Cheny

commune française du département de l'Yonne

Cheny est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté. C'est une ville fleurie récompensée de deux fleurs[C'est-à-dire ?].

Cheny
Cheny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté de communes de l'Agglomération Migennoise
Maire
Mandat
Didier Jacquemain
2020-2026
Code postal 89400
Code commune 89099
Démographie
Gentilé Chinacutiens
Population
municipale
2 206 hab. (2023 en évolution de −11,3 % par rapport à 2017)
Densité 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 13″ nord, 3° 32′ 06″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 145 m
Superficie 9,72 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Migennes
(banlieue)
Aire d'attraction Auxerre
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Migennes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cheny
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Cheny
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Cheny
Liens
Site web mairie-cheny.fr

Géographie

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Communes limitrophes

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  Migennes  
Charmoy
Bassou
N Ormoy
O    Cheny    E
S
Bonnard Beaumont

Géologie

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Le territoire formé, pour sa plus grande partie de couches d'alluvions successives plus ou moins épaisses, est presque partout limoneux et fertile. Le lit de l'Armançon est une espèce d'argile noire très dure que les paysans appellent lave et qui imite bien la cendre durcie. Le sable de la rivière ne contient que très peu de granit. La montagne de calcaire moyennement dur, renferme quelques coquillages de l'espèce des Ammonites. L'étranger ne peut s'empêcher de remarquer la teinte et la grenure des soubassements des plus vieilles maisons et des assises de l'église et du pont, c'est une sorte de poudingue ou conglomérat, appelé vulgairement caille, coagulatum. Cette masse, composée de graviers de toutes sortes, d'une incroyable dureté, forme sur une vaste étendue, un banc imperméable, recouvert de terre végétale. Cette couche, impénétrable avec l'épaisseur des laves inférieures, peut expliquer l'humidité qui se maintient sur un sol élevé de sept ou huit mètres au-dessus du niveau de l'Armançon, puis les suintements fréquents à la Croix-Rouge, et l'existence d'un grand nombre de sources qui jaillissent sur le territoire en Ferte-Rive, au Coignot, aux Cavons, près l'église Saint-Pierre, vers le pont, au Vivier, aux Voèvres, au Port des Fontaines.

Du côté du cimetière et en Ferte-Rive, le sous-sol mobile contient d'intéressantes pétrifications, imitant la meulière, et où l'œil reconnaît facilement des herbes, des débris de mousse, de joncs, et des feuilles d'ormes et d'aulnes.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 694 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Aillant », sur la commune de Montholon à 16 km à vol d'oiseau[3], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 727,4 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 42,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23,5 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Cheny est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Migennes[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[9],[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[10]. Cette aire, qui regroupe 104 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,8 %), zones agricoles hétérogènes (13,2 %), zones urbanisées (9,4 %), forêts (9,2 %), prairies (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formes Chriniacus ou Chiniacus (833) ; Caniacus (853) ; Calniacus (864) ; Caniniacus (vers 1020) ; Chaniacum (1141) ; Chiniacum (1258) ; Kainée (IXe siècle) ; Chanei (1143) ; Cheni (1202) ; Chigny (1414) ; Chegny (1452) ; Cheny (1560)[14].

Histoire

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Économie

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Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1955 Albert Gallois    
1955 1966 Camille Robineau    
1966 mars 1984
(démission)
Sylvain Bourgoin[15] PCF Cheminot
Conseiller général de Seignelay (1979 → 1985)
mars 1984 mai 2020 Georges Friedrich[16] app. PCF
puis DVG
Inspecteur général de la jeunesse et des sports retraité
Président de la CC de l'Agglomération Migennoise (1983 → 2014)
mai 2020 en cours
(au 3 juin 2020)
Didier Jacquemain DVG Retraité, ancien premier adjoint
1er vice-président de la CC de l'Agglomération Migennoise (2020 → )

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2023, la commune comptait 2 206 habitants[Note 5], en évolution de −11,3 % par rapport à 2017 (Yonne : −1,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
616684687737800815808840927
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8788007938098311 0181 1281 1061 009
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0891 0011 0891 1931 2941 3351 3151 4161 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 5561 6782 2102 5232 5212 5352 5882 5812 469
2015 2020 2023 - - - - - -
2 4852 2872 206------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Migennes comprend une ville-centre et trois communes de banlieue.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Cheny et Montholon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Aillant », sur la commune de Montholon - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Aillant », sur la commune de Montholon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  8. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de Migennes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  10. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Cheny ».
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Auxerre », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. Maximilien Quantin, Dictionnaire topographique du département de l’Yonne, Paris, , 166 p. (lire en ligne), p. 34 (Cheny).
  15. Notice BOURGOIN Sylvain par Guy Lavrat, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 19 août 2024
  16. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.