fardeau
fardeau
n.m. [ ar. farda, demi-charge d'un animal ]FARDEAU
(far-dô) s. m.HISTORIQUE
- XIIIe s. Lors se sont andui [tous deux] esveillié ; Si ont moult bien apareillié, Comme marcheanz, lor fardel ; Et Primaut a pris un hardel, Et si l'a à son col pendu [, Ren. 3691]Cil qui metent fardiaus en l'iaue en Greve pour aler à Corbuel à la foyre.... si ne doivent noient [, Liv. des mét. 285]
- XVe s. Dont St Christophe et son fardel [J. Christ qu'il porta].... [EUST. DESCH., Poésies mss. f° 393, dans LACURNE]Adonc luy rendit ses lettres toutes telles que elles estoient, liées en un fardeau [, Bouciq. II, 25]
- XVIe s. Fardeau de robes ou trosseau [trousseau des nouvelles mariées] [, Nouv. coust. génér. t. II, p. 1237]
ÉTYMOLOGIE
- Bourguig. fadeà ; provenç. fardel ; cat. fardell ; espagn. fardo, fardillo ; ital. fardello. Origine incertaine. Du Cange le tire du terme grec qui signifie fardeau, faix ; mais le changement de voyelles (o en a) dans toutes les langues romanes fait difficulté. Génin pense que fardel est dit pour hardel, de hart, lien ; mais, ici aussi, le changement de h en f dans toutes les langues est un obstacle qu'on ne peut laisser de côté. Le simple fardo se trouve dans le portugais, et les étymologistes portugais le tirent de l'arabe fard, qui signifie vêtement, drap. Dans le fait, il y a aussi dans le portugais farda, habit ; dans l'espagnol et le portugais, fardar, et, dans le vieux français, fardes, habillement (De poures fardes se vesti, Rou, ms. p. 182, dans LACURNE). Diez admet, comme la vraie origine, que du sens de vêtement on ait passé à celui de bagage, et de celui de bagage à celui de fardeau ; c'est ainsi que, inversement, robe, qui signifiait butin, a passé au sens de vêtement. Cependant toute incertitude n'est pas écartée, vu qu'on ne trouve pas le passage du sens d'habillement à fardeau.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- FARDEAU. Ajoutez :
- En fardeau, expression consacrée en parlant de colis réunis en un seul par un moyen quelconque. Sur quelques points, les fabricants ou marchands qui emportent ou font des livraisons à des établissements industriels de l'intérieur sont dans l'usage de réunir diverses caisses en fardeau sous un seul lien ; pourvu que la réunion des caisses soit formée de manière à rendre toute substitution impossible, il ne sera, dans ce cas, apposé qu'un seul plomb [, Circul. des contrib. indir. 13 fév. 1871, n° 114, p. 4]
- Ajoutez : M. Devic, Dict. étym., reconnaît l'origine arabe de fardeau, mais non pas telle que Diez l'indique. Il le tire de l'arabe farda, ballot, qu'il rattache à la racine fard. Fard signifie chacune des deux parties d'un objet unique. Or farda, outre ballot, marque de plus : chacun des deux battants d'une porte, chacune des deux étrivières d'une selle, chacun des deux arbalétriers d'une ferme. Facilement, il a pris le sens de chacun des deux ballots formant la charge d'un chameau. En effet la farde est la demi-charge du chameau. C'est de là qu'il a passé dans les langues de l'Occident.
ÉTYMOLOGIE
fardeau
Il se dit, par extension, dans les Mines, des Terres et des roches qui menacent d'ébouler.
Figurément, il se dit aussi des Soucis, des peines, des douleurs qu'on a à supporter. C'est un pesant fardeau qu'une couronne. Cette administration est un fardeau trop lourd pour lui. La vie n'était plus pour lui qu'un pénible fardeau.
fardeau
Un Fardeau, Fascis, Onus, phortos, id est, onus: eius diminutiuum phortion. Inde Fardeau.
Un paquet et fardeau qu'on porte avec soy sur le chemin, Sarcina.
Pesant fardeau, Graue pondus.
Fardeau qui est plus grand qu'il ne faut, Iniustus fascis.
Mettre sur les espaules de quelqu'un un fardeau, Imponere sarcinam alicui.
Porter fardeau, Onus accipere, vel Portare.
Faire son fardeau ou pacquet, Conuasare. B. ex Terent.
Soustenir le fardeau, Sustinere onus.
Tomber sous le fardeau, Oneri succumbere.
Qui tire quelque fardeau avec cordes, Helciarius.
fardeau
FARDEAU, s. m. [Fardo: 2e dout. au sing. longue au plur. fardeaux.] Faix, charge. "Avoir un pesant fardeau sur les épaules. "Elle est près d' acoucher, elle se délivrera bientôt de son fardeau. = Figurément. "Cette administration est pour lui un trop grand fardeau. "L'épiscopat est un fardeau redoutable. "La gloire des Pères est un pesant fardeau pour les enfans. L. Rac.
Mais je sais peu louer, et ma mûse tremblante
Fuit d'un si grand fardeau la charge trop pesante.
Boil.
Quelques critiques, dit M. Brossette, ont condamné ce dernier vers, prétendant que l'on ne peut pas dire la charge d'un fardeau; mais ces deux mots ne sont pas synonimes. C'est comme si l'on disait le poids d'un fardeau; ce fardeau est d' un poids trop grand. Ces expressions n'ont rien d'irrégulier; et Malherbe en a employé une toute semblable à celle de Boileau.
Mais si la pesanteur d'une charge si grande
Résiste à mon audace, etc.
Ces deux exemples ne se ressemblent pas autant que le prétend M. Brossette; et la pesanteur d'une charge surprend moins que la charge d'un fardeau. Ces deux derniers mots, sans être tout à fait synonymes, ont tant de ressemblance pour la signification qu'on ne les voit pas volontiers ensemble, l'un comme régi, et l'autre comme régissant.
fardeau
burden, load, tax, incubusטרח (ז), מטען (ז), מעמסה (נ), משא (ז), נטל (ז), עול (ז), עומס (ז), רחיים על צווארו (ז״ר), טְרַח, מַשָּׂא, נֵטֶל, עֹמֶסlast, vrachtbebanBürde, Lastεμπόδιο, φορτίοfardello, carico, somaعِبْءbřemenobyrdecargataakkateret荷物짐byrdeciężarcargaобузаbördaภาระyükgánh nặng负担тежест負擔 (faʀdo)nom masculin pluriel fardeaux