Celso Amorim
Celso Luiz Nunes Amorim (né le à Santos au Brésil), est un homme politique brésilien.
| Celso Amorim | |
Celso Amorim, le | |
| Fonctions | |
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| Ministre de la Défense du Brésil | |
| – (3 ans, 4 mois et 28 jours |
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| Gouvernement | Rousseff I |
| Prédécesseur | Nelson Jobim |
| Successeur | Jaques Wagner |
| Ministre des Affaires étrangères du Brésil | |
| – (8 ans ) |
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| Président | Luiz Inácio Lula da Silva |
| Gouvernement | Lula I et II |
| Prédécesseur | Celso Lafer |
| Successeur | Antonio Patriota |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Santos (Brésil) |
| Parti politique | PT |
| modifier |
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Il est ministre des Affaires étrangères du Brésil de 1992 à 1995 dans le gouvernement d'Itamar Franco, puis dans celui de Lula de 2003 à 2010. D' à , il est le ministre de la Défense du Brésil sous la présidence de Dilma Rousseff.
Biographie
modifierJeunesse et études
modifierCelso Amorim est né le à Santos au Brésil.
Il grandit à Rio de Janeiro avec les cinq membres de sa famille, dans une pièce unique dénuée de salle de bains[1]. Sa mère, employée d’une compagnie d’assurances, paie cependant ses études dans un collège privé[1].
Passionné de cinéma, il est assistant de tournage sur La Plage du désir (1962), de Ruy Guerra[1]. Il étudie en parallèle à l'Institut Rio Branco, qui forme les futurs diplomates brésiliens[1].
Il est alors un sympathisant du président Joao Goulart (1961-1964) et du ministre des Affaires étrangères San Tiago Dantas. Ce dernier, théoricien de la « politique extérieure indépendante », prône l’indépendance vis-à-vis des blocs de la guerre froide, le rapprochement du tiers-monde et l’intégration latino-américaine. Celso Amorim continuera de reconnaitre San Tiago Dantas sa « principale source d’inspiration »[1].
Le 31 mars 1964, un coup d’État pro-américain porte un coup d’arrêt à la politique non-alignée du Brésil. Celso Amorim et d'autres étudiants de l'Institut Rio Branco rédigent un manifeste de soutien à Joao Goulart mais renoncent à le publier par crainte d’être exécutés ou emprisonnés par la dictature militaire[1]. Il poursuit ensuite ses études à Vienne et à Londres[1].
Carrière dans la diplomatie
modifierAprès avoir occupé des postes subalternes dans la diplomatie brésilienne, il dirige l’Embrafilme, organisme chargé de la distribution du cinéma brésilien, de 1979 à 1982. Au retour de la démocratie en 1985, il occupe le poste de négociateur en chef du Brésil pour le « cycle d’Uruguay » du GATT, qui aboutira à la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Remarqué par le président centriste Itamar Franco, il devient ministre des relations extérieures de 1993 à 1995[1].
Il est ensuite représentant permanent du Brésil auprès de l'Organisation des Nations unies au siège de New York de 1995 à 1999. Il est de nouveau représentant permanent du Brésil auprès de l'Organisation des Nations unies et l'Organisation mondiale du commerce à Genève de 1999 à 2001. En 2001, lors d'un bras de fer entre les pays du tiers-monde et les Etats-Unis, il milite pour obtenir l'abolition des brevets pharmaceutiques des traitements génériques contre le sida[1].
Il est ambassadeur du Brésil à Londres au Royaume-Uni de 2001 à 2002.
Le , il devient ministre des Affaires étrangères du Brésil dans le gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva. Il occupera ce poste pendant toute la législature de Luiz Inácio Lula da Silva.
L'influence diplomatique du Brésil s'élargit considérablement durant cette période : création du groupe des BRICS, essor du G20, intégration sud-américaine, ouverture de dizaines d’ambassades, obtention du commandement de la mission de stabilisation en Haïti, organisation de la coupe du monde de football et des Jeux olympiques[1].
Sacré en 2009 « meilleur ministre des affaires étrangères du monde » par la revue Foreign Policy, Amorim est considéré comme l'un des diplomates les plus influents de son temps[1].
Le , Celso Amorim devient le nouveau ministre de la Défense brésilien en remplaçant Nelson Jobim après sa démission[2] sous le gouvernement de Dilma Rousseff. Nicolas Sarkozy puis François Hollande négocient avec lui la vente de 36 avions de combat Rafale destinés à l'armée de l'air brésilienne[3]. Cependant le , il annonce que l'avionneur Gripen NG, du Suédois SAAB remporte l'offre[4]. Il quitte ses fonctions le .
Il est ensuite chef de la mission d’observation électorale de l’Organisation des États américains (OEA)[5] et est actuellement « conseiller en chef du Conseil spécial du président de la République »[1].
Il est membre d'honneur de la Fondation Sergio Vieira de Mello. Il est marié à Ana Maria Amorim dont il a eu quatre enfants (le cinéaste austro-brésilien Vicente Amorim, Anita, João et le cinéaste Pedro Amorim).
Distinctions
modifierŒuvres
modifier- 2011, Conversas Com Jovens Diplomatas (Em Portugues do Brasil). Éditions Benvira, (ISBN 978-8502135376)
- 2013, Breves narrativas diplomáticas, Éditions Benvira
- 2015, Teerã, Ramalá e Doha - Memórias da Política Externa Ativa e Altiva, Éditions Benvira
Références
modifier- « Celso Amorim, l’influent conseiller spécial du président Lula », Le Monde.fr, (lire en ligne)
- ↑ Démission de Nelson Jobim, ministre brésilien de la Défense
- ↑ « L'achat des Rafale par le Brésil : histoire d'un fiasco », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Le Rafale perd l'appel d'offres brésilien pour l'achat d'avions de combat », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Department of Electoral Cooperation and Observation », sur Organization of American States