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Supernatural - How can I smile when you're blind ? (6/?)

Yes... I'm finally back in the LJ's world with this time the continuation of the fanfic I wrote months ago (in french, sorry). I've got a lot of things to do recently but my muse wouldn't let me go until I write this chapter *snort*

Mmmh... Qu'est-ce qu'il y a à dire de plus ? A part le fait que cela fait des mois que la suite traîne dans ma tête sans que je l'écrive *roll eyes* Depuis l'intrigue n'a pas trop changé à part quelques petites choses que j'ai ajouté sans trop d'importance ^___^
Mais sérieusement, il faut vraiment que j'arrive à termine au moins une de mes histoires surtout que d'autres me viennent déjà en tête (comme des crossovers ou des fics originales par exemple *s'exaspère*) et puis j'ai toujours la review du concert du 8 février à écrire aussi *cachée*
Bref, comme cela fait plus de six mois que je n'ai pas updaté cette fic *is ashamed* j'ai décidé de faire un petit récapitulatif en début de chapitre sous forme de "Précedemment dans..." :P 


Title : How can I smile when you're blind ? There're ties that make us brothers...
Author :  littlepaperswan
Fandom : Supernatural
Pairing/Characters : no pairing, Sam Winchester (POV), Dean W. + mentions de personnages secondaires
Rating : PG
Résumé : Pendant les années Stanford, Dean se retrouve grièvement blessé lors d'une chasse avec son père. Comment va réagir Sam lorsqu'il est soudainement au courant de cette situation ?
Spoilers : none (saison 1, épisode 6 "Skin" ou "Faux Frère" en VF)
Disclaimer : Ni Supernatural, ni ses personnages ne m'appartiennent. Je ne fais que les emprunter sans aucun profit autrement que sous forme de reviews...
NdA : Cette fic n'est pas un Univers Alternatif. Pour ce chapitre, il est conseillé d'avoir connaissance de l'épisode 1.06 "Skin" et des amis de Sam à Stanford mentionnés dans cet épisode même si ce n'est pas vraiment nécessaire ;) 

Chapitres : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6

"Allô ?
- Sam ? [...] J’ai essayé de te joindre plusieurs fois au téléphone toute la journée [...]
- Bobby ?" appela Sam. "Je- Pourquoi m’appelles-tu à cette heure ? Quelque chose ne va pas ?"

"Ton père et ton frère sont partis à une chasse... une chasse plutôt dangereuse d’ailleurs... Et ça a mal tourné... Ton père a eu seulement quelques égratinures mais on ne peut pas en dire autant de Dean... cette saleté de créature lui a lançé une sorte d’acide au visage et il est sérieusement amoché... Il est tombé dans le coma, Sam..."

"Je viens maintenant."

"A quel hôpital est-il ?
- Au Pennsylvania Hospital à Philadelphie."

"Dean est mon frère, et il faut que je vienne le voir !"

"[...] ton père est présent aussi..."

Sam écrivit rapidement un message pour son camarade en disant qu’il était parti en voyage avec son frère et qu’il ne reviendrait pas avant quelques jours.

- Merde Dean, chuchota-t-il d’une voix étranglée. T’as pas intérêt à mourrir ici, sinon je te jure que je poursuiverai ton esprit jusqu’à la nuit des temps.

"La créature que nous chassions est très ancienne, presque personne ne connait son véritable nom, ils l’ont surnommée le ‘voleur de rêves’ à la place."

"Nous avons finalement fini par la coincer quelques jours plus tard dans un vieil entrepôt abandonné, mais nous avons du nous séparer pour pouvoir mieux la cerner...
- Vous- Tu- QUOI ?" coupa soudainement Sam presque choqué. "Vous vous êtes séparés ? Je croyais que la première règle d’or des Winchester était de ne jamais se séparer en aucun cas pendant une chasse. Dieu seul sait ce qui peut arriver ! "

Les évènements d’après se passèrent si rapidement que le jeune homme ne les vit pas arriver dans son sillage. Son père lui donna soudainement une claque.
Il se figea avec stupeur. Jamais auparavant, son père n’avait osé lever la main sur lui. Cela voulait vraiment dire que Sam avait dépassé les bornes du possible.


"Ne fait pas semblant d’être désolé Papa... je sais que tu l’es pas."

"Dean ? Tu es réveillé ? Répond-moi. "
Le jeune homme cru rêver lorsqu’il entendit la faible voix de son frère murmurer :
- "Sam ? C’est toi ?"

"Tu n’as pas éteint la lumière, par hasard, Sam ?" questionna Dean d’une voix plus rauque. "Parce que j’y voit rien du tout là."

La couleur bleu-vert de ses yeux semblait terne et sans éclat. Une horrible pensée vint alors à l’esprit de Sam même s’il refusait que celle-ci soit possible.

"Mon frère s’est réveillé. Mais... – il prit une grande inspiration – je crois qu’il est devenu aveugle..."

Quoi qu’il arrive à présent, il allait aider Dean à surmonter cette épreuve. Ensemble.

-:- -:- -:-

Le chemin jusqu’au motel se déroula sans encombres. D’un commun accord, les deux frères avaient décidé d’habiter durant un temps indéterminé – du moins jusqu’à ce que l’état de Dean s’améliore – au motel où Sam s’était installé quelques jours plus tôt en y déposant simplement ses affaires. La chambre était toutefois demeurée inhabitée jusque là puisque Sam avait de loin préféré rester au chevet de Dean sans vouloir s’accorder ne serait-ce une once de repos.
Lorsque le jeune frère coupa enfin le moteur de l’Impala, le silence commençait lentement à s’installer dans le véhicule. Inconfortable, fragile, accumulé par ces deux dernières années de non-dits, de faux semblants, de séparation où ne semblait régner que la trahison, la peur pour l’autre et cette absence pesante et constante de son âme soeur.
L’aîné fut le premier à briser ce mur de glace :
- Sammy ?
Le concerné acquiesça quand il se rappela soudain que son frère ne pouvait pas le voir et se réprimanda alors intérieurement.
- Oui, Dean ?
- Tu sais où est Papa ?
Sam se renfrogna aussitôt à cette question mais il était normal que Dean puisse s’inquiéter de l’absence de John, il était leur père après tout. Cela ne l’empêchait pourtant pas d’être toujours aussi furieux contre lui après leur dernière dispute, malgré tout ce qu’avait pu lui dire Bobby. L’erreur de son père était impardonnable selon lui.
- Il... commença-t-il maladroitement, baissant les yeux sur le volant. Je ne sais pas où il se trouve, il est parti sans laisser de message.
Dean dû probablement sentir au ton de sa voix qu’il dissimulait  quelque chose puisqu’il posa ensuite de façon plus résolue :
- Que s’est-il passé ?
Quand celui-ci ne reçut aucune réponse de son frère qui s’obstinait à se murer dans un silence, il répéta, la voix raffermie :
- Sam, que s’est-il passé avec Papa ? Pourquoi ne me le dis-tu pas ?
Pendant de longs instants, Sam n’osa pas prononcer un mot, puis ne se sentant pas le coeur à mentir à son frère, il prit enfin la parole :
- Le jour où il est parti... on s’est disputé Papa et moi.
A cette déclaration, il lui sembla une seconde percevoir une lueur de désapprobation et de déception sur le visage de Dean mais celle-ci disparut aussitôt. Brusquement honteux de sa propre attitude, Sam raconta leur dispute, et finalement, révéla à contrecoeur la façon dont cette dernière s’était terminée. Durant plusieurs minutes de silence, il ne se risqua à rencontrer le regard de son aîné. Son frère était peut-être aveugle mais cela n’enlevait en rien l’intensité de son regard qui paraîssait percer au plus profond de son âme même.
Rendu mal à l’aise, Sam s’apprêtait à sortir de la voiture lorsqu’une main à l’épaule l’en empêcha. Il se retourna vers son propriétaire.
- Tu sais, cette règle d’or qui disait que nous ne devions jamais nous séparer lors d’une chasse...
Dean s’interrompit, ayant l’air de chercher ses mots avant de reprendre lentement :
- Cette règle... c’est un peu moi qui l’ai dictée, Papa a toujours été d’accord avec elle alors il n’y a rien ajouté de plus...
- Dean.
- Oh tu sais, continua-t-il en haussant légèrement la voix sans prendre compte de son interruption. Ce n’était qu’une règle que l’on appliquait lorsque tu étais là, c’est normal, c’était mon devoir de te protéger par dessus tout, et ça l’est toujours... je me devais de garder un oeil sur toi et la séparation semblait impossible.
Sa voix se transforma alors en un murmure, si bien que Sam dû tendre l’oreille pour pouvoir l’entendre.
- Et quand tu es parti pour Stanford... Je n’ai pas jugé nécessaire de garder cette règle...
Cette déclaration eut le don de pétrifier Sam, il ne su quoi répondre à ce que venait de prononcer Dean. Son frère, qui d’ordinaire déployait si peu ses émotions devant lui, l’avait destabilisé en avouant ces simples mots.
- Dean, je-
Mais son aîné l’interrompit abruptement :
- Si tu m’aidais à sortir de l’Impala, je ne dirais pas non.
Son frère avait retrouvé son ton enjoué et espiègle, caractéristique de sa personnalité, même si Sam pouvait voir clair dans son jeu. Dean avait définitivement du remarquer son léger trouble pour réagir ainsi.
Tentant de chasser son embarras, il se précipita afin d’aider son frère à sortir du véhicule puis le guida à leur chambre de motel sous les yeux curieux des autres passants.
A peine avaient-ils franchi le seuil de la porte qu’une sonnerie se fit entendre dans la pièce. Le portable de Sam. Pourtant ce dernier ignora l’appareil et soutint Dean pendant qu’ils se dirigeaient vers le lit le plus éloigné de la porte. Il n’était pas question de l’exposer en première ligne, songea-t-il en remarquant l’air mécontent de son frère qui s’était apparemment aperçu de son manège.
- Tu ne vas pas répondre ? demanda alors son aîné.
Sam extirpa le portable de sa poche duquel la sonnerie stridente s’échappait et y jeta un bref coup d’oeil puis retourna son attention vers son frère. Il leur manquait un bout de chemin avant d’atteindre le lit. Dean dû probablement lire dans ses pensées puisqu’il rétorqua, mi-sarcastique, mi-offusqué :
- Je peux me débrouiller jusqu’au lit, je pense. Je ne suis pas en sucre.
- Mais-
- Va répondre Sammy ! ordonna-t-il d’un ton presque autoritaire mais d’où l’on pouvait déceler une étincelle farceuse.
Jugeant le pour et le contre, Sam finit par s’emparer de l’engin infernal avant de s’isoler dans la salle de bain plus par l'habitude de ces deux dernières années qu’autre chose.
- Allô ?
- Dieu Merci, tu réponds enfin Sam ! s’exclama une voix féminine visiblement soulagée de l’autre côté du combiné.
Le jeune homme reconnut instantanément la voix d’Emily, étudiante à Stanford avec qui il avait sympathisée grâce à son ami et camarade de chambre au campus par la même occasion, Zach.
- J’ai essayé de t’appeler une bonne dizaine de fois ces derniers jours. Rebecca et moi nous faisions du sang d’encre à ton propos après ce que nous a dit Zach, continua Emily sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. Il a annoncé que tu étais parti en voyage avec ton « frère » et qu’il n’y avait aucune raison de s’inquièter. C’est vrai ? questionna-t-elle, la voix soupçonneuse. 
Légèrement abasourdi par le long monologue de sa camarade, il mit du temps à s’apercevoir qu’elle avait appuyé sur le mot frère comme si elle lui en demandait la preuve. Un élan de culpabilité le prit soudain à la gorge. Il n’avait jamais évoqué sa famille à Stanford. Le sujet avait été douloureux pendant trop longtemps pour qu’il puisse en parler aisément jusqu’à maintenant.
- Sam ?
Il lui devait quelques explications, il le savait. Ravalant sa salive, il se lança hardiment :
- Oui, je suis en voyage avec mon frère.
A cette phrase, il regarda brièvement la porte de la salle de bain derrière laquelle se trouvait celui-ci.
- Je m’excuse que cela ait été aussi precipité, je n’ai pu laisser qu’un simple mot à Zach... mais il se trouve que j’ai quelques petites choses à régler avant de revenir sur Palo Alto et-
- Quelque chose ne va pas, Sam ? coupa-t-elle d’un ton inquiet.
Elle avait sûrement perçu son ton anxieux.
- Quoi ? fit-il pris par surprise. Non, il n’y a rien de grave, mentit-il. Enfin rien qui ne puisse vous concerner réellement...
- Tu es sûr ?
- Oui, je suis sûr, répondit-il d’une voix neutre, presque catégorique.
Mais son interlocutrice l’ignora.
- C’est la première fois que tu nous parles de ton frère, et je me demandais si- (elle se ravisa) Enfin, l’essentiel est que tu nous reviennes en un seul morceau de ton voyage n’est-ce pas ?
Sam s’en voulut un moment de mentir à ses amis sur l’objet réel de son dit « voyage ». Pour être honnête, il savait que tant que l’état de Dean ne s’améliorerait pas, l’idée de retourner à Stanford lui semblait absurde et inconsidérée. Son frère avait besoin de lui. Il était hors de question qu’il l’abandonnât à son sort dans cette condition.
- Ecoute, je vais être franc pour tout dire... Je ne sais pas vraiment quand je vais revenir...
- Et...
- J’ai besoin de prendre de l’air, de me revigorer un peu avant la pression des examens à la fin de l’année, inventa-t-il rapidement de toute pièce. Histoire de mettre les points sur les i.
Tromper ses amis sur ses véritables intentions était sans doute une conception insupportable mais ça l’était toujours moins que la pensée de quitter Dean en cet instant précis.
- Et puis j’ai quelque chose d’important à faire, ajouta-t-il pratiquement en murmurant.
Il avait chuchoté si bas qu’il n’était pas sûr que Emily ait entendue. Elle n’en montra néanmoins aucun signe dans ses prochains mots qui le firent subitement tréssaillir.
- Je te fais confiance, déclara-t-elle, désormais convaincue.
Après des adieux quelque peu inconfortables, il raccrocha pour ensuite s’adosser sur le chambranle de la porte et se laisser doucement glisser sur le carrelage froid de la salle de bain, les yeux fermés. Cette conversation, aussi courtoise fut-elle, l’avait éreinté. Sans énoncer toutes les émotions parfois contradictoires qu’il avait ressenties dernièrement, bien sûr.
Il resta plusieurs minutes ainsi dans la même position avant de s’estimer remis et finit par se lever et ouvrit la porte. Il faisait d’ores et déjà nuit à l’extérieur lorsqu’il trouva Dean, l’air impatient, assis sur le lit, celui le plus proche de la porte d’entrée précisément.
- Dean, tu-
- Alors ? lança-t-il à brûle pourpoint, souriant de toutes ses dents. Je pari que c’était une jolie fille pour que tu restes aussi longtemps au téléphone, en privé si j’ose ajouter.
Sam piqua un fard, exaspéré par le comportement insensé de son frère.
- Ce n’était pas ma petite amie, rétorqua-t-il d’une voix plus aigüe qu’il ne l’aurait voulue.
- Haha ! C’était donc bien une fille alors, confirma Dean, l’air triomphant.
Il passa sa main sur le visage, passablement irrité. La situation ne tournait pas à son avantage.
- Ce n’était qu’une camarade de Stanford, s’expliqua-t-il plus calmement. Et puis d’abord elle a déjà quelqu’un, mon ami, Zach.
Il ne savait absolument pas pour quelle raison éprouvait-il le besoin de se justifier d’une façon aussi stupide envers son aîné. Ce n’était pas réellement nécessaire, après tout.
A son plus grand agacement, il vit le sourire de Dean se tordre en un fou rire étouffé.
- Ma parole, tu as vraiment besoin d’une fille mon vieux ! s’écria-t-il hilare.
Puis, reprenant légèrement son sérieux – du moins autant qu’il le pouvait – il rajouta :
- Plus sérieusement, je pense vraiment que tu devrais te trouver une fille, Sammy. Conseil de grand frère ! Le premier pas est peut-être dur mais après ça coule comme de l’eau de source.
Sam n’en croyait pas ses oreilles. Son frère lui radotait pour la énième fois – depuis le déclenchement avancé de sa testostérone - l’art de draguer une fille. Comme s’il ne le savait pas.
- Abruti !
- Poule mouillée !
De plus en plus agacé par le sourire narquois de son aîné, le jeune frère ne trouva rien d’autre à faire que de changer de sujet, les joues enflammées :
- Bon, je pourrais récupérer mon lit, maintenant ?
- Mais c’est le mien !
- Pas du tout, marmonna Sam dans sa barbe de quelques jours.
- Depuis quand ?
Il était vrai que depuis qu’ils étaient enfants, Dean avait pris l’habitude de prendre le lit le plus proche de la porte d’entrée, en cas d’attaque inopportune afin de protéger Sam. La situation devait désormais être inversée.
- Depuis que tu es aveugle, Dean ! s’exclama-t-il soudain, affligé. Depuis que tu es vulnérable ! Tu crois peut-être que je vais te laisser en première ligne, alors que le voleur de rêves court toujours dans les parages avec probablement d’autres créatures ? Et ben, tu te trompes lourdement, figures-toi !
Le sourire de Dean s’était effacé au fur et à mesure de sa protestation. Il avait retiré ses lunettes de soleil et ses yeux ternes lançaient désormais des éclairs.
- Je crois avoir compris être aveugle, répliqua-t-il d’un ton quasi acide. Nul besoin de me le répéter. Et puis je peux très bien me débrouiller tout seul comme je l’ai fait avant, je n’ai pas besoin de toi pour me protéger.
Stupéfait par sa réaction si subite, Sam regarda alors son frère s’approcher de lui d’un pas mal assuré. Dean le bouscula en allant se coucher sur son lit dos à lui. Toujours aussi interdit, il observa le dos de son frère frémir sous sa respiration accélérée sans pour autant se calmer, signe qu’il était toujours éveillé.
Conscient que Dean n’était pas près de lui reparler de si tôt, il s’allongea lui-même sur son propre lit, encore habillé.
Il poussa un long soupir. Cela promettait d’être une nuit de sommeil artificiel une fois de plus.