie, de dévouement, de bonté.
Fam., Crier au miracle, crier miracle, se dit Quand quelqu'un fait une chose qu'il n'a pas coutume de faire, qui est opposée à ses habitudes, à son caractère.
Il n'y a pas de quoi crier miracle, se dit à une Personne qui se vante après avoir fait une chose fort aisée, ou même après avoir commis une maladresse.
Un beau miracle se dit ironiquement d'une Chose fort ordinaire ou même d'une action maladroite. Voilà un beau miracle. Vous avez fait là un beau miracle.
Fam., Faire des miracles en quelque occasion, Accomplir un exploit, obtenir un résultat extraordinaire.
Tenir du miracle, Offrir un caractère merveilleux.
Cour des miracles se disait d'un Endroit de Paris où se réunissaient les gueux et les mendiants.
À MIRACLE, loc. adv., se dit par exagération au sens de Parfaitement bien, avec un succès inespéré. Cela est fait à miracle. La commission était difficile, il s'en est acquitté à miracle.
miracle
Miracle, m. penac. Est un cas, lequel advenu ravit en admiration ceux qui le voyent ou en oyent le recit, pour en estre la cause du tout, et purement divine, et non des naturelles. Ainsi dit-on, Jesus Christ, les Saints et Sainctes avoir fait de grands miracles. On dit aussi miracle ce qui advient à un outre sa coustume, et contre son naturel. Mais c'est par abusion du mot, comme si un menteur ordinaire dit une verité, on dit que c'est miracle, et si un sac à vin vient à boire de l'eauë on dit aussi que c'est miracle, par ce que l'effect et energie du mot demeure en tels cas, d'autant qu'on s'esmerveille quand un menteur dit verité, et quand un yvrongne boit de l'eauë. Il vient du mot Latin, Miraculum. Par la mesme analogie que fait ce mot siecle, du Latin Seculum. Qui est par syncope de la voyele u, combien que les Latins dient aussi Seclum.
miracle
MIRACLE, s. m. MIRACULEUX, EûSE, adj. MIRACULEûSEMENT, adv. [mirakle, ku-leû, leû-ze, leû-zeman: 4e lon. 5e e muet.] Miracle est un évènement surnaturel, éfet de la puissance divine. = Par exagération, chôse râre et extraordinaire. "C'est un miracle qu'il en ait réchapé. — Ce qui est digne d'admiration: "C'est un miracle de l'art. — En st. famil. "C'est un miracle de vous voir. — Il faut crier au miracle, dit-on, quand quelqu'un a fait quelque chôse de fort oposé à son caractère. — Il a fait des miracles ou des prodiges dans cette afaire, il s'y est signalé. "= À~ miracle, adv. (st. famil.) à merveille. "Cela est fait à miracle. "Il sait notre langue à miracle La Font. = On dit, d'une chôse três-aisée. "Cela se peut sans miracle.
MIRACULEUX, qui s'est fait par miracle, qui tient du miracle. "Éfet miraculeux. "Chôse miraculeûse. = Par exagération, surprenant, merveilleux. "Ouvrage miraculeux; action miraculeûse. = Cet adj. est à la mode; mais il est souvent ridiculement placé à propôs de rien. "D'une chose qui est comune, vous dites simplement, elle est bonne: une Importante diroit: c'est miraculeux. COYER "Des bijous de toute espèce, des cabinets élégans, des équipages miraculeux. ID. Le même Auteur, imitant par dérision le langage précieux des petites-maîtresses, emploie miraculeûse substantivement. "L'une des deux (femmes de chambre) vous la tenez de la main de votre mari, après avoir renvoyé cette miraculeuse, qui fut formée à la Cour.
MIRACULEûSEMENT, d'une manière miraculeûse, ou surprenante. "St. Pierre fut délivré miraculeûsement de ses liens. "Cet homme échapa miraculeûsement du naufrage.
miracle
Wunder, Mirakel, Wundertatmiracle, wonderwonder, mirakel, mirakelspelמופלאה (נ), מופת (ז), נס (ז), פלא (ז), מֻפְלָאָה, נֵס, פֶּלֶאθαύμαmiraklomilagromirakelmilagreчудоmiracolo, portentoمُعْجِزَةٌzázrakmirakelihmečudo奇跡기적cudmirakelเรื่องมหัศจรรย์mucizeđiều kỳ diệu奇迹 (miʀakl)nom masculin